Haïti a-t-elle les reins solides pour consentir une telle dépense ?
C’est la question que se posent certains observateurs avisés qui, sans tergiverser, proposent l’organisation d’élections générales en octobre 2021 afin d’épargner à Haïti un tel fardeau financier qui ne manquera pas d’assécher le Trésor public, donc appauvrir l’État. Deux élections en une année pour plus de 120 millions de dollars américains, faire un tel choix équivaudrait à se tirer une balle dans le pied, selon plus d’un.
Alors qu’Haïti se doit de réfléchir sur le meilleur choix à faire s’agissant du renouvellement de son personnel politique, l’Organisation des Etats Américains (OEA) tente, à tort et à travers, de mettre la pression sur l’administration Moïse-Jouthe, pour la tenue des législatives, au plus tard, le 31 janvier 2021. L’OEA consentira-t-elle aux débours nécessaires pour la réalisation de ces joutes ? Telle est la question.
Aujourd’hui, Haïti est à un tournant de son histoire où les gouvernants doivent faire preuve de discernement et de méticulosité, à commencer par l’organisation d’élections générales à la fin de l’année prochaine.
Selon les propos du Chancelier haïtien, il n’a pas eu de conversation durant laquelle il a demandé à l’homme d’église d’envoyer un représentant de l’Eglise catholique au CEP en échange d’un poste à la diplomatie haïtienne.
« Aucun ministre n’est chargé de négocier la formation du CEP », a rappelé M. Joseph, soulignant que le nouveau CEP doit découler d’une démarche inclusive axée sur les prescrits de la loi.
« Ce serait une proposition indécente », a ajouté le ministre Joseph, au cas où un autre ministre l’aurait fait. Mais le titulaire du MAE croit qu’aucun ministre du gouvernement oserait prendre une telle initiative.
Toutefois, il reconnait ne pas pouvoir démentir les propos de Monseigneur Dumas, avec qui il revendique 20 ans d’amitié sincère.
« C’est un homme moral, qui n’a pas l’habitude de mentir », a-t-il avoué, pensant qu’il peut être question d’une mésinterprétation.
La Cour pénale internationale (CPI) a condamné les sanctions économiques imposées mercredi par les États-Unis à l’encontre de sa Procureure et d’un membre de son Bureau.
Jeudi 3 septembre 2020 ((rezonodwes.com))– Le Secrétaire d’État américain, Michael Pompeo, a annoncé mercredi lors d’une conférence de presse, à Washington, l’imposition de sanctions économiques contre la Procureure de la CPI, Fatou Bensouda, accusant la Cour de « tentatives illégitimes de soumettre des Américains à sa juridiction ». M. Pompeo a porté cette accusation contre la CPI alors que le tribunal siégeant à La Haye, au Pays-Bas, vérifie si les forces américaines ont commis des crimes de guerre présumés en Afghanistan.
Le chef de la Division de la compétence, des compléments et de la coopération de la CPI, Phakiso Mochochoko, est également visé par ces sanctions pour avoir, selon le chef de la diplomatie américaine, « matériellement aidé la Procureure Bensouda ». M. Pompeo a soutenu que les États-Unis prenaient ces mesures, « parce que la CPI continue de viser les Américains, malheureusement ».
Les sanctions visant Mme Bensouda et M. Mochochoko font suite à un décret publié début juin par le Président des Etats-Unis, Donald Trump, autorisant des sanctions économiques contre les personnes étrangères directement engagées dans les efforts de la CPI pour enquêter sur le personnel américain ou allié, et ceux qui l’ont matériellement aidé dans ces efforts. Ces sanctions concernent notamment le gel d’avoirs éventuels aux Etats-Unis des personnes visées et l’interdiction de leur accès au système financier américain. M. Pompeo a également annoncé que le Département d’État américain a limité la délivrance de visas à certaines personnes impliquées dans les efforts de la CPI pour enquêter sur le personnel américain.
La CPI a été critiquée par Washington depuis sa création en 2004 par le Statut de Rome. Avec la Russie et la Chine, les Etats-Unis restent l’un des 12 pays qui ont refusé de souscrire à sa juridiction.
