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  • Réouverture des lieux de culte : les leaders religieux en mode vigile

    Réouverture des lieux de culte : les leaders religieux en mode vigile

    Les responsables de différents cultes religieux recommandent aux fidèles les mesures de distanciation sociale, le port obligatoire de masques, le lavage régulier des mains pour maintenir la vigilance contre le Coronavirus.

    Vendredi 11 juillet 2020 ((rezonodwes.com))– La Conférence épiscopale d’Haïti préconise un nouveau protocole sanitaire pour faire face à la propagation du Coronavirus lors des rassemblements religieux. Dans les diocèses, la CEH encourage les chrétiens catholiques à s’aligner sur les nouveaux principes dictés par l’Église catholique haïtienne.

    ‘’Dans les églises, seulement un tiers des fidèles sera habilité à se rassembler. Le protocole élaboré exige que la distanciation physique soit appliquée. Le port du masque s’avère obligatoire et le gel hydro alcoolique pour désinfecter les mains sera imposé’’, a expliqué Ludger Mazile, porte-parole de la CEH.

    Épreuve de la foi

    Le président Jovenel Moise a autorisé, le 3 juillet dernier, la reprise des activités religieuses. Le dimanche 12 juillet, après plus de 3 mois d’arrêt, les portes des temples vodou, des églises catholique et protestante seront autorisées à s’ouvrir au public, selon le tweet du Chef de l’État.

    Des responsables de confessions protestantes, annoncent également avoir opté pour le renforcement de la vigilance face à l’épidémie.

    ‘’ Le protocole prend en compte 20 principes devant être appliqués lors de cérémonies. Réduction de la taille des assemblées, assainissement des lieux de cultes, établissements des points de lavage, port du masque obligatoire, en sont quelques uns’’, a détaillé, le pasteur Calixte Fleuridor, président de la Fédération protestante d’Haïti.

    À l’annonce de la reprise officielle des rassemblements, le Royaume Vodou d’Haïti a également emboité le pas en établissant des normes dans ses péristyles. Augustin Saint-Clou, hougan-roi du vodou, confirme que les cérémonies mystiques auront à subir des modifications.

    Une réduction de l’effectif des participants et le lavage systématique des mains est vivement recommandé, a insisté le prêtre vodou.

    Il importe de signaler qu’à la date du 9 juillet, le bilan total des cas de contaminations au Coronavirus s’élève à 6, 617 avec 135 décès recensés.

    Hervé Noel
    vevenoel@gmail.com

  • Affaire Digicel vs UPM Technology : La date du procès pour  »By passing » fixée au 26 avril 2021 par la justice américaine

    Affaire Digicel vs UPM Technology : La date du procès pour  »By passing » fixée au 26 avril 2021 par la justice américaine

    Affaire Digicel-Haïti/ UPM Technology : La date du procès pour contournement de trafic téléphonique international des USA vers Haïti (By passing) fixée au 26 Avril 2021 par la justice américaine

    Vendredi 11 juillet 2020 ((rezonodwes.com))– Dans le cadre de l’ordonnance en date du 3 juillet 2020 , le juge Michael H. Simon a fixé pour le 26 avril 2021  le procès engagé par la Unigestion  Holding S.A. contre l’entreprise américaine, UPM Technology pour fraude et contournement de trafic téléphonique international entre les Etats-Unis  et Haïti.

    Rappelons quelques dates importantes de cette affaire qui oppose depuis maintenant cinq(5) ans le premier opérateur téléphonique haïtien à cette entreprise américaine basèe dans l’Etat d’Orégon :

    27 septembre 2019 : Une requête a été déposée, par devant le tribunal de l’Etat de l’Oregon aux États-Unis d’Amérique par la Unigestion Holding S.A (Digicel Haiti) et Digicel USA pour solliciter l’autorisation d’amender une nouvelle fois la plainte déposée à l’encontre de la compagnie américaine  initialement déposée le 2 février 2015, UPM Technology, conformément à l’ordonnance du juge du tribunal de l’Oregon, Michael H. Simon.

