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  • Le temps Présidentiel en Haïti

    Le temps Présidentiel en Haïti

    En Haïti, depuis quelques semaines, le débat sur le début et la fin du mandat du président Jovenel Moise fait rage dans l’opinion publique. Invité par ses étudiants en sciences juridiques à se prononcer sur le sujet, le juriste chevronné Me Sonet Saint-Louis apporte ici un éclairage sur ce sujet houleux, à la lumière de la Constitution de 1987 amendée.

    L’article 134-2 qui provoque le débat sur le début et la fin du mandat présidentiel en Haïti se lit comme suit : « L’élection présidentielle a lieu le dernier dimanche d’octobre de la cinquième année du mandat présidentiel ». Ce qui signifie que le Président élu entre en fonction le 7 février suivant la date de son élection. Au cas où le scrutin ne peut avoir lieu avant le 7 février, le Président élu prend fonction immédiatement après la validation du scrutin et son mandat est censé avoir commencé le 7 février de l’année de l’élection.

    Tout le monde se concentre sur l’article 134-2 mais l’article 284-2 de la Constitution qui ne traite que la procédure d’amendement de la Constitution donne une réponse définitive et sans équivoque sur la fin du mandat présidentiel. Une observation fondamentale de cette disposition nous permet de voir que la mise en œuvre de l’amendement associe le temps législatif et le temps présidentiel. La législature dure quatre ans et le mandat du président est de cinq ans. La Constitution ne tient pas compte des impondérables qui fragilisent la durée du temps présidentiel ou législatif. Le mandat du président prend fin une année après la fin d’une législature et dans cette année qui a vu débuter une autre. Ce qui fait que la procédure d’amendement s’étend sur deux législatures, mais chevauche deux mandats présidentiels successifs. (Dr Mirlande H. Manigat, Les amendements dans l’histoire constitutionnelle d’Haïti).

    N’oublions pas que la durée du mandat des députés forme une législature. On ne peut pas parler de législature pour identifier les sénateurs vu que le Sénat siège en permanence (art 95-1) et se renouvelle par tiers tous les deux ans (art 93-3). Il est constitutionnellement impropre de dire « un sénateur de telle législature ». La permanence du Sénat s’explique par la législature qui s’étend sur une durée de quatre ans. (art 92-2). Le Sénat fonctionne en permanence tandis que le temps d’activités de la Chambre des députés est divisée en sessions ordinaires et extraordinaires (art 92-2).

    Les dessous de l’article 134-2.

    Il faut comprendre que l’article 134-2 a subi une transformation suite à l’amendement de la Constitution en 2011. Dans la mesure où tout amendement crée de nouveaux principes, cet article altéré ne peut pas avoir la même interprétation en raison de son amendement (Dr. Josué Pierre- Louis). Cette disposition constitutionnelle incorporée à partir de l’amendement comporte-t-elle des ambiguïtés qui brouillent son interprétation ? Quelle est sa raison d’être? Quel problème politique était-il venu résoudre ?

    En effet, la rédaction de l’article 134-2 traitant le début du mandat du Président, n’est pas trop claire. Par exemple, n’étant pas une date précise et définie, le vocable « immédiatement » inséré dans le deuxième paragraphe de cet article, trouvait son contenu dans le pouvoir discrétionnaire de celui qui a l’initiative de décider (Dr Guerilus Fanfan). En effet, la rédaction d’une loi obéit non pas à l’élégance du style poli mais aux exigences de clarté et de précision. En ce sens, on serait en droit d’attendre un peu d’exigence en ce qui concerne notre texte amendé qui est avant tout un texte juridique dont la nature, la grammaire, la syntaxe, le langage obéissent à des prescriptions particulières. Toute ambiguïté de la loi relève du manquement du législateur. En Haïti, nos législateurs n’ont pas toujours été à la hauteur de leur responsabilité.

    Cela dit, dans la mesure où l’amendement est créateur de nouveaux principes, l’article 134-2 altéré par l’amendement, ne peut avoir la la même interprétation, a expliqué le Dr Josué Pierre-Louis. En effet, on ne crée pas la loi dans un vide factuel (Prof. Danielle Pinard, Université de Montréal). La loi vient toujours pour résoudre un problème. Cet article 134-2 était adopté pour résoudre le problème du temps présidentiel dû aux péripéties politiques de toutes sortes créées par la désinvolture de nos gouvernants. Cet article ne peut pas être compris sans une réflexion froide et calme sur les raisons pour lesquelles il a été pris. Un retour en arrière est nécessaire pour comprendre l’intention du législateur exprimée dans les travaux législatifs. Il nous faut interroger le passé puisque la réalité du droit est multiple. Donc, l’explication du droit est extérieure au droit. L’histoire du droit, tout comme celle de la constitution, est une création de notre temps. L’histoire est importante pour appréhender l’objet droit. La méconnaissance de l’histoire est un obstacle à la connaissance du droit et à la connaissance tout court.