La CPI dénonce de graves attaques sans précédent
Dans un communiqué de presse publié le même jour, la CPI a condamné les sanctions économiques américaines à l’encontre de Mme Bensouda et de M. Mochochoko, dénonçant « une nouvelle tentative d’interférer avec l’indépendance de la justice et des poursuites de la Cour et son travail crucial pour lutter contre les crimes graves qui touchent la communauté internationale, conformément au Statut de Rome de la CPI ».
« Ces actes coercitifs, dirigés contre une institution judiciaire internationale et ses fonctionnaires, sont sans précédent et constituent de graves attaques contre la Cour, le système de justice pénale internationale du Statut de Rome et l’Etat de droit en général », souligne le communiqué de la CPI.
La CPI a indiqué qu’elle continuera d’appuyer fermement son personnel et sa mission de lutter contre l’impunité pour les crimes les plus graves du monde au regard du droit international, de manière indépendante et impartiale, conformément à son mandat. « Ce faisant, la Cour bénéficie du soutien et de l’engagement résolus des deux tiers des États du monde qui sont parties au Statut de Rome », a-t-elle précisé.
L’Assemblée des Etats Parties au Statut de Rome soutient la CPI et son personnel
Le Président de l’Assemblée des Etats Parties (AEP) au Statut de Rome, O-Gon Kwon, a fermement rejeté, mercredi, les mesures prises par les États-Unis contre la CPI, les qualifiant de « sans précédent et inadmissibles contre une organisation internationale fondée par un traité ».
M. Kwon, qui préside l’AEP – le principal administrateur et le corps législatif de la CPI – estime que les sanctions américaines ne feront qu’affaiblir « notre effort commun pour combattre l’impunité pour les atrocités de masse ». Le Président de l’AEP a rappelé que la CPI est une institution judiciaire indépendante et impartiale qui travaille dans le strict respect des dispositions du Statut de Rome. « La CPI est complémentaire des juridictions nationales et reconnait dès lors la compétence première des États. C’est là la pierre angulaire du Statut », a-t-il souligné dans un communiqué de presse.
L’AEP – qui est composée des représentants des États qui ont ratifié le Statut de Rome ou y ont adhéré – et la CPI ont ensemble entamé un vaste processus de réforme dans le but de renforcer le système du Statut de Rome et d’améliorer la performance et l’efficacité de la Cour. « Nous soutenons notre Cour et son personnel et ceux qui coopèrent avec elle dans la mise en œuvre de son mandat judiciaire », a dit M. Kwon.
Une réunion du Bureau de l’Assemblée devrait bientôt avoir lieu pour examiner les mesures imposées par les États-Unis et les différentes manières dont ses membres pourront donner effet à leur soutien à la Cour.
« J’invite les États Parties et toutes les parties prenantes du système du Statut de Rome à réitérer à nouveau notre engagement indéfectible à faire respecter et à défendre les principes et valeurs consacrés dans le Statut, et à préserver son intégrité, sans se laisser décourager par quelque mesure ou menace que ce soit contre la Cour et ses responsables, les membres de son personnel et leurs familles », a ajouté M. Kwon.
Inquiétude du Secrétaire général de l’ONU
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a, de son côté, « pris note avec inquiétude » de la déclaration faite par le Secrétaire d’État américain sur la CPI. « Nous continuons de suivre de près les développements de ce dossier », a déclaré son porte-parole lors d’un point de presse mercredi à New York.
La coopération entre l’ONU et la CPI est fondée sur un Accord portant sur leurs relations qui a été approuvé par l’Assemblée générale des Nations Unies le 13 septembre 2004. « Nous analyserons les éventuelles incidences que cette évolution pourrait avoir sur l’application de l’Accord », a indiqué le porte-parole du Secrétaire général.
« Conformément aux déclarations précédentes du Secrétaire d’État des États-Unis, nous sommes convaincus que toutes les restrictions prises à l’encontre de particuliers seraient appliquées conformément aux obligations du pays hôte au titre de l’Accord de siège des Nations Unies », a -t-il ajouté.
