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  • Environ 6 millions d’haïtiens vivent en dessous du seuil de pauvreté et que 40 % de la population est en situation d’insécurité alimentaire, estime ECOSOC/ONU

    Environ 6 millions d’haïtiens vivent en dessous du seuil de pauvreté et que 40 % de la population est en situation d’insécurité alimentaire, estime ECOSOC/ONU

    « C’est un pays fictif » a déclaré Joseph Joute, membre du régime Tèt Kale 2 depuis l’administration Moise-Lafontant rendant les haitiens beaucoup plus pauvres qu’ils ne l’étaient auparavant.

    Quarante pour cent de la population du pays est aujourd’hui en situation d’insécurité alimentaire, ce qui place Haïti parmi les dix pays les plus touchés par l’insécurité alimentaire dans le monde.

    Une mauvaise gestion de l’urgence sanitaire COVID-19 en Haïti et son impact socio-économique pourraient devenir une catastrophe humanitaire

    New York, lundi 11 mai 2020 ((rezonodwes.com))–Le groupe consultatif ad hoc du Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations-Unies sur Haïti a appelé vendredi à une action immédiate pour répondre aux besoins sanitaires et humanitaires, parallèlement aux efforts en cours pour promouvoir le développement durable et la résilience aux chocs futurs en Haïti.

    Il a demandé aux Nations unies, aux États membres, aux donateurs, aux institutions financières internationales et à d’autres intervenants d’agir ensemble de toute urgence pour prévenir la propagation de COVID-19 et atténuer ses conséquences humanitaires et socio-économiques en Haïti.

    « Il y a six millions de personnes vivant déjà en dessous du seuil de pauvreté en Haïti et que 40 % de la population est en situation d’insécurité alimentaire » a estimé ECOSOC-ONU ajoutant que la saison des ouragans de 2020, qui s’étend de juin à novembre, « pourrait aggraver encore les problèmes existants », sans toutefois mentionner le degré de corruption qui entoure l’administration du président Jovenel Moise.

    Selon le Groupe consultatif ad hoc de l’ECOSOC sur Haïti, la pandémie de la COVID-19 devrait aggraver la crise humanitaire, économique et des droits de l’homme en Haïti et exacerber les vulnérabilités existantes, poussant davantage de personnes dans la pauvreté dans un pays où 6 millions de personnes vivent déjà en-dessous du seuil de pauvreté.

    « Si elle n’est pas correctement gérée, l’urgence sanitaire COVID-19 et son impact socio-économique pourraient devenir une catastrophe humanitaire, menaçant de réduire à néant certains des gains durement acquis en matière de développement et de sécurité au cours des quinze dernières années en Haïti« , a présagé l’agence onusienne.

    Rappelons que le Groupe consultatif ad hoc sur Haïti est composé de l’Argentine, des Bahamas, du Belize, du Bénin, du Brésil, du Canada (présidence), du Chili, de la Colombie, du Salvador, de l’Espagne, des États-Unis d’Amérique, de la France, d’Haïti, du Mexique, du Pérou, de Trinidad et Tobago et de l’Uruguay auprès des Nations unies. Le président de l’ECOSOC est membre de droit du Groupe. Il a été initialement créé en 1999 et son mandat est de suivre de près et de fournir des conseils sur la stratégie de développement à long terme d’Haïti.

  • Dossier Dadou Jean-Bart : Des organisations écrivent au Ministre des Sports, Max Attys

    Dossier Dadou Jean-Bart : Des organisations écrivent au Ministre des Sports, Max Attys

    Ministre de la Jeunesse,  du Sport et de l’Action Civique (MJSAC)

    En ses Bureaux 

    Objet : Lettre ouverte 

    Référence : article du journal « The Guadian », média britannique,  au sujet des faits d’abus sexuels reprochés au Président de la Fédération haïtienne de Football (FHF), paru 30 avril 2020.

