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  • Flashback – « Petro Caribe – Viaduc Nazon-Delmas : la Cour des Comptes s’interroge sur la gestion de ce projet par le MTPETC passant de 16 à $23 millions » [Rezo Nòdwès 31 mai 2019]

    Flashback – « Petro Caribe – Viaduc Nazon-Delmas : la Cour des Comptes s’interroge sur la gestion de ce projet par le MTPETC passant de 16 à $23 millions » [Rezo Nòdwès 31 mai 2019]

    Evans Paul, Rotchild François Jr assistaient à l’inauguration du « carwash de $23 millions » de Martelly…

    Lien original de l’article publié le 31 mai 2019 : https://rezonodwes.com/2019/05/31/petro-caribe-viaduc-nazon-delmas-la-cour-des-comptes-sinterroge-sur-la-gestion-de-ce-projet-par-le-mtpetc-passant-de-16-a-23-millions/

    Dimanche 31 mai 2020 ((rezonodwes.com))–Flashback–

    Les travaux du Viaduc de Delmas ne sont pas terminés à l’échéance du délai contractuel, soit le 23 novembre 2014, révèle la Cour des Comptes et du Contentieux Administratif. Les études préliminaires pour la construction du Viaduc Delmas-Nazon ont été réalisées par LGL SA en 2001 et mis à jour à l’automne 2012. C’est sur cette base que le MTPTC a fait une sollicitation des prix à la firme INGÉNIERIA ESTRELLA SRL et «in fine » conclure avec cette firme un contrat initial de $ US 16 588 378,41 et le projet a fini par coûter aux haïtiens $ 23 303 706,56 débloqués des fonds de Petro Caribe.

    Selon les Projets de la Résolution du 21 décembre 2012, adoptée en conseil des ministres, sous l’administration Martelly-Lamothe, en vue de lancer la construction du Viaduc Delmas, $8 millions ont été débloqués. A cela il s’est ajouté 6 autres résolutions dont 2 étonnamment adoptées sous l’administration Privert-Jean Charles, les 22 juillet 2015 et 28 septembre 2016, portant ainsi le coût final du « viaduc » à $ 23 303 706,56.

    Haïti nageait en pleine violation des normes sous l’administration Martelly-Lamothe avant d’arriver à construire ce « viaduc »

    Vendredi 31 mai 2019 ((rezonodwes.com))–La Cour des Comptes, dans son rapport final du 31 mai, pour tenter de remonter aux décaissements des $4 milliards de fonds de Petro Caribe dilapidés, sous les administrations Préval-Bellrive ; Martelly-Lamothe/Paul ; Privert-Jean Charles, a constaté que « l’exécution des travaux de construction du Viaduc s’est échelonnée du mois d’août 2013 à juillet 2015« .

    Elle a fait remarquer que le pourcentage d’avancement du budget consommé pour « les travaux qui ont été exécutés en 2013 et en 2014 sous la supervision de la firme LGL S.A » était de 100% correspondant au montant (16 588 720,22) du contrat initial.

    A la page 50, alinéa 64 du rapport, »la Cour a retracé diverses constations qui montrent à suffisance que la mise en œuvre de ce projet par le MTPTC n’a pas été effectuée de manière efficiente, efficace et économique, car des irrégularités ont été commises« . a-t-elle mentionné.

    Plus loin, l’étude de la Cour a démontré les irrégularités en soulignant que « le MTPTC aurait dû procéder à un appel d’offre ouvert puisque la valeur du contrat était au dessus du seuil de passation des marchés publics pour les travaux qui est initialement égal ou supérieur à HTG 40,000,000.00« .

    Il revient maintenant aux utilisateurs du Viaduc de faire eux-mêmes ce constat car « la Cour a aussi constaté que certaines infrastructures non prévues comme le revêtement d’un tunnel (532 000 USD) et l’aménagement d’une station de police, son stationnement, sa clôture et son mobilier (238 000 USD) ont été réalisées à même l’enveloppe dédiée à la construction du Viaduc Delmas« . La CSCCA indique que le MTPETC s’est vu recourir à un Avenant (4 914 364,38 USD) afin de continuer les travaux ».

  • Les défis de l’éducation aux droits humains en Haiti

    Les défis de l’éducation aux droits humains en Haiti

    Dimanche 31 mai 2020 ((rezonodwes.com))–

    Introduction

    La situation des droits de l’Homme en Haïti présente un tableau très sombre avec une ponctuation particulièrement fixée sur les conditions de vie insupportables des citoyens notamment les groupes vulnérables.

