La BRH doit empêcher les banques de faire de l’argent facile, selon Eddy Labossiere.
Port-au-Prince , Haïti .- Le président de l’association des économistes d’Haïti, Dr Eddy Labossiere dans une note de prise de position a exhorté la Banque de la République d’Haïti à prendre le contrôle total du marché des changes. Selon lui, il faut en finir avec la spéculation sur le change dollar Américain/Gourde. “Les banques commerciales doivent renouer avec leur mission celle de faire de l’intermédiation financière”, a indiqué Eddy Labossiere.
La BRH a aussi pour mission de défendre la valeur intérieure et extérieure de la gourde. Toujours selon l’économiste, elle doit profiter du momentum ” d’appréciation de la gourde face au dollar Américain pour reprendre le Leadership du marché” de change d’ailleurs qui le revient de droit.
“Faire de l’argent facile, sans risque, au détriment de la gourde, soit 3 Gourdes sur chaque dollar Américain de transactions, du jamais vu dans l’Histoire Bancaire”, déplore Eddy Labossiere.
Dans sa réflexion, l’économiste demande aux banques de modifier en profondeur leur politique de crédit dans un pays où les investisseurs potentiels n’ont pas pour la plupart de garanties ou de collatéral. “La Banque pour minimiser le risque lié aux crédits doit donner un “crédit accompagné” aux investisseurs, tout le long de la chaîne des valeurs du produit ou du service”, a-t-il ajouté.
Par ailleurs, il dit croire qu’avec ces mesures l’inclusion financière deviendrait une réalité en Haiti.
Dans un communiqué en date du 8 septembre 2020, le CCRIF SPC annonce avoir versé environ 7,2 millions de dollars américains au gouvernement d’Haïti titre de sa police d’assurance paramétrique sur les précipitations excessives (XSR) après trois jours de fortes pluies associées au cyclone tropical Laura.
“Haïti a également reçu un paiement de 290 925 $ US au titre de la couverture de la franchise globale (ADC), qui est une caractéristique spéciale des politiques de cyclones tropicaux (TC) et de tremblement de terre (EQ) du CCRIF, qui peuvent être activées pour fournir un paiement minimum pour les événements TC et EQ qui ne sont objectivement pas suffisants pour déclencher la politique principale car la perte modélisée est inférieure au point d’attache”, lit-on dans ce communiqué.
Le montant total approximatif des paiements à Haïti dus à Laura est de 7,45 millions de dollars, y compris l’ADC, qui a été versé au gouvernement le 7 septembre 2020
Ce montant a été accordé à partir de l’évaluation partielle des dégâts entreprise par la Direction de la Protection Civile et d’autres partenaires au développement indiquant que Laura et les pluies associées au système ont fait: 31 morts et 8 autres disparus; environ 44175 personnes de
8 835 familles ont été affectées; inondation de 6 272 maisons, dont 2 320 ont subi des dommages et 243 ont été détruites; l’inondation de l’aéroport international Toussaint Louverture de Port-au-Prince; de nombreuses routes et ponts endommagés, détruits ou bloqués; et la destruction des cultures agricoles et la mort du bétail.
Selon le Ministre de l’Economie et des Finances, Michel Patrick Boisvert, les 7,195 millions de dollars versés par le CCRIF à Haïti suite aux fortes pluies provoquées par le passage de la tempête tropicale Laura en août permettront de faire face aux urgences actuelles, notamment la mise en œuvre de programmes d’action pour réhabiliter les zones touchées et protéger les groupes sociaux vulnérables.
Le Secteur démocratique et populaire est une nouvelle fois monté au créneau pour dénoncer des actes de maltraitance, la répression et le phénomène de gangstérisation du pays.
Port-au-Prince, Haïti.- Le Secteur démocratique et populaire se dit attristé de devoir dénoncer à nouveau des actes de maltraitance, la répression, plusieurs massacres dans les quartiers populaires de la région métropolitaine de Port-au-Prince et des persécutions politiques orchestrées par le gouvernement Moïse-Jouthe.
