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  • Haïti – Covid-19: 33 cas officiellement testés positifs

    Haïti – Covid-19: 33 cas officiellement testés positifs

    Le bilan du covid-19 s’élève à 33 cas positifs et 2 morts en Haïti.Décès Covid-19 , coronavirus

    Le ministère de la santé publique et de la population (MSPP) a informé ce samedi 11 avril via un communiqué de presse que le pays compte 33 cas testés positifs au covid-19. “Après les derniers résultats des tests du laboratoire national, le MSPP informe la population que le pays compte 2 nouveaux cas. Ce qui porte le nombre à 33”, peut-on lire dans ce communiqué.

    Ces deux nouveaux cas sont enregistrés dans le département de l’Ouest qui compte à présent 21 cas. Parmi ces 33 cas, deux décédés rappelle le MSPP.

    Le rapport de la direction d’épidémiologie, des laboratoires et de la recherche précise que le pays a enregistré 373 cas suspects et 33 cas confirmés.

    La majorité des cas se trouve dans le département de l’Ouest, 21 cas. Ensuite viennent le Sud-est 4 cas, le Nord-est qui compte 3 nouveaux cas dont un mort, l’Artibonite 1 cas, le Nord-Ouest 1 cas et les Nappes 2 cas et 1 cas dans le Centre. Les départements qui ne sont pas encore touchés sont le Sud, la Grand’Anse et le Nord.

    Le ministère de la santé publique rappelle, par ailleurs, à la population la nécessité de respecter les gestes barrières pour se prémunir contre la propagation du covid-19.

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  • Conflit terrien: Junior Hervé Pierre répond à la famille Paultre

    Conflit terrien: Junior Hervé Pierre répond à la famille Paultre

    L’entrepreneur Junior Hervé Pierre s’insurge contre une publicité déloyale de la famille Paultre contre sa personne.

    Le conflit terrien impliquant la famille Paultre à Saint-Marc prend une toute autre tournure depuis la publication d’un communiqué de presse où elle accuse de voleurs les nommés Junior Hervé Pierre, Marc André Fleurima et Gétro Jean Louis.

    Ces derniers, selon une version audio diffusée sur certaines stations de radio, sans droit ni qualité, auraient pris possession, en janvier 2020 de cette propriété de 952 mètres de longueur avec l’aide de Me Grand Pierre Estimé, commissaire du gouvernement de la juridiction de Saint-Marc.

    Dans une note de presse acheminée à notre rédaction, l’entrepreneur Junior Hervé Pierre, exaspéré par l’attitude de Claude Paultre et consorts, dénonce la lâcheté et la méchanceté qui selon ses dires, animent les actions dites déloyales menées par les héritiers Paultre afin de ternir son image.

    Exigeant une cessation des actions qualifiées de diffamatoires de Claude Paultre à son encontre, le jeune entrepreneur qui aurait dûment acheté une portion de terre de monsieur Ariel Charles, l’encourage à se rendre au tribunal où il avait été attendu à deux reprises.

    En conclusion, Junior Hervé Pierre qui confirme avoir acheté selon les termes prévus par la loi haïtienne, précise qu’il n’a rien à voir dans le cadre de ce conflit terrien.

  • 126 décès et 2 620 cas testés positifs en République dominicaine

    126 décès et 2 620 cas testés positifs en République dominicaine

    La République dominicaine reste le pays le plus touché dans la région des Caraïbes avec 126 décès et 2 620 cas de contamination.

    Le dernier bilan communiqué, vendredi saint, a fait état de 126 morts liés au covid-19 et de 2 620 cas de contamination officiellement enregistrés. Les données ont été divulguées par le ministère de la Santé publique dans le bulletin numéro 22.

    Avec ce nombre de décès, le taux de létalité pour COVID-19 est de 5%, 77% des personnes décédées sont des hommes. L’âge médian est de 60 ans avec des antécédents d’hypertension artérielle et de diabète.

    Le ministère de la Santé publique a signalé que les cas de coronavirus COVID-19 étaient passés à 2 620, après avoir enregistré 271 nouveaux cas d’infection.