    À la fin du mandat du Président Michel Martelly, le 7 février 2016, l’Assemblée nationale ne s’était pas réunie de plein droit pour élire un président de la République. Il n’y avait pas de vacance présidentielle à la date du 7 février 2016. On avait une situation de fin de mandat du Président Michel Martelly. Le Sénateur Jocelerme Privert était arrivé au pouvoir à la suite d’un coup d’État parlementaire organisé par lui-même parce que la conjoncture politique à l’époque lui était favorable en qualité de Président du Sénat de la République. Suivant la démarche politique convenue à l’époque, une cohabitation politique entre l’ancienne opposition à Martelly et le PHTK avait permis à cet Exécutif d’exception ayant à sa tête Jocelerme Privert de passer une année au pouvoir, en violation de l’Accord politique du 5 février 2016 intervenu entre Martelly en fin de mandat et le Parlement haïtien. Le délai de cent vingt (120) jours qui lui était accordé, fut écoulé sans que les élections aient eu lieu. Son mauvais usage du temps empêchait au vainqueur des élections d’octobre 2016 de prendre fonction dans l’année des élections. Cette cohabitation en dehors de la souveraineté nationale, donc de la constitution (articles 58, 59 et 149 de la constitution) retardait la prise de position du vainqueur des présidentielles jusqu’au 7 février 2017. Car selon la lettre et l’esprit de la Constitution, le président Jovenel Moise aurait dû prendre fonction immédiatement après la proclamation de ces élections conformément à l’article 134-2, compte tenu du retard accumulé dans le calendrier présidentiel. C’est le problème de calendrier présidentiel que l’article 134-2 était venu essentiellement résoudre. Le temps de Jocelerme Privert fut un contre-temps, un temps illicite, non prévu par la Charte fondamentale. La prestation de serment du président élu Jovenel Moïse immédiatement après la validation du scrutin relevait en novembre 2016 de la souveraine appréciation du Président de l’époque, Jocelerme Privert. Ce dernier a mis à son profit la date hautement symbolique et constitutionnelle du 7 février 2017 pour passer le pouvoir au grand gagnant du processus électoral de 2016, a expliqué Me Guerilus. La Constitution ne saurait se conformer aux manœuvres illicites et déloyales de nos dirigeants.

    Des faux pas dans l’application du temps constitutionnel

    Il convient de rappeler cette année, plus précisément, le deuxième lundi de janvier 2020, il y a eu un deuxième groupe de sénateurs dont le mandat avait pris fin. Dix-huit (18) sénateurs ne peuvent pas voir leur mandat terminer en même temps. C’est impensable et inacceptable au point de vue constitutionnel. Car les constituants de 1987 avaient établi un mécanisme pour concilier deux principes de la Constitution : la durée du mandat des sénateurs qui est de six ans (art. 95) et le renouvellement du Sénat par tiers tous les deux ans (art. 95-3) (Mirlande Manigat, Traité de droit constitutionnel). Il est constitutionnellement incorrect de renouveler le Sénat par deux tiers. Sur quelle base juridiquement acceptable, et surtout conforme à la Constitution, qu’on avait décidé de renouveler le mandat de ces sénateurs ? Le décret électoral de 2015 hérité de la Loi électorale de 2013 n’a pas fait avancer le droit électoral haïtien. L’article 50-3 du décret électoral a été mal élaboré. On ne peut pas organiser une élection pour réaliser en même temps un renouvellement et une vacance. Comment départager et identifier le vote de l’électeur entre un renouvellement et une vacance dans une même élection ? Cet article est confus et ambigu. L’élite haïtienne ne réfléchit pas sur les choses complexes dans un monde de plus en plus complexe. Elle s’investit plutôt dans la facilité que dans la création. Et c’est la raison pour laquelle Haïti est dominée, méprisée et gangrenée par la magouille et la violence des groupes privés.

    En ce qui concerne le renouvellement du Sénat, nous nous sommes inspirés de la formule du mi-mandat aux États-Unis, en ignorant la conception politique et philosophique à la base de cette logique. Aux États-Unis, la prérogative de faire combler une vacance au Sénat, revient au gouverneur de l’État qui avait élu ce sénateur. Suivant cette procédure, le gouverneur choisit un citoyen qui comble la vacance pour le reste du temps à parcourir. C’est une sorte d’élection au second degré, puisque le gouverneur est élu par le peuple. Si on ne comprend pas l’esprit américain, il sera difficile de le copier et accéder à son rêve. D’où la difficulté de ce calque juridique. La Constitution américaine est un objet légitime de fierté pour les citoyens américains, et il n’est pas superflu de rappeler qu’il s’agit de l’une des plus grandes œuvres que l’esprit humain ait jamais réalisée. Imiter est un exercice de l’Esprit. Depuis quelque temps l’esprit haïtien est en retard et frappé de caducité. Sans une renaissance politique et intellectuelle Haïti n’ira nulle part. Le consensus national sur la médiocrité, érigé en forteresse presque imprenable, est la seule œuvre que nous ayons réalisée au cours de ces décennies. Dans ces conditions, nous risquons de passer toujours à coté de la vérité que nous devons tous rechercher ensemble.