    En dépit des engagements conventionnels pris par Haïti tant sur le plan régional (système interaméricain de protection des droits de l’homme) qu’universel (système onusien de protection des droits de l’homme) visant à faciliter l’effectivité des droits de l’homme dans son ensemble, il s’est avéré que ces outils se soient confrontés à des difficultés qui ont une grande incidence sur l’application réelle de ces droits.

    À ce titre, faudra-t-il parvenir à l’éducation aux droits humains comme assise de l’effectivité des droits de la personne en Haïti? Quelles solutions envisageables aux défis de l’éducation aux droits humains en Haïti?

    Ainsi, face à une telle ambiguïté, il convient de relever des défis qui passeraient évidemment par la mise en oeuvre des politiques publiques, de la prise en compte du rapport culture et droits de l’homme, du renforcement institutionnel pour que l’éducation aux droits de l’homme soit la base fondatrice de la protection effective des droits de la personne en Haïti.

    1. La mise en oeuvre de politiques publiques axées sur les droits de l’homme

    Il y a lieu de constater qu’aujourd’hui l’existence d’un déferlement accéléré des valeurs liées à la dynamique de l’évolution des droits de l’homme. Les interrogations, à ce propos, demeurent donc multiples en raison de son caractère potentiellement en péril, si l’on veut s’en tenir aux différents impacts que cela peut engendrer au niveau interne.

    Cela dit, il est évident de penser ou même croire, à la lumière des observations appuyées sur des études teintées d’objectivités, que la problématique du développement des droits humains résulte en tout état de cause de l’absence d’une bonne éducation enracinée dans une approche de politiques publiques, proposant ainsi un cadre structurel aux actions prises par les autorités directement concernées en cette matière. Autant dire, cette démarche s’assimilerait à la création d’un système à la fois de formation et d’information articulé autour d’un plan intégral et interinstitutionnel afin de pouvoir adresser efficacement ces défis.

    II. L’aménagement du rapport culture et droits de l’homme en Haïti

    Le respect des valeurs culturelles n’est pas un vœu pieux c’est, de toute évidence, la prise en compte du terrain: des personnes, de leurs institutions, de leurs pratiques et surtout de leurs capacités à être les auteurs du développement compris dans toutes ses dimensions.

    Aussi, l’éducation comme étant un droit culturel fondamental conformément à la description faite dans l’un des deux pactes jumeaux du 16 décembre 1966 en l’occurrence le pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, se devait d’être une préoccupation sympathique interpellant à cet effet toutes les bonnes consciences de la nation notamment celles des acteurs étatiques inclus la société civile dans son entièreté sur la nécessité d’un modus operandi. Il peut sembler complexe étant donné l’urgence de l’heure mais il n’en demeure pas moins que ça soit l’option raisonnable à saisir car, dit-on, c’est une question dont l’objet supposerait un traitement à la fois célère et prioritaire.

    1. Le renforcement des institutions intervenant dans le domaine des droits de l’homme

    Il serait quasiment improbable de parler de renforcement des institutions œuvrant dans le domaine des droits de l’homme en Haiti sans se permettre d’analyser la situation actuelle de l’état de droit en s’offrant quelques petits instants d’évaluation. Aujourd’hui, les institutions de sécurité, de protection et de contrôle, tant nationale que locale sont complètement affaiblies voire inexistantes. Il faut un recadrage systématique des textes ainsi que des mécanismes garantissant la conformité des règles de droit aux principes des droits de l’homme.

    Aussi, il convient d’insister sur la nécessite de la dynamisation de certaines institutions étatiques comme par exemple (l’Office de Protection du Citoyen) OPC dont la mission est exclusivement consacrée à la protection du citoyen au terme de la Constitution de 1987 amendée. sans négliger d’autres institutions non étatiques qui sont pour la plupart des organisations de la société civile, les médias, la famille, les organisations doivent bénéficier des assistances techniques afin de pouvoir maintenir sinon consolider leur programme de sensibilisation et de protection en matière des droits de l’homme.

    C’est en ce sens que l’article 10 de la Déclaration des Nations Unies sur l’éducation et la formation aux droits de l’homme (A/RES/66/137) dispose que : 1. Différents acteurs au sein de la société, notamment les établissements d’enseignement, les médias, la familles, les communautés locales, les institutions de la société civile, dont les organisations non gouvernementales, les défenseurs des droits de l’homme et le secteur privé ont un rôle important à jouer dans la promotion et la prestation de l’éducation et de la formation aux droits de l’homme.

    2. Les institutions de la société civile, le secteur privé et les autres parties prenantes concernées sont encouragés à dispenser à leur personnel l’éducation et la formation aux droits de l’homme voulues.