Ancienne d’Intuit, de Yahoo et de Paypal, la vétérante de la Silicon Valley, qui a grandi en Haïti, rejoint Lightspeed en tant que fer de lance de la transformation numérique des PME dans les secteurs du commerce de détail, de l’hôtellerie et du golf
Jeudi 3 septembre 2020 ((rezonodwes.com))– Lightspeed (TSX : SPD), un leader mondial du commerce, a annoncé aujourd’hui la nomination de Merline Saintil, haïtienne d’origine, cadre supérieur en technologie et ingénierie de renommée internationale, au sein de son conseil d’administration.
Alors que Lightspeed aide les PME à pérenniser leurs activités grâce à des services financiers innovants et des solutions omnicanal à un moment crucial de leur croissance, Mme Saintil apporte au conseil d’administration des années d’expérience dans le développement de produits primés pour des sociétés technologiques du Fortune 500, dont Intuit, Yahoo et PayPal.
Nommée l’une des femmes d’influence en 2017 par le Silicon Valley Business Journal, l’une des 22 Most Powerful Women Engineers par Business Insider, et ayant reçu un prix pour l’ensemble de sa carrière de la part de Girls in Tech, la carrière impressionnante de Saintil a non seulement fait d’elle une dirigeante recherchée dans le domaine de la technologie, mais a également élargi son expertise dans le domaine du cloud, des téléphones intelligents, des paiements en ligne et du commerce.
Avant d’occuper le poste de chef des opérations du bureau du directeur technique d’Intuit, Mme Saintil a joué un rôle déterminant dans le passage à la téléphonie mobile chez Yahoo, où elle était responsable des opérations d’ingénierie mondiales pour les produits mobiles et émergents.
« Lightspeed est en tête de peloton en desservant diverses PME dans les secteurs du commerce de détail, de l’hôtellerie et du golf, grâce à une innovation rapide qui répond aux besoins en évolution des entreprises situées dans plus de 100 pays, a déclaré M. Saintil. Je suis honoré de rejoindre son conseil d’administration et d’avoir l’occasion de mettre mon expérience en matière de technologie et d’ingénierie au service de l’entreprise pour le développement et la croissance futurs de ses produits. »
« C’est un privilège absolu que de voir Merline Saintil rejoindre notre conseil d’administration et apporter son expérience de la Silicon Valley pour soutenir nos objectifs ambitieux ici à Lightspeed, a déclaré Dax Dasilva, fondateur et PDG de Lightspeed. Ses compétences en matière de collaboration avec d’autres sociétés cotées en bourse et son leadership seront inestimables pour l’avenir de Lightspeed. »
Afin d’équiper davantage les commerçants et les restaurateurs des outils dont ils ont besoin pour faire face aux nouvelles normes et se préparer au future, Lightspeed a récemment lancé Lightspeed Capital pour fournir à certains détaillants un financement rapide et facile ainsi que eCom pour Restaurants et Mobile Tap. Au cours de la pandémie de COVID-19, Lightspeed a partagé ses connaissances du secteur grâce à un guide de ressources en ligne qui continue à protéger et à soutenir les PME.
Jeudi 3 septembre 2020 ((rezonodwes.com))– Le Secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a déclaré mercredi que les Etats-Unis allaient imposer des sanctions contre plusieurs hauts responsables de la Cour pénale internationale (CPI) en raison d’une enquête visant des citoyens américains.
M. Pompeo a indiqué que puisque la CPI « continuait à viser des Américains », les Etats-Unis sanctionneraient Fatou Bensouda, la procureure de la CPI, et Phakiso Mochochoko, directeur de la division de la Juridiction, de la Complémentarité et de la Coopération de la CPI.
« Les personnes ou entités qui continueraient à soutenir matériellement ces individus risquent également d’être exposées à des sanctions », a-t-il déclaré, ajoutant que le Département d’Etat américain avait déjà restreint l’octroi de visas aux personnes impliquées dans l’enquête de la CPI sur des ressortissants américains.
M. Pompeo a souligné que Washington n’avait pas ratifié le Statut de Rome de la CPI, et « ne tolérerait pas ses tentatives illégitimes de soumettre les Américains à sa juridiction ».
En mars, la CPI a autorisé une enquête sur d’éventuels crimes de guerre en Afghanistan, y compris ceux qui ont pu être commis par l’armée américaine et la CIA. Cette enquête pourrait conduire à la mise en accusation d’un certain nombre de membres de l’armée et des services de renseignement américains.