    Le mandat présidentiel est de cinq ans.

    Selon l’article 90-1, l’élection du Député a lieu le dernier lundi d’octobre de la quatrième de son mandat. L’année suivante commence la cinquième année du mandat présidentiel, au cours de laquelle l’élection présidentielle devra être organisée (art 134-2).

    Le mandat du Président Jovenel a débuté le 7 février 2016 et prendra le 7 février 2021 conformément à l’article 284-2. Cet article fait coïncider deux faits : le temps présidentiel et le temps législatif. Autrement dit, la fin du mandat du Président Jovenel Moise en 2021
    se justifie par le fait que le calendrier des étapes de la procédure d’amendement constitutionnel prévu par la Constitution, fait coïncider la durée d’une législature de quatre (4) ans d’un mandat présidentiel de cinq (5) ans, ce qui amènerait douze (12) mois de délai de la fin de la législature et celle du mandat présidentiel. Ces deux faits (le temps présidentiel et le temps législatif) qui accompagnent l’amendement constitutionnel sont liés.

    Cette question va au delà d’une question arithmétique, à savoir : 16 + 5 = 21 ou 17 + 5 = 22. Le débat est beaucoup plus sérieux. Ceci nécessite une analyse en profondeur. Cette concomitance n’est pas toutefois absolue, précise la professeure de Droit constitutionnel, Mirlande Manigat, en raison du fait que les élections présidentielles ne sont pas toujours organisées aux dates prévues par la Constitution. C’est exactement ce qui est arrivé en octobre 2016, date à laquelle Jovenel Moise a été proclamé vainqueur des présidentielles. Il aurait dû être installé à la date prévue mais la désinvolture et la cupidité – cette maladie dont est frappée la majorité de nos dirigeants – de Jocelerme Privert avaient retardé sa prise fonction jusqu’au 7 février 2017.

    En clair, l’article 284-2 réconcilie, comme indiqué plus haut, le temps présidentiel et le temps législatif. L’année de la fin d’une législature commence la cinquième année du mandat présidentiel. Ce délai ne dépasse pas douze mois. La 50e législature avait pris fin le deuxième lundi de janvier 2020, à partir de cette date, il ne reste que douze mois à passer au pouvoir. On n’interprète pas une constitution par segment. Une constitution est un tout cohérent. Dans ce débat, tout le monde a son mot à dire et c’est la démocratie. Quand il s’agit de constitution – le droit du souverain -, tout le monde se sent autorisé pour en parler mais tout le monde n’est pas compétent pour en débattre.

    Une faute partagée.

    Le président Jocelerme Privert aurait dû se souscrire au calendrier électoral. Car, il était appelé à gérer le temps, le concept infini (Heidegger), illimité, et indéterminé, ce don de Dieu (Thomas Mann) parce qu’il avait la maîtrise des actions et l’initiative politiques; ce qui est déterminant dans l’exercice de tout pouvoir. La responsabilité est globalement partagée entre le Conseil électoral provisoire, l’Exécutif et le Législatif. Il manquait à ces hommes qui assumaient le pouvoir dans les deux branches exécutive et

    législative, le sens de l’État, la lucidité, le patriotisme, la compétence la haute responsabilité de l’État.

    L’actuel Chef de l’État est victime d’une iniquité politique, comme ce fut le cas en deux occasions pour le Président Jean-Bertrand Aristide : en 1994 après avoir été renversé brutalement et inconstitutionnellement par l’armée et en 2004 à la suite d’un coup d’État international (Leslie Manigat). Il convient de rappeler qu’en 1994, à son retour, après trois ans d’exil forcé, le Président Aristide n’a pas repris l’exercice de son pouvoir là où il a été brutalement interrompu mais il n’a fait que terminer le reste de son mandat de cinq ans. Donc, il avait achevé un mandat dont une partie a été exercée par des régimes illégaux. En 2004, c’est le même cas de figure. Le président Alexandre Boniface avait achevé le mandat constitutionnel d’Aristide obtenu par suffrage universel. Dans les deux cas, l’affaire est illicite mais compréhensible sur le plan constitutionnel parce que la loi-mère nous met dans un corset chronologique dont il est difficile de sortir.