Cette structure politique de l’opposition se dit solidaire des victimes et rappelle que le président Jovenel Moïse avait annoncé cette chasse à l’homme à travers de nombreuses sorties polémiques au cours desquelles il a toujours critiqué l’attitude des opposants prêts à fomenter des complots contre les chefs d’État.
« Nap pwofite raple popilasyon an, tren lanmò san fren Jovenel Moïse la derape depi kèk jou nan peyi a, jan li te anonse li a. Tren sa a gentan fè anpil gwo aksidan kote menm ti bebe ak elèv lekòl pa epaye. Ki plis ankò, pou moun Bèlè, li fènwa lajounen kou lanwit. Sektè a mete de men nan tèt pou rele anmwe, sekou ak lavi pou moun nan Bèlè» affirme le Secteur démocratique et populaire.
De l’avis du Secteur démocratique et populaire, le pays se trouve depuis quelques temps sous la coupe réglée d’un dictateur décrié mais prêt à tout pour se maintenir en poste.
« Li klè nou rive nan on pwen kote kontestasyon popilè a anvayi tout peyi a, tout kouch nan sosyete a, kote se nou tout ki deside revòlte kont move lavi, ensekirite, koripsyon epi konplisite leta mafya a ki mare kòd lonbrik li ak bandi pou teworize epi masakre pèp la. Nou dakò ke nou devan yon sitiyasyon malouk ke peyi a pako janm konnen nan tout istwa li. Pou nou repete defen pwofesè Monferrier Dorval “peyi a pa ni dirije ni gouvènen” kidonk chapant leta a finn kraze. » poursuit la note du Secteur démocratique et populaire.
Tout en se disant solidaire des différentes revendications populaires en cours, le Secteur démocratique et populaire appelle à une solidarité agissante entre les forces vives en vue de donner une nouvelle direction au pays puisque ses actuels dirigeants ont montré à plusieurs reprises leur incapacité à apporter des solutions aux desiderata de la population.
Le secrétaire général ad interim du Barreau de Port-au-Prince est l’objet de menaces de mort et d’intimidations de la part des proches du PHTK dénonce l’OPL.
Port-au-Prince, Haïti.- Dans une note de presse du comité national de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) en date du jeudi 11 septembre 2020, cette structure politique s’insurge contre les menaces de mort et intimidations dont est l’objet le secrétaire général a.i. du Barreau de Port-au-Prince, maître Eddy Paul Fleurant, lors de sa participation à une émission comme invité autour de l’assassinat du Bâtonnier Monferrier Dorval. L’homme de loi avait affirmé sur une station de radio de la capitale que le téléphone portable du défunt Bâtonnier Dorval a été localisé au Palais National par les enquêteurs de la Direction Centrale de la Police Judiciaire grâce à sa technologie GPS.
Depuis ces révélations fracassantes dans les médias, ce membre du Barreau de Port-au-Prince s’est attiré les foudres des proches du pouvoir exécutif. Eddy Paul Fleurant est l’objet de menaces de mort incessantes et d’actes d’intimidation de la part de quelques zélés du PHTK car ces déclarations dérangent visiblement de gros bonnets du pouvoir, dénonce l’OPL dans cette note signée du responsable de communication de l’OPL, Danio Siriac.
Même le Commissaire du Gouvernement Près le Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, Me Ducarmel Gabriel a pointé d’un doigt accusateur maître Eddy Paul Fleurant lors d’une conférence de presse le 8 septembre dernier en l’invitant à fournir des preuves pour étayer une telle accusation. Des déclarations publiques que l’organisation politique OPL assimile à une diversion visant à faire oublier l’assassinat odieux du Bâtonnier de l’Ordre des Avocats de Port-au-Prince, le juriste et professeur Monferrier Dorval le 28 août dernier à Pèlerin 5.