    Tenant compte de ces différents acteurs qui ont tous un rôle crucial dans la dynamique d’éducation aux droits de l’homme, la stratégie qui doit guider leur action c’est l’établissement d’un plan national de promotion et de protection des droits de l’homme ainsi qu’un partenariat entre l’État et le secteur privé axé sur l’éducation aux droits humains. Les entreprises ont, au nom de leur Responsabilité Sociale et Civique leur partition à jouer dans l’éducation aux droits de la personne.

    1. Vers une protection effective des droits de l’homme par l’éducation aux droits humains

    L’éducation aux droits de l’homme élève les êtres humains à la reconnaissance de leurs droits. Plus les êtres humains connaissent leurs droits, plus ils sont conscients de leur dignité humaine. Plus ils sont aptes à faire valoir leurs droits. La protection effective des droits de l’homme par l’éducation aux droits humains implique au premier chef la responsabilité de l’État, ensuite celle de la société civile. La protection effective des droits de l’homme dans le contexte d’Haïti doit nécessairement passer l’éducation aux droits de la personne. On pourra la cerner sur plusieurs angles:

    Primo, l’éducation des cadres qui travaillent au sein des institutions étatiques parce que l’effectivité institutionnelle des droits de l’homme rime avec l’efficacité des cadres des institutions.

    Secundo, l’éducation des cadres des organisations de la société civile, qui eux à leur tour participeront comme promoteurs essentiels des droits de la personne en venant en aide à leurs propres organisations et à l’État dans les campagnes d’éducation civique et aux droits de l’homme .

    Tertio, l’État comme condition sine qua non de réalisation des droits de l’homme se doit d’élaborer un plan national des droits de l’homme qui implique la participation de toutes les structures de la société et s’obligera à faire annuellement la versification des engagements pris dans ledit plan en fonction des droits à concrétiser.

    Quarto, l’effectivité du cadre institutionnel des droits de l’homme pourra contribuer à celle de l’architecture normative des droits de la personne aux travers des mécanismes régionaux et internationaux de protection des droits de l’homme. L’approche de l’efficacité institutionnelle facilitera une cohérence entre les normes nationales et les normes conventionnelles à ratifier par l’État haïtien afin de traiter avec plus de rigueur les droits de l’homme. Il ne faut pas que les normes relatives aux droits de l’homme en Haïti restent un embellissement juridique, il faut qu’elles soient effectivement applicable pour que les citoyens et les individus soient protégés.

    Conclusion

    En guise de conclusion, à l’ère où on assiste à une mondialisation accélérée des droits de l’homme liée aux différents modèles d’approche axés sur le relativisme culturel, l’éducation aux droits humains devient de plus incontournable puisqu’elle concourt à la compréhension de l’universalisme des droits de l’homme et de son applicabilité. Haïti devrait être en passe de tailler sa place dans ce vaste champ universaliste des droits de l’homme où en fonction des réalités culturelles tire la sonnette d’alarme pour relever les défis auxquels elle s’est confrontée en vue d’une meilleure protection des droits de l’homme.

    Me Johnny PIERRELIS
    Avocat au Barreau de Port-au-Prince
    Spécialiste en droit international des droits de l’homme

    Délégué Ouest de GRAPRODH (Groupe d’appui éducatif à la promotion des Droits humains)

  • Le journalisme : « l’un des plus beaux métiers du monde !»

    Le journalisme : « l’un des plus beaux métiers du monde !»

    Quoique parsemé d’embûches, le journalisme est un métier qui fascine des jeunes en Haïti . Certains sont devenus journalistes par simple curiosité ou en tombant sous le charme d’un icône du vedettariat médiatique. A chacun son histoire. Raoul Junior Lorfils , journaliste passionné , est fier comme l’aigle d’exercer ce métier.

    Il a fait des études en relations internationales à l’Academie nationale diplomatique et consulaire (ANDC). Par la suite il a étudié le journalisme à l’Institut International de Commerce et de Communication (IICC), anciennement appelé Excel Communication. Constatant l’évolution constante du journalisme à travers le monde, Lorfils a poursuivi ses études et a décroché une licence en journalisme multimédia à l’École supérieur de Journalisme de Lille (ESJ-Lille).

    Marié et père d’un garçon, Raoul a travaillé comme reporter à Alter Presse et à publié dans les colonnes du plus ancien quotitien haïtien, Le Nouvelliste et chez le média en ligne Ayibopost. Fin 2017 il a rejoint Loop Haïti comme journaliste Web et est devenu le rédacteur en chef de ce journal en ligne depuis 2018. Mais avant de débuter dans le journalisme comme salarié, il animait bénévolement depuis 2011, des émissions radio et télé, à Saint-Louis du Nord où il a eu son premier emploi comme bibliothécaire.

