Blog

  • Covid-19: un groupe de médecins haïtiens propose un traitement

    Covid-19: un groupe de médecins haïtiens propose un traitement

    Un groupe de 150 médecins haïtiens propose un traitement contre la Covid-19

    Collectif Multisectoriel pour une Société Haïtienne Inclusive COMSHI a présenté le jeudi 21 mai 2020 un kit médical comprenant trois médicaments capable de combattre les symptômes de la Covid-19. Selon le président du COMSHI, Dieumerite Pierre-Louis, ces trois médicaments sont à base de plantes médicinales dont l’armoise, l’aloe vera et l’eucalyptus.

    Selon M. Pierre-Louis chacun des médicaments aura un effet spécifique sur un symptôme provoqué par le virus notamment le trouble respiratoire. Le produit sera administré au malade et les résultats seront constatés à partir du cinquième jour, a-t-il laissé entendre tout en donnant la garantie de l’efficacité de cette méthode qui selon ses dires, fera la gloire de la médecine traditionnelle et naturelle haïtienne aux yeux du monde à l’ère du Coronavirus.

    Pour débuter les essais, Dieumerite Pierre-Louis dit avoir besoin d’un échantillon de 100 personnes testés positifs au Coronavirus par les autorités sanitaires du pays. Ces derniers, a-t-il poursuivi, devraient être les premiers à constater les résultats de cette méthode.

    “Nous n’avons pas besoin d’aller ailleurs pour traiter nos malades. Les solutions sont dans nos plantes médicinales”,s’est réjoui le président du COMSHI qui, de concert avec d’autres médecins, a annoncé la disponibilité d’un réseau de médecins haïtiens regroupés au sein de l’initiative Ayiti Tou Nèf pour accompagner les malades.

    “L’initiative Ayiti Tou Nèf regroupe 150 médecins. Ils sont des phytothérapeutes, des pharmaciens et des psychologues. Pour toute consultation à distance et de prise en charge, ils sont joignables aux numéros suivants: +509 3162 0303, +509 3310 0303”, a précisé Dieumerite Pierre-Louis.

    “La médecine conventionnelle est malheureusement un peu limitée face à la pandémie de Covid-19. Aujourd’hui, toute mise en commun de ces connaissances à travers la medicine traditionnelle et naturelle peut être bénéfique pour l’humanité en cette période précise”, a décalé le docteur Juno Pierre de Ayiti Tou Nèf arguant qu’un diagnostic précoce, soutenu par des méthodes naturelles peut, selon lui, éviter à ce que les malades connaissent la phase critique de la maladie qui est le trouble respiratoire.

    Pour mettre leurs services et leurs connaissances au profit de la population, le Collectif Multisectoriel pour une Société Haïtienne Inclusive (COMSHI) et Ayiti Tou Nèf disent avoir besoin du soutien de l’Etat haïtien.

    A lire aussi: Covid-19: Madagascar promet son remède à Haïti

  • Haïti: L’essentiel de l’actualité du lundi 25 mai 2020

    Haïti: L’essentiel de l’actualité du lundi 25 mai 2020

    Haïti : l’essentiel de l’actualité

    Ne ratez aucune info, Retrouvez toutes les informations et l’essentiel de l’actualité Haïtienne tous les jours sur Juno7.

     

    1- Pour l’ANAMAH, le décret du 21 mai regorge de difficultés d’application

    Dans une lettre ouverte adressée en date du 23 mai aux Président,Vice-président et Membres du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) , l’Association Nationale des Magistrats Haïtiens (ANAMAH) exprime ses préoccupations au sujet du décret présidentiel fixant les règles générales de protection contre la Covid-19qui selon elle, contient des difficultés d’application.

    Réitérant sa volonté de se joindre, de bonne foi, aux initiatives dites raisonnables qui puissent de son avis, aider à réduire l’impact de cette pandémie, l’ANAMAH estime que le décret en question
    “témoigne de l’état d’esprit d’un législateur qui, à défaut de manquer de bon sens, laisse entrevoir une méconnaissance avérée de la réalité du fonctionnement des tribunaux de proximité”.

    2- PARASOL demande aux dirigeants du pays de demissionner

    Dans un communiqué de presse en date du 23 mai 2020, le parti politique “Patriyòt rasanble pou sove lakay”, PARASOL, prête sa voix aux plus démunis pour lancer un cri d’alarme et demander aux dirigeants  irresponsables du pays de laisser les reines du pays aux hommes d’Etat dignes de ce nom.

    PARASOL condamne le laxisme devenu monnaie courante des dirigeants politiques. C’est pour eux une stratégie afin de non seulement garder leur poste mais aussi d’assurer leur carrière politique, et dans tout les cas, le pays en sort perdant. Par conséquent, il demande à ces dirigeants de demissionner car le pays a besoin de vrais hommes d’Etat. S’ils ne s’en sentent pas capables, autant laisser la place à ceux qui ont les qualités requises pour dirriger effectivement un Etat.