    Lundi 11 mai 2020 ((rezonodwes.com))–

    Monsieur le Ministre, 
    L’Alliance des Organisations de Défense, de promotion et de protection des Droits de la personne, regroupant les organismes  :JUSTICE ET SOLIDARITÉ-(JS), ACTION UNIVERSELLE DES DROITS ET LIBERTÉS (Act’UDL), ORGANISATION POUR LE SOUTIEN DE L’ENFANCE ET LES VIES (OSEVI), OGANIZASYON LIMYÈ NAN LAVI FANM (OLLAF), ACTION CONCERTÉE POUR LA PROMOTION ET LA DÉFENSE DES DROITS HUMAINS (ACPRODDH), OBSERVATOIRE HAITIEN DES DROITS HUMAINS (OHDH) L’ASSOCIATION NATIONALE DES JURISTES HAITIENS (ANAJUH) a pris lecture minutieuse de la dénonciation faite à travers cet article du journal britannique « The Guardian « , paru en date du 30 avril de l’année en cours, imputant au Président de la FHF les faits d’abus sexuels sur les personnes des athlètes, pour la plupart mineures, se trouvant au Centre Technique de la FIFA à la Croix-des-Bouquets.

    En effet, l’Alliance se sent remonter une indignation sans cesse croissante quand on a appris que ces actes subversifs, contraires à la morale,  l’éthique et aux bonnes mœurs, auraient été imposés aux filles sous peine d’être renvoyées du centre et sous promesses fallacieuses des échanges d’avantages qui constituaient déjà des prérogatives et des acquis mis en place par l’État Haïtien et la FIFA, au profit de celles-là qui, pour en avoir accès, seraient violées,  humiliées,  détournées de leurs valeurs féminines certaines, par des autorités ayant cette obligation de protection et de garantie des droits de ces athlètes.  

    L’Alliance en a pris acte et du coup, interpelle votre Administration, Monsieur le Ministre, au fait de cesser à banaliser et manifester cet état de déni par rapport à des situations de crises sérieuses qui sont à même de décrédibiliser l’institution footballistique haïtienne. Monsieur le Ministre,  plus d’un pense que votre silence de trop expose à la société haïtienne et au monde du football féminin en particulier, l’augure dévalorisante, avilissante, d’un chantage subversif dont le respect des droits à la dignité, à l’intégrité physique,  les droits à la non discrimination, à la non-violence attachés aux femmes et aux filles ne veulent rien dire pour le Gouvernement dont vous partagez le portefeuille du Ministère qui contrôle la FHF.

    Votre laxisme est tellement complice que l’article en question est paru depuis le 30 avril 2020, la FHF a eu le temps de réagir pour essayer gratuitement de blanchir et d’innocenter M. Jean Bart avec tant de subjectivité, et que, jusqu’à date,  sauf erreur,  aucune enquête n’est diligentée. Tandis que la communauté nationale et internationale attend encore, sous sa grande soif, de la lumière sur ce scandale étant de nature à préjudicier tant la carrière des athlètes féminines que la réputation morale du Président de la FHF, épinglé dans cette affaire d’abus sexuels et détournement de mineurs.

    Monsieur le Ministre,  il est fort avéré que la complicité du Gouvernement Haïtien reste à défendre dans la mesure où la sonnette d’alarmes autour de ces scandales n’est pas tirée pour la première fois, sous un silence incompréhensible et amères des Autorités. En effet, depuis des années,  des présomptions de corruption,  de malversations,  de détournements,  d’élections truquées et frauduleuses,  entre autres, ont à tort ou à raison été dénoncées par des intéressé-e-s de tout horizon. 

    Sauf erreur,  rien n’a été fait pour que, à la lumière des enquêtes objectives,  soient prises des décisions qui s’imposent. Aujourd’hui encore, nous sommes en présence d’un scandale qui serait de trop pour ajouter à celui de la crise sociopolitique, de la crise liée au COVID-19 qui sembleraient dépasser l’aptitude du gouvernement Moïse -Jouthe à gérer dans l’intérêt du bien-être des Haïtiennes et Haitiens,  selon l’avis de plus d’un. 