    Il y a six mois de cela, le Président de la République était d’avis que le temps constitutionnel implique que neuf (9) sénateurs avaient perdu deux années de leur mandat. Le renvoi de ces derniers en janvier 2020 ne milite pas en faveur de la thèse du Président. C’est le même cas de figure : on ne peut pas avoir deux interprétations de la Constitution pour un même cas d’espèce. Qu’est-ce qui explique ce revirement de jurisprudence en moins de six mois ? Voudrait-il dire alors que l’acte posé en janvier dernier a été un acte de brigandage politique ? Le départ du Président le 7 février 2021, tout comme la fin du mandat d’un deuxième tiers du Sénat en janvier dernier, se rapportent au même fondement constitutionnel : le respect du temps constitutionnel. Pour modifier ce corset chronologique, il faut changer de constitution. En effet, si on organise les élections maintenant sous l’égide de cette constitution pour renouveler la Chambre des députés, les nouveaux députés élus perdront six mois de leur mandat. En Haïti, le renouvellement de la Chambre des députés se fait intégralement tous les quatre ans (art 92.3), le Sénat est permanent (95.1) mais se renouvelle par tiers tous les deux ans (95.2), celui du président tous les cinq ans (134.2). Notre problème n’est pas la Constitution mais notre rapport difficile à la loi et notre mauvaise planification du temps. Ces dérives sont dues à la mauvaise foi et aux magouilles de nos dirigeants, mais aussi au fait que les dispositions ont manqué de rigueur, ouvrant la voie à des interprétations divergentes.

    Notre rapport à la loi est catastrophique et notre logique est celle de la violence. Du coté du Président, résoudre sa propre situation personnelle de cette manière nous placerait dans une logique de rapport de force, une sorte de raison d’État qui serait aussi préjudiciable à l’État de droit. Pourquoi le Président Jovenel Moise prétend-t-il avoir plus de droits que les sénateurs dont il a constaté la fin de mandat le lundi 13 janvier 2020 ?, se demande mon camarade de promotion depuis le cycle primaire jusqu’aux études de doctorat en droit à l’Université du Québec à Montréal ?

    Le principe de l’ unicité de la règle de droit veut qu’elle soit en effet la même pour tous. Il est de même que le principe de l’ égalité des haïtiens consacré par l’ article 18 de la Constitution implique finalement que l’ autorité soit elle-même soumise au respect de la loi, au même titre que le simple citoyen, ce qui met fin à l’ absolutisme et aux privilèges des groupes dominants.

    Trouvons une solution nationale et négociée !

    En conclusion, deux choses sont maintenant à prévoir : le Président Moise partira ou ne partira pas le 7 février 2021. Ça dépendra de la réalité des forces en présence et de l’évolution de la situation sur le plan interne. Ceci est aussi – malheureusement – tributaire de la direction où se tourneront les yeux de la communauté internationale. Cette communauté internationale peut-elle rentrer dans un jeu, dans une aventure sans lendemain ? Ni une organisation internationale, ni une puissance étrangère ne peut argumenter ou interpréter une disposition constitutionnelle dans un pays souverain. C’est l’indécence de leur part et de l’aliénation de notre coté de l’accepter passivement. Nous devons défendre l’intérêt national, l’étranger profite toujours de notre incapacité pour nous rappeler notre déshonneur à jamais. Même si la position de l’OEA conforte celle du Palais national, le Président de la République aurait dû rappeler au Secrétaire général de cette organisation qu’il ne peut pas parler à notre place, car il s’agit quand même d’un problème constitutionnel posé dans un pays souverain. La prochaine fois, interviendra-t-il pour modifier la Constitution ?

    Il est à rappeler que sont intelligents uniquement les dirigeants qui ont pris conscience de l’Esprit de leur peuple et qui se conforment à lui. Ce sont alors les grands hommes de ce peuple qui le conduisent, selon l’Esprit général, disait Hegel.

    La Constitution accorde au Chef de l’État le droit de dire le dernier mot (art. 136 de la Constitution). Le Président Jovenel Moise doit faire prévaloir sa position pour organiser sa sortie du pouvoir de manière honorable, pacifique et consensuelle, au temps fixé par la Constitution, soit le 7 février 2021.

    En dépit des péripéties politiques ou des complots contre la démocratie, cette date marquera la fin d’un événement, d’une aventure qui avait commencé le 7 février 2016. Le temps est « infini et continu », selon la logique kantienne. Toute la durée déterminée du temps n’est possible par les limitations d’un temps unique à chaque événement. Le calendrier présidentiel indique que tous les cinq ans, on doit avoir un Président en Haïti, peu importe la date de prise de fonction de celui-ci. C’est pour répondre à cette réalité, aux péripéties politiques générées par notre inaction ou par notre choix calculé que l’article 134-2 amendé a été conçu.