  • Yves Jean-Bart suspendu de toutes activités footballistiques par la FIFA

    Yves Jean-Bart suspendu de toutes activités footballistiques par la FIFA

    “La chambre d’investigation de la commission d’éthique indépendante a provisoirement banni M. Yves Jean-Bart, président de la Fédération Haïtienne de Football (FHF), de toutes les activités liées au football au niveau national et international, pour une période de 90 jours”, a rapporté Romain Molina, l’un des journalistes ayant écrit un article dans lequel Yves Jean-Bart dit Dadou est accusé d’abus sexuels sur mineures.

    Cette sanction a été imposée dans le cadre d’enquêtes en cours concernant M. Jean-Bart. Il a été informé de la décision aujourd’hui. La sanction provisoire entre en vigueur immédiatement.

    Le président de la FHF n’a jamais cessé de clamer son innocence dans le cadre de ce dossier. Au contraire il a dénoncé les journalistes qui ont écrit le texte mettant à jour un scandale d’abus sexuels sur mineures. Selon lui, ces journalistes veulent tout simplement le persécuter.

    The post Yves Jean-Bart suspendu de toutes activités footballistiques par la FIFA appeared first on Haiti24.

  • 26-28 mai 2020 : Finance inclusive et COVID-19, une problématique posée par le Think & do Tank Team RM et ses partenaires

    26-28 mai 2020 : Finance inclusive et COVID-19, une problématique posée par le Think & do Tank Team RM et ses partenaires

    Face à l’urgence d’une riposte efficace contre les impacts économiques qui commencent déjà à s’apaiser sur le monde, des acteurs du continent africain, auxquels se joignent la Fondation Dr Louis G Lamothe d’Haïti, continuent d’alimenter cette synergie visant à rapprocher les États du Sud pour une sortie de crise concertée.

    Nous référant à la note publiée par les initiateurs, ces Webinaires internationaux prévus pour les 26, 27 et 28 mai prochains s’inscrivent dans le contexte du renforcement de la lutte contre la crise sanitaire que provoque la maladie à COVID-19 dans le monde depuis le début de cette année 2020. Leur but est de pousser des acteurs de l’économie africaine dans leur diversité et d’autres entités en provenance des pays du Sud en général à confronter les réflexions et à s’investir dans la recherche de solutions stratégiques et efficaces en vue d’une relance économique rapide et durable, durant et après la COVID-19.

    Durant ces 3 jours d’échanges, de manière consécutive, les sujets spécifiques qui suivent y seront débattus :

    – 26 mai : “Partenariats et coopérations pour atténuer les chocs économiques et soutenir la reprise en Afrique Subsaharienne et dans les PPTE en général.”

    –  27 mai : “Stratégies et actions adaptées aux caractéristiques du tissu économique des
    pays africains en assurant une offre de financement appropriée et suffisante aux
    acteurs de « l’économie réelle » : (TPE, Start-up, PME, PMI, secteur informel…).”

    – 28 mai : ” Nécessité de l’implication des acteurs de « l’économie réelle » et de
    l’innovation dans la riposte au Covid19 pour la relance économique.”

    Pour animer ce Webinaire, des personnalités émanant de diverses entités publiques et privées constituerons le panel durant les trois jours :

    1. M. Lionel Zinsou, Ancien Premier Ministre du Bénin
    2. M. Laurent Lamothe, Ancien Premier Ministre d’Haïti
    3. Mme Reckya Madougou, Ancien Ministre, Conseiller Spécial du Président Faure GNANSSINGBE
    4. M. Claude Joseph, Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes d’Haïti
    5. M. Ally Coulibally, Ministre des Affaires Etrangères de la Côte d’Ivoire
    6. M. Souleymane Diarrassouba, Ministre du Commerce et de l’Industrie de la Côte d’Ivoire
    7. M. Alain Claude Bilie By Nze, Ministre des Affaires Etrangères du Gabon
    8. M. Stefan Nalletamby, Vice-président par intérim, en charge du secteur privé, de l’infrastructure et de l’industrialisation, Groupe de la Banque Africaine de Développement
    9. Marie Laure Akin Olougbadé, Directrice générale du Bureau régional de développement et de prestation de services pour l’Afrique de l’Ouest, Groupe de la Banque Africaine de Développement
    10. Mme Manzamaesso Assih, Secrétaire d’Etat près la présidence de la République Togolaise chargée de la finance inclusive et du secteur informel
    11. M. Charlie Dingu, Directeur des Activités Bancaires et des Financements Alternatifs, BCEAO
    12. M. Eric Ekue, Ancien Secrétaire Général de la Commission Bancaire de l’UMOA, Président de la FINAO
    13. M. Paul Harry Aithnard, Directeur régional Ecobank Uemoa
    14. M. Mathieu Soglonou, Directeur Général, Confédération des Institutions Financières de l’Afrique de l’Ouest (CIF)
    15. M. Herman Messan, Expert International en Finance rurale et finance numérique
    16. M. Malick Diop, Directeur Général, PAMECAS-Senegal
    17. Mme Azaratou Sondo, Présidente de la Fédération des Associations Professionnelles des SFD, UEMOA
    18. M. Xavier Michon, Secrétaire Exécutif Adjoint de UN Capital Development Fund
    19. M. Pascal Rouamba, Conseiller Régional en Agriculture et Développement Rural, Coopération Suisse
    20. Lawrence Ghesquiere, Conseiller en Agriculture et Développement Rural, ENABEL
    21. M. Boubacar Diallo, Représentant régional pour l’inclusion financière à West Africa région Swiss Capacity Building Funding
    22. M. Mark DSa, Expert en montage de création d’emplois massifs, ex-Promoteur des investissements au département d’État américain
    23. Mme Mariam Djibo, Directrice Générale de ADVANS CI
    24. M. James Claude, CEO de Global Voice Group (GVG)
    25. M. Mamadou Moustapha Niang, Opérateur Économique et Président du Conseil d’Administration de la CIF
    26. Dr. Djibril Diallo, Président Directeur Général de African and Renaissance Diaspora Networks (ARDCI)
    27. Mme Bangoura Adama Cisse, Présidente de la Coopérative des Femmes Amazones pour l’Agriculture et le Développement (CFAAD) et Coordinatrice Nationale de Leader Women Of Africa.