    Ainsi, l’Alliance et d’autres organisations nationales et internationales avangardistes de la société civile, ne sauraient rester inertes face à ces violations des droits fondamentaux de la personne humaine. Nos voix s’élèvent et s’élèveront pour dénoncer et dire NON à ce déni qui est à même d’élargir davantage la voie à toutes formes de discrimination,  de violations, de violences faites aux femmes et aux filles, de stigmatisations perpétrées par des malfrats d’État.

    Voilà pourquoi,  l’Alliance se joint à d’autres citoyens et citoyennes,  à d’autres organisations nationales et internationales de défense des droits humains,  et de la société civile, effectivement intéressés par la question de justiciabilité et juridicité des droits humains en Haïti, pour exiger de votre Gouvernement :

    1- la diligence sans délai d’une enquête administrative autour de cette affaire;

    2- la mise à l’écart de M. Yves Jean Bart à la tête de la FHF pour tout le temps que durera l’enquête administrative ;

    3- la garantie des droits de celui-ci à un procès équitable, à toutes les phases de la procédure;

    3- la collaboration effective des Autorités du Ministère de la Jeunesse, du Sport et de l’Action Civique (MJSAC) avec les Autorités judiciaires à l’effet de fournir au besoin tous éléments généralement quelconques utiles à faire de la lumière dans le cadre de cette affaire;

    4- une assistance psychologique morale et sociale aux athlètes en internat au Centre technique de la FIFA en Haïti et à celles évoluant à l’étranger qui seraient concernées par cette affaire;

    6- la transparence inconditionnelle du Gouvernement et de la justice haïtienne durant le cours de la justiciabilisation des droits fondamentaux des athlètes indistinctement. 

    Monsieur le Ministre,  l »Alliance vous rappelle qu’Haïti est partie des conventions spéciales consacrant le respect et la garantie des droits de l’enfance,  des mineur-e-s, des femmes et filles, notamment à travers :    
    -la Convention sur l’élimination de toutes les femmes de discrimination à l’égard des femmes,  du 18 décembre 1979- la Convention relative aux droits de l’enfant  du 20 novembre 1989;- le protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant,  concernant la vente d’enfants,  la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants, dans la résolution 54/263 du 25 mai 2000 et entrée en vigueur le 18 janvier 2002;

    Il est aussi dit à travers les instruments internationaux relatifs aux droits humains, les lois nationales et internationales  que les victimes de violations des droits humains peuvent saisir les instances, les rapporteurs spéciaux, les juridictions et les non-juridictions internationales, au cas où le gouvernement de l’État en question confirme cette volonté de déni, de stigmate et de mépris vis-à-vis de leurs (les victimes) causes légitimes.  

    Ainsi, les ‘organisations de l »Alliance, ainsi préoccupées, se disposent à suivre activement et minutieusement cette affaire du déclenchement jusqu’à l’aboutissement de l’enquête qui sera obligatoirement et objectivement diligentée.

    Aussi, se réservent-t-elles le droit d’accompagner les victimes par devant les Juridictions,  les non-juridictions tant nationales qu’internationales .

    Me. Ebens EXANTUS/ Directeur exécutif JUSTICE ET SOLIDARITE-JS
    Me. Abel LOUISSAINT/ Président de L’Act’UDL
    Me. Berrick ESTIDORE/ Président OSEVI
    Me. Marita CHARLOT/ Coordinatrice OLLAF
    Me Jean Ronel SISTANIS / Coordonateur, a.i. de l’OHDH
    Me Friztnel JOASIL / Coordonateur ACPRODDH
    Me. Emmanuel JEANPrésident de l’ ANAJUH

  • Covid-19 – Haïti : 209 cas positifs, 27 nouveaux cas et 1 décès en 24 heures

    Covid-19 – Haïti : 209 cas positifs, 27 nouveaux cas et 1 décès en 24 heures

    Le bilan officiel de la pandémie du Covid-19 en Haïti s’élève à 209 cas testés positifs. Le pays compte 16 morts et 17 personnes guéries.