    Le 3 septembre 2019 :  le juge Michael H. Simon a adopté une ordonnance accueillant favorablement la motion de rejet des trois (3) chefs d’accusation RiCO (Violation des lois américaines sur le racket), relevant des faiblesses évidentes dans ladite plainte. (Voir https://rezonodwes.com/2019/09/15/etats-unis-un-juge-renvoie-dos-a-dos-digicel-haiti-et-upm-technology-dans-une-affaire-de-contournement-de-trafic-telephonique-international/
    https://rezonodwes.com/2019/09/21/le-beurre-largent-du-beurre-et-les-faveurs-de-la-cremiere-il-y-a-plus-quun-match-nul-dans-laffaire-digicel-haiti-upm-technology-aux-usa/)

    La Digicel Haïti, notamment, avait affirmé qu’elle n’exerce aucune activité aux USA. Le juge, par conséquent, a conclu que les blessures et dommages corporels prétendument subis par la Digicel n’ont pas été commis sur le territoire américain, mais en Haïti. Et sur cette base, les demandes de la Digicel avaient été rejetées, étant donné que les lois et la jurisprudence américaines relativement au racket aux USA ne visent que les « lésions corporelles » du commerce ou des biens du demandeur, c’est-à-dire les dommages causés aux entreprises ou aux biens situés aux États-Unis.

    Cette décision du juge Michael H. Simon n’a laissé qu’une seule alternative à la compagnie de Denis O’Brien : Déposer une requête pour solliciter l’autorisation de modifier sa plainte.

    Ce qui a été fait par les avocats de la compagnie qui ont profité pour ajouter une demande de dommages-intérêts punitifs et solliciter la possibilité d’apporter à l’oral toute la justification et l’argumentation nécessaires. (Question de gestion des délais serrés du calendrier de briefing des requêtes)

    Un rappel des faits rapprochés à UPM.

    Les faits rapprochés à la compagnie américaine d’Internet, Upm Technology, remontent à 2014. (Voir https://www.haitilibre.com/article-9840-haiti-justice-demantelement-d-un-reseau-de-fraude-telephonique.html) et https://lenouvelliste.com/lenouvelliste/article/134807/Demantelement-de-reseaux-specialises-dans-le-contournement-du-trafic-telephonique-international.html)

    Dans l’assignation déposée par la Digicel par devant le tribunal de l’Oregon, UPM est accusé d’avoir mis en place un stratagème frauduleux pour acheminer illégalement des appels en Haïti.

    En particulier Digicel Haïti allègue également que les actions d’UPM « ont perturbé ses opérations commerciales », et ont porté atteinte à sa « bonne volonté », à sa « réputation commerciale » et à sa « réputation et son statut auprès du gouvernement haïtien ». Elle affirme en outre avoir engagé des frais pour enquêter sur le comportement de UPM.

    De 2015 à nos jours le juge , dans cette affaire, a déjà adopté plusieurs ordonnances. Les plus importantes peuvent être consultées à travers le lien suivant : https://www.courtlistener.com/docket/4527361/unigestion-holding-sa-v-upm-technology-inc/

    Soulignons également que ce même 27 septembre, Digicel Haïti et Digicel USA, conformément à une décision adoptée par le tribunal relativement à la Requête de la UPM pour jugement sur les plaidoiries selon la règle 12c), a répondu à la motion de cette dernière dans laquelle UPM affirme des demandes conventionnelles relativement à la rupture de contrat implicite de fait, réception d’argent, conversion, enrichissement sans cause, atteinte intentionnelle à un avantage éventuel, monopolisation et tentative de monopolisation en violation du § 2 de la loi Sherman Act au sens de 15 USC § 2. ECF 158

    Prochaines étapes de ce procès

     ORDONNANCE DE PROGRAMMATION MODIFIÉE CONJOINTE –

    Selon l’ordonnance du 3 juillet 2020 du juge Michael H. Simon,  la requête conjointe des parties pour la prolongation des délais de découverte et de prise de force (ECF212) est ACCORDÉE comme suit:

    (1) La découverte proposée aux tiers commence immédiatement;