    Devenir journaliste

    Au début de ses études, Raoul n’avait pas la moindre idée qu’il allait embrasser le métier de journaliste. « Franchement en grandissant je ne me voyais pas devenir journaliste. C’est un peu plus tard avant la fin de mes études secondaires, que je me suis rendu compte que certaines de mes aptitudes et la plus part de mes habitudes correpondaient à ce métier », raconte t-il.

    « J’ai toujours aimé lire, obsever, écrire, parler, raconter. Certains de mes professeurs m’ont toujours encouragé à aller de l’avant. J’ai commencé en tant que nouvelliste en écrivant des petites histoires que j’imaginais. Ensuite je me suis mis à écrire sur mon blog sur wordpress ».

    Fraîchement sorti de l’école de journaliste, Lorfils, qui a du rap avant de venir à Port-au-Prince, trouve son premier emploi en tant que journalise. Il a travaillé durant une année pour Haïti Connexion Network , une plateforme d’information créée par un groupe d’Haïtiens de la diaspora. « J’ai été leur correspondant à Port-au-Prince pandant plus d’un an, faisant des reportages sur tout ce qui bougeait dans la capitale pandant la semaine et des revues de presse vidéo chaque week-end. Elles sont encore sur Youtube », explique-t-il.

    Quand le journalisme est devenu une passion

    La passion du jeune journaliste s’est enflammée en 2015, après avoir publié son « premier véritable reportage » sur le calvaire des personnes à mobilité réduite dans le transport en commun à Port-au-Prince. Un sujet qui lui a été inspiré par sa camarade d’université Nathalie Sauveur, une non voyante. « Ce travail m’avait valu la troisième place du Prix du jeune journaliste en Haïti pour cette année. Par la suite, des acteurs clés qui refusaient de m’accorder une entrevue sur le sujet m’avaient appelé pour me demander si je pouvaits écrire d’autres articles et leur laisser s’exprimer sur la question», se souvient Raoul.

    « Beaucoup plus que cela m’avait rapporté comme prime et publicité, cet article m’a ouvert les yeux sur l’importance de notre travail en tant que journalistes. J’ai pu aussi comprendre qu’avoir la possibilité de pointer du doigt les réalités de notre société, faire parler les plus vulnérables et pousser chaque acteur à jouer son rôle et faire advancer les choses, était à la fois une grande responsabilité et surtout un grand honneur », estime le natif du Cap-Haïtien, amant du cinema.

    Après cette experience, il a tiré sa conclusion: « Le journalisme est l’un des plus beaucoup métiers du monde», croit-il, faisant le vœu de ne plus s’arrêter. L’année suivante, en 2016, il était le 2e lauréat du même prix pour un article sur la vie des citoyens dans un environnement rural dans le Nord-ouest du pays.

    Ses découvertes lors de la rédaction de ces articles en 2015 et 2016 lui touchent encore aujourd’hui. « C’est l’une des raisons pour lesquelles je suis particulièrement sensible à la question de la représentation des minorités dans le travail des journalistes et de la presse. Ceux qu’on entend pas souvent, qui souffrent en silence et doublement ».

    Défis et risques

    Du haut de ses années d’expériences dans le domaine des médias, Raoul Junior Lorfils dit connaitre les risques qui vont avec. « En Haïti, comme partout ailleurs, être journaliste peut vite vous exposer et vous coûter jusqu’à votre vie. Nous avons chez nous des exemples assez récents. Pour ma part, j’ai heureusement le soutien de ma famille, de proches. Mais le plus intéressant est que j’ai toujours eu la chance d’avoir des collaborateurs extraordinaires, partout où je passe », se réjouit Raoul.

    D’un autre côté, il admet que le journalisme est une profession qui évolue constamment et qui exige de l’actualisation. « C’est à mon avis l’un des plus grands défis dans ce champ. Le monde évolue, le journalisme aussi, avec les technologies et l’avènement du numérique. Nous autres, qui sommes censés raconter chacune de ses époques, devons aussi évoluer. Ainsi, il est plus qu’un devoir de rester ouverts à apprendre, à nous mettre à jour à chaque fois que l’occasion se présente ».

    Covid-19

    La situation actuelle est inédite. Elle est très dangereuse, pour tous, surtout ces travailleurs essentiels dont les journalistes qui, malgré tout, doivent sortir chercher l’information. A cet effet, Raoul conseille, dans ce contexte difficile, de faire preuve de vigilance et de respecter toutes les consignes pouvant diminuer les riques de contamination par le coronavirus.