    Parmi les nouveaux cas, 59 sont recensés dans le district national, 56 dans le grand Saint-Domingue, 37 dans la province de Duarte et 21 à La Vega, les zones qui comptent le plus d’infections. Ces zones sont celles qui enregistrent le plus grand nombre de cas touchés du total général du pays.

    Le plus grand nombre de morts a été recensé à Duarte à 33%; District national 14 %; Saint-Domingue 29 %; Santiago 6 pm% et La Vega 5 %.

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  • Covid-19: le virus pourrait voyager jusqu’à 4 mètres d’un patient

    Covid-19: le virus pourrait voyager jusqu’à 4 mètres d’un patient

    Le nouveau coronavirus SARS-CoV-2 contamine à la fois les surfaces et l’air à proximité des patients, et jusqu’à quatre mètres d’eux.

    Covid-19: le virus pourrait voyager jusqu’à 4 mètres d’un patient

    Cette nouvelle découverte a été faite par les chinois dans le cadre d’une étude réalisée
    dans un hôpital de campagne de Wuhan ( Huoshenshan) entre le 19 février et le 2 mars. On parle là de l’hôpital préfabriqué en 10 jours par une armée d’ouvriers au début de l’épidémie dans la ville.

    Publiée vendredi par les Centres américains de prévention et de contrôle des maladies (CDC), l’étude confirme que le SARS-CoV-2 était largement distribué dans l’air et sur la surface d’objets dans les services de réanimation et de soins généraux.

    L’étude précise qu’il existe un risque potentiellement élevé de contamination pour les personnels soignants et les autres contacts proches. Les chercheurs confirment que les prélèvements ont été faits sur les sols, les souris d’ordinateur, les poubelles, les rambardes des lits, les masques des patients, les équipements de protection des soignants, les bouches d’aération, ainsi que dans l’air des chambres à plusieurs endroits.

    C’est pourquoi les États-Unis avaient recommandé de se couvrir le visage, pour éviter que des personnes porteuses du virus, mais sans symptômes ne contaminent d’autres gens en parlant ou en respirant.

    Les scientifiques conseillent de désinfecter les masques après utilisation, avant de les jeter ainsi que les semelles des chaussures avant de sortir de services où se trouvent des patients du Covid-19.

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  • Haïti : l’essentiel de l’actualité de ce samedi 11 avril 2020

    Haïti : l’essentiel de l’actualité de ce samedi 11 avril 2020

    Haïti : l’essentiel de l’actualité

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    – A Fort-Liberté, département du Nord-Est, une scène hors du commun s’est déroulée dans l’après-midi du jeudi 9 avril 2020. Des habitants rouge de colère, jeunes pour la plupart, ont empêché l’inhumation d’une dame de 69 ans résidant aux États-Unis (New York), propriétaire d’un hôtel de la zone, décédée cette semaine du nouveau Coronavirus alors qu’elle était au pays avant le 19 mars afin d’assister à la fête patronale Saint Joseph.

    Refusés par les autorités communales d’enterrer la victime du Covid-19 au cimetière de Fort-Liberté, des membres de la famille de la sexagénaire ont pris l’initiative d’inhumer son corps dans un espace non habité de la commune.

    – Pour la période d’urgence sanitaire liée au Covid-19, le commandant en chef de la PNH met l’accent sur le respect de l’application des règles d’engagement communiquées aux policiers.

    Dans une note acheminée aux Directeurs Centraux et Départementaux ainsi qu’aux Chefs de service, le Directeur Général de la Police Nationale d’Haïti, Normil Rameau, conformément aux dispositions de l’article 10 du code d’instruction criminelle, demande à tous les membres de l’institution d’agir avec professionnalisme et efficacité dans la surveillance et l’application des dispositions liées à l’état d’urgence sanitaire instauré par l’arrêté du 19 mars 2020.

    – Alors que les deux premiers cas de contamination ont été recensés le 19 mars dernier, en moins d’un mois, le nombre de personnes testées positives au Coronavirus en Haïti est passé officiellement à 31.

    Le tout dernier cas de contamination a été révélé par les autorités du Ministère de la Santé Publique et de la Population ce vendredi 10 avril après confirmation de la Direction d’épidémiologie des Laboratoires et de la Recherche (DELR). Ce cas est recensé au niveau du département du Centre.