    (2) La découverte des faits se termine le 10/8/2020;

    (3) Les divulgations d’experts simultanées sont dues le 08/10/2020;

    (4) Les rapports de réfutation simultanés des experts doivent être présentés au plus tard le 15/10/2020;

     (5) Les dépositions d’experts à compléter d’ici le 16/11/2020;

    (6) Les motions définitives sont dues au plus tard le 16/12/2020;

     (7) Les réponses aux motions décisives sont attendues au plus tard le 1/5/2021;

    (8) Les réponses aux motions définitives doivent être présentées avant le 15/01/2021;

     (9) La conférence préliminaire fixée au 14/12/2020 est annulée et reportée au 4/12/2021 à 10h00 à Portland, salle d’audience 10A, devant le juge Michael H. Simon; et

     (10) Le procès avec jury de 9 jours  fixé au 1/11/2021 est annulé et reporté au 4/26/2021 à 9h00 à Portland, salle d’audience 9A, devant le juge Michael H. Simon.

  • Vidéo – Arrêtés en folie : aux Gonaives, un des agents exécutifs intérimaires très remonté contre Jovenel Moise pour avoir « sans consentement » choisi son nom

    Vidéo – Arrêtés en folie : aux Gonaives, un des agents exécutifs intérimaires très remonté contre Jovenel Moise pour avoir « sans consentement » choisi son nom

    Ma photo a été publiée dans de mauvaises conditions à cause d’une décision maladroite, affirme Henriquez Auguste de la Société Civile des Gonaives.

    Gonaives, samedi 11 juillet 2020 ((rezonodwes.com))–« J’ai convoqué la presse pour protester contre l’affichage de ma photo d’identité parmi les 3 nouveaux agents exécutifs intérimaires de la Municipalité des Gonaives » a déclaré Henriquez Auguste, président de la Société Civile dans le Haut Artibonite.

    M. Auguste, très mécontent du choix de sa personne qui a été fait par l’apprenti-dictateur haitien, « sans son consentement », a toutefois indiqué qu’au départ de M. Neil Latortue de la Mairie des Gonaives, c’était une obligation de pourvoir à son remplacement, car la continuité de l’Etat doit être assurée. Il a ajouté pour signifier son plein rejet du poste inconstitutionnel et illégal d’ « Agent exécutif intérimaire » que c’est bien malheureux qu’un élu laisse son poste à la fin de son mandat sans pouvoir le confier « à un autre élu » issu d’élections.

    « La situation actuelle a trop duré, il faut renverser ce système » a appelé le dirigeant de la Société Civile, Henriquez Auguste tout en critiquant « nos comportements démagogiques« . « Nou gen kèk tan nap fè démagoji » a-t-il indiqué en substance.

    A rappeler que le nouveau cartel d’agents exécutifs intérimaires municipaux des Gonaives, selon des informations circulant sur les réseaux sociaux, serait un choix des majòjon de Bouclier, un allié inconditionnel du régime PHTK n’ayant encore tenu depuis octobre 2015, aucune élection crédible en Haïti et ceci à tous les niveaux.

  • COVID-19: Pour la première fois, Donald Trump porte un masque en public

    COVID-19: Pour la première fois, Donald Trump porte un masque en public

    COVID-19: Pour la première fois, le président américain Donald Trump porte un masque en public

    États-Unis.-L’apparition en public, pour la première fois, du président Donald Trump avec un masque de protection ce samedi, a suscité pas mal de réactions. Un geste exemplaire du président qui veut sensibiliser face à l’explosion de la Covid-19 aux Etats-Unis.

    Lors de sa visite aux militaires blessés à l’hôpital Walter Reed National Military Medical Center à Bethesda, Maryland, États-Unis, Donald Trump portait un masque de couleur bleu nuit et imprimé du blason doré de la présidence américaine sur le côté gauche. “Face à des soldats qui reviennent tout juste de la table d’opération, il est important de porter un masque ” pense Trump qui affirme n’avoir jamais été  contre les masques. “Cela dépend du moment et de l’endroit.”