Le président américain Donald Trump a autorisé en juin des sanctions économiques contre les responsables de la CPI impliqués dans une enquête sur le personnel américain, suscitant l’opposition de la communauté internationale et de certains alliés des Etats-Unis.
La CPI a été créée lors de l’entrée en vigueur du Statut de Rome en 2002. Elle vise à poursuivre les coupables de génocides, de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et d’agressions diverses.
Jeudi 3 septembre 2020 ((rezonodwes.com))– L’ordre des Avocats du Barreau du Cap-Haïtien annonce une marche pacifique symbolique dans la deuxième ville du pays le jeudi 3 septembre 2020 pour protester contre l’assassinat de Me. Monferrier Dorval, désormais ex-Bâtonnier du Barreau de Port-au-Prince.
Dans un communiqué de presse en date du 31 août, l’OABCH invite tous les avocats militants et stagiaires du Barreau à se draper dans leurs toges pour fouler le macadam. Dans ce même document, tout en exprimant sa consternation et son amertume, il dit déplorer et condamner la mort tragique du professeur et juriste, tué par balles en sa résidence dans la soirée du vendredi 28 août dernier.
Le Barreau en a profité pour adresser ses sympathies aux parents et amis du bâtonnier, aux avocats du cabinet Dorval, à tous les professionels du Droit, aux avocats et membres du Barreau de Port- au- Prince et à tous les avocats du pays, de façon générale.
« L’ OABCH demande à ce que ce crime ne reste pas impuni. Il revient aux autorités haitiennes de diligenter une enquête afin de rechercher, de trouver et de punir les coupables et leurs complices », poursuit le communiqué dans lequel le Barreau annonce un arrêt de travail général jusqu’ aux funérailles de Me Dorval.
« Les avocats et stagiaires du Barreau du Cap- Haïtien s’ abstiendront de plaider toutes affaires, civiles, pénales, commerciales par devant tant les tribunaux de Paix, de Première Instance que par devant la Cour d’ appel. Une dispense de plaider générale est accordée à tous les avocats de la Cité Christophienne », lit-on dans le texte.
Notons que, depuis l’assassinat crapuleux de Me. Monferrier Dorval, des voix un peu partout à travers le monde ne cessent de s’élever pour déplorer et condamner non seulement l’acte mais aussi pour exiger que toute la lumière soit faite afin d’en trouver les auteurs et coauteurs.
Jeudi 3 septembre 2020 ((rezonodwes.com))–Le gouvernement de Donald Trump prépare activement la distribution à grande échelle d’un éventuel vaccin contre le coronavirus d’ici le 1er novembre, soit juste avant l’élection présidentielle, démontrant la course effrénée engagée par le pays le plus touché au monde pour vaincre l’épidémie.
Les autorités sanitaires « demandent urgemment » que les Etats fédérés fassent le nécessaire afin que les centres de distribution d’un futur vaccin puissent être « complètement opérationnels d’ici le 1er novembre 2020 », a écrit le directeur des Centres américains de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), Robert Redfield, dans une lettre envoyée la semaine dernière aux gouverneurs et consultée par l’AFP.
Le patron des CDC mentionne notamment la levée de restrictions administratives, ou la délivrance de permis et licences.
Il s’agit d’une nouvelle indication que la course au vaccin est lancée à toute allure dans le pays, qui a dépensé des milliards de dollars pour le développement et la production d’un remède au coronavirus.
Les autorités sanitaires « se préparent rapidement à la mise en oeuvre d’une distribution à grande échelle de vaccins contre le Covid-19 à l’automne 2020 », a souligné dans sa lettre M. Redfield.
Le président Donald Trump, candidat à sa réélection le 3 novembre, a affirmé la semaine dernière que les Etats-Unis disposeraient d’un vaccin « cette année ».
Le républicain, dont le bilan économique a été considérablement terni par la pandémie, mise tout sur la découverte rapide d’un vaccin.
– « Immense tâche » –
Si plusieurs vaccins sont actuellement en phase d’essais cliniques, il n’est pas certain que l’un d’entre eux sera efficace et sûr, mais les autorités préparent d’ores et déjà une distribution éventuelle afin de gagner un temps précieux.