Devant ces tentatives de diversion, l’Organisation du Peuple en Lutte appelle à la mobilisation continue de la Fédération des Barreaux, des étudiants et de tous les secteurs vitaux de la société afin que les assassins de Monferrier Dorval soient identifiés, arrêtés et punis pour ce crime révoltant conclut la note.
À la CSC/CA, le Président Boisguéné a pris sa revanche. Pour avoir tenu, au Palais national, des propos jugés désobligeants à l’égard des conseillers de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif, le ministre des Travaux publics, à moins des excuses publiques, a été invité à abandonner la salle de la rencontre
Vendredi 11 septembre 2020 ((rezonodwes.com))– Le ministre des Travaux publics, Transport et Communication a été déclaré, vendredi 11 septembre, persona non grata par les juges de la CSC/CA.
L’ingénieur Nader Joiséus, pour avoir, le dimanche 6 septembre dernier, vilipendé les conseils de la Cour en les accusant de faire obstacle aux projets soumis par l’Exécutif, a été invité à se retirer de la rencontre tenue avec les juges du tribunal administratif.
Pour laver l’affront, le président Boisguéné a fixé, dès le début, les règles du jeu, en exigeant à ce que des excuses publiques soient adressées aux juges de la CSC/CA. Le ministre Nader Joiséus qui faisait partie de la délégation, a été accusé d’avoir engagé une campagne calomnieuse à base de désinformations et de déclarations menaçantes à l’encontre des membres de la Cour, à l’occasion du 6ème numéro du Dialogue communautaire, version améliorée de « Gouvenman Lakay ».
Au regard de ces considérations, les conseillers ont jugé que le titulaire du MTPTC n’était pas habilité à assister à la rencontre, sans avoir tenu des excuses publiques. En guise de revanche, le numéro un de la CSC/CA lui a montré la porte avant la rencontre.
Cependant, le Premier ministre Joseph Jouthe qui dirigeait la délégation a concédé sur le fait que son ministre a franchi la ligne rouge dans son intervention visant à induire en erreur le Président de la République. Il a tenu à formuler les excuses du gouvernement à la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif.
‘’Je sollicite auprès de vous de recevoir des excuses de tous les membres du gouvernement. Cependant, je ne vais pas autoriser le ministre Nader Joiséus à intervenir sur le sujet’’, a avancé Joseph Jouthe.
Les deux parties ont semble-t-il passé l’éponge sur les incidents du Palais présidentiel. Au final l’ingénieur Nader Joiséus a été autorisé à assister à la rencontre.
L’Ambassadeur d’Haïti exhorte le Congrès à renouveler la CBTPA avant son expiration lors d’une audience virtuelle le jeudi 10 septembre. La Loi sur le Partenariat Commercial du Bassin des Caraïbes (« United States-Caribbean Basin Trade Partnership Act » ou « CBTPA ») offre des avantages spécifiques aux pays et territoires du Bassin des Caraïbes. La CBTPA élargit considérablement le traitement préférentiel des vêtements fabriqués dans la région du Bassin des Caraïbes – Communiqué
Vendredi 11 septembre 2020 ((rezonodwes.com))– L’Ambassadeur Hervé Denis a témoigné aujourd’hui lors d’une audience devant la Sous-Commission du Commerce du Comité des Voies et Moyens de la Chambre des Représentants Américaine « House Subcommittee on Trade of the Ways and Means Committee », présidé par les parlementaires Earl Blumenauer (OR-D) et Vern Buchanan (FL-R), relative à l’importance de l’extension de la Loi sur la reprise Économique du Bassin des Caraïbes (CBERA), H.R. 991. Les programmes commerciaux, connus collectivement sous le nom d’Initiative du Bassin des Caraïbes (CBI), sont des éléments essentiels des relations économiques entre les États-Unis et les pays d’Amérique centrale et des Caraïbes. La Loi sur le Partenariat Commercial du Bassin des Caraïbes (CBTPA) est entrée en vigueur le 1er octobre 2000 et restera en vigueur jusqu’au 30 septembre 2020.