    Dans la démocratie, il y a aussi la théorie du complot et de l’arbitraire. Ce à quoi le Président Jovenel Moise, fraîchement élu, était brutalement victime, en raison de son manque de maîtrise des affaires de l’État. La politique en Haïti, c’est l’art de réaliser des coups fourrés. Être politicien chez nous, c’est être capable de magouiller et de réaliser des coups bas à vos adversaires ou rivaux en politique. Ces magouilleurs professionnels, ces mangeurs de lois et de constitutions ont trop dominé notre quotidien. Le temps est venu de faire, concevoir et dire la politique autrement (prof. Leslie F. Manigat)

    À qui revient donc la faute ? À l’équipe du Président Jovenel Moise qui s’est révélée totalement inapte en ce qui concerne la planification du temps. Rappelons pour l’histoire qu’en 2008, selon une entente politique intervenue entre le Président René Préval – ce grand madré de la politique traditionnelle – et le parlement de l’époque, une loi électorale a été votée par le Parlement, le 9 juillet 2008. En mai 2010, le parlement a adopté une loi portant amendement de cette loi électorale dans laquelle il était très clairement permis au Président Préval de proroger son mandat jusqu’au 14 mai 2011. Le Président Jovenel Moise, face à l’échéance du 7 février 2021, est dos au mur à cause du manque de maîtrise de son entourage immédiat des questions juridiques, constitutionnelles et politiques.

    La faute revient aussi à Jocelerme Privert parce qu’il avait l’initiative des actions politiques : il était le maître du temps à l’époque. On ne peut trouver à Jovenel Moise une circonstance atténuante qu’à travers un accord politique global sur des questions d’intérêt national afin de déterminer de manière consensuelle la chronologie des actions à venir. Compte tenu des expériences du passé, notamment des initiatives non abouties, le consensus qui n’est pas impossible, sera extrêmement difficile à trouver. En cas de refus national des forces politiques, sociales et morales du pays de se rallier à une démarche consensuelle de dernière chance, l’actuel détenteur du Pouvoir exécutif doit remettre le pouvoir le 7 février 2021, conformément au temps présidentiel établi par la Constitution. Le Président de la République doit assurer le salut de l’État et non se soucier d’une péripétie électorale et politique devenue coutumière dans notre histoire politique à cause de notre mauvais usage du temps. Dans le vide de l’action patriotique, ma génération, – donc la jeunesse – ramassera le drapeau.

    Sonet Saint-Louis av
    Professeur de droit constitutionnel, faculté de droit de l’Université d’État d’Haïti (UEH)
    Professeur de droit des affaires (UNIFA)
    Doctorant en droit, Université du Québec à Montréal.

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  • Covid-19 : Haïti, 262 nouveaux cas et un mort, le bilan s’élève à 3 334 cas positifs

    Covid-19 : Haïti, 262 nouveaux cas et un mort, le bilan s’élève à 3 334 cas positifs

    Le bilan officiel de la pandémie du Coronavirus (Covid-19) en Haïti s’élève à 3 334 cas testés positifs et 51 morts.

    Le ministère de la santé publique et de la population (MSPP) a informé dimanche 7 juin que le pays compte 3 334 cas testés positifs au covid-19. “Le ministère de la santé publique informe la population autour de 262 nouveaux cas de contamination en date du 6 juin dans le pays. Ce qui fait un total de 3 334 personnes testées positives au Covid-19 et 51 décès”, peut-on lire dans le communiqué numéro 68 du MSPP.

    Parmi les communes les plus touchées ont trouve Delmas (674) Port-au-Prince (673), Petion-Ville (462),Tabarre (296), Carrefour (223), Croix-des-Bouquets (183), St marc (82), Mirebalais (57), Cap-Haïtien (57), Jacmel (57), Port-de-Paix (44)…

    La majorité des cas se trouve dans le département de l’Ouest, 2 669 cas et 29 morts. Artibonite, 168 cas et 10 morts. Centre, 102 cas et zéro mort. Nord, 81 cas et 4 morts. Sud-Est 75 cas et 3 morts. Nord-Ouest, 58 cas et deux morts. Sud, 56 cas et zéro mort. s Grand’Anse 48 cas et zéro mort. Nord-est, 44 cas et 3 morts. Nippes, 33 cas et un mort.

    Le ministère de la santé publique rappelle, par ailleurs, à la population la nécessité de respecter les gestes barrières pour se prémunir contre la propagation du covid-19.

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    – Haïti – Coronavirus – Covid-19 – MSPP

  • Gestion des déchets solides-Limonade: une aire de 40 hectares déclarée d’utilité publique

    Gestion des déchets solides-Limonade: une aire de 40 hectares déclarée d’utilité publique

    Cette portion de terre située sur l’habitation de Mouchinette (3e section communale de Roucou) doit servir à la construction d’un centre de gestion des déchets solides.