Plusieurs documents visant à aiguiller les Etats dans la préparation de cette « immense tâche », selon les mots de M. Redfield, leur ont été envoyés en même temps que sa lettre.
L’un de ces documents élabore trois scénarios en fonction de l’avancée d’un « vaccin A » et d’un « vaccin B ». Ceux-ci semblent correspondre aux vaccins développés par le laboratoire américain Pfizer et la biotech américaine Moderna, selon le New York Times.
Les Etats-Unis ont pré-commandé des millions de doses auprès de ces deux entreprises, mais aussi auprès des sociétés AstraZeneca, Johnson & Johnson, Novavax et Sanofi, afin de s’assurer des livraisons rapides de la part du candidat qui se révélera gagnant.
« Les scénarios décrits plus bas doivent être utilisés par les Etats et les juridictions locales pour développer un plan opérationnel pour une vaccination précoce contre le Covid-19, alors que les approvisionnements de vaccins seront limités », explique ce document.
Dans le premier scénario, selon lequel le vaccin A démontre son efficacité, il est estimé qu’environ deux millions de doses seraient disponibles fin octobre, puis 10 à 20 millions fin novembre (dans le deuxième scénario, le vaccin B est efficace, dans le troisième, les deux vaccins le sont).
Sont notamment détaillées dans le document les conditions nécessaires à leur envoi, leur stockage, ainsi que les populations devant être vaccinées de façon prioritaire, à savoir notamment le personnel soignant et les travailleurs dits essentiels.
Preuve supplémentaire que les Etats-Unis font tout pour rendre l’accès à un vaccin le plus rapide possible: le chef de l’Agence américaine des médicaments (FDA), Stephen Hahn, n’a pas écarté l’hypothèse de l’autorisation d’un vaccin via une procédure d’urgence, avant même la fin des essais cliniques.
Ces essais consistent à administrer les vaccins expérimentaux à des milliers de personnes et à comparer les résultats à une même proportion de participants ayant eux reçu des placebos.
Dans son entretien publié dimanche par le Financial Times, M. Hahn s’est défendu d’être soumis à la pression du président Trump pour autoriser un vaccin avant le scrutin présidentiel.
Selon les conclusions d’un rapport d’enquête diligentée le 15 juin 2020 par l’inspection générale de la Police Nationale d’Haïti, l’Etat haïtien met fin au contrat le liant au désormais ancien policier Abelson Gros-Nègre, le porte-parole du Syndicat de la Police Nationale d’Haïti (SPNH-17). Selon le rapport, cette décision est effective depuis le 5 août 2020.
Pourquoi une telle décision contre cette figure du SPNH-17? Abelson Gros-Nègre est frappé de cette décision pour entre autres, insubordination grave à l’encontre du Premier vice-président du Conseil Supérieur de la Police Nationale d’alors, l’ex-ministre de la Justice et de la sécurité publique, Lucmanne Dellile. En juin dernier, sur une station de radio de la capitale, le porte-parole avait fait des déclarations invectivant l’ancien mnistre Delille.
S’il faut croire les conclusions du document, le policier est récidiviste de mauvais comportements et d’insuffisance professionnelle et est reproché d’inconduite habituellement et de faute grave contre la discipline.
Présentement, le Syndicat de la Police Nationale d’Haïti (SPNH-17), évolue sans Yannick Joseph et Abelson Gros-Nègre. Ces ex-policiers étaient au coeur des mouvements et initiatives ayant abouti à la création et à la légalisation du SPNH-17.
“Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir”, disait Aimé Césaire. Voici l’éphémeride du 3 septembre 2020
Président d’Haïti de 1930 à 1941, Sténio Vincent, un membre de l’élite minoritaire d’Haiti, fut avant son accession à la président un journaliste, un écrivain, un diplomate, et maire de Port-au-Prince. Élu pour six ans, il arriva à se maintenir au pouvoir durant près de 11 ans. La fin de l’occupation américaine et le massacre des milliers d’Haïtiens en République Dominicaine eurent lieu sous son gouvernement.
3 septembre 1793 Les colons Français de la Grande Anse signèrent avec l’Angleterre un traité d’intervention
Les colons qui ne faisaient plus confiance aux autorités de la métropole et qui s’opposaient farouchement aux droits accordés aux mulâtres demandèrent la protection de l’Angleterre alors en guerre avec la France.