    The post 26-28 mai 2020 : Finance inclusive et COVID-19, une problématique posée par le Think & do Tank Team RM et ses partenaires appeared first on Haiti24.

  • Quand Yvon Bonhomme tacle Jovenel Moïse

    Quand Yvon Bonhomme tacle Jovenel Moïse

    Voilà la question de l’ancien directeur général du ministère des Haitiens Vivant à l’étranger, Yvon Bonhomme, adressée à Jovenel Moïse dans un récent communiqué de presse dans lequel il a mis une emphase sur le laxisme de certains ministres et directeurs généraux qui font partie du pouvoir.

    Le président du parti politique “Patriyòt Rasanble Pou sove Lakay” qui se dit porte-parole des personnes vulnérables et des laissés-pour-compte, au sein de la population, exige un redressement dans la gestion du pays.

    “Le Parti politique PARASOL remarque, comme toute la population, le laxisme de la grande majorité des ministres, secrétaires d’État et directeurs généraux proposés et appointés par les partis politiques qui profitent du gouvernement pluriel, sans pour autant lever le petit doigt pour s’engager dans la lutte contre la situation chaotique et grave qui sévit dans le pays actuellement. Tous ces ministres qui jouissent des privilèges que leur fournit leur position, attendent tous la fameuse transition mais ne mettent pas la main à la pâte pour conseiller, aider à trouver des solutions, avancer des idées novatrices qui puissent nous sortir de ce bourbier ” constate Yvon Bonhomme qui croit que ce “genre de comportement malheureusement est toujours la norme dans certains de nos gouvernements”.

    Le directeur général du MHAVE demande à ces profiteurs et profiteuses de démissionner. “Donnez donc une chance au pays pour qu’il continue son chemin vers le développement. Ou vous faites partie du Gouvernement de manière active, ou vous dégagez pour laisser la place aux vrais patriotes de cette nation” affirme-t-il.

    ” Monsieur le Président, quand ferez-vous de votre rêve de ” Ti rès la se pou pèp la ” une réalité ? a poursuivi monsieur Bonhomme.

    Le PARASOL s’est questionné également sur le fait que les partis politiques qui défendaient le Président Jovenel Moïse à travers les médias avant la formation du gouvernement ne le font plus pour défendre son mandat de cinq (05) ans qui, selon lui, arrivera à terme le 07 février 2022.

    The post Quand Yvon Bonhomme tacle Jovenel Moïse appeared first on Haiti24.

  • Confinement: L’EKIP de Shabba marque un grand but !

    Confinement: L’EKIP de Shabba marque un grand but !

    Depuis le confinement dû à la propagation de l’épidémie de Coronavirus dans le pays, l’on voit des performances live de plusieurs groupes musicaux sur les réseaux sociaux. Konpa Kreyol, T-Vice, le rappeur Fantôme, Nu-Look, tous ont déjà apporté du bonheur chez leurs fans malgré le confinement.

    Ce dimanche, c’était la grande première du tout nouveau groupe de Compas, Ekip de Shabba qui a quitté, au début de cette année, le groupe de Djakout #1 pour fonder sa propre bande musicale.

    Dans un beau décor, et sapés comme jamais, les musiciens ont joué à la perfection des morceaux écrits par Shabba pour son ancien groupe. Très apprécié du public, Ekip a livré une performance fantastique qui a été visionnée par 1 million de personnes. Sur la page de Chokarella, plus de 43.3 k l’ont regardé.