    Grâce aux outils technologiques qui sont à la dipspositions de tous les acteurs, la sensibilisation de la population sur les dangers de la Covid-19 peut se faire plus facilement. « Le travail du journaliste est aussi essentiel durant cette crise. Nous pouvons aider à sauver des vies et diminuer la propagation du virus. Mais nous devons d’abord nous protéger ».

    Justin Gilles
    Journaliste, historien de formation

    A lire aussi : George Floyd, l’homme dont la mort continue de bouleverser le monde  

     

  • Drame dans le Nord-Est : 5 personnes tuées par la foudre à Vallières

    Drame dans le Nord-Est : 5 personnes tuées par la foudre à Vallières

    5 personnes tuées par la foudre à Vallières dans Nord-Est , le samedi 30 mai 2020.

    Définitivement il y a certains malheurs qui arrivent sans prévenir. La foudre, une décharge électrique par temps d’orage, a ainsi fait cinq victimes, une femme et quatre adolescents. Ces gens sont morts calcinées dans le département du Nord-est.

    Le drame s’est produit dans l’après midi du samedi 30 mai vers 5 heures PM dans la commune de Vallières, plus précisément dans la 3e section communale Grosse Roche localité Chevalier.

    Les victimes répondent aux noms de : Anette Valcourt, 42 ans; Merline Choute, 15 ans; Renald Tanis, 14 ans; Johnky Saladier, 12 ans; Renady Altidor 12 ans.

    Accompagné de plusieurs agents de la direction départementale de la police dans le Nord-est, le juge de Paix Limorin Saintcilien a procédé au constat légal des corps avant qu’ils soient enterrés.

    A lire aussi : Pierre Espérance pour l’aboutissement d’un ensemble d’enquêtes concernant la PNH

  • Pierre Espérance pour l’aboutissement d’un ensemble d’enquêtes concernant la PNH

    Pierre Espérance pour l’aboutissement d’un ensemble d’enquêtes concernant la PNH

    Le militant des Droits Humains Pierre Espérance favorable à l’aboutissement d’un ensemble d’enquêtes concernant la Police Nationale d’Haïti

    Dans une interview exclusive accordée à Juno7, le Directeur Exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains, Pierre Espérance, revient sur un ensemble de dossiers qui, s’ils ne sont pas aboutis, peuvent selon lui, constituer une véritable entrave à la crédibilité de la Police Nationale d’Haïti. Son organisation s’active pour en faire le suivi auprès de l’Inspection Générale de la PNH.

    Parmi ces dossiers, le défenseur des Droits Humains cite l’affaire Barbecue, le syndicat de la Police Nationale, les projectiles tirés contre le bureau du Directeur Général a.i de la PNH,Normil Rameau lors d’une manifestation de policiers, l’arrestation brutale du sénateur Kedlaire Augustin pour ne mentionner que ces dossiers.

    D’entrée de jeu, Pierre Espérance critique le laxisme avec lequel sont traitées les affaires relatives à l’ancien policier Jimmy Chérisier dit Barbecue. Indexé dans plusieurs massacres dont celui de La Saline, cet ex-policier fait objet d’un avis de recherche de la DCPJ.

    Le Directeur Exécutif du RNDDH, critique le fait que des policiers soient de connivence avec ce repris de justice. Pour preuve, Pierre Espérance brandit l’insécurité alimentée par celui-ci au bas Delmas sous le regard passif des policiers. Il demande à l’IGPNH de statuer sur tous les dossiers concernant Barbecue en finalisant les rapports.

    Parallèlement, le défenseur des Droits Humains encourage les autorités policières à être plus actifs. Il dit souhaiter que la lumière soit faite sur tous les dossiers relatifs à la brutalité policière en vue, souligne-t-il, de maintenir la crédibilité de l’institution policière.

    S’agissant des dérives, actes de vandalisme et de troubles engendrés par les policiers dans le cadre de leurs revendications, Pierre Espérance croit qu’il est temps de fixer les responsabilités. Le droit de se regrouper en syndicat ne donne pas carte blanche à des policiers de troubler la paix publique, vandaliser les biens d’autrui, selon lui. Le Directeur Exécutif du RNDD exige que les coupables soient poursuivis.

    Pourvu que la PNH est sévèrement touchée par la pandémie de Coronavirus, le Directeur Exécutif sollicite un traitement adéquat pour les policiers. Parallèlement, Pierre Espérance demande aux autorités exécutives de donner des moyens financiers et matériels à l’institution policière pour qu’elle puisse remplir sa mission correctement.

