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  • Covid-19 – Haïti, le seul pays de la région où des « restrictions de liberté » ne sont pas contresignées par le parlement

    Covid-19 – Haïti, le seul pays de la région où des « restrictions de liberté » ne sont pas contresignées par le parlement

    Comme un seul homme, Jovenel Moise et son premier-ministre de facto prennent en main les destinées de toute une population craignant la propagation du coronavirus lequel vient rappeler les difficiles journées vécus dans leur lutte contre le choléra.

    Reconnaissant la faiblesse du système national de santé, les autorités ont insisté sur le maintien des mesures sanitaires…

    Vendredi 20 mars 2020 ((rezonodwes.com))–Haïti, devenu un état délinquant depuis le 13 janvier 2020, est le seul pays de la région dont le gouvernement décide unilatéralement des mesures de restrictions de liberté sous prétexte de lutter contre la pandémie. L’avenir dira le reste. Même à Cuba, voire en République Dominicaine, le parlement est consulté avant toute approbation de certaines mesures restrictives de liberté en dépit de leur bien fondé.

    Le président Jovenel Moise et son premier-ministre de facto, Joseph Jouthe, ont annoncé la mise en place vendredi soir d’un couvre-feu, après que les deux premiers cas positifs de coronavirus SRAS-CoV-2 eurent été enregistrés.

    L’interdiction de circuler est indiquée dans un communiqué entre 20 heures et 5 heures du matin le lendemain, en plus de mesures telles que la fermeture de toutes les frontières, l’interruption de tous les vols et la suspension des classes.

    M. Moise a également interdit les réunions de plus de 10 personnes et a annoncé que son gouvernement, sans indiquer les mécanismes, va renforcer les contrôles afin de prévenir le marché noir, notamment en ce qui concerne les médicaments et les produits d’hygiène.

    Soulignons que le Covid-19, arrive en Haïti 10 ans après l’introduction du choléra par les soldats des Nations Unies, qui a fait quelque 10 000 morts. Toutefois, le président Jovenel Moise a demandé à la population de rester calme et l’a exhortée à respecter les mesures d’hygiène nécessaires pour éviter la propagation de la maladie.

  • Agir vite pour limiter le préjudice économique du coronavirus dans les pays en développement

    Agir vite pour limiter le préjudice économique du coronavirus dans les pays en développement

    par CEYLA PAZARBASIOGLU

    Vendredi 20 mars 2020 ((rezonodwes.com))– Le nouveau coronavirus (Covid-19) a déjà fait de nombreuses victimes et cette flambée épidémique est traitée pour ce qu’elle est : une urgence de santé publique de portée internationale. Alors que le virus se propage dans le monde, tout l’enjeu est de savoir comment préserver les vies humaines et atténuer les préjudices économiques.

    Nous savons d’expérience que seule une réponse rapide, coordonnée et ambitieuse face à une menace commune peut faire la différence pour l’économie mondiale. Et c’est bien ce qui se dessine : plusieurs pays ont dévoilé des programmes de relance tandis que de nombreux autres ont abaissé leurs taux d’intérêt. De leur côté, le Groupe de la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont organisé une aide financière massive pour aider les pays à surmonter cette crise sanitaire et à en limiter les effets délétères sur l’économie.

    Dans les semaines qui viennent, tous les pays — même en l’absence de cas de coronavirus — devront prendre des mesures concrètes pour protéger leur population et minimiser les perturbations pour leur économie.

    Mais la prochaine étape sera cruciale : dans les semaines qui viennent, tous les pays — même en l’absence de cas de coronavirus — devront prendre des mesures concrètes pour protéger leur population et minimiser les perturbations pour leur économie.

    Personne ne peut dire avec certitude quel sera l’impact économique réel de cette flambée épidémique. Il y a encore trop d’inconnues : durée de l’épidémie, nombre de pays touchés et capacité des pays à se mobiliser durablement pour apporter une réponse coordonnée et concertée rapide. Ce que nous savons en revanche, c’est que cette épidémie survient à un moment où l’économie mondiale commençait juste à redémarrer après le passage à vide provoqué par la crise financière de 2009.