Cette législation offre des avantages économiques pour les États-Unis et pour Haïti. La CBTPA prévoit une franchise douanière pour les assemblages textiles et vêtements fabriqués à partir de fils et tissus américains, permettant aux pays éligibles de concurrencer la Chine et d’autres fournisseurs de vêtements asiatiques.
Cette disposition permet, parmi d’autres avantages, de soutenir la production de fil aux États-Unis et encourage l’investissement dans ce secteur. L’industrie d’assemblage en Haïti est le fondement industriel de l’économie du pays et son existence dépend des préférences accordées dans le cadre de la CBTPA et des programmes supplémentaires HOPE/ HELP.
Selon l’Association des Industries d’Haïti (ADIH), cette industrie, qui fournit environ 60,000 emplois directs, commençait à souffrir du retard enregistré dans le renouvellement de la CBTPA dès le début de l’année en cours, précédant ainsi la pandémie de la COVID-19. Les acheteurs et les investisseurs hésitent à prendre de nouveaux engagements alors que l’avenir du programme reste incertain.
En outre, il faut noter aussi que la demande de vêtements a baissé, et les acheteurs potentiels qui sont encore capables de passer des commandes ne sont pas disposés à s’engager tant que le Congrès ne renouvellera pas la CBTPA avant sa date d’expiration. L’avenir de l’industrie de l’assemblage en Haïti, et donc les emplois et la stabilité économique de nombreuses familles haïtiennes, restera en danger jusqu’à ce que la législation soit adoptée.
Pour la première fois dans l’histoire, le gouvernement haïtien est porteur du renouvellement de la CBTPA pour la région des Caraïbes, réaffirmant l’importance de la législation dans la promotion du commerce dans les Amériques, le renforcement des relations bilatérales et la promotion du développement économique dans l’hémisphère occidental.
Au cours de l’audience, l’Ambassadeur Denis a déclaré « les États-Unis jouissent d’un important surplus commercial avec les pays de la CBI. Selon le Treizième Rapport au Congrès sur l’Opération de la Loi sur la Reprise Économique du Bassin des Caraïbes, le commerce total de marchandises des États-Unis (exportations totales plus importations générales) avec les pays de la CBI était de 19,4 milliards de dollars en 2018. Le surplus commercial de marchandises des États-Unis avec les pays de la CBI a atteint 7,4 milliards de dollars en 2018 ». Les pays de la CBI tels que la Barbade, Belize, Curaçao, la Guyane, la Jamaïque, Sainte-Lucie et Trinité-et-Tobago, bénéficient également de cette disposition.
D’autres participants du secteur privé haïtien, d’organisations non gouvernementales (ONG), du monde académique et d’entreprises manufacturières américaines étaient également présents à l’audience pour apporter des perspectives supplémentaires. Parmi eux se trouvaient Monsieur Georges Sassine, ancien président de l’ADIH, Madame Lauren Stewart, directrice régionale des programmes Amérique latine et Caraïbes, Madame Beth Baltzan, directrice de American Phoenix Trade Advisory Services PLLC, et Monsieur Jerry Cook, vice-président, Relations gouvernementales et commerciales, Hanesbrands, Inc. L’Ambassadeur Denis a noté que « Les efforts de la diaspora haïtienne ne sont pas passés inaperçus. Je suis extrêmement reconnaissant pour leur soutien ».
L’audience, qui fut organisée pour fournir aux parties prenantes une plateforme pour discuter davantage des implications de la CBTPA sur la politique intérieure et étrangère, prévoit de confirmer un vote au Parlement avant la date limite du 30 septembre. L’audience au complet est disponible au lien suivant.
Passage du cyclone tropical Laura : Haïti reçoit un paiement du CCRIF de 7,45 millions de dollars
Vendredi 11 septembre 2020 ((rezonodwes.com))– Le CCRIF SPC a versé environ 7,2 millions de dollars américains au gouvernement d’Haïti au titre de sa police d’assurance paramétrique sur les précipitations excessives (XSR) après trois jours de fortes pluies associées au cyclone tropical Laura.