    Le port du masque aux Etats-Unis est un sujet très controversé. Si certains États ont suivis la recommandation des centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) en faveur du masque depuis Avril, d’autres par contre, voient le refus de porter le masque comme une affirmation de la liberté individuelle face aux recommandations des autorités nationales et internationales. Et le président Trump ne s’est jusque-là jamais présenté en public avec un masque.

    65 000 nouveaux cas ont été enregistrés ce vendredi aux Etats-unis, principalement dans les États gouvernés par des Républicains et qui ont  levé trop vite les mesures de confinement et de restrictions prises au mois de mars. Les États-Unis font figure du pays le plus touché par la Covid-19. Plus de 60000 cas sont recensés quotidiennement et pas moins de 135000 décès ont été enregistrés depuis le début de la pandémie.

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  • Zombification et légitime défense

    Zombification et légitime défense

    Zombification et légitime défense: les autres pratiques insoupçonnées

    Port-Au-Prince, Haïti.– Après mon dernier article paru en 2017 sur la zombification comme élément scientifique, il me parait opportun aujourd’hui d’ajouter quelques nuances en abordant d’autres aspects du même sujet.

    Généralement, l’attention de tous se porte sur la zombification classique (voir article de l’auteure sur la zombification ou l’essor scientifique d’Haïti, le Nouvelliste, 2017) en raison des charges symboliques qu’elle charie et l’on a tendance à se fixer sur l’aspect moral et/ou juridique d’une telle pratique. A noter que la zombification fut perçue par les législateurs du XIXème siècle comme un attentat à la vie d’une personne par empoisonnement, susceptible de provoquer un état léthargique. Toutefois, dans la quotidienneté de l’haïtien, les faits et récits indiquent l’existence de deux autres types de zombification socialement et culturellement pratiqués bien que tabous. Ce sont :

    1. La zombification volontaire;
    2. La zombification domestique.

    La zombification volontaire

    La zombification volontaire consiste pour un individu de soustraire son «petit bon ange» (voir les explications fournies par le défunt Ati Max Beauvoir dans Le Nouvelliste, la secrète condamnation, 2008), délibérément à des fins de protection. En langage courant, l’on dit «nanm li pa sou li». Dans ce cas précis, l’individu peut recourir, de par son propre chef, à un spécialiste en la matière. Il ne présentera aucun signe de déficience physique ou mentale. Il vit sa vie sauf qu’on ne peut l’atteindre facilement en usant de maléfice. Ce type peut s’appliquer à tous indistinctement (individus normaux, malade, sorciers/malfektè etc). A noter que ce type de zombification n’est pas sans incidence sur l’individu lorsqu’il doit passer de la vie à trépas. Des rituels sont nécessaires pour faciliter sa traversée vers l’au-delà.

    La zombification domestique

    Contrairement à la zombification volontaire, celle dite «domestique» s’applique généralement à capter et à soustraire l’âme d’une personne, dont l’état physique s’apparente à la mort, contre ceux ayant provoqué cette illusion létale. Il revient spécifiquement aux membres de la famille de la victime de procéder à ce type de zombification qui consiste donc à protéger l’individu «défunt» ou «toudi» contre toutes les formes d’utilisation abusive qui en résulterait de la zombification classique.

    Ces nuances étant établies, il revient maintenant de se questionner sur le statut juridique d’une personne ou d’une famille qui décide de pratiquer la zombification domestique si l’on part du principe que zombifier quelqu’un constitue un acte criminel pénalement et socialement réprouvé ? A noter qu’il n’existe plus aujourd’hui aucune provision légale sur le sujet.

    Entre celui qui zombifie pour nuire et celui qui zombifie pour protéger, comment se positionner ? question plutôt embarassante.

    Les plus audacieux plaideraient volontiers pour la légitime défense.

    Zombification et légitime défense

    Comment le code pénal haïtien aborde la notion de légitime défense? Les articles 273 et 274 dudit code précisent respectivement:

    Il n’y a ni crime, ni délit lorsque l’homicide, les blessures et les coups étaient commandés par la nécessité actuelle de la légitime défense de soi-même ou d’autrui (art.273).