    Pour les pays en développement, les conséquences sont préoccupantes : un durcissement des conditions de crédit, un ralentissement de la croissance et la mobilisation des ressources publiques en faveur de la lutte contre l’épidémie pourraient réduire le volume de fonds disponibles pour les priorités de développement. Une dépression économique retarderait également la lutte contre l’extrême pauvreté. Il est donc impératif que les décideurs, partout dans le monde, prennent conscience du risque de propagation des préjudices économiques d’un pays à l’autre et qu’ils se mobilisent rapidement pour l’endiguer.

    Les vecteurs potentiels de transmission sont multiples, à commencer par le commerce : les chaînes de valeur mondiales, qui représentent près de la moitié des échanges mondiaux, commencent à pâtir de la fermeture d’usines et du redémarrage tardif de l’activité. Viennent ensuite les flux financiers étrangers, qui pourraient fuir les pays touchés par le coronavirus. Puis le capital humain et financier national, de plus en plus sous-utilisé avec l’arrêt des usines et le confinement des travailleurs chez eux. Il s’agit ensuite du secteur touristique et du voyage, touché de plein fouet par la baisse de la demande et des restrictions de déplacement toujours plus contraignantes, alors qu’il constitue pour de nombreux pays en développement (a) une source importante de revenu. Et, pour finir, l’effondrement des cours des matières premières, qui va pénaliser les pays en développement tributaires de ces recettes essentielles.

    Les gouvernements doivent se garder de toute tentation protectionniste, qui ne fera qu’exacerber les perturbations dans les chaînes de valeur mondiales et accentuer une incertitude déjà grande. Surtout, ils doivent éviter de restreindre les exportations de denrées alimentaires et de produits médicaux vitaux pour, au contraire, rechercher ensemble des solutions visant à accroître la production et la satisfaction des besoins là où ils sont les plus critiques.

    La résolution de ces défis va exiger une coopération internationale. Les gouvernements doivent se garder de toute tentation protectionniste, qui ne fera qu’exacerber les perturbations dans les chaînes de valeur mondiales et accentuer une incertitude déjà grande. Surtout, ils doivent éviter de restreindre les exportations de denrées alimentaires et de produits médicaux vitaux pour, au contraire, rechercher ensemble des solutions visant à accroître la production et la satisfaction des besoins là où ils sont les plus critiques. À moyen terme, avec l’amélioration de la conjoncture économique, les responsables publics devront tirer les leçons de cette crise non pas en privilégiant le repli sur soi, mais en encourageant les entreprises à accroître leurs stocks et à diversifier leurs fournisseurs, afin de mieux gérer les risques.

    En plus de coopérer, la communauté internationale doit déployer son assistance, en particulier dans les pays d’Afrique subsaharienne qui n’ont pas les infrastructures sanitaires requises pour contenir l’épidémie . Et tous les pays devront s’employer à renforcer la transparence des informations sur la propagation de l’épidémie, la peur et la désinformation risquant d’en aggraver les conséquences économiques.

    Les pays en développement doivent quant à eux prendre des mesures urgentes :

    • accroître leurs dépenses de santé : dans de nombreux cas, les systèmes de santé publique sont insuffisants, ce qui expose les habitants à une propagation rapide de l’épidémie. Les gouvernements doivent augmenter leurs investissements pour renforcer ces systèmes et favoriser ainsi une prise en charge et un confinement plus rapides ;
    • renforcer la protection sociale : des transferts monétaires et des services médicaux gratuits pour les plus vulnérables contribueraient à contenir l’épidémie tout en atténuant ses conséquences financières négatives ;
    • soutenir le secteur privé : aucune entreprise ne sera vraisemblablement épargnée, d’où l’importance d’organiser des prêts à court terme, prévoir des exemptions fiscales ou octroyer des subventions ;
    • contrer les perturbations sur les marchés financiers : les banques centrales des pays en développement — et en particulier ceux sensibles à des poussées d’aversion pour le risque — doivent se tenir prêtes à intervenir en cas de mouvements désordonnés sur les marchés financiers, par exemple en abaissant leurs taux d’intérêt ou en injectant des liquidités pour restaurer la stabilité financière et stimuler la croissance.

    Les responsables publics sont mis à l’épreuve et ils doivent se montrer à la hauteur de la situation en réagissant vite, sans hésitation et en concertation les uns avec les autres.