    Le ministère de la santé publique et de la population (MSPP) a informé ce lundi 11 mai que le pays compte 209 cas testés positifs au covid-19. “Le ministère de la santé publique informe la population de 27 nouveaux cas de contamination confirmés et d’un décès dû à la covid-19 en date du 10 mai dans le pays. Ce qui porte le bilan à 209 personnes testées positives à la Covid-19, 176 actifs, 16 décès et 17 cas de guérison “, peut-on lire dans le communiqué numéro 41 du MSPP.

    Le département de l’Ouest reste le plus touché avec 142 cas, dont 16 nouveaux en 24 heures. Port-au-Prince est la commune la plus touchée avec 37 cas. Delmas (36) Petion-Ville (31), Tabarre (17), Croix-des-Bouquets (12), Carrefour (5), sont les communes de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince où plus de cas de coronavirus sont recensés. Ensuite viennent Gonaïves (10), St marc (9) Fort-Liberté (8), Saint-Michel (4), Cap-Haïtien (6), Port-de-Paix (3) Ouanaminthe (2),Mirebalais (2), Jacmel 2, Trou du Nord (2), Côte de fer (2), Cité Soleil (2), Miragoâne (2), Jérémie (2), Cayes, Hinche, Ennery, Fond des nègres, La vallée de Jacmel, Verrettes, Acul du Nord, Chantal, Arcahaie, Savanette, Desdunes, Kenscoff.

    Le rapport de la direction d’épidémiologie, des laboratoires et de la recherche précise que le pays a enregistré 1311 cas suspects et 209 cas confirmés dont 27 nouveaux cas et un mort en un jour. 52 sont importés et 157 à transmission locale. De ces cas 40, 7 % sont des femmes et 59,3 % sont des hommes. Le taux de létalité est de 7,7 % ce qui signifie que si les données restent ainsi, le Coronavirus pourrait tuer 7 personnes sur chaque 100 cas d’infection. Le rapport précise aussi que tous les départements du pays sont touchés

    La majorité des cas se trouve dans le département de l’Ouest, 142 cas et 8 morts. Artibonite, 26 cas et 4 morts, Nord’Est, 12 cas et deux morts. Nord, 8 cas et un mort. Sud-est, 7 cas et 1 mort. Centre, 4 cas et zéro mort. Nord-Ouest, 3 cas et zéro mort. Nippes 3 cas et zéro mort. Sud, 2 cas et zéro mort. Grand’Anse 2 cas et zéro mort.

    Le ministère de la santé publique rappelle, par ailleurs, à la population la nécessité de respecter les gestes barrières pour se prémunir contre la propagation du covid-19.

    A lire aussi: 5 détenus atteints de la Covid-19 parmi les compatriotes déportés mis à l’écart

  • Tirs sur les locaux du RNDDH, Pierre Espérance dénonce des menaces du pouvoir en place

    Tirs sur les locaux du RNDDH, Pierre Espérance dénonce des menaces du pouvoir en place

    Pierre Espérance, directeur exécutif du RNDDH, dénonce des menaces et persécutions dont il est l’objet de la part du pouvoir en place.

    Le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) a fait une sortie dans la presse ce lundi 11 mai pour dénoncer des menaces et persécutions venant du pouvoir “Tèt kale”. Selon lui, des individus ont tiré des rafales de cartouches en direction des locaux de l’institution à la rue Rivière dans la nuit du 10 au 11 mai. Un juge de paix et des enquêteurs de la police scientifique relevant de la DCPJ étaient sur les lieux pour le constat légal et la recherche des indices de cette attaque armée.

    Pour Pierre Esperance, cette attaque qui a eu lieu peu de temps après l’émission d’un avis de recherche contre l’administratrice du RNDDH, est un acte d’intimidation. Il appelle la justice à sévir contre les auteurs de cette attaque.

    ” La vie du personnel du RNDDH est en danger”, a dit Pierre Espérance. “Ils veulent nous réduire au silence. Mais nous sommes déterminés à continuer à aider la population dans sa quête de justice, dans le combat contre la corruption. Nous n’avons pas peur des apprentis dictateurs. La sécurité du personnel du RNDDH est sous la responsabilité des autorités qui poussent des bandits à nous attaquer tous les jours”, a-t-il ajouté rappellant qu’ils sont des défenseurs de droits humains alors ils doivent dénoncer les cas de violation de droits humains par les autorités.