    Sont compris dans les cas de nécessité actuelle de défense, les deux cas suivants:

    1. Si l’homicide a été commis, si les blessures ont été faites, ou si les coups ont été portés en repoussant pendant la nuit l’escalade, l’effraction des clôtures, murs ou entrées d’une maison ou d’un appartement habité ou de leurs dépendances.
    2. Si le fait a eu lieu en se défendant contre les auteurs des vols ou de pillages exécutés avec violences. (art. 274)

    L’analyse de quelques mots clés relevés au niveau de ces articles permettra de considérer ou non une quelconque correspondance entre les faits sous-études.

    D’abord, il faut souligner ici que le principe de légitime défense, par définition, entraine une irresponsabilité pénale en cas d’agression explicitement indiqué dans l’article 274. Vient ensuite la notion de «nécessité actuelle de défense» qui sous-entend que l’action de défense ne peut être reportée mais doit se perpétrer au moment même de l’agression ou de l’infraction. Et enfin le contexte de l’infraction qui est circonscrite à une logique de vol, de pillages durant la nuit.

    Maintenant, voyons les considérations pénales qui pourraient permettre d’assimiler la zombification domestique comme étant de la légitime défense.

    1. La zombification comme telle n’est plus couverte par la législation haïtienne. De plus, il n’existe aucune base doctrinale coutumière permettant de clarifier tous ses contours. Par conséquent, la notion de légitime défense ne peut être appliquée à ce cas d’espèce.
    2. La zombification domestique survient après coup. La mort physique est constatée. Et, il s’agit d’une ultime réponse contre une attaque jugée injustifiée ou encore une mesure de simple protection contre toute tentative de captation d’âme. Le principe de «nécessité actuelle de défense» ne peut s’appliquer ici. De même, la zombification classique, assimilable à un empoisonnement, requiert une expertise et des procédés subtils d’approche. Cela prend du temps.
    3. L’on ne peut pas non plus parler d’escalades nocturnes, d’effraction de clôtures ou de murs en cas de zombification (classique et/ou domestique).

    Les parallèles établies prouvent qu’il est impossible de parler de légitime défense en cas de zombification domestique.

    Comment donc l’appréhender?

    D’emblée, je dirai que de tels cas d’espèce relevant des faits culturels et pratiques traditionnelles haïtiennes ne peuvent en aucun cas être traités à travers les prismes religieux, moraux ou juridiques occidentaux. Le Dr Jean Fils-Aimé parlerait de paradigme colonial.

    Par conséquent, il faut considérer la zombification domestique comme une réaction à une action posée antérieurement. Il s’agit là d’une mouvance de force et de rapport de force dont certains dictons, entre autres, permettent de cadrer un peu les faits. Ce sont :
    « Kou pou kou bondye ri »
    « Baton w gen nan men w se ak li ou pare kou »
    « Mgen baton nan menm pa ka kite chen vare sou mwen »

    De mon point de vue, la zombification domestique, vu sous cet angle, est un procédé de neutralisation des forces de nuisances. Ici, le mot «baton» peut se référer à la notion de forces ou de connaissances. Les acteurs utilisent la même force mais en sens inverse chacun en ce qui le concerne pour neutraliser une action initiale. Il s’agit là d’un paradigme purement vodou et dont toute interprétation ou perception extérieure peut biaiser toute tentative de compréhension du jeu. Et ce qu’il faut comprendre c’est que la zombification peut être utiliser dans un sens positif ou négatif dépendamment du lieu où se situe l’acteur. L’on ne peut même pas parler de vengeance car, il s’agit d’un individu ou une famille contre un vaste réseau.