    – Le regroupement citoyen baptisé RADI (Rasambleman pou Diyite Ayiti) a, dans une note, attiré l’attention de tous sur la possibilité que la prise en charge de la pandémie du coronavirus renforce les inégalités par rapport à certaines catégories de la population. Pour le RADI certaines des mesures prises par les responsables gouvernementaux ne montrent pas qu’elles comprennent les conditions de vie de la majorité de la population.

    Le RADI appelle la population à la vigilance et à faire pression sur l’État pour trouver des solutions afin que personne ne soit laissé de côté.

  • Plaidoyer de Natacha Daciné pour une autre communication publique autour du COVID-19

    Plaidoyer de Natacha Daciné pour une autre communication publique autour du COVID-19

    Haïti: Pour une meilleure gestion opérationnelle et communicationnelle de la pandémie du COVID-19

    Plaidoyer de Natacha Daciné pour une autre communication publique autour du COVID-19

    Il est à constater, malheureusement, que l’administration Moïse-Jouthe est en train de faire, actuellement, une mauvaise gestion de la pandémie du coronavirus (COVID-19), tant sur la plan stratégique qu’opérationnel, plus spécialement à l’angle de communication. Si rien n’est fait en urgence pour rectifier le tir, la situation sera, pour le moins, catastrophique.

    La nation étant en danger, devant une telle réalité, elle a besoin de la contribution de toutes ses filles et de tous ses fils pour venir à sa rescousse : sans polémique ni politicaillerie. Ainsi, en ma qualité de professionnelle de la communication et patriote, je m’en voudrais de faire silence en la circonstance.

    En temps de crise, la communication, à l’échelle d’une institution ou d’un pays, a pour objectif principal classique de rassurer sa cible afin qu’elle puisse adopter les comportements les plus aptes à faciliter un dénouement plus ou moins heureux de la situation.

    Ce qui fait, qu’en Communication de crise, on n’est pas obligé de tout dire, alors qu’on doit toujours avoir quelques choses à dire pour informer afin de « rassurer » ou, tout simplement, pour créer une certaine proximité avec la cible. Surtout quand cette dernière, la population dans le cas d’Haïti, est devenu septique, rebelle, ou facile à être en panique facilement parce que victime, trop souvent, de tromperies et de mensonges de la part des porteurs / porteuses officiels-les de messages.

    La communication est un levier indispensable dans la gestion d’une crise. Les autorités visionnaires le savent et actent toujours, en temps de crise, à la fois avec humanité et sens de responsabilité : épines dorsales de la démocratie.

    Dans le cas d’Haïti, qui nous concerne spécifiquement, les dirigeants-es doivent trouver les moyens rapides et efficaces pour prouver à la population leur volonté et leur capacité à gérer la situation. Il y va sans dire que les stratégies et outils de communication dans de telle situation doivent être appropriés, utilisés à bon escient, afin d’éviter toute confusion et aggravation de la situation : sous l’ombrelle du bannissement de l’improvisation.
    Pour contrecarrer efficacement l’effet du COVID-19 au sein de notre population, le gouvernement haïtien devrait donc opter pour une communication intelligente, rapide, informative, cohérente, rassurante et authentique (pas de copie-collée ou de formule toute faite). Cette communication ne doit nullement être en collusion avec celle du quotidien du gouvernement. Elle doit venir d’une cellule de communication de crise, issue, à mon avis, d’une entité indépendante, représentative des forces vives de la vie nationale : une commission multisectorielle, dans le sens vrai du terme.

    La santé étant transversale, le COVID-19 aura, certainement, des retombées touchantes sur tous les compartiments de notre société et va certainement provoquer plusieurs autres crises. D’où la nécessité d’une vraie commission multisectorielle de gestion de la crise avec pour mission l’élaboration et la coordination d’un plan de contingence. Cette commission peut réunir, entre autres, à travers un représentant chacun :

    1- Le pouvoir Exécutif ;
    2- Le Pouvoir Législatif (du moins le reste du Sénat);
    3- Le Pouvoir Judiciaire
    4- L’Association des Médecins Haïtiens (AMAH) ;
    5- les partis politiques de l’opposition (REF : accords Marriott & Kinam) ;
    6- L’Université ;
    7- La Presse ;
    8- Le Secteur des affaires (à travers ses différentes organisations patronales) ;
    9- Religion pour la paix.