    “Depuis ma participation à l’audition devant la chambre des représentants américains, le 10 décembre 2019, le pouvoir “Tèt kale” commence à persécuter le RNDDH. Nous avons témoigné sur la situation des droits humains devant la commission des affaires étrangères sur les différents massacres qui ont eu lieu dans le pays ainsi que la protection des bandits armés par les autorités de l’État. C’est à ce moment que cette campagne d’intimidation, de dénigrement a débuté et les menaces aussi”, a expliqué Pierre Espérance. Il estime que le dossier de corruption dont l’unité de lutte contre la corruption dit prendre en charge est une instrumentalisation d’un organisme étatique à son encontre

    Des organisations de droits humains prennent la défense du RNDDH

    Dans une note, le CARDH, la CE-JILAP, le CONHANE, le CRESFED, le PAJ et le SKL regroupés au sein de la structure dénommé Ensemble contre la corruption (ECC) estiment qus cet avis de recherche non nécessaire contre Madame Jean Pierre constitue un acte attentatoire à sa liberté, l’institution ayant montré sa volonté de collaborer. L’ULCC aurait dû continuer sa démarche sans excès de pouvoir, au cas où elle aurait voulu avoir des informations objectifs dans le cadre de son enquête.

    En outre, les organisations signataires de la note rappellent que la loi n’interdit pas qu’une institution de la société civile ou du secteur des droits humains bénéficient d’une subvention de l’État. Elles considèrent l’avis de recherche comme un acte de persécution contre le RNDDH, en raison de son travail de vigilance.

    L’OPC se dit préoccupé

    Dans une lettre adressée au directeur de l’ULCC, l’Office de la Protection du citoyen se dit préoccupé par l’avis de recherche décerné par l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC), à l’encontre de Madame Marie Gesly Damas Jean Pierre dans le cadre de la subvention accordée par le Bureau de Monétisation d’Aide au Développement au Réseau National de défense des Droits Humains.

    “Par cette démarche, l’OPC, tout en évitant de se prononcer sur le fond de cette affaire, avec des considérations juridiques et administratives, est en droit de se questionner sur le bien-fondé d’un tel avis de recherche qui, pourrait être assimilé à une revanche dans la mesure où vous avez été renvoyé en 2006 de l’appareil judiciaire du Cap-Haïtien sur dénonciation du RNDDH. De tels agissements vont à l’encontre des prescrits relatifs à la Déclaration sur la protection des défenseurs des droits de l’homme adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies dans sa résolution 53/144 du 9 décembre 1998 et dont Haïti est Etat signataire”, écrit Me Renan Hédouville.

    parallèlement, l’opposant au pouvoir en place et porte-parole du secteur démocratique et populaire, Me André Michel, a témoigné sa solidarité avec le RNDDH, dont ses locaux ont été la cible d’une attaque armée. Il estime que, l’organisation de droits Humains la plus efficace du Pays, et son directeur exécutif, Pierre Espérance sont dans l’œil du Cyclone.

    A lire aussi: Haïti: Le RNDDH qualifie d’intimidation les actes posés par l’ULCC

  • Une première banque de financement et d’investissement à l’Arcahaie

    Une première banque de financement et d’investissement à l’Arcahaie

    Une première banque de financement et d’investissement inaugurée samedi 09 mai l’Arcahaie.

    Les autorités archeloises ont assisté le samedi 09 mai 2020 à l’inauguration de la Banque d’Investissement de Financement et de Prêt sur Titre (BIFPT) dans leur commune. Installée à Léogâne depuis septembre 2019, la succursale de l’Arcahaie est la deuxième dans tout le pays. La première du genre dans la cité du drapeau.

    Le docteur Bob Rousseau est le Président Directeur Général de la Banque d’Investissement de Financement et de Prêt sur Titre (BIFPT). Berthony Paul est son copropriétaire.