    Ce projet bébéficie du financement de la Banque Interaméricaine de Développement (BID).

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  • Budget 2019-2020: Le parlement caduc dispose d’un montant de 6 milliards de gourdes

    Budget 2019-2020: Le parlement caduc dispose d’un montant de 6 milliards de gourdes

    Une enveloppe de 3,1 milliards de gourdes est prévue pour la chambre des députés pratiquement inexistante contre 2,9 milliards de gourdes pour le Sénat de la République qui ne réunit actuellement que 10 sénateurs. Il ne reste que 4 mois pour que cet argent soit dépensé avant la fin de l’année fiscale, soit le 30 septembre.

    Pour les dépenses du personnel, le Sénat dispose de 1 milliards 262 millions 908 428 gourdes contre 215 millions 509 mille 669 pour les dépenses des biens et services. Les dépenses d’immobilisation sont évaluées à 76 millions 921 974, les dépenses de transfert à 84 millions 750 mille et un montant de 30 millions 337 mille 519 gourdes est octroyé à la rubrique autres dépenses publiques.

    Alors que la chambre des députés est pratiquement dysfonctionnelle, elle dispose pour les dépenses du personnel, dans le budget, d’une somme de 2 milliards 553 millions 34 mille 76 gourdes pour les dépenses personnelles, 471 millions 478 mille 83 pour les dépenses de biens et services. 11 millions 534 mille 889 sont réservés pour les dépenses d’immobilisation, 79 millions 654 mille gourdes pour les dépenses de transfert et 2 millions 875 mille gourdes pour les autres dépenses.

    Dans le document qui présente l’objectif et les grandes lignes du Budget 2019-2020, il est noté que cet instrument politique s’articule autour du programme de société du Président Jovenel Moïse, et s’exécutera par une utilisation efficace des moyens de l’État donnant forme aux aspirations fondamentales des populations, tout en renforçant l’élan de l’économie vers une croissance robuste, soutenue et inclusive, respectueuse des engagements internationaux pris par le Gouvernement, notamment avec le Fonds Monétaire International (FMI) dans le cadre du Programme de référence.

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  • Incendie aux Centres GHESKIO: l’Office de la Protection du Citoyen condamne

    Incendie aux Centres GHESKIO: l’Office de la Protection du Citoyen condamne

    Alors que le pays fait face à une crise sanitaire, d’envergure mondiale, liée à l’apparition d’un nouveau Coronavirus, l’un des centres, aménagés en la circonstance pour recevoir des patients atteints par la maladie, a été la proie des flammes.

    Incendie criminel ? La question reste pendante. Pour l’instant, aucune explication ou information concernant le déclenchement de cet incendie n’a encore été communiquée. Par ailleurs, de nombreux dégâts ont été enregistrés. Ces derniers sont surtout en rapport avec les installations d’énergie électrique qui ont été dévastées.

    Dans la note signée par le Protecteur du Citoyen, Renan Hedouville, l’OPC a fait appel à la compréhension des citoyens envers les personnes souffrant des symptômes liés à la Covid-19. Des suspicions laisseraient-elles croire que cet acte aurait été commis par des habitants ?

    En tout cas, l’Office de la Protection du Citoyen a invité les autorités à renforcer le système de sécurité des hôpitaux et des centres en rapport avec la Covid-19.

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  • PetroCaribe : Précisions sur le contrat de dragage du fond de mer de la baie de Port-au-Prince

    PetroCaribe : Précisions sur le contrat de dragage du fond de mer de la baie de Port-au-Prince

    D’abord, l’audit du projet n’est pas complet en prenant seulement en compte les décaissements PetroCaribe.Car certains projets peuvent avoir plusieurs sources de financement. Ce qui conduit vers l’erreur tant la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) que les agitateurs politiques qui cherchent la moindre occasion pour atteindre leurs adversaires. Au fait, pourquoi l’audit a-t-il été porté seulement sur les factures de la firme d’exécution et non sur les montants décaissés par le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) à partir du Trésor Public ?

    Alors qu’ils veulent faire croire qu’un écart de 9,631,907.05 USD a été constaté entre le montant total des factures qui s’élèverait à 26,962,031.24 USD et le montant des paiements estimé à 17,330,124.19 USD, cependant, selon nos recherches effectuées sur ce dossier, nous avons constaté que le 7 octobre 2014, un montant de 697,989,375.89 Gourdes a été payé à la firme d’exécution à partir des fonds du Trésor Public. De plus, ce montant couvre aussi les arrierés de paiement sur les factures impayées. Or, aucune de ces précisions ne font partie des resultats de l’audit de la Cour et on se demande pourquoi.