    Les pays en développement peuvent compter sur le Groupe de la Banque mondiale pour les aider à prendre les mesures nécessaires dans ces domaines. Son premier financement d’urgence, de 12 milliards de dollars, a pour objectif de contribuer aux efforts de renforcement des systèmes de santé et d’atténuation des conséquences négatives pour les populations et les économies. En fonction de la durée et de la gravité de l’épidémie, le Groupe de la Banque mondiale pourra débloquer une seconde enveloppe de financement pour se concentrer plus spécifiquement sur les effets économiques et sociaux.

    Le premier financement mobilise toutes les capacités du Groupe — celles de la BIRD, de l’Association internationale de développement (IDA) et de la Société financière internationale (IFC) — dans le but de limiter les dégâts le plus rapidement possible. Ainsi, IFC s’est rapprochée de banques commerciales pour augmenter le financement du commerce et les lignes de fonds de roulement des entreprises. Elle apportera par ailleurs une aide directe à ses entreprises clientes, en se concentrant sur des secteurs stratégiques tels que les équipements médicaux et les produits pharmaceutiques, afin de soutenir les chaînes d’approvisionnement et de limiter les risques d’aggravation de la situation.

    Les décideurs doivent garder la tête froide, même face à la turbulence des marchés financiers. Afin de renforcer la confiance, ils devront déployer tout l’arsenal de leurs instruments de politique économique : monétaire, budgétaire, commerciale et d’investissement. Seule une réponse synchronisée et coordonnée, totalement inédite, a permis de juguler la crise financière de 2009. Les responsables publics sont à nouveau mis à l’épreuve et ils doivent se montrer à la hauteur de la situation en réagissant vite, sans hésitation et en concertation les uns avec les autres. 

    9 mars 2020

  • Le coronavirus a tué plus de 15 prêtres en Italie

    Le coronavirus a tué plus de 15 prêtres en Italie

    Dans le nord d’Italie, «On ne sait plus où mettre les morts, certaines églises sont utilisées. Tout ceci est accompagné de sentiments très profonds», raconte l’évêque de Bergame, Mgr Francesco Beschi, interrogé par Vatican News. Les quotidiens locaux publient cinq fois plus d’avis mortuaires qu’habituellement. Parmi eux, des dizaines d’hommes d’églises.

    Vendredi 20 mars 2020 ((rezonodwes.com))– Le nombre de prêtres morts du coronavirus s’allonge de jour en jour dans le nord de Italie, durement frappé par la pandémie.

    Le coronavirus a fait de nombreuses victimes parmi les prêtres catholiques de différentes paroisses du nord de l’Italie : une douzaine à Bergame, cinq à Parme, d’autres à Milan et à Crémone, selon le quotidien catholique Avvenire.

    La station de radio catholique de la Conférence des évêques italiens (Cei), InBlu, a expliqué qu’en raison des mesures visant à prévenir la propagation du virus, les prêtres devraient éviter de donner les derniers sacrements, l’huile sacrée qui est étalée sur les malades qui sont sur le point de mourir.

    Aux côtés des médecins, infirmières, de nombreux prêtres viennent bénir les patients atteints dans les services de réanimation.

    «Un prêtre qui a perdu son père m’a téléphoné. Lui est en quarantaine, la mère est en quarantaine seule dans une autre maison, ses frères sont en quarantaine et les funérailles ne sont pas autorisées. Il sera emmené au cimetière et enterré sans que personne ne puisse participer à ce moment de la piété humaine et chrétienne», raconte Mgr Francesco Beschi.

  • Coronavirus : la BRH prend des mesures pour réduire la dégradation des conditions de vie en Haïti

    Coronavirus : la BRH prend des mesures pour réduire la dégradation des conditions de vie en Haïti

    La banque de la République d’Haïti (BRH) a mis en place un ensemble de mesures impliquant les institutions financières afin de faire face à la dégradation des conditions de vie de la population.

    Dans une note d’information signée du gouverneur de la banque centrale, Jean Baden Dubois, différentes mesures entreront en vigueur à partir du lundi 23 mars 2020, pour atténuer l’impact des mesures de l’état d’urgence sanitaire décrété par le Président Jovenel Moïse pour lutter contre la propagation de l’épidémie du coronavirus.