    Par ailleurs, si Ekip n’a pas encore ses propres morceaux, difficile de ne pas se demander s’il est autorisé à Shabba d’interpréter ces morceaux avec sa nouvelle équipe ?

    Cette question reste en suspens en attendant une réponse des deux parties : de Djakout # 1 et de Shabba. Les droits d’auteurs sont compliqués.

    The post Confinement: L’EKIP de Shabba marque un grand but ! appeared first on Haiti24.

  • Flash-back – « Le BCEN refuse d’exclure Jovenel Moïse mais confirme les fraudes massives! » [Rezo Nòdwès 24 nov. 2015]

    Flash-back – « Le BCEN refuse d’exclure Jovenel Moïse mais confirme les fraudes massives! » [Rezo Nòdwès 24 nov. 2015]

    Pour remonter au lien du texte original, cliquer ICI.

    Lundi 25 mai 2020 ((rezonodwes.com))–(Flash-back) –

    Le Bureau du contentieux électoral national a rendu son verdict en ce qui concerne les recours exercés par les candidats à la présidence, Maryse Narcisse, de Fanmi Lavalas et Vilaire Cluny Duroseau de MEKSEPA.

    Après délibération, le BCEN a ordonné la mise à l’écart d`une cinquantaine de procès verbaux, tirés au hasard durant la vérification liée à la contestation de la candidate  Maryse Narcisse et jugés non-conformes et entachés d’irrégularités.

    Le tribunal suprême électoral exige aussi que le Centre de Tabulation des Votes (CTV) de réaliser une nouvelle tabulation des votes pour le scrutin présidentiel du 25 octobre 2015.

    Cependant, malgré le fait que la consultation des procès verbaux ont permis de déterminer des fraudes massives, le BCEN rejette la demande d’exclusion du candidat à la présidence du PHTK, Jovenel Moise. Il rejette aussi la demande relative à l’annulation du processus électoral, arguant que cette requête n`est pas conforme à la loi.

  • À Bas-Delmas, des gangs armés font régner la terreur – des agents du CIMO avouent leur impuissance

    À Bas-Delmas, des gangs armés font régner la terreur – des agents du CIMO avouent leur impuissance

    Où sont passés les blindés ? Quel candidat osera venir mener campagne dans ces endroits de non-lieu, si élection il y aura avant la fin du mandat constitutionnel de Jovenel Moise, le 7 février 2021 ? Le gouvernement de facto du premier-ministre Joseph Jouthe, ne croyant pas en l’existence du pays, a-t-il tenu compte de tous ces paramètres ?

    Port-au-Prince, dimanche 24 mai 2020 ((rezonodwes.com))–À Delmas 2, les policiers cantonnés à l’Inspection générale de la Police nationale d’Haïti, les agents du Corps d’intervention et de Maintien d’Ordre retranchés au quartier général du CIMO et ceux affectés au Service de la Circulation demeurent impuissants face a la terreur imposée par des civils armés.

    Des flammes consécutives à l’incendie de plusieurs maisonnettes noircissent le ciel du Bas de Delmas. Des caïds s’affrontant pour le contrôle de territoire se sont livrés combat durant la journée du dimanche 24 mai.

    Selon les témoignages, des hommes armés dirigés par Gabriel et ceux issus du quartier de Tokyo, d’autres retranchés à La Saline font parler leurs armes dans la section du Carrefour de l’Aviation jusqu’à progresser au niveau de Delmas 2. Des membres de la population civile se sont vus défiler, bagages en main, pour se soustraire de la violence armée. Des séquence audiovisuelles, virales sur des réseaux sociaux, dévoilent une situation d’affrontement inouï entre des seigneurs de la terreur. Des détonations automatiques, des menaces non voilés entre des bandes rivales font craindre le pire.

    Par ailleurs, la police qui s’activait tôt à tuer dans l’œuf une manifestation anti-Jovenel Moise, le 18 mai dernier, avoue son impuissance face à des hommes lourdement armés. La présence policière, à travers 3 instances (Service de la Circulation, l’IGPNH, le quartier général du CIMO), n’a jusqu’ici manifesté alors que le désarroi s’installe dans le cœur des familles cherchant à se mettre à l’abri.

    Ainsi débute une nouvelle semaine teintée de violences alors que les cas infectés de covid-19 progressent de façon inquiétante avec la barre des 900 déjà dépassés dimanche soir.

  • Hécatombe – Haïti fait état dimanche de 93 nouvelles infections en 24 h et d’un décès dus à la Covid-19

    Hécatombe – Haïti fait état dimanche de 93 nouvelles infections en 24 h et d’un décès dus à la Covid-19

    Environ une centaine de cas confirmés en 24 heures…Sans hôpitaux adéquats, les haitiens vont vivre la semaine de tous les dangers.

    Dimanche 24 mai 2020 ((rezonodwes.com))–Avec les 93 nouveaux cas positifs de Covid-19 et d’un autre décès du à la maladie, rapportés dimanche soir par le ministère de la Santé, Haïti compte désormais 958 personnes infectées et 27 décès.