    Aujourd’hui, la société haïtienne doit pouvoir se regarder dans son propre miroir ; se réapproprier et accepter son véritable reflet. «Pa gen wout pa bwa» pour relever les grands défis qui nous attendent. Déjà, la pandémie du COVID-19 interpelle à plusieurs niveaux : autonomie alimentaire, médecine conventionnelle versus médecine traditionnelle, besoins stratégiques d’Etat, nouveaux questionnements sur la mondialisation, redéfinition de certains comportements sociaux etc. Mais la plus importante en rapport avec le contexte actuel demeurent les recherches scientifiques puisque suivant les experts le virus COVID-19 a été fabriqué en laboratoire. Quid de nos « kout poud » et nos bòkô scientifiques ?

    Ceci étant dit, la question antérieure demeure pendante. Entre celui qui zombifie pour nuire et celui qui zombifie pour protéger, comment se positionner?

    Marie Florance JEAN PIERRE, MAP
    Anthropologue, Juriste

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  • Jada Pinkett Smith confirme sa relation avec August Alsina

    Jada Pinkett Smith confirme sa relation avec August Alsina

    Jada Pinkett Smith confirme sa relation avec August Alsina en présence de Will Smith

    Fini les rumeurs. August Alsina n’a pas inventé sa liaison avec la femme de Will Smith pour faire parler de lui. En effet, Jada Pinkett Smith est revenu sur ses déclarations et a confirmé avoir bel et bien eu une relation avec le rappeur August Alsina mais pas avec la “permission’ de will Smith, précise  l’actrice qui affirme que cette relation avec le rappeur lui a fait comprendre beaucoup de choses.

    En présence de son mari, Jada Pinkett Smith, a assumé, dans son émission “Red Talk Table”, sa relation avec le rappeur de 27 ans. Elle affirme que le “couple modèle de Hollywood” était au bord de la rupture quand, d’un commun accord, ils ont décidé d’expérimenter chacun de leur côté ce qui, peut-être, pourrait leur rendre heureux.

    “Cela remonte à quatre ans environ, quand j’ai entamé une amitié avec August et on était devenu de plus en plus proche. August  Alsina  souffrait de la maladie auto-immune, il avait  besoin d’aide et j’ai donc accepté de l’aider. À ce moment, toi et moi nous n’étions pas ensemble”, répond Jada Smith à son mari qui l’interrogeait dans le cadre de ce numéro spécial.

    Cette  relation n’a pas fait long feu explique Jada Pinkett Smith qui affirme n’avoir pas mis longtemps avant de réaliser qu’elle et Will Smith était vraiment fait l’un pour l’autre. L’artiste de 27 ans l’a mal pris et décidé de briser les liens et ils ne se sont plus reparlés depuis.

    Ils sont légion ces couples qui, au bord de la rupture, décident unanimement de faire des expériences nouvelles. Si beaucoup ne s’en sortent pas, le couple Smith en est sorti plus fort qu’avant, le couple va à merveille.

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  • 11 juillet 1825: La france a  reconnu l’indépendance d’Haïti

    11 juillet 1825: La france a reconnu l’indépendance d’Haïti

    Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir”, disait Aimé Césaire.  Voici l’éphémeride du 11 juillet  2020.

    11 juillet 1825

    La France a reconnu l’indépendance du pays contre une indemnité de 150 millions de francs dûs sur une période de 5 ans. Dessalines, après avoir battu à Vertières, le 18 novembre 1803, les forces françaises commandées par Rochambeau, proclame l’indépendance d’Haïti, le 1er janvier 1804. Mais la France attend 1825 pour accepter de reconnaître cette indépendance. Le président Boyer accepte de payer 150 millions de francs sur une période de cinq ans afin d’indemniser les colons expropriés. Le président a dû recourir à une hypothèque pour payer la première tranche de cette dette. Après avoir versé 30 millions, Haïti obtient en 1938 que le reliquat de la dette soit réduit à 60 millions et un traité de paix et d’amitié est alors signé pour régler définitivement le contentieux..