    L’objectif premier de cette banque de développement est de booster l’économie archeloise avec une vision particulière pour la jeunesse estudiantine et les commerçantes. À la BIFPT, tout les clients sont des potentiels investisseurs. Pour y parvenir, il suffit d’ouvrir un compte avec seulement mille gourdes. Après quatre mois, “lajan ou depoze a ap fè pitit”.

    La Banque d’Investissement de Financement et de Prêt sur Titre (BIFPT) offre plusieurs options à ses clients. Ces derniers peuvent ouvrir un compte bancaire spécial pour quelque soit le projet.

    Selon les responsables de cette institution bancaire, la BIFPT veut aider dans la matérialisation de chaque rêve caressé par un archelois. “Qu’il s’agit de projet d’études, de création de petites entreprises, d’initiative agricole, d’achat de bétails ou d’autres biens. La Banque d’Investissement de Financement et de Prêt sur Titre sera aux côtés de ses clients, garantissent les propriétaires de cette banque.

    À peine ouverte, la banque dispose d’une panoplie de services et de produits qui sont, semble-t-il, à la portée des habitants. Assurance médicale et mortuaire, éducation financière et Kredi Fanm, figurent parmi ces services.

    “Nous offrons la possibilité aux gens qui n’ont pas de grands moyens de réaliser leurs rêves les plus chers sans favoritisme ni discrimination”, précise avec fierté Marie Chrisnette Saint-Georges, Directrice de l’annexe, propriétaire de l’une des plus grandes écoles professionnelles de la cité, le Centre Moderne de Formation Professionnelle .

    Pour l’instant, la Banque d’Investissement de Financement et de Prêt sur Titre (BIFPT) emploie uniquement les étudiants en administration issus du CMFP. Il sera ainsi pour toutes les autres entreprises appartenant aux investisseurs et fondateurs de la BIFPT.

    A lire aussi: Enomy Germain livre ses analyses sur la Western Union qui menace de fermer ses portes

  • Le remède africain “Covid-Organic” mis en doute à cause de sa provenance

    Le remède africain “Covid-Organic” mis en doute à cause de sa provenance

    Le remède africain “Covid-Organic” mis en doute à cause de sa provenance: dixit le Président Malgache Andry Rajoelina

    Les pays africains ne figurent pas parmi les pays les plus touchés par la Covid-19, pourtant c’est un pays africain qui, apparemment, aura eu raison de la maladie. Le Covid-Organic est ce remède en provenance de Madagascar qui, jusqu’à présent, continue à faire ses preuves malgré les mises en garde de l’OMS contre ce “remède”. Le président Malgache, Andry Rajoelina, en a fait le point lors d’une interview accordée à France 24.

    “Parmi les 171 cas de personnes testées positives à la Covid-19 que le Madagascar avait enregistré, 105 sont guéris grâce au Covid-Organic, sans compter les autres cas de guérison qui ont été observés chez nos voisins. Il ne saurait y avoir de preuves plus convaincantes que celles ci.” C’est en ces termes que le Président Malgache s’est addressé au journaliste de France 24 sur la question de preuve du Covid-Organic.

    Le chef d’Etat Malgache est convaincu de l’efficacité du “remède Malgache”. A la fois preventif et curatif, le Covid-Organic est le fruit des recherches réalisées par l’institut Malgache de Recherche appliquée fondée en 1957, un centre de recherche médical, pharmaceutique et de formation. “Les patients à qui on administre le remède, retablissent dans sept ou dix jours au max”: explique le Président.

    Il poursuit pour dire que le problème n’est pas la formule du Covid-Organic, mais le fait qu’il provient de Magadascar, un pays africain et 163e pays le plus pauvre du monde. Le scénario serait différent s’il s’agissait d’un pays européen, termine-t-il.

    Malgré l’assurance du président Andry Rajoelina, cette décoction faite à base de plantes médicinales malgaches, particulièrement l’artemisia( très connue pour lutter contre le Palludisme), ne trouve pas grace aux yeux de l’OMS qui exige qu’il soit testé dans le cadre d’essais cliniques afin de pour garantir sa sécurité sur les personnes et son efficacité.