3 septembre 1859. Tentative d’assassinat contre le président Fabre Geffrard
Dans la soirée, des instigateurs s’apostèrent aux environs de la maison de Mme Blanfort, fille du président Geffrard, pour attenter aux jours du chef de l’Etat, quand il viendrait, à son ordinaire, chez sa fille. L’un d’eux eut l’idée de tuer sa fille pour attirer le père qui tardait. Les conjurés , effrayés de ce coup, prirent aussitôt la fuite. La répression ne tarda pas et fut très sévère.
3 septembre 1918. Evasion de Charlemagne Péralte de la prison du Cap-Haïtien
“Pendant que se répandit le bruit de sa fuite, Charlemagne se réfugia à la Rue 4 chez son camarade Gabriel Sémonville qui lui procura des vêtements de femme avec lesquels il se déguisa pour laisser la ville.
Le saviez vous ?
La Bigorexie est un syndrome qui entraîne une addiction à la pratique du sport !
La Bigorexie est un syndrome, reconnu par l’OMS, qui entraîne une forme d’obsession et d’addiction à la pratique d’exercices de sport. Les sportifs qui s’entrainent quotidiennement et qui dépassent 10 heures d’exercices par semaine peuvent être touchés par cette maladie qui peut engendrer des problèmes musculaires et l’épuisement du corps, cette dépendance peut aussi causer aux personnes touchés des problèmes professionnels et familiaux.
Pensée du jour
Ceux qui ne bougent pas ne sentent par leurs chaînes. — Rosa Luxembourg
Assassinat de Me Monferrier Dorval: 3 suspects potentiels arrêtés, le téléphone du défunt retrouvé, selon le premier ministre Joseph Jouthe
L’enquête autour de l’assassinat du Bâtonnier de l’ordre des avocats du barreau de Port-au-Prince, Me Monferrier Dorval, avance bien. Juno7 a confirmé cette information auprès du président du Conseil Supérieur de la Police Nationale d’Haïti, Joseph Jouthe qui informe que 3 suspects potentiels ont été arrêtés. L’un d’entre eux, détenait le portable du docteur en Droit . “Les enquêteurs l’ont récupéré pour les besoins de l’enquête”,poursuit le chef du gouvernement.
“Je ne peux pas donner trop de détails pour ne pas entraver l’enquête. Je ne peux non plus révéler l’identité des individus arrêtés. Mais je peux seulement vous dire que nous sommes sur le bon chemin “,garantit le Premier ministre Joseph Jouthe.
Autre fait important souligné par le chef de la Primature, c’est que les policiers chargés de sécuriser l’espace où le crime a été commis dans la résidence de l’éminent professeur de droit constitutionnel Monferrier Dorval, ont été rappelés par l’inspection générale de la Police pour audition. A cause de leur absence sur la scène du crime, des bandits ont vandalisé la scène de crime et emporté le bâton de Saint-Nicolas, symbole du pouvoir du bâtonnier de l’ordre des avocats.
Le chef du CSPN a réagi également sur ce qui se passe au Bel-air ces derniers jours où des actes de violences armées font fuir des familles. Selon le chef du gouvernement, la police a fait, le mercredi 02 septembre, une intervention professionnelle et efficace dans ce quartier évitant ainsi des domages collatéraux.
Parallèlement, le Premier ministre a confirmé que des dispositions sont prises pour porter assistance aux habitants victimes des actes de violence qui ont fui le quartier de Bel-Air. En ce sens, il a annoncé pour ce jeudi, une distribution de rations alimentaires aux habitants de Bel-air. Il a pris l’engagement de pacifier le quartier et de faire justice aux victimes de cette insécurité grandissante. Aussi, a-t-il avancé, avoir passé des instructions formelles aux instances concernées.
L’assassinat du bâtonnier de l’ordre des avocats du barreau de Port-au-Prince, Me Monferrier Dorval, a soulevé une indignation générale dans le pays. Pour protester contre ce meurtre de trop et réclamer justice pour le batonnier Dorval, les avocats sont attendus ce jeudi dans les rues de la capitale pour une marche pacifique.