    Le communiqué #54 a précisé qu’il y a au total 909 cas actifs et quant aux personnes guéries, le nombre devenu stagnant depuis jeudi, se stabilise à 22 guérisons.

  • Une gouvernance publique d’exception dans un décret sanitaire brouillon

    Une gouvernance publique d’exception dans un décret sanitaire brouillon

    Ce décret risque d’anéantir la démocratie pour faire place à la dictature

    Dimanche 24 mai 2020 ((rezonodwes.com))– Depuis la première allocution du chef de l’État haïtien suite à l’intrusion de la pandémie COVID-19 sur le territoire national, notre appréhension portait sur l’articulation entre l’admission d’une gouvernance d’exception et l’État de droit. Ainsi, nous avons lancé une alerte citoyenne à l’attention du président de la République dans un premier article critique.

    Honnêtement, le signal a été en partie entendu par Président MOÏSE, puisque sa deuxième allocution a été considérablement améliorée. Cependant, sa PLUME devait peaufiner ses réflexions pour proposer une gestion sanitaire pertinente à la population face à la potentielle expansion de la pandémie. Afin de préserver la santé publique, nous nous sommes même permis d’adresser une lettre ouverte au chef de l’État en lui proposant la constitution d’une Commission multi-sectorielle avec un partage de responsabilité de gestion publique avec l’opposition politique et le secteur privé des affaires. Si la dénomination a été retenue, le contenu et la finalité de cette proposition en étaient  autrement. Car même quantitativement la Commission présidentielle de gestion sanitaire est loin d’être multi-sectorielle avec une co-présidence assurée par deux médecins et un membre managérial.

    Pour légitimer des mesures d’exception dans le cadre de la sécurité publique, le président de la République a adopté un arrêté relatif à l’état d’urgence sanitaire dont la publication a été faite le 20 mars 2020. Curieusement, cet arrêté a été contresigné par le Premier ministre et l’ensemble des membres du Gouvernement et a décrété l’état d’urgence sur tout le territoire national. Alors, du 20 mars au 20 avril 2020, le pays est soumis à un régime de gouvernance d’exception et des opérations transformant les procédures ordinaires de la gestion publique sont autorisées dans le strict respect des principes directeurs de la démocratie. Sans surprise, après son délai d’expiration, l’état d’urgence sanitaire du 20 mars a été prorogé pour un mois  par une annonce publique du Premier ministre sans l’adoption d’un texte publié dans le journal le Moniteur.

    Il a fallu rappeler au pouvoir exécutif que toutes les opérations d’exception réalisées sur le fondement de l’état d’urgence sanitaire seraient entachées d’illégalité à partir du 20 mai. En ce sens,  le Gouvernement s’empressait d’adopter un décret antidaté le 21 mai 2020 relatif à la prorogation de l’état d’urgence sanitaire le 21mai, puisqu’à la période du 20 à 21 mai aucun décret n’a été publié et que ladite prorogation a été annoncée par le Président de la République ainsi qu’un de ses puissants conseillers. Sans remettre en cause la bonne foi du chef de l’État et l’ensemble des membres du Gouvernement, le pouvoir exécutif place la gestion de la crise sanitaire du pays dans un décret brouillon. Ce décret risque d’anéantir la démocratie pour faire place à la dictature. Il appelle deux précisions. D’une part, ledit décret crée une confusion dans les mesures de durcissement (I) et ignore les principes directeurs de l’État de droit en méconnaissant la supériorité indéréglable de la Constitution (II).

    I- La confusion des mesures de durcissement

    En effet, la confusion s’annonce dès le début du texte, en ce que le pouvoir exécutif peine à détacher le lieu privé du lieu public dans la gestion publique. Car à l’article 2 du décret, il est mentionné que les « mesures, dites « barrières » doivent être observées en tout lieu et toute circonstance. Cette expression pourrait paraître de moindre importance pour le pouvoir réglementaire. Mais, cela sous-entend que le Gouvernement entend s’ingérer dans l’intimité des individus dans le but de prétendre optimiser une meilleure gestion de la crise. Car l’expression « en tout lieu » suppose à l’intérieur des propriétés privées des individus. Ainsi, le pouvoir exécutif ne différencie pas le lieu privé de celui public pour imposer les obligations des « mesures barrières » puisqu’il utilise le verbe « devoir ». Il serait compréhensible s’il cantonnait ces mesures dans les lieux publics. Cette lacune rédactionnelle emporte l’intrusion abusive dans la vie privée des individus du fait que ces mesures peuvent leur être conseillées dans leur intimité, mais ne peuvent pas leur être imposées.