    Il s’agit de la réduction des taux directeurs de la BRH, ce qui devrait entraîner la baisse des taux d’intérêt sur les prêts; la diminution des coefficients de réserves obligatoires en vue de rendre moins coûteux pour les banques la captation des ressources et l’octroi de crédits; la baisse du taux de refinancement de la BRH pour diminuer le coût d’accès à la liquidité; I ‘allègement des conditions de remboursement des prêts de la clientèle pendant une période de trois (3) mois; la renonciation par la BRH des frais relatifs aux virements interbancaires (SPIH) en vue de réduire les coûts de transactions pour la clientèle; le relèvement des limites de transactions effectuées à travers les services de paiement mobile.

    La Banque de la République d’Haïti (BRH) encourage la population à faire usage des autres moyens de paiement comme les cartes de paiement, les virements interbancaires, les transactions en ligne, et des services financiers mobiles.

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    Covid-19 Haïti: le ministre Claude Joseph a reçu les leaders religieux ce vendredi

  • La PNH prend des dispositions pour faire respecter l’état d’urgence sanitaire

    La PNH prend des dispositions pour faire respecter l’état d’urgence sanitaire

    Le directeur Général de la PNH, Normil Rameau instruit tous les Responsables de Juridiction de prendre des dispositions pour faire respecter les mesures prises par le président Jovenel Moïse.

    Dans une lettre adressée aux responsables de juridiction, le DG de la PNH, Normil Rameau demande à ce que la force publique soit mobilisée à l’effet de faire respecter l’état d’urgence sanitaire déclarée par le président de la République le jeudi 19 mars sur tout le territoire national.

    Veuillez, en conséquence, prendre des dispositions, d’une part pour sensibiliser les personnels placés sous vos commandements respectifs pour le respect de ces consignes sanitaires, d’autre part leur passer des instructions pour la mise à exécution des mesures préventives de police (couvre-feu, interdiction des attroupements“, a écrit Normil Rameau qui demande un rapport d’exécution de l’arrêté du président dans les juridictions.

    Dans cet arrêté le chef de l’État avait demandé aux forces de l’ordre de faire respecter certaines mesures comme : la fermeture des écoles, des parcs industriels, des péristyles ou des temples Vodou, des églises, des mosquées et de tous les autres lieux de culte ainsi que les Aéroports internationaux, les frontières terrestres et maritimes jusqu’à nouvel ordre.

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  • Covid-19 Haïti: le ministre Claude Joseph a reçu les leaders religieux ce vendredi

    Covid-19 Haïti: le ministre Claude Joseph a reçu les leaders religieux ce vendredi

    Rencontre ce vendredi entre le ministre des Affaires Étrangères et des Cultes, le docteur Claude Joseph et les leaders religieux du pays autour de la pandémie de Coronavirus.

    Désormais, le Covid-19 représente une menace imminente pour le pays. Le secteur religieux, reste l’une des entités les plus ciblées. Face à cette évidence, le Ministère des Affaires Étrangères et des Cultes semble sentir la nécessité de sensibiliser l’élite religieuse. C’est en ce sens que le Ministre Claude Joseph a reçu ce vendredi 20 mars des représentants de plusieurs confessions religieuses en Haïti.

    Carl-Henry Desmornes et la Mambo Euvonie George AugusteLe Nonce Apostolique en Haïti, Mgr Eugène Martin Nugent; le président de la Fédération protestante d’Haiti, le Pasteur Fleuridor CALIXTE; les pasteurs André Muscadin et Jacques Maurice, de l’Eglise Shalom et l’Ati national Carl-Henry Desmornes et la Mambo Euvonie George Auguste de la KNVA ont participé à cette réunion.

    Le ministre des Affaires Étrangères et des Cultes, Claude Joseph s’est réjoui de cette série de rencontres qui rentrent dans le cadre de la sensibilisation du secteur religieux sur la propagation du Covid-19.

    Selon ce qu’a fait savoir le titulaire du MAEC, tous les acteurs ont fait part de leur volonté de soutenir les nouvelles mesures adoptées par le Gouvernement Haïtien pour freiner la propagation du COVID-19.