    Si nous autres, nous avons pu fouiller et trouver ces informations afin d’apporter la lumière sur cette affaire, alors on se demande est-ce volontairement que les Commissaires de la CSCCA ont omis ces informations, poussant ainsi certains acteurs de la presse à reproduire les mêmes erreurs ou est-ce par paresse intellectuelle ? Ou encore est-ce dans l’objectif de bien asseoir ces accusations sans fondement qu’alimentent ces erreurs ?

    Sinon, ni la Cour ni l’auteur de l’article ayant relayé ces errements n’auraient pas raté les paiements effectués à partir des fonds du Trésor Public.

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  • Haïti 24 définitivement la référence, l’agence la plus visitée !

    Haïti 24 définitivement la référence, l’agence la plus visitée !

    En effet, SimilarWeb vient de placer Haïti 24, l’agence dont Guillaume Anderson (GuillaumeTV) est le Directeur général, en tête de la liste des sites Internet haïtiens les plus populaires.

    https://www.similarweb.com/fr/top-websites/haiti

    Dans ce classement effectué par la prestigieuse institution, Haïti 24 qui s’apprête à souffler sa troisième bougie cette année, devance le vieux routier, le plus vieux quotidien haïtien, Le Nouvelliste Haïti, qui occupe la deuxième place.

    Définitivement, Haïti 24 est devenue le site de référence de tous ceux qui sont en quête d’informations fiables, vérifiées. Toujours sur la balle, sans se lancer dans la chasse au scoop de manière effrénée, H24 offre toujours à ses milliers de lecteurs des informations de première main.

    Loin de nous porter à nous reposer sur nos lauriers, la prestigieuse première place dont nous sommes détenteur n’est qu’une goutte dans l’océan de nos ambitions.

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  • Flashback – Petro Caribe : »le budget de la construction du pont de Rivyè Ba à St-Louis du Nord est passé de $ 1.75 million sous Martelly à $7.1 millions sous Moise-Lafontant après 60 mois

    Flashback – Petro Caribe : »le budget de la construction du pont de Rivyè Ba à St-Louis du Nord est passé de $ 1.75 million sous Martelly à $7.1 millions sous Moise-Lafontant après 60 mois

    lien original du texte du 12 juin 2019. Cinq ans pour construire ce petit pont valant le pesant d’or à l’Etat haitien…

    Dimanche 7 juin 2020 ((rezonodwes.com)–Flashback–

    Petro Caribe – $ 7 millions pour jeter un pont sur la rivière des Bas à Saint- Louis-du Nord : derniers décaissements $2,326,887.62 le 24 août 2017 et $ 1,372,244.72 le 26 janv. 2018


    La Cour des Comptes a constaté des retards importants dans l’exécution des travaux. Plus de 60 mois se sont écoulés entre la date de signature du contrat du 28 décembre 2012 et les dates des 3 dernières factures (sans Résolution) remontent au 29 janvier 2016 (Martelly-Evans Paul), 24 août 2017 et au 26 janvier 2018 sous l’administration de Jovenel Moise et de Jack Guy Lafontant.

    A travers 2 Résolutions prises en conseil des ministres les 21 décembre 2012 et 11 décembre 2013, selon la Cour des Comptes, le budget prévu pour financer le projet de construction pont (60 ml) sur la Rivière des Barres [ou Rivyè Ba] reliant Saint Louis du Nord à Anse-à-Foleur, devait totaliser $ 1,754,690.70 et les ordres de décaissement étaient passés les 25 février et 15 mai 2013.

    Aucune résolution additionnelle n’a été prise pour financer le projet totalisant aujourd’hui $ US 7,018,762.80. Pourrions-nous être à la fois un « rouge frauduleux » et un «blanc comme neige» ? Seule une décision de justice peut conférer à une personne l’un ou l’autre titre

    Mercredi 12 juin 2019 ((rezonodwes.com))–Le rapport officiel de la Cour des Comptes sur la dilapidation des $4 milliards de Petro Caribe, a révélé qu’ « en dépit du fait qu’un avenant ait été signé le 2 juin 2015 entre le
    groupement Matière SAS et GMA Construction et le MTPTC pour prolonger le délai d’exécution des travaux de 14 mois, des retards de plus de 18 mois sont constatés dans l’achèvement des travaux
    « .

    Un audit visuel de la mise en œuvre de ce projet a été réalisé par la Cour des Comptes (voir photos en-dessous).

    Selon la plus grande institution légale de contrôle financier du pays, les résolutions prises en conseil des ministres prévoyaient la construction d’un pont de 60 ml. Le devis estimatif fourni par le groupement Matière SAS et GMA Construction fait état, constate la CSC/CA, d’un pont de 154.80 ml (plus de 2 fois plus long). Ce qui pourrait expliquer l’augmentation du coût prévu pour la construction du pont.