    A lire aussi : Tirs sur les locaux du RNDDH, Pierre Espérance dénonce des menaces du pouvoir en place

  • Covid-19 – Haïti: 1 865 cas confirmés, 281 nouveaux cas, 6 décès en un jour

    Covid-19 – Haïti: 1 865 cas confirmés, 281 nouveaux cas, 6 décès en un jour

    Le bilan officiel de la pandémie du Coronavirus (Covid-19) en Haïti s’élève à 1 865 cas testés positifs. Le pays compte 41 morts et 24 personnes guéries.

    Le ministère de la santé publique et de la population (MSPP) a informé samedi 30 mai que le pays compte 1 865 cas testés positifs au covid-19. “Le ministère de la santé publique informe la population autour de 281 nouveaux cas de contamination en date du 29 mai dans le pays. Ce qui porte le bilan à 1 865 personnes testées positives au Covid-19,1 800 actifs, 41 décès et 24 cas de guérison “, peut-on lire dans le communiqué numéro 60 du MSPP.

    Le département de l’Ouest est le plus touché avec 1 494 cas, dont 253 nouveaux cas de contamination en 24 heures. Delmas est la commune la plus touchée avec 390 cas, Port-au-Prince (334) Petion-Ville (306), Tabarre (139), Carrefour (119), Croix-des-Bouquets (96), Cité Soleil (33), sont les communes de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince où un très grand nombre de cas de coronavirus ont été recensés.

    Ensuite viennent St marc (55), Mirebalais (33), Jacmel (26), Gonaives (26), Port-de-Paix (25) Kenscoff (24), Cap-Haïtien (22), Hinche (21), Cayes (20), , Léogâne (17), Gressier (18), Jérémie (15), Fort-Liberté (12), Verrettes (12), Ouanaminthe (8), L’Estère (7), Trou du Nord (6), Marchand Dessalines (5), Saint-Michel (4), Miragoâne (4), L’Asile (4), Anse à Veau (4), Cabaret (4), Côte de fer (4), Chambellan (4), Limbé (4), St Michel (4),Petit-Goâve (4), Grand-Goâve (3), Fond des nègres (3), Thiotte (3), Arcahaie (3), Ganthier (3), Jean Rabel (2), Belle-Anse (2), Acul du Nord (2), Plaisance du Nord (2), Plaine du Nord (2), Milot (2), Belladère (2), Limonade (2), Aquin (2), la Vallée de Jacmel (2), Marigot (2), Petite Rivière de l’Artibonite (2).

    Ennery, Cavaillon,Chantal, Camp Perrin, Savanette, Desdunes, Grande Saline, Marmelade, L’Estère, Ennery, Savanette, Saut d’eau, Boucan Caré, Paillant, Petit Trou de Nippes, île à vache, Plaisance du Sud, Pestel, Port Margot, St louis du Nord, Môle St Nicolas comptent respectivement 1 cas.

    Le dernier rapport de la direction d’épidémiologie, des laboratoires et de la recherche (DELR) avance que le pays a enregistré 4 577 cas suspects et 1 865 cas confirmés dont 281 nouveaux cas. Parmi ces 1865 cas on retrouve 52 cas importés et 1 808 cas à transmission locale. De ces 1 584 cas, 39, 9 % sont des femmes et 60, 1 % sont des hommes.

    La majorité des cas se trouve dans le département de l’Ouest, 1 494 cas et 26 morts. Artibonite, 115 cas et 5 morts. Centre, 60 cas et zéro mort. Nord, 39 cas et trois morts. Sud-est, 37 cas et 2 morts. Nord-Ouest, 29 cas et deux morts. Sud 27 cas et zéro mort. Nord’Est, 26 cas et deux morts. Grand’Anse 20 cas et zéro mort. Nippes, 20 cas et un mort

    Le ministère de la santé publique rappelle, par ailleurs, à la population la nécessité de respecter les gestes barrières pour se prémunir contre la propagation du covid-19.

    1. A lire aussi : Transfert cash: 47 382 personnes reçoivent 3 mille gourdes chacune
  • George Floyd, l’homme dont la mort continue de bouleverser le monde   

    George Floyd, l’homme dont la mort continue de bouleverser le monde  

    George Floyd, tué par brutalité policière, est l’Afroamericain dont la mort a bouleversé les États-Unis et le monde. Ce dimanche marque une cinquième journée de manifestations violentes aux Etats-Unis .

    Et, si le meutre de George Floyd à Minneapolis, lundi après qu’un policier se soit agenouillé sur son cou, exerçant une pression jusqu’à ce qu’il arrête de respirer, était la goutte d’eau qui renverse le verre. La colère exprimée depuis son décès continue ce dimanche 31 mai de se répandre dans plusieurs villes des États-Unis, mais aussi près de la Maison-Blanche. Des manifestants ont même décidé de défier les nombreux couvre-feux imposés par les autorités.