Haïti a également reçu un paiement de 290 925 $ US au titre de la couverture de la franchise globale (ADC), qui est une caractéristique spéciale des politiques de cyclones tropicaux (TC) et de tremblement de terre (EQ) du CCRIF, qui peuvent être activées pour fournir un paiement minimum pour les événements TC et EQ. qui ne sont objectivement pas suffisants pour déclencher la politique principale car la perte modélisée est inférieure au point d’attache.
Le montant total approximatif des paiements à Haïti dus à Laura est de 7,45 millions de dollars, y compris l’ADC, qui a été versé au gouvernement le 7 septembre 2020, dans les 14 jours suivant la fin des pluies associées à la Tempête Laura.
La plupart des dégâts au sol causés par TC Laura en Haïti étaient liés aux précipitations. L’évaluation partielle des dégâts entreprise par la Direction de la Protection Civile et d’autres partenaires au développement indique que Laura et les pluies associées au système ont fait: 31 morts et 8 autres disparus; environ 44175 personnes de 8 835 familles ont été affectées; inondation de 6 272 maisons, dont 2 320 ont subi des dommages et 243 ont été détruites; l’inondation de l’aéroport international Toussaint Louverture de Port-au-Prince; de nombreuses routes et ponts endommagés, détruits ou bloqués; et la destruction des cultures agricoles et la mort du bétail.
Suite au versement au Gouvernement, le Ministre de l’Économie et des Finances, Michel Patrick Boisvert, a indiqué: «L’achat des assurances paramétriques proposées par le CCRIF s’inscrit dans la démarche du Gouvernement haïtien pour améliorer la gestion financière des risques de catastrophes naturelles afin d’en réduire les effets sur Finances publiques. Ainsi, le versement de 7,195 millions de dollars versé par le CCRIF à Haïti suite aux fortes pluies provoquées par le passage de la tempête tropicale Laura en août nous permettra de faire face aux urgences actuelles, notamment la mise en œuvre de programmes d’action pour réhabiliter les zones touchées et protéger les groupes sociaux vulnérables. « je
Il s’agit du quatrième versement d’Haïti du CCRIF. Les paiements précédents ont été de 7,8 millions de dollars lors du Tremblement de terre de 2010, de 20,4 millions de dollars US sur la politique de CT du pays suite à l’ouragan Matthew en 2016 qui est passé au-dessus d’Haïti comme un puissant ouragan de catégorie 4 et 3,0 millions de dollars US sur la politique XSR du pays pour ce même événement.
Le versement de 20,4 millions de dollars américains à Haïti après Matthew reste le versement le plus important du CCRIF à un pays membre.
«Je voudrais profiter de l’occasion ici pour remercier la Banque de développement des Caraïbes (CDB) pour le paiement des primes d’assurance d’Haïti, en totalité ou en partie depuis 2010, à l’appui de la stratégie globale de gestion des risques de catastrophe et du programme de renforcement de la résilience de ce pays», a déclaré Isaac Anthony, PDG du CCRIF. Le gouvernement du Canada a été l’un des premiers donateurs au gouvernement d’Haïti à l’appui de l’assurance paramétrique et, en 2010 et 2011, en collaboration avec la CDB, a contribué au paiement des primes annuelles d’Haïti.
En juin 2020, Haïti et les 18 autres membres du CCRIF des Caraïbes ont bénéficié d’une réduction de 26% sur leur prime brute qu’ils ont pu utiliser au cours de cette année d’assurance et / ou de l’année d’assurance 2021/22. Cette remise a été rendue possible grâce à une subvention de 11 millions de dollars US fournie au CCRIF par l’Union européenne (UE) pour un soutien premium à ses membres caribéens dans le cadre de la réponse globale de l’UE au COVID-19.
Vendredi 11 septembre 2020 ((rezonodwes.com))– La pandémie de coronavirus (COVID-19) a mis à rude épreuve la capacité des pouvoirs publics à apporter une aide financière et sous d’autres formes aux personnes vulnérables.