    Dans de tel cadre, la communication autour du COVID 19, si elle respecte les éléments basiques de cette science, peut avoir, à mon sens, une valeur plus crédible et plus efficace. La communication classique du gouvernement, elle, peut lui servir de relais en plus d’être son partenaire privilégié au niveau stratégique, mais pas au premier plan.

    Enfin, par-dessus tout, il est à noter, en lettre capital, que l’efficacité d’une communication bien organisée et bien pensée autour du COVID-19 est subordonnée à la pertinence des actions politiques des gouvernants-es pour faire face à la pandémie.

    Natacha Daciné
    Communicatrice sociale – Juriste – Citoyenne engagée – Femme politique

     

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    Qu’avez-vous fait de ma génération, mesdames, messieurs les dirigeants?

  • COVID-19: 2108 morts aux États-Unis en 24 heures, pire bilan dans le monde

    COVID-19: 2108 morts aux États-Unis en 24 heures, pire bilan dans le monde

    Premier pays au monde à dépasser les 2000 morts du nouveau coronavirus (Covid-19) en une journée.

    COVID-19: 2108 morts aux États-Unis en 24 heures, pire bilan dans le monde

    Avec 2108 décès supplémentaires enregistrés en 24 heures, les États-Unis sont devenus le premier pays au monde à dépasser les 2000 morts du nouveau coronavirus en une journée.

    Selon le comptage de l’université Johns Hopkins, vendredi saint 10 avril, les États-Unis, pays comptant le plus de cas dans le monde, a enregistré 2108 morts en une journée. Il s’agit en effet du pire bilan quotidien dans le monde depuis le début de la pandémie. Avec ce rythme, les États-Unis peuvent dépasser l’Italie (18 849) morts en seulement quelques heures.

    Le pays de Donald Trump compte depuis le milieu de la semaine dernière plus de 1000 nouveaux décès quotidiens, et a enregistré mardi et mercredi près de 2000 morts en 24 heures. Le nombre total de morts recensé (environ 18 693) est très proche du pays le plus endeuillé, l’Italie, qui déplore 18 849 décès, mais avec une population cinq fois moins importante.

    Les États-Unis ont aussi réalisé près de 2,1 millions de tests de covid-19. L’épicentre de l’épidémie américaine se situe à New York, l’État déplorant à lui seul plus de 7800 morts et plus de 160 000 cas positifs.

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    Le Coronavirus a fait plus de 100 000 morts dans le monde

  • L’économie informelle durement affectée par le nouveau coronavirus

    L’économie informelle durement affectée par le nouveau coronavirus

    Vendredi 10 avril 2020 ((rezonodwes.com))– A l’échelle mondiale, deux milliards de personnes travaillent dans l’économie informelle (la plupart dans les économies émergentes et en développement) et sont particulièrement menacées.

    Selon le rapport, nous avons besoin de mesures intégrées, à grande échelle, s’articulant autour de quatre piliers: soutien aux entreprises, à l’emploi et aux revenus; relance de l’économie et de l’emploi; protection des travailleurs sur leur lieu de travail; et recours au dialogue social entre gouvernement, travailleurs et employeurs pour trouver des solutions.

    C’est la plus grande épreuve pour la coopération internationale en plus de 75 ans – Guy Ryder, Directeur général de l’OIT

    « C’est la plus grande épreuve pour la coopération internationale en plus de 75 ans », a déclaré M. Ryder. «Si un pays s’écroule, alors nous nous écroulerons tous. Nous devons trouver des solutions qui aident tous les segments de notre société globale, en particulier ceux qui sont les plus vulnérables ou les moins à même de se prendre en charge ».

    « Les choix que nous opérons aujourd’hui auront une influence directe sur le déroulement de cette crise et la vie de milliards de personnes », a-t-il ajouté.

    « En prenant les bonnes mesures, nous pouvons limiter son impact et les séquelles qu’elle laissera. Nous devons avoir pour ambition de reconstruire en mieux afin que nos nouveaux systèmes soient plus sûrs, plus équitables et plus durables que ceux qui ont permis à cette crise de se produire », a-t-il conclu.