    En cumulant le lieu privé et l’expression « en toute circonstance », aggrave un peu plus l’ingérence des autorités publiques dans l’intimité des individus. Car l’application de cet article supposerait la prétention des autorités publiques d’imposer des « mesures barrières » dans la vie de couple des personnes, d’autant que la transmission volontaire constitue dans le texte un fait punissable pénalement. Il serait peut-être ridicule de déceler littéralement dans le texte que les couples sont interdits de partager le même lit sous peine de voir engager leur responsabilité pénale. Cette rédaction est très maladroite. Il suffirait de préciser « lieu public ».

    Il est prévu à l’article 3 du décret des réponses pénales, dont l’emprisonnement, pour les conducteurs qui omettent de désinfecter leurs véhicules au moins une fois par jour. Quelle est la rationalité de cette mesure? Les policiers disposeraient-ils d’un appareil pour détecter à 5h PM un véhicule désinfecté à 7h du matin? Il apparaît curieux de s’interroger sur l’objectif de ce contrôle.  En outre, le texte prévoit la sanction pénale pour « tout matériel de transport ». L’expression « tout matériel de transport » suppose logiquement l’inclusion des brancards auxquels sont attachés les bêtes de trait. Car ces matériels servent en réalité au transport des marchandises ou matériaux de construction pour les individus. À quoi ça servirait de les désinfecter s’ils exposaient déjà à la poussière et aux microbes? En clair, le décret aurait dû employer l’expression de « véhicule à moteur », et ce serait plus simple pour la compréhension. Car il est du non-sens de prétendre prévenir la santé publique par l’exercice de contrôle sur ces matériels étant déjà insalubres.

    Une autre confusion importante est à relever à l’article 6 du décret. En effet, cet article  interdit le rassemblement de plus de 5 personnes en « milieu clos ou ouvert ». Il est évident que les dirigeants n’ont pas pris la peine de se relire avant d’imposer un tel texte au peuple. Sans doute, les autorités publiques songeraient à la prévention de la santé publique dans les manifestations religieuses ou peut-être dans les réunions politiques. Mais, ce souci de protection est maladroitement manifesté puisque l’expression « milieu clos » suppose logiquement « l’espace privé » des individus. Alors, les rédacteurs du texte ne pensaient pas aux familles nombreuses, puisqu’il existe des familles à plus de 5 personnes qui habitent la même maison. Ou est-ce que l’exécutif entendrait imposer une rotation de discussion familiale ou une rotation dans les heures de repas familial? Il serait tellement simple de préférer l’expression «  lieu public » à celui de « milieu clos ou ouvert ». Car ce n’est pas parce qu’une manifestation religieuse ait lieu dans une église fermée qu’elle ne soit pas publique pour autant. De même qu’une réunion par exemple de l’opposition politique tenue dans un espace couvert d’un hôtel revêt le caractère public. Cette lacune rédactionnelle prouve que les rédacteurs du texte ne maitrisent pas le concept  « public ».

    Dans cette même lignée, une autre confusion doit être relevée quant à la contradiction de cet article. En l’espèce, alors que ledit article prévoit la peine privative de liberté ( emprisonnement ) pour la tenue de tout rassemblement de plus de 5 personnes, l’audience pénale comporte au moins 6 personnes : le juge de siège, le ministère public, le greffier, l’huissier, la personne poursuivie et un de ses défenseurs. Alors, par cet article, le Gouvernement annonce clairement la fermeture des tribunaux de la République. Où va donc déférer les contrevenants pour leur infliger leur peine ? Le policier sera à la fois officier de police judiciaire et juge judiciaire? Si ce n’est pas une erreur de compétence ou de réflexion, les autorités publiques annonceraient l’avènement du retour à la dictature.

    À l’article 7 de ce décret, il est prévu une sanction pénale pour la réalisation des « soins de conservation » sur le corps des défunts « probablement atteints » du virus. Alors, les autorités entendent sanctionner un fait dont elles n’ont aucune certitude. Donc, tout individu décédé chez lui et sur « simple suspicion » d’avoir contracté le virus sans une expertise médicale, est susceptible d’être  privé du dernier hommage de ses proches. C’est aberrant.
    À l’article 8, seuls les enfants de moins de 5 ans sont exempts du port du masque. Il est tout à fait logique que la prévention de la propagation du virus concerne également les enfants, qui en sont porteurs saints. Cependant, l’imprécision de cet article sous-entend que la responsabilité pénale d’un enfant de 5 à 10 ans pourra être engagée si ce dernier ne porte pas le masque; et conséquemment il sera emprisonné puisque l’alinéa e) de l’article 24.3 interdit la substitution en matière d’arrestation et que les parents ne pourraient pas être logiquement arrêtés à la place de leur enfant. Cet article est complètement irréfléchi.

