Le SEMANAH s’organise-t-il pour effectuer des patrouilles en mer ?

De Carriès à Anse-à-Galets, la délégation conduite, jeudi 16 avril 2020, par le directeur général du Service maritime et de Navigation d’Haïti (SEMANAH), Éric Prévost Junior voudrait s’enquérir sur l’application des mesures visant à interdire les activités de cabotage.

Arcahaie, samedi 18 avril 2020 ((rezonodwes.com))–Des rencontres tenues avec des élus locaux, des opérateurs du trafic maritime, des membres de la société des communautés côtières de Carriès et d’Anse-à-Galets ont porté à sensibiliser sur la nécessité d’appliquer les consignes strictes face au Coronavirus, a laissé entendre le directeur général du SEMANAH.

Des capitaines de bateaux, des marins, des pécheurs, des voyageurs ont été informés des nouvelles instructions passées en vue de diminuer le risque de propagation du Covid-19 dans les espaces côtiers haïtiens, rappelle Éric Prévost Junior.

En ce qui concerne les mesures, le responsable du SEMANAH encourage la poursuite des activités de cabotage avec certaines restrictions liées au nombre d’occupants des embarcations, au tonnage des canots et au respect scrupuleux des gestes de barrières.

‘’ Des pourparlers avec des acteurs du système ont permis d’accoucher un modus operandi. Des activités de cabotage sont autorisées, avec un nombre réduit de passagers et de marchandises. Nous allons également évaluer les mesures d’accompagnement en vue de limiter les risques de propagation’’, a  car martelé Éric Prévost Junior.

 L’édile de l’Arcahaie qui faisait partie de la délégation a exigé la suspension provisoire des opérations d’enregistrement à la carte Dermalog, susceptibles, dit-elle, d’être un vecteur de transmission du virus en raison du non-respect de la distanciation sociale.

‘’Les combats de coq ont été interdits, les églises et les écoles ont gardé fermées leurs portes. Nous exigeons de l’État de suspendre les opérations d’enregistrements des cartes d’indentification nationale. À l’Arcahaie, j’ai interdit le fonctionnement des bureaux de l’ONI, j’espère que les autorités locales de l’Anse-à-Galets emboîteront le pas’’, a suggéré Rose Milla Petit-Frère.

Hervé Noël

vevenoel@gmail.com

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