  • Chemin de Croix: croiser le regard du Christ redonne vie et espoir

    Chemin de Croix: croiser le regard du Christ redonne vie et espoir

    Le Chemin de Croix du Vendredi Saint, qui se tient habituellement au Colisée, était organisé cette année sur la Place Saint-Pierre en raison des règles de confinement provoquées par la pandémie de coronavirus. Les méditations des 14 stations étaient confiées cette année à l’aumônerie d’une prison de Padoue.

    par Vatican News

    Vendredi-Saint, 10 avril 2020 ((rezonodwes.com))–

    Marchant au cœur de la Place Saint-Pierre sur un parcours balisé par des flambeaux, et devant le Pape François se tenant sous l’auvent utilisé en temps normal pour les audiences générales, les porteurs de la croix étaient cette année des personnes liées à l’univers de la prison, mais aussi des membres du personnel soignant, en première ligne dans le combat actuel contre la pandémie de coronavirus. En dehors de ce groupe de porteurs, la Place Saint-Pierre était vide. Le Pape François n’a pas pris personnellement la parole, mis à part pour les prières de bénédiction.

    La première méditation, basée sur la station lors de laquelle Jésus est condamné à mort («Crucifiez-le»), avait été confiée à un condamné à perpétuité, dont le propre père est mort en prison. «La crucifixion la plus féroce demeure celle de ma conscience», confie cet homme qui a conscience de ressembler «plus à Barabbas qu’au Christ». «Je n’ai pas encore perdu la capacité de pleurer, d’avoir honte du mal fait (…) mais j’ai toujours cherché quelque chose qui était la vie», explique-t-il. Aujourd’hui, «je sens dans mon cœur que cet homme innocent, condamné comme moi, est venu me chercher en prison pour m’éduquer à la vie».

    Pour la deuxième station («Jésus est chargé de la croix»), la méditation était écrite par deux parents dont la fille a été assassinée. Survivre à la mort d’un enfant est déchirant, mais «au moment où le désespoir semble prendre le dessus, le Seigneur, de différentes manières, vient à notre rencontre, nous donnant la grâce de nous aimer comme époux, nous soutenant mutuellement même si c’est avec difficulté». Ils continuent à faire du bien aux autres, et trouvent en cela une forme de salut. Ils font l’expérience que «l’amour de Dieu est capable de régénérer la vie».

    Retrouver la confiance perdue

    Dans la troisième station («Jésus tombe pour la première fois»), un prisonnier a raconté qu’après une jeunesse difficile marquée par de nombreuses humiliations qu’il encaissait sans réagir violemment, un jour, subitement, il a pris la vie d’une personne. «Un soir, en un instant, comme une avalanche, je me suis déchaîné contre le souvenir de toutes les injustices subies dans la vie. La colère a assassiné la bonté, j’ai commis un mal incommensurablement plus grand que tous ceux que j’avais reçus». En prison, il a frôlé le suicide, mais il a retrouvé ensuite la lumière, en rencontrant des gens qui lui redonnent «la confiance perdue», lui montrant que la bonté existe aussi dans le monde.

    Pour la quatrième station (« Jésus rencontre sa Mère »), la méditation avait été confiée à la mère d’un détenu. Depuis l’arrestation de son fils, «les blessures s’agrandissent au fil des jours, nous coupant même le souffle, confiait-elle. Je ressens la proximité de la Vierge… Je lui ai confié mon fils: seule Marie peut me confier mes craintes, puisqu’elle les a elle-même ressenties lors de son ascension au Calvaire».

    Reconnaître les Simon de Cyrène qui jalonnent le chemin

    Un prisonnier avait pris en charge la méditation pour la cinquième station («Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix»). La croix à porter est lourde, mais «dans les prisons, Simon de Cyrène, tout le monde le connaît: c’est le surnom des bénévoles, de ceux qui montent au calvaire pour aider à porter une croix». «Je vieillis en prison: je rêve de pouvoir à nouveau me fier à l’homme. Devenir un Simon de Cyrène de joie pour quelqu’un», a-t-il écrit, confiant aussi l’amitié qui l’avait lié à son compagnon de cellule.