Bien que 200 pays et territoires aient déjà prévu ou mis en œuvre (a) des mesures de protection sociale en réponse à la pandémie, de nombreux gouvernements ont eu du mal à identifier les travailleurs informels qui ne sont pas couverts par les programmes d’aide sociale existants ou les régimes de sécurité sociale dont bénéficient les salariés du secteur formel. Aider les personnes dans le besoin est en outre devenu encore plus difficile en raison des règles de distanciation sociale et des mesures de confinement.
Par exemple, grâce à un système d’identification numérique, le Chili a pu rapidement pré-enregistrer des millions de nouveaux bénéficiaires des programmes sociaux, et à ces derniers de vérifier leur statut pour, si nécessaire, déposer un recours en ligne. En Thaïlande, où plus de 28 millions de personnes ont sollicité une nouvelle allocation destinée aux travailleurs informels affectés par la pandémie, le gouvernement a pu filtrer ceux qui pouvaient recevoir l’aide d’autres dispositifs. Et récemment, dans le cadre d’un programme d’inclusion financière, les autorités indiennes ont pu effectuer des versements rapides en faveur de plus de 200 millions de femmes grâce à l’amélioration de procédures qui associent le compte d’un individu avec son identité numérique.
Toutefois, l’identification numérique ne constitue pas en soi une solution miracle pour atteindre les groupes vulnérables , car avant tout, ces systèmes supposent un accès abordable aux infrastructures numériques. Lorsqu’elle existe, l’identification numérique fournit néanmoins une base sur laquelle développer d’autres applications et systèmes très utiles. Et comme les systèmes d’identification numérique permettent aux personnes d’effectuer des transactions à distance, ils peuvent également faciliter les paiements électroniques (transactions sans espèces) et une meilleure gouvernance des données (transactions dématérialisées mais préservant la vie privée).
Leur combinaison est aussi primordiale pour les économies d’aujourd’hui que les routes et les chemins de fer l’étaient pour celles du XXe siècle. Ainsi, des pays comme l’Estonie et Singapour ont mis en place des écosystèmes numériques perfectionnés qui permettent aux citoyens d’accéder aux services gouvernementaux et commerciaux entièrement en ligne, ce qui a en partie atténué les perturbations économiques liées au coronavirus.
“Alors que les pays s’efforcent de « reconstruire en mieux » après la pandémie, ils ont une occasion formidable de passer à une économie plus numérique, et de le faire de manière responsable. Quel que soit le modèle qu’ils choisissent, les gouvernements peuvent transformer la vie de leurs citoyens, partout dans le monde, en mettant en place des systèmes d’identification numérique conçus pour protéger la vie privée tout en favorisant l’inclusion et la confiance. ”
Avec les progrès de la numérisation, les opinions sur la protection des données évoluent en profondeur. Les cas très médiatisés de violation et d’usage abusif de données sensibilisent à juste titre le public aux menaces qui pèsent sur leur vie privée. De nouvelles normes et réglementations offrent aux citoyens une plus grande capacité de contrôle (a) sur leurs données personnelles et de nouveaux systèmes décentralisés en ligne visent à transférer le pouvoir des tiers vers les utilisateurs. Des systèmes d’identification numérique mal préparés peuvent créer ou exacerber les risques pour les données personnelles, mais s’ils sont conçus avec soin, ils constituent un outil favorisant une utilisation et une réutilisation responsables des données, tout en permettant un contrôle par les individus.
Les systèmes d’identification numérique doivent également être conçus dans un souci d’inclusion et de confiance. L’inclusion signifie non seulement que tout le monde peut s’inscrire, mais aussi que chacun peut utiliser son identité numérique pour recevoir de l’aide et devenir plus autonome sur le plan économique, y compris les personnes peu instruites et ayant un accès limité à la technologie. Par ailleurs, il est essentiel que les utilisateurs aient confiance dans l’intégrité du système, notamment dans sa capacité à préserver la vie privée et les droits individuels. Cela suppose donc des mécanismes de transparence et de responsabilité efficaces.