    Malgré la mise en garde de lOMS, de nombreux pays africains se sont déjà procurés du Covid-Organic. Parmi eux, il y a le Niger, la Guinée-Bissau et la Guinée équatoriale.

    A lire aussi: 5 détenus atteints de la Covid-19 parmi les compatriotes déportés mis à l’écart

  • Haïti-Téchnologie : le site web de la Primature interrompu pour dette

    Haïti-Téchnologie : le site web de la Primature interrompu pour dette

    Le site web de la Primature interrompu pour accumulation de dettes.

    Le site internet de la Primature dont l’adresse est le “www.primature.gouv.ht” est dysfonctionnel depuis plusieurs jours. Selon les détails dont dispose la rédaction de Juno7, il a été interrompu à cause, semble-t-il, d’une accumulation de dettes.

    Le site était l’un des portails de communication de la Primature à travers lequel le gouvernement publie des arrêtées, des communiqués, des notes, et des bulletins spéciaux du journal officiel Le Moniteur.

    Au moment de la rédaction de ce texte, toute tentative d’y accéder s’avère vaine. Les visiteurs tombent depuis plus de 24 heures sur un message automatique indiquant qu’on est sur la page par défaut du serveur web. Cette page est générée par PLESK, un logiciel d’automatisation d’hébergement.

    Selon des experts en nouvelles technologies de l’information et de communication, ce genre de problèmes apparaissent en cas de non-paiement répétitif du service d’hébergement (Hosting).

    A lire aussi: Qui veut la peau du Premier Ministre Joseph Jouthe ?

  • 5 détenus atteints de la Covid-19 parmi les compatriotes déportés mis à l’écart

    5 détenus atteints de la Covid-19 parmi les compatriotes déportés mis à l’écart

    Cinq détenus testés positifs à la Covid-19 parmi les compatriotes expulsés ce lundi des Etats-Unis, mis à l’écart.

    L’agence américaine en charge de l’immigration (Immigration and Customs Enforcement- ICE) du département de la sécurité intérieure a choisi de ne plus expulser vers Haïti, ce lundi 11 mai 2020, cinq détenus qui ont été testés positifs à la maladie respiratoire mortelle COVID-19, selon les informations confiées par les autorités haïtiennes au journal Miami Herald.

    Le vol d’expulsion qui a atterri à Port-au-Prince en provenance de San Antonio, Texas, ce lundi, n’a que 50 personnes – 14 ayant des antécédents criminels et 36 autres personnes, dont des enfants – à bord contrairement aux 100 déportés que les autorités haïtiennes attendaient. Jean Négot Bonheur Delva, le chef de l’Office national des migrations (ONM), a déclaré qu’on ne lui a pas dit pourquoi les autres compatriotes n’étaient pas à bord de l’avion.

    La commission scientifique chargée de conseiller le gouvernement sur la manière de gérer la pandémie de coronavirus, a demandé la suspension des expulsions américaines de ressortissants haïtiens jusqu’à ce que la contagion mortelle soit contrôlée. Car le pays compte aujourd’hui 182 cas positifs et 15 décès dus à la pandémie. Le coronavirus est aussi présent dans les départements géographiques du pays.

    Le chef des escadrons de la mort en 1994, Emmanuel “Toto” Constant, était sur la liste des personnes à déporter. Son expulsion a été annulée après la controverse entourant son expulsion vers Haïti.

    A lire aussi: Covid-19: les États-Unis continuent avec les déportations vers Haïti

  • Dominique Anglade, d’origine haïtienne, prend les rênes du Parti libéral au Canada

    Dominique Anglade, d’origine haïtienne, prend les rênes du Parti libéral au Canada

    Dominique Anglade, d’origine haïtienne, prend les rênes du Parti libéral auCanada ce lundi.

    La députée Dominique Anglade, d’origine haïtienne, seule candidate en lice, a été couronnée à la tête du Parti Libéral du Québec (PLQ) ce lundi 11 mai 2020. La députée montréalaise de la circonscription de Saint-Henri-Sainte-Anne prend les rênes de la formation politique dès cet après-midi.