    La Cour a constaté l’existence d’un grand écart de cinq millions deux cent soixante quatre mille soixante douze et 10/100 dollars américains ($ US 5,264,072.10) entre le montant total de la résolution du 21 décembre
    2012 soit un million sept cent cinquante quatre mille six cent quatre vingt dix et 70/100 dollars américains ($ US 1,754,690.70) et celui du contrat d’un montant de sept millions dix huit mille sept cent soixante deux et 80/100 dollars américains ($ US 7,018,762.80).

    Aucune résolution additionnelle n’a été prise pour financer le projet, pourtant la dernière facture enregistrée porte la date du 26 janvier 2018. La Cour n’a pas pu retracer les paiements effectués pour les cinq dernières factures dans la documentation à sa disposition, mais l’analyse des décomptes physiques permet de constater une augmentation progressive de la masse des travaux.

  • Haïti – le bilan de la pandémie covid-19 grimpe avec 262 nouveaux cas reportés en 24 heures

    Haïti – le bilan de la pandémie covid-19 grimpe avec 262 nouveaux cas reportés en 24 heures

    Avec 262 autres positifs, les personnes infectées par Covid-19 en Haïti atteignent dimanche 3 324 cas entre les tests sérologiques et moléculaires, cette fois sans nouveaux patients rétablis, selon le ministère de la santé.

    Dimanche 7 juin 2020 ((rezonodwes.com))–Le ministère de la Santé a annoncé dimanche soir qu’un nouveau cas de décès dû à la covid-19 a été enregistré dans le pays portant ainsi à 51 (officiellement) le nombre de personnes mortes de la pandémie.

    La semaine a débuté avec un chiffre record de 262 cas diagnostiqués pour la seule journée du samedi 7 juin. Selon le nouveau décompte établi par le MSPP, au total 3 324 personnes ont été testées positives au coronavirus jusqu’à date. Le communiqué #68 n’a relaté aucun cas de nouveaux patients guéris de la maladie en Haïti, ce chiffre est toujours stabilisé à 24.

    Avec 3 259 cas actifs, il ne fait vraiment pas honneur au gouvernement accusé de mauvaise gestion de la crise qui a, actuellement à son compte 97,75% des personnes infectées qui sont toujours malades.

  • Commissariat des Gonaives : « Indigné », un Inspecteur de police se suicide

    Commissariat des Gonaives : « Indigné », un Inspecteur de police se suicide

    Le régime de l’apprenti-dictateur Jovenel Moise, secondé par l’Inspection Générale de la PNH, part à la chasse aux membres adhérents du Groupe Fantôme 509. Un Inspecteur de police muté dans un autre commissariat sous prétexte qu’il serait un membre de ce groupe de policiers qualifié de « terroristes » par le ministre de facto de la Justice, l’ex-militant GNBiste Lucmane Délile.

    Cité de l’Indépendance, dimanche 7 juin 2020 ((rezonodwes.com))–En début d’après-midi du dimanche, l’Inspecteur de Police Principal, Jean Baptiste Merandieu se serait donné la mort dans l’enceinte du Commissariat de la Police Départementale de l’Artibonite.

    Merandieu, fraîchement transféré du Commissariat de Hinche à celui des Gonaives, il y a à peu près une semaine, d’après ses dernières confidences faites à un policier, « serait indigné d’apprendre que son transfert était dû à son adhésion présumée au Groupe Fantôme 509« . Interrogé par Allande Etienne, journalise à Pyramide 103.5 FM, le policier qui a requis l’anonymat a précisé que « l’inspecteur Jean-Baptiste s’est tiré une balle dans la tête à bout portant et qu’il est mort en cours de route en urgence vers l’Hôpital La providence des Gonaives ».

    « Il m’a demandé de révéler à la presse qu’il est vraiment indigné d’apprendre que des informations non fondées sont à la base de son transfert aux Gonaives et qu’il est accusé d’être membre de Fantôme 509« , a confié le policier à Pyramide FM.

    Il est important de souligner que le président Jovenel Moise, dans un élan de désespoir d’établir une dictature en Haïti, a ordonné le transfert de nombreux policiers natifs des Gonaives. Selon l’un d’entre eux qui s’est confié récemment à Rezo Nòdwès, ses collègues transférés sans frais de déplacement seraient accusés d’être « trop complaisants » avec les « gangs » de Raboteau qui refusent de baisser les armes en accusant M. Moise de « corrupteur corrompu« .

    Soulignons que cet acte suicidaire est venu quelques heures après que des policiers du Groupe Fantôme 509 ont donné une forte démonstration dans les rues de Port-au-Prince pour exiger un meilleur salaire et la libération d’un policier illégalement arrêté sur ordre de Lucmane Délile. Des policiers ont traité leur commandant en chef, Ramil Rameau, de « voyou au service d’un pouvoir voyou« .

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