    Une catéchiste a réfléchi sur la sixième station («Véronique essuie le visage de Jésus»). Comment apaiser l’angoisse des hommes «qui ne peuvent pas trouver une issue à ce qu’ils sont devenus en cédant au mal»? Le seul moyen est de rester là, à leurs côtés, sans ressentir de peur, «en respectant leurs silences, en écoutant leur douleur, en essayant de regarder au-delà des préjugés». «À chacun, même aux détenus, est offerte chaque jour la possibilité de devenir de nouvelles personnes grâce à ce regard qui ne juge pas, mais qui insuffle vie et espoir», a-t-elle expliqué.

    Réparer ce qui a été brisé

    Pour la septième station («Jésus tombe pour la deuxième fois»), un prisonnier, coupable de trafic de drogue, qui a entraîné toute sa famille avec lui en prison, ressent une honte infinie pour lui-même. L’idée que le mal continue à régir sa vie est insupportable, c’est devenu son chemin de croix. Une prière a été prononcée «pour tous ceux qui n’ont pas encore pu échapper à la puissance de Satan, à tout le charme de ses œuvres et à ses mille formes de séduction».

    La fille d’un homme emprisonné à vie a commenté la huitième station («Jésus rencontre les femmes de Jérusalem»). Tout dans sa famille a été brisé, elle voyage à travers l’Italie pour suivre son père de temps en temps dans une autre prison et, résumant sa vie, elle continue, «il y a des parents qui, par amour, apprennent à attendre que leurs enfants mûrissent. Pour moi, par amour, il arrive d’attendre le retour de papa. Pour ceux qui, comme nous, ont de l’espoir, c’est une obligation».

    Identifier et valoriser le bien qui demeure

    Pour la neuvième station («Jésus tombe pour la troisième fois»), un prisonnier s’est identifié aux errements des apôtres, qui ont trahi leur Maître sans perdre la chance de recevoir Son amour. «Comme Pierre, j’ai cherché et trouvé mille excuses pour mes erreurs: ce qui est étrange, c’est qu’un fragment de bien est toujours resté allumé en moi», a-t-il écrit, en concluant: «Il est vrai que je suis parti en mille morceaux, mais ce qui est beau, c’est que ces morceaux peuvent encore être tous réunis. Ce n’est pas facile: c’est la seule chose qui a encore un sens ici».

    Tout comme à la dixième station, on se souvient de «Jésus dépouillé de ses vêtements», de même un éducateur voit beaucoup de personnes en prison dépouillées de leur dignité et de leur respect pour elles-mêmes et pour les autres. Ce sont des hommes et des femmes «exaspérés dans leur fragilité, souvent dépourvus du nécessaire pour comprendre le mal commis. Cependant, ils ressemblent parfois à des enfants qui viennent de naître et qui peuvent encore être modelés. Mais il n’est pas facile de poursuivre cet engagement. Dans ce service délicat, nous ne devons pas nous sentir abandonnés, afin de pouvoir soutenir les nombreuses existences qui nous sont confiées et qui risquent chaque jour de faire naufrage», a-t-il expliqué.

    Pas de justice sans miséricorde

    Pour la 11e station du Chemin de Croix («Jésus est cloué sur la croix»), la méditation était confiée à un prêtre accusé puis acquitté. Son chemin de croix personnel a duré 10 ans, «peuplé de dossiers, de soupçons, d’accusations, d’insultes». En gravissant le calvaire, il a rencontré de nombreux Simon de Cyrène qui avaient porté avec lui le poids de la croix. Ensemble, ils ont prié pour le garçon qui l’avait accusé. «Le jour où j’ai été pleinement acquitté, j’ai découvert que j’étais plus heureux qu’il y a dix ans: j’ai touché l’action de Dieu dans ma vie. Accroché à la croix, mon sacerdoce s’est illuminé», a-t-il témoigné.