Alors que les pays s’efforcent de « reconstruire en mieux » après la pandémie, ils ont une occasion formidable de passer à une économie plus numérique, et de le faire de manière responsable. Quel que soit le modèle qu’ils choisissent, les gouvernements peuvent transformer la vie de leurs citoyens, partout dans le monde, en mettant en place des systèmes d’identification numérique conçus pour protéger la vie privée tout en favorisant l’inclusion et la confiance.
La Commission épiscopale nationale Justice et Paix alerte sur la proportion inquiétante de la violence armée dans 7 communes de la région métropolitaine de Port-au-Prince. Le 75ème Rapport d’observation de la CE/JILAP fait état de 152 décès entre avril et juin, 104 cas d’assassinats au mois de juillet et 51 personnes tuées en août. Ces données complètent une étude portant à 14 131 victimes du train de la violence aveugle
Vendredi 11 septembre 2020 ((rezonodwes.com))– Les chiffres rendus publics par la CE/JILAP sur la réalité de la violence et de la criminalité à Port-au-Prince ont été documentés à partir des plaintes reçues, des enquêtes diligentées et des informations relayées par des médias, précise sa directrice nationale.
Jocelyne Colas Noel, à l’occasion de la publication, ce mercredi 10 septembre du 75ème rapport d’observation sur la violence, souligne que la situation est préoccupante.
‘’Le rapport trimestriel en question couvre 5 mois de l’année en cours. Suivant les détails, 152 personnes sont victimes entre avril et juin, alors 104 décès ont été comptabilisés en juillet et 51 citoyens ont été tués en aout. Ce qui porte à 14 131 le nombre total de victimes de violence entre 2002 et mi-2020’’, précise Jocelyne Colas Noel, directrice nationale de la CE/JLLAP.
Ports poreux, circulation illégale d’armes à feu
L’organisme de défense des droits humains de l’Église catholique en Haïti se dit également préoccupé par la quantité d’armes à feu illégales en circulation sur le territoire national.
Le dernier recensement qui remonte en 2017 a établi que 291 000 armes sont en circulation et que trois (3) ans plus tard la réalité s’est aggravée.
Les responsables de la CE/JILAP insistent sur le fait que l’insécurité et la violence armée sont les deux faces de la même médaille. Elle découle de l’incapacité des autorités à freiner la prolifération des gangs armés et de leur refus d’accompagner l’institution policière.
La CE/JILAP déplore qu’aucun procès ne soit toujours pas engagé en dépit du fait que des coupables de trafic d’armes à feu et de munitions soient régulièrement interpellés au Port-Lafito, au Cap-Haitien et à Saint-Marc,
Port-au-Prince , Haïti .- Lors d’une visite à la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA), ce vendredi matin 11 septembre 2020, le chef du gouvernement Joseph Jouthe a présenté des excuses au conseil de la Cour pour les propos tenus, par certains membres du pouvoir exécutif, à l’occasion de la 6e édition du dialogue communautaire au palais national.
En référence aux critiques du ministre des travaux publics, transport et communication, Joaséus Nader qui avait traité les conseillers de la CSCCA d’incompétents et de sauvages, le Premier ministre a dit s’excuser au nom du gouvernement. « Ces mots étaient de trop », a-t-il déclaré en présence de Joaséus Nader. Le président de la CSCCA, Rogavil Boiguéné a de toute évidence accepté les excuses avant de rappeler combien ces propos ont causé préjudice à l’institution.
Depuis l’accusation proférée par l’exécutif contre la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA) selon laquelle la cour veut bloquer des contrats et empêcher le président Jovenel Moïse de réaliser ses promesses de campagne et programmes, les réactions ont fusé de toute part. Des organisations de droits humains et même la CSCCA ont réagi à ces attaques contre l’indépendance de l’institution.