    Les Américains se sont encore une fois réveillés ce dimanche dans des dizaines de villes qui portent les traces des violentes manifestations. Plusieurs commerces et voitures ont été incendiés et la phrase « Je ne peux pas respirer” (’’I can’t breathe ») était peinte en aérosol sur plusieurs édifices pour rappeler la façon dont George Floyd a perdu la vie.

    Ces scènes de violence révèlent la frustration accumulée depuis plusieurs années par les Afro-Américains qui estiment être encore la cible de profilage racial lors des contrôles policiers. Pour cette dernière journée de tension, des manifestants ont mis le feu à des voitures de police, brisé des vitrines et confronté des policiers armés de matraques dans les rues de plusieurs villes américaines, d’Atlanta à Los Angeles.

    Ces actes de violence sont condamnés avec fermeté par le président américain. Il a promis que son administration mettrait fin de « façon nette » à cette « violence collective », qui a fait deux morts vendredi, l’un à Detroit, au Michigan, l’autre à Oakland, en Californie. « La violence et le vandalisme sont orchestrés par Antifa et d’autres groupes radicaux d’extrême gauche qui terrorisent les innocents, détruisent les emplois, fragilisent les commerces et incendient des immeubles. Nous ne pouvons pas laisser un petit groupe de criminels et de vandales détruire nos villes et saccager nos communautés», a déclaré Donald Trump.

    Une pluie de réactions pour condamner le meurtre et exiger justice

    Pour Barack Obama, la mort de George Floyd dans les conditions que l’on connaît ne devrait pas être “normale” en 2020. “Si nous voulons que nos enfants grandissent dans un pays qui est à la hauteur de ses idéaux les plus grands, nous pouvons et devons faire mieux”, a déclaré, l’ancien président des Etats-Unis dans un communiqué publié vendredi sur son compte Twitter.

    La Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Michelle Bachelet a tiré la sonnette d’alarme sur ces meurtres commis aux États-Unis sur des noirs particulièrement. «C’est le dernier d’une longue série de meurtres d’Afro-Américains non armés commis par des policiers américains et des autojusticiers, a-t-elle dit dans un communiqué.

    « Je suis consternée de devoir ajouter le nom de George Floyd à celui de Breonna Taylor [une ambulancière tuée dans son appartement], d’Eric Garner, de Michael Brown et de plusieurs autres Afro-Américains non armés qui sont morts au fil des ans aux mains de la police – ainsi qu’à ceux de personnes telles qu’Ahmaud Arbery et Trayvon Martin qui ont été tuées par des autojusticiers », a déclaré Mme Bachelet.

    Après plusieurs jours de tensions, la chanteuse afro-americaine Beyonce Knowles réclame « justice » pour George Floyd. « Nous avons besoin que justice soit rendue pour George Floyd », déclare la chanteuse dans cette vidéo d’une cinquantaine de secondes, postée dans la nuit de vendredi à samedi sur Instagram, où elle compte 147 millions d’abonnés.

    Une pétition lancée sur le site Change.org pour réclamer justice, et à laquelle Beyonce invite, les internautes à participer a déjà recueilli plus de 7 millions de signatures, ce qui en fait la pétition ayant enregistré le plus de soutien dans l’histoire du site. Elle a également été relayée par les stars Ariana Grande et Cardi B.

    D’autres célébrités ont aussi levé leur voix pour dénoncer cet acte de brutalité policière. « Ces derniers jours, l’ampleur du désespoir, de la colère et de la tristesse que j’ai ressentis m’ont submergée », a déclaré la chanteuse Rihanna dans un message posté sous une photo de George Floyd sur son compte Instagram. « Derek Chauvin me hante! », dit elle à propos du policier inculpé pour homicide involontaire.

    En France , le joueur du club Paris St Germain, Kylian Mbappé s’est également exprimé sur la mort de George Floyd. L’étoile montante du football a écrit un tweet intégrant le hashtag #JusticeForGeorge (justice pour George).

  • Un tremblement de terre de magnitude 4.7 a frappé le Nord d’Haïti

    Un tremblement de terre de magnitude 4.7 a frappé le Nord d’Haïti

    Un tremblement de terre de magnitude 4.7 a été enregistré dans le Nord d’Haïti.

    Selon les données géotechniques fournies par l’Institut d’études géologiques des États-Unis (en anglais U.S geological survey) un tremblement de magnitude 4,7 s’est produit à 19 km de “Anse a Foleur” à 03:44 Am, dans la nuit du samedi au dimanche 31 mai. La profondeur du choc sismique est de 5 kilomètres.