    Un magistrat de surveillance (autrement dit, en droit français, un juge d’application des peines) a commenté la 12e station («Jésus meurt sur la croix»). La vraie justice n’est possible que par une miséricorde qui ne cloue pas l’homme sur la croix pour toujours, a-t-il souligné. Il faut l’aider à se relever, en découvrant ce bien, qui malgré le mal accompli, «ne s’éteint jamais complètement dans son cœur». Mais cela ne peut se faire qu’en apprenant «à reconnaître la personne qui se cache derrière la culpabilité commise», afin de pouvoir «entrevoir un horizon qui puisse insuffler de l’espoir aux condamnés». Une prière a été dite à l’intention des «magistrats, juges et avocats, afin qu’ils restent droits dans l’exercice de leur service» en faveur notamment des plus pauvres.

    Suivre Jésus à la rencontre des visages dévastés par le mal

    Pour la 13e station («Jésus est descendu de la croix»), la méditation était assurée par un frère qui fait du bénévolat dans les prisons depuis soixante ans. «J’ai toujours béni le jour où pour la première fois j’ai rencontré ce monde caché», a expliqué ce religieux. Le Christ a choisi et a voulu être avec les derniers. «La prison continue d’enterrer des hommes vivants. Ce sont des histoires dont personne ne veut plus», mais il se sent toujours appelé par le Christ à continuer, à s’arrêter en silence devant les nombreux «visages dévastés par le mal et à les écouter avec pitié». Accueillir la personne, c’est détourner de son regard l’erreur qu’elle a commise. Ainsi, «il pourra avoir confiance et trouver la force de s’abandonner au Bien, en s’imaginant différent de la manière dont il se voit maintenant».

    Pour la 14e et dernière station, «Jésus est enterré», la méditation était confiée à un membre de la police pénitentiaire qui est aussi diacre permanent. Dans son travail, il touche chaque jour la souffrance, et sait qu’en prison «un homme bon peut devenir un homme sadique», mais aussi qu’un homme méchant pourrait devenir un homme meilleur. Cela dépend aussi de lui. Donner une nouvelle chance à ceux qui ont favorisé le mal est donc devenu son engagement quotidien qui se traduit «en gestes, en attentions et en paroles capables de faire la différence», de redonner espoir à des personnes résignées et effrayées à l’idée de recevoir, après avoir purgé leur peine, un nouveau refus de la société. «En prison, je leur rappelle qu’avec Dieu, aucun péché n’aura jamais le dernier mot», a-t-il expliqué.

  • Haïti – Absence d’infrastructures routières et d’hôpitaux, la population des régions éloignées très exposée à la menace du Covid-19, signale le maire Odès Mertil de AMANO

    Haïti – Absence d’infrastructures routières et d’hôpitaux, la population des régions éloignées très exposée à la menace du Covid-19, signale le maire Odès Mertil de AMANO

    L’Association des Maires du Nord’Ouest (AMANO) réunissant des alliés du régime PHTK, très inquiets après que des cas positifs de Covid-19 ont été signalés dans six des dix départements d’Haïti, ont appelé « le gouvernement à décentraliser les ressources pour mieux faire face à la pandémie« .

    Vendredi-Saint, 10 avril 2020 ((rezonodwes.com))–Odès Mertil, président de l’Association des maires du Nord’Ouest – AMANO -, a plaidé pour « le renforcement des capacités des centres de santé départementaux dans le cadre du plan de lutte contre le coronavirus ».

    Mertil a noté que les habitants des régions éloignées sont très exposés à la menace de Covid-19, et que de nombreuses sections rurales manquent d’infrastructures routières et d’hôpitaux.

    Dans la commune de Chansolme, a révélé Mertil, ils ont mis en place un comité de gestion et de suivi de la pandémie, composé de représentants de la police, de la protection civile, du service de l’eau potable, des autorités locales et du pouvoir judiciaire.

    M. Mertil a souligné que le ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales a remis une somme de 250 000 gourdes (environ $2 500), avec laquelle la municipalité a placé des points de lavage des mains dans des zones stratégiques et a mobilisé des agents de santé, des brigades de sonorisation et autres pour sensibiliser la population aux instructions sanitaires et aux normes d’hygiène.

    Toutefois, soulignons que le 5 avril dernier, dans le fief de Mertil à Source Beauvoir non loin de Chansolme, a lieu un sanglant affrontement entre deux groupes rivaux de rara, laquelle confrontation s’est soldée par la mort par décapitation d’une personne. Un signe que les messages de confinement et de conservation de distance sociale ne sont pas bien suivis dans la région.

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