    Le Doyen du Corps diplomatique, a assuré que “l’Église Catholique va suivre les consignes de l’Etat” en commençant par l’interdiction de toute activité religieuse publique dans le pays.

    andre muscadin claude josephEn ce qui a trait aux leaders de l’église protestante, ils disent soutenir toutes les mesures qui permettraient de protéger la population et promet de collaborer à leur mise en oeuvre au sein de leur communauté.

    Les Représentants de la KNVA se félicitent des efforts de l’administration Moïse /Jouthe en vue de protéger la population et promettent de faciliter l’implémentation des mesures à travers les réseaux de voudouisants sur tout le territoire national“, peut-on lire sur le compte officiel du MAEC.

     

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  • Haïti sécurité: Deux cambrioleurs arrêtés par la PNH dans le Nord

    Haïti sécurité: Deux cambrioleurs arrêtés par la PNH dans le Nord

    Haïti sécurité: Une patrouille de l’unité départementale de maintien dl’ordre (UDMO) a procédé, ce vendredi 20 mars, à l’arrestation de deux individus armés

    Haïti sécurité: Deux cambrioleurs arrêtés par la PNH dans le Nord

    Le Centre départemental de renseignement opérationnel (CDRO) de la direction départementale du Nord a été informé très vite ce vendredi matin de ce cambriolage perpétré par ces individus armés. Les deux hommes venaient de commettre un cambriolage à Villa auto-parts dans la localité de Madeline (Nord). Ils ont emporté l’arme du propriétaire un 9mm Beretta et des pièces de rechange de motocyclette et de véhicule.

    Une vingtaine de minutes après leur arrestation un pasteur répondant au nom de samuel a remis deux badges aux policiers faisant croire qu’ils seraient des agents de sécurité de la délégation du Nord. Selon les premières informations, l’un des deux individus est un repris de justice et aurait déjà été arrêté à 4 reprises.

    Le dossier de ces présumés cambrioleurs est transféré au parquet du Cap-Haitien.

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    7 armes à feu saisie au port du Cap-Haitien

  • Luis Almagro réélu comme secrétaire général de l’OEA

    Luis Almagro réélu comme secrétaire général de l’OEA

    L’actuel secrétaire général de l’organisation des États américains (OEA) Luis Almagro est réélu, ce vendredi 20 mars, à son poste au sein de l’organisation pour la période allant de 2020 à 2025. Il a rencontré le nouvel ambassadeur d’Haïti à l’OEA, Léon Charles dans la journée.

    Luis Almagro réélu comme secrétaire général de l'OEA

    Luis Almagro qui a le support d’Haïti et 22 autres pays (23 voix pour) a brigué un nouveau mandat à la tête de l’institution hémisphérique pour les 5 prochaines années.

    Le candidat Nestor est réélu par acclamation au poste de secrétaire général adjoint pour la même période. Avant la tenue de ces élections, le département de la santé et des services humains à Washington a inspecté les lieux où les membres de l’OEA allaient se réunir afin de se protéger contre l’épidémie du coronavirus.

    Le secrétaire Almagro a informé sur sa page Twitter peu avant les élections qu’il a reçu “les lettres de créance du nouveau Représentant permanent d’Haïti, l’ambassadeur Léon Charles dont le pays est un partenaire clé pour la mise en œuvre des quatre piliers de l’Organisation: développement, démocratie, droits de l’homme et sécurité.”

    L’élection de Luis Almagro a été saluée par de nombreux pays ainsi que des chefs d’État du continent américain.

  • Coronavirus : à Wuhan, confinement et isolement des malades ont permis de vaincre l’épidémie

    Coronavirus : à Wuhan, confinement et isolement des malades ont permis de vaincre l’épidémie

    Dans un hôpital de Wuhan (Chine), le 17 mars 2020. STR / AFP

    Si la Chine a tardé à reconnaître la dangerosité de l’épidémie, n’hésitant pas à arrêter des médecins qui tentaient de donner l’alerte fin décembre 2019, ses premières mesures ont été radicales. Le 20 janvier, le président chinois, Xi Jinping, déclarait que la situation était « grave », et l’épidémiologiste de renom Zhong Nanshan expliquait à la télévision nationale que le virus était bien contagieux entre humains. Trois jours plus tard, la veille des vacances du Nouvel An chinois, la ville de Wuhan, la capitale du Hubei, était coupée du monde. Les jours suivants, c’est toute la province qui était mise sous cloche, tandis que la Chine se barricadait progressivement.