    Sur le plan rationnel et effectif, l’article 11 du décret pourrait contrarier l’application des mesures d’exception qu’il prévoit même . En effet, il est fait injonction à l’agent de la force publique de se protéger par un masque en exerçant un contrôle d’identité sur un individu sous peine d’être condamné par une amende ou un emprisonnement. Qui procéderait alors à l’arrestation de cet agent de la force publique? Le même individu contrôlé demanderait à cet agent de lui payer l’amende pour le compte de l’État pour n’être pas non plus équipé sur le plan sanitaire? Chaque individu devrait alors disposer d’une tonne de fiches de contravention? L’argent de l’amende serait recouvré comment: en espèces par les agents de la force publique ou une fiche de contravention spécifique? Et si la personne ne dispose pas de la somme prévue sur elle, on procédera à son arrestation ou elle serait laissée partir dans l’attente de son passage à un poste de police?  Autant d’imprécisions dont est entaché le texte.

    Enfin, les autorités publiques risquent de se contredire dans les articles 12 et 17 du décret. Alors que l’article 12 impose une mise en quarantaine à toute personne en contact avec un infecté du virus, l’article 17, quant à lui, prévoit une dérogation sanitaire. C’est dire que l’individu qui est simplement suspecté doit être mise en quarantaine ou peut aller se faire tester, mais seul l’infecté du virus est habilité à circuler dans le but d’aller se faire soigner à l’hôpital. Il convient de se demander comment le suspect peut savoir s’il est atteint du virus s’il lui est interdit de circuler dans les rues sur simple suspicion d’infection. Qui présente le risque concret de contagion entre les deux: l’infecté ou le suspect? Donc, il est irréfléchi de prétendre limiter la propagation du virus en accordant une latitude de liberté de circulation à un contaminé qu’au détriment d’un «  malade potentiel ».

    Si certaines erreurs dans le texte initial du 20 mars relatif à l’état d’urgence sanitaire sont amendées par l’exécutif, en ce que le décret du 21 mai 2020 prévoit désormais des réponses pénales liées à la violation des mesures d’exception et préfère cette fois-ci l’appellation « décret » à la dénomination « arrêté », la transformation des procédures pénales opérée contrevient aux principes directeurs de l’État de droit.

    II- La transformation illégitime de l’État de droit par le Décret

    En effet, l’État de droit s’entend comme l’ensemble des règles fondamentales relatives au fonctionnement de de la Société. C’est essentiellement sur la base de cette notion que Montesquieu, dans son célèbre ouvrage intitulé De l’esprit des lois en 1748, a institué le principe de la séparation des pouvoirs dans le cadre de la politique de l’État moderne. Ce principe établit l’indépendance du pouvoir exécutif, du pouvoir législatif et du pouvoir judiciaire. Cette conception d’attributions étatiques partagées de Montesquieu fusionna avec le principe de la légalité des délits et des peines développé par Cesare Beccaria au cours du XVIIIe siècle. De ce principe découle l’expression « les juges de la Nation ne sont que la bouche de la loi ». C’est dire que la loi s’inscrit dans la politique du pouvoir exécutif, doit être élaborée par le pouvoir législatif pour être appliquée par le pouvoir judiciaire.

    De fait, dans la période d’urgence, l’État est autorisé à adopter des mesures d’exception dans le cadre de la prévention de la sécurité publique. En l’espèce, la santé publique inclut la notion de sécurité publique dont le maintien relève de l’autorité du pouvoir exécutif. Toutefois, les mesures liées à l’état d’urgence sanitaire peuvent toucher les droits et libertés fondamentaux qu’elles doivent être entourées des garanties judiciaires. C’est l’exercice de cet équilibre qui préoccupe notre inquiétude sur l’adoption du décret du 21 mai 2020 relatif à la prorogation de l’état d’urgence sanitaire haïtien.

    D’abord, il importe de rappeler que l’admission de la réalisation des opérations d’exception dans la transformation des procédures de l’État de droit n’emporte pas pour autant l’exclusion du respect de la légalité. Cela dit, l’état d’urgence confère aux autorités publiques d’adopter des mesures dérogatoires aux procédures de gouvernance publique, mais celles-ci doivent être encadrées par la loi et respectent les principes directeurs de l’État de droit. Sur la base de ce principe universel nous avons attiré l’attention du pouvoir exécutif de l’importance d’adopter la prorogation de l’état d’urgence sanitaire du 20 mars ayant expiré depuis le 20 mai. Ce rappel était important du fait que le Gouvernement ait affirmé avoir dépensé environ un million cinq cent mille dollars américains par jour dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire. De ce fait, l’absence de texte publié officiellement dans le Moniteur privait les autorités publiques à engager les fonds de l’État. Alors, toutes opérations financières réalisées avant cette publication seraient considérées comme détournement des fonds publics. Nous comprenons pourquoi l’exécutif est assez vigilant pour antidater le décret de prorogation à la date du 21 mai alors qu’en réalité il est paru le 22 mai. En outre, aucune mesure contraignante n’était imposable aux citoyens avant cette publication , comme le port obligatoire du masque, le couvre-feu, la fermeture des boites de nuit etc. En clair, la publication de ce décret confère la légitimité aux mesures d’exception adoptées dans le cadre de l’état d’urgence prorogé.