    Pensée du jour

    La valeur d’un homme tient dans sa capacité à donner et non dans sa capacité à recevoir. Albert Einstein

     

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  • Absence de service de l’OFATMA:  l’ANAMAH presse le CSPJ  d’agir

    Absence de service de l’OFATMA: l’ANAMAH presse le CSPJ d’agir

    Absence de service de l’Office d’assurance accidents du travail, maladie et maternité (OFATMA) :  l’association nationale des magistrats des Magistrats Haïtiens presse le conseil supérieur du pouvoir judiciaire d’agir

    Port-Au-Prince,Haïti.- L’incapacité de l’Office d’assurance accidents du travail, maladie et maternité (OFATMA) d’offrir des services à ses assurés a interpellé l’association nationale des magistrats des Magistrats Haïtiens qui, dans une correspondance adressée au conseil supérieur du pouvoir judiciaire, demande à ce que la compagnie d’assurance soit remplacée par une autre qui soit “plus crédible” capable d’offrir une gamme de produits plus intérressants.”

    “Voici plusieurs décades déja depuis que l’OFATMA révelle sa défaillance et son incapacité d’accomplir correctement ses obligations envers ses assurés, des Magistrats en font l’amère expérience au quotidien”, lit-on dans cette correspondance signée du magistrat ,Renord Regis, Vice-President de L’ANAMAH.

    “Il devient de plus en plus inacceptable de démeurer spectateur de cette plaisanterie de mauvais gout où l’Etat prélève à la source sur le traitement des Magistrats, des frais d’assurance santé et qu’au moment où l’assuré se présente aux comptoires d’une institution prestataires de soins, listée par l”OFATMA, on lui déclare que la police d’assurance délivrée par l’OFATMA n’est plus acceptée. Les cas sont légions!”

    En conséquence, l’Association Nationale des Magistrats Haïtiens demande au CSPJ D’agir immédiatement par l’entremise d’institutions idoines afin de trouver au plus vite, une compagnie d’assurance plus crédible capable d’offrir une gamme de produits plus intérressants.  Il y va de la vie de plus d’un millier d’hommes et de femmes qui travaillent dans les conditions que nous connaissons, précise l’association.

     

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  • Le taux de référence de la BRH pour ce samedi 11 juillet 2020

    Le taux de référence de la BRH pour ce samedi 11 juillet 2020

    Le taux de référence de la BRH pour ce samedi 11 juillet 2020 est de 115,73 gourdes pour un dollar.


    Port-Au-Prince, Haïti.- Ce taux de référence, précise la Banque de la République d’Haïti(BRH), est calculé en fonction des transactions et opérations d’achat de dollars effectuées la veille sur le marché des changes.

    Ce taux de référence est toujours disponible sur le site de la BRH, et sur le compte Twitter@BRHhaiti.

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  • Jacques Roche, un rocher trop tôt déraciné

    Jacques Roche, un rocher trop tôt déraciné

    Les ravisseurs de Jacques Roche ont enlevé à Haïti ce journaliste, poète et diseur, qui a fait de la misère, de la pauvreté, de l’injustice son cheval de bataille. Le travailleur de la presse était connu pour ses trois volumes de “Vent de liberté”, ses séries d’articles au journal Le Matin et ses commentaires à l’émission succès “Sportissibo” diffusée sur les ondes de Radio Ibo.

    Jacques Roche est né à Port-au-Prince, le 21 juillet 1961, après ses études primaires à l’école Jean-Marie Guilloux et son cycle secondaire à Saint Louis de Gonzague, il a étudié la gestion à l’Institut national de gestion et des hautes études internationales (INAGHEI) et l’histoire de l’Art à l’École de ànationale des arts (ENARTS). Il a été Célibataire jusqu’à son exécution sommaire. La poésie et la culture occupaient une place prépondérante dans sa vie.

    Les bras cassés, les corps criblés de balles, l’image du cadavre de Jacques Roche est resté gravé dans la mémoire de ses fans. Depuis, des voix se sont élevées pour réclamer justice en faveur du journaliste.

    Alby Joseph et Chéry Beaubrun, jugés le 30 août 2007, ont été condamnés à perpétuité. Alby Joseph, âgé de 22 ans, a été reconnu coupable de l’assassinat du journaliste. Chéry Beaubrun, quant à lui, a été accusé d’avoir reçu de l’argent pour surveiller Jacques Roche pendant sa séquestration.

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