Un diplomate canadien confiant sur le déploiement de la FRG
Le président du groupe Consultatif de du conseil économique et social de l’ONU (Ecosoc) sur Haïti, l’ambassadeur canadien, M. David Lametti affiche un réel optimisme en ce qui a trait au déploiement de la Force de Répression des Gangs (FRG).
Il y a un soutien important à travers le monde. On a compris qu’il est temps qu’on fasse quelque chose pour aider le peuple haïtien, confie le diplomate assurant que la communauté internationale travaille en étroite collaboration avec le gouvernement haïtien. L’objectif est de rétablir un climat sécuritaire propice à l’organisation des élections.
Le diplomate a effectué une visite d’évaluation à Port-au-Prince la semaine écoulée et se dit très encouragé par les avancées.
D’une part il se réjouit de la bonne cohésion entre le Binuh et le Banuh. La deuxième instance a été récemment créée en vue de d’assurer l’appui logistique à la FRG. Le Binuh de son côté devra coordonner d’autres réponses de l’ONU.
Cette coordination faisait défaut lors du précédent mécanisme autour de la Mission Multinationale de soutien à la sécurité (MMSS).
D’autre part le diplomate canadien salue la forte mobilisation des pays partenaires à fournir des effectifs pour la force. Alors que la MMSS n’avait jamais atteint les 2000 policiers promis, la FRG dépasse déjà les 5 500 soldats uniquement avec les contingents du Tchad, du Bangladesh et du Sri Lanka.
Les instances onusiennes ont reçu plus de 11 000 promesses de divers pays.
Et déjà le Tchad a dépêché son contingent.
Interrogé sur ce qui pourrait etre considéré comme un retard des autres partenaires, le diplomate canadien a fait valoir qu’en réalité tout ce scénario était prévu.
Les africains seront les premiers à se déployer sur le terrain.
La FRG sera pleinement opérationnelle en octobre
La FRG dispose de termes de référence différentes de la MMSS. Les soldats de cette force sont engagés dans une démarche visant à récupérer des territoires sous contrôle des gangs.
L’ambassadeur du Canada à l’ONU informe que des unités de la FRG, déjà déployés, seront toutefois opérationnelles vers fin juin 2026.
Les informations disponibles prévoient un déploiement complet de la FRG vers octobre 2026.
Le diplomate canadien dit comprendre les souffrances de la population mais reconnaît qu’il faut respecter les échéanciers.
Le Canada confirme son engagement
Interrogé par le reporter de Métropole, M. Jean Numa Goudou, le diplomate a fait part toutefois de quelques réserves. Il évoque notamment l’urgence de bloquer le flux d’armes et de munitions en provenance des États-Unis.
Il est satisfait que plusieurs pays dont le Canada, les Etats Unis, la Jamaïque et le Bahamas aient déjà manifesté leur engagement en vue de trouver une solution à la crise sécuritaire.
Même si le Canada ne déploiera pas d’effectifs en Haïti, une cinquantaine d’officiers canadiens feront partie du bureau de commandement de la FRG.
Outre l’engagement des instances de l’ONU et des pays partenaires, le diplomate dit noter également un regain de détermination des forces haïtiennes.
Je suis optimiste et je crois que ça pourrait fonctionner, a t-il martelé faisant remarquer que la FRG dispose d’un mandat clair pour utiliser la force afin de se protéger et protéger la population.
LLM / radio Métropole Haïti
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