    Ce séisme à fortes secousses sur l’échelle de Richter qui en compte 9 niveaux n’a pas entraîner de gros dégâts. Il s’est produit à 151 km au nord de Port-au-Prince, Haïti; 25 km au nord-ouest du Cap-Haïtien; 16 km à l’est de Borgne.

    Quand la terre a tremblé, pris de panique, des habitants de la ville du Cap-Haïtien se sont réfugiés sur la place principale en face de la cathédrale. De très fortes secousses ont été ressenties même dans l’Artibonite, au niveau de la commune de Gros-Morne.

    A lire aussi: Un français d’origine haïtienne élu Maire d’une commune en France.

  • Transfert cash: 47 382 personnes reçoivent 3 mille gourdes chacune

    Transfert cash: 47 382 personnes reçoivent 3 mille gourdes chacune

    Dans le cadre du programme transfert cash, 47 382 personnes ont reçu chacune 3 mille gourdes.

    Très critiqué à cause de sa lenteur, le programme transfert cash initié par l’exécutif afin de venir en aide aux plus nécessiteux continue malgré tout de faire son chemin. Le vendredi 29 mai, 47 382 bénéficiaires ont reçu chacun 3.072 gourdes de la part de l’Etat haïtien via leur compte MonCash. Ce montant inclu également les frais de transfert.

    Un geste qui prouve que” l’Etat haïtien continue de respecter ses engagements envers les personnes en situation difficile dans le contexte de la pandémie du Coronavirus”,lit-on dans un communiqué du Ministère de la Culture et de la Communication acheminé à Juno7.

    Depuis le lancement de ces opérations effectuées à travers le service financier “Mon cash” de la Compagnie DIGICEL, ce sont au total cent vingt-trois mille quarante-trois (123. 043) personnes qui ont pu recevoir cette subvention.

    “Le Ministère des Affaires Sociales et du Travail (MAST), le Ministère de l’Economie et des Finances (MEF) et le Fonds d’Assistance Economique et Sociale (FAES), continuent de travailler en synergie afin de faciliter la poursuite des opérations dans la transparence conformément au ciblage des bénéficiaires identifiés à partir de la base de données du Système d’Information du Ministère des Affaires Sociales et du Travail (SIMAST). Ces institutions sont déterminées à œuvrer quotidiennement en vue de parvenir à l’aboutissement du processus. Au nom de l’Etat haïtien, elles remercient et félicitent la DIGICEL pour le service courtois aux bénéficiaires”,conclut le communiqué.

    A lire aussi: MonCash annonce un troisième décaissement pour 43 531personnes

  • Après Gaëlle Bien-aimé, Junior Dorcin (Rigolo) a agressé d’autres jeunes filles, selon Nègès Mawon

    Après Gaëlle Bien-aimé, Junior Dorcin (Rigolo) a agressé d’autres jeunes filles, selon Nègès Mawon


    6 ans. C’est le nombre d’années qu’a attendu Gaëlle Bien-aimé pour parler de cette agression verbale et psychologique dont elle a été l’objet. «  Je l’ai appelé pour qu’il me conduise quelque part. Il m’a dit qu’il le fera à une seule condition, celle de l’accompagner d’abord chez lui, après quelques petites hésitations, j’ai pris la décision de m’y rendre. Quand je suis arrivée chez lui, il n’y avait pas d’électricité, la maison était noire, il n’y avait que la lumière de la télé qui était allumée, j’étais gênée. Il y a quelque chose qui m’a mis mal à l’aise dès que je suis arrivée. Il ne voulait pas allumer la lumière de la maison. Il m’a demandé de l’embrasser, je lui ai dit non et il a insisté “, a raconté la comédienne, Gaëlle Bien-aimé.
     
    L’organisation “Nègès Mawon” qui milite pour le respect des droits de la femme dit prendre note de cette révélation faite par Gaëlle Bien-aimé. Elle salue le courage de la victime qui s’est résolu à en parler.
    ” Nou resevwa mesaj de lot jèn fanm ki konfye nou zak yo sibi yo menm tou anba men Junior Rigolo”, a révélé les membre de l’organisation “Nègès mawon” qui apportent un soutien psychologique à ces femmes.

    Les membres de cette organisation se disent prêtes à accompagner les victimes, si elles le souhaitent, dans le cadre d’une quête de justice.

    La rédaction de Haïti 24 a tenté vainement de rentrer en contact avec Junior Rigolo pour obtenir sa version des faits sur les accusations portées contre lui.

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