    Cette légitimé n’est admise que si les mesures ne contreviennent pas aux dispositions constitutionnelles. En l’espèce, le décret prévoit comme réponse pénale l’application de l’emprisonnement, c’est-à-dire la détention étant une mesure privative de liberté, à la violation de certaines mesures. Or, il est un principe constitutionnel et universel que dans le cadre du droit international des droits de l’homme que la détention est tellement attentatoire à la liberté individuelle qu’elle nécessite l’encadrement législatif. Ainsi, il est mentionné à l’article 24.1 de la Constitution que « nul ne peut être poursuivi, arrêté ou DÉTENU que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu’elle prescrit ». Nous comprenons la nécessité de protéger la sécurité publique, mais le pouvoir exécutif ne peut pas non plus entendre substituer un décret à la loi en l’absence de l’intervention du Parlement. Peu importe que les députés seraient des « moins-que-rien » pour paraphraser le chef de l’État dans son allocution en date du 18 mai 2020, seul le Parlement peut conférer les attributions aux autorités publiques pour priver un individu de sa liberté dans la période de l’état d’urgence sanitaire. Dès lors, le décret est entaché d’illégalité en ce qui concerne la peine d’emprisonnement qu’il prévoit.
    Par ailleurs, au regard de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant du 20 novembre 1989, il est interdit de priver un enfant de liberté. À vrai dire, les rédacteurs tempèrent ce droit à la liberté de l’enfant par la nécessité de la sûreté publique. Mais, en quoi l’absence d’un port de masque d’un enfant de 5 ans pourrait emporter l’entrave à la sûreté,  puisqu’en tout état de cause ce dernier ne peut se trouver dans un lieu public sans l’accompagnement d’au moins un de ses parents. Alors, durcir la mesure du port obligatoire du masque même à l’égard d’un enfant à cet âge jusqu’à prévoir à l’incarcérer relève du non-sens. À cet effet, la lacune rédactionnelle devrait être amendée pour prévoir l’imputabilité du défaut du port du masque par un enfant à ses parents dans le cadre de la responsabilité pénale.

    Ensuite, comme il a été relevé plus haut, l’article 6 dudit décret pose comme interdit le rassemblement de plus de 5 personnes sous peine d’amende ou d’emprisonnement. Or, comme a affirmé Montesquieu dans son célèbre ouvrage susmentionné, la loi doit être prononcée par un juge. En clair, dans le cadre du principe de l’individualisation de la peine, l’individu violant l’une des mesures liées à l’état d’urgence sanitaire doit être déféré devant un juge. Pourtant, comme il a été mentionné, l’audience pénale comporte au moins 6 personnes. De ce fait, toute tenue de l’audience serait en contrariété avec l’état d’urgence et le comportement du personnel judiciaire serait sanctionnable. Grosso modo, le décret ferme les tribunaux tandis qu’il exige en même temps son application. Quelle aberration! Si ce n’est pas une erreur de réflexion et un manque d’inspiration du Gouvernement, il serait inquiétant de croire à la volonté étatique manifeste
    d’instaurer ce durcissement. Car, ce faisant, le pays basculerait au retour à la dictature. Partant, l’aspect privatif de liberté inséré dans ledit décret est entaché d’illégalité pour être contraire à l’article 24.1 de la Constitution en vigueur.

    Enfin, supposons que l’individu contrevenant est arrêté par l’agent de la force publique. Par une application stricte dudit décret, il sera conduit immédiatement en prison puisque les tribunaux sont pratiquement fermés. Cela sous-entend que le pouvoir exécutif fait fi des droits de la défense des citoyens poursuivis pénalement. Or, il est prévu à l’alinéa c) de l’article 24.3 de la Constitution que toute personne poursuivie pénalement dispose du droit à l’assistance d’un avocat. L’automaticité de l’incarcération de ce dernier le priverait de son droit de se faire assister d’un avocat de son choix. Donc, en plus de sa privation de son droit d’avoir accès à un juge, le décret prive les citoyens d’établir leurs droits de la défense. Par la combinaison de ces lacunes relevées, le décret du 21 mai 2020 relative à la prorogation de l’état d’urgence sanitaire est mal inspiré, maladroit et est en grande partie entaché d’illégalité. Partant, ledit décret doit attirer la vigilance de la Fédération des Barreaux D’Haïti, des Barreaux dans leur indépendance et des organisations des droits humains pour être contesté devant la Cour de cassation de la République pour être tenu pour contraire à la Constitution.

    Boston, le 24 mai 2020.

                           Me. Guerby BLAISE 
         Doctorant en Droit pénal et Procédure pénale 
         École doctorale de l’Université Paris Nanterre 
                    E-mail : kronmavie@icloud.com

Televizyon Lakay
Televizyon Lakay
Jwe Jwèt Gratis!
Quiz, Solitaire ak Mo Kaché
Jwèt Ayiti & Karayib — 100% gratis!
Jwe Kounya — 100% Gratis →
English · Français · Kreyòl