    Au terme d’une course à la direction fortement chamboulée par la COVID-19, l’exécutif du Parti libéral du Québec a adopté une résolution pour faire de Dominique Anglade la nouvelle cheffe du parti. Elle agira comme chef parlementaire à l’Assemblée nationale dès ce mercredi.

    Le Conseil exécutif de la formation politique s’était rencontré pour faire le point sur la course à la direction qui était suspendue jusqu’à nouvel ordre en raison de la pandémie de la COVID-19. C’est ainsi qu’après le retrait d’Alexandre Cusson de la course à la direction, Dominique Anglade a été couronnée cheffe du Parti libéral du Québec en vertu d’une décision de l’exécutif de la formation politique.

    « Je me suis entretenue avec Alexandre Cusson concernant son retrait de la course à la direction du Parti Libéral du Québec (PLQ). Je tiens vraiment à saluer son implication et son engagement auprès de tous les militants de notre parti. Je commenterai plus tard aujourd’hui », a-t-elle écrit sur son compte Twitter.

    À la mi-mars, Alexandre Cusson, qu’elle remplace, avait haussé le ton en réclamant que le PLQ suspende officiellement la course à la direction. Les candidats avaient cessé les événements publics, mais Dominique Anglade, notamment, poursuivait sa campagne de façon virtuelle. Peu après, le PLQ a décidé de mettre la campagne sur pause.

    A lire aussi :Covid-19: Des voix exigent la régularisation du personnel soignant Haïtien au Canada 

  • Danola prend son envol avec Black Bird

    Danola prend son envol avec Black Bird

    Danola prend son envol avec Black Bird, son tout nouveau morceau

    Depuis la sortie de sa première chanson “Premye Fwa” qui a charmé plus d’un, Danola Antoine s’est très bien imposée dans le monde musical haïtien. La voilà qui revient, seulement quelques mois après, avec Black Bird, confirmer son talent. Selon le réalisateur Réginald Georges, à la fois co-auteur et co-producteur de cette chanson, Black Bird réunit à la fois frustrations et  espoir.

    Avec sa voix douce et posée, Danola chante d’une façon singulière, une réalité pourtant connue de tous. Tout le charme de sa chanson réside dans sa portée universelle. En effet, selon Réginald Georges, “Black Bird” (l’oiseau noir) symbolise tout à la fois: la mère qui enfante en terre étrangère malgré elle, le peuple qui est obligé de voler loin de sa terre natale et par dessus tout,  le signal de détresse que nous envoie la planète. “La terre est malade et Covid-19 vient nous rappeler à l’ordre” et Danola semble très bien comprendre l’oiseau quand elle chante ” you fly high above the dark, oh bird (Tu voles au dessus de l’obscurité, oh oiseau)”: explique le Co-auteur de la chanson.

    D’un autre côté, avec ses paroles profondes, cette chanson respire aussi les douleurs et les frustrations d’une jeunesse délaissée, de qui pourtant on attend tout. Et face à la passivité et au laisser-aller des gens, c’est  un appel de détresse lancé par la jeune artiste qui espère plus que tout toucher les coeurs:” Mla map chante m la map kriye.  Kiyes ki tande mwen? Kiyes ki vle?”. Danola, ainsi que d’autres citoyens engagés dans cette cause, représente cette lueur d’espoir, dont nous avons tous besoin.

    Réginald Georges nous annonce que  l’étudiante en Génie civil a plusieurs titres, les uns plus rythmés que les autres, qui sont déjà prêts, mais elle préfère attendre que le stress du Covid-19 se calme un peu avant de les présenter au public. Pour l’instant, elle compatit aux souffrances de ces nombreuses familles endeuillées. Le public peut aussi s’attendre à des collaborations de la jeune artiste avec le docteur Tchon, Laponte, Roody Roodboy, BIC, et autres.

    Black Bird est disponible sur Youtube. Faites vous plaisir,  laissez la voix entrainante de Danola vous faire rêver de l’avenir meilleur que vous méritez.

    Pierre Emmanuella Tanis

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