    Toutes les provinces du pays lancent alors une grande chasse à l’homme pour retrouver les 5 millions de personnes originaires de Wuhan qui ont voyagé à travers la Chine pour le Nouvel An, l’occasion chaque année de la plus grande migration au monde. Dans toute la Chine, ils sont priés de se signaler aux autorités locales qui s’assurent qu’ils ne sortent pas de chez eux pour au moins quatorze jours.

    Les outils de l’Etat policier sont mis à contribution : en Chine, il faut donner son numéro de carte d’identité pour acheter un billet de train, d’avion, de car, ou s’enregistrer à l’hôtel, ou encore acheter une carte SIM. La police peut tracer la population efficacement. La psychose fait le reste : des habitants de Wuhan de retour dans leurs villages d’origine ont été enfermés dans une chambre par leur propre famille.

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    Partout en Chine, les consignes s’affichent sur des banderoles en caractères blancs sur rouge sur les murs des villes et des campagnes : « Ne sortez pas de chez vous, ne sortez pas de chez vous, ne sortez vraiment pas de chez vous ! » La plupart des villes se barricadent : si elles ne sont pas officiellement en quarantaine, il est très difficile de sortir de son lieu d’origine. Les habitants restent chez eux, se contentant de sortir pour l’essentiel. Les provinces, villes et villages sont fermés aux personnes étrangères. Le pays est paralysé. La plupart des provinces prolongent les vacances de dix jours, jusqu’au 10 février, mais, dans les faits, l’activité reprend très lentement jusqu’à la fin du mois.

    Quarantaine durcie dans le Hubei

    Ces mesures, généralement bien suivies par une population effrayée par le virus, suffisent dans la plupart du pays. Hors du Hubei, la courbe des infections s’infléchit à partir du 7 février et, dès le 17 février, elle est parfaitement plate. Le pays de 1,4 milliard d’habitants ne déclare quasiment aucun nouveau cas.

    Au Hubei, en revanche, l’épidémie fait toujours rage. Le nombre de nouveaux cas ne baisse pas clairement malgré les restrictions. Les services d’urgences sont dépassés. Le premier des deux hôpitaux de campagne construits en dix jours, terminé le 3 février, pouvait accueillir 1 000 patients. Le jour même, la ville annonçait la découverte de presque 3 000 nouveaux cas.

    Faute de kits de test et de lits dans les hôpitaux, les patients présentant des symptômes moins graves sont renvoyés chez eux, où ils contaminent leurs proches. Le cas de Chang Kai, un metteur en scène de 55 ans, choque le pays : son père est emporté fin janvier par la maladie, sans même avoir obtenu un lit à l’hôpital. Sa mère décède quelques jours plus tard, et, le 15 février, il est lui-même emporté, laissant sa femme aux prises avec la maladie.

    Alors que le système de santé est dépassé, conduisant à un taux de létalité de 4,6 % à Wuhan, contre 0,89 % pour le reste de la Chine, les autorités décident de durcir encore les conditions de la quarantaine dans le Hubei, à partir du 9 février. A cette date, les habitants de la province n’ont le droit de quitter leur domicile qu’une fois tous les quelques jours, puis plus du tout. Les comités de résidents organisent des distributions de vivres.

    Des hôtels sont réquisitionnés

    Parallèlement, la ville transforme stades, écoles et centres de congrès en une quinzaine de lieux d’isolement pour les malades présentant des symptômes bénins. Des hôtels sont aussi réquisitionnés. Plus question de rester chez soi et de contaminer ses proches. Les comités de résidents rendent aussi visite à tous les habitants pour prendre leur température. Parfois, des habitants sont emmenés de force en isolement. Mais les résultats sont là : à partir de mi-février, on passe de plus de 2 000 infections par jour à quelques centaines, puis quelques dizaines début mars.

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    Retournement de l’histoire, la plupart des nouveaux cas sont désormais importés de l’étranger, en majorité par des Chinois de la diaspora ou des étudiants de retour dans leur pays d’origine. Pour éviter une nouvelle vague de contaminations, les autorités ont mis en place des contrôles très stricts aux aéroports, avec quatorzaine obligatoire dans des hôtels réquisitionnés pour l’occasion ou au domicile des personnes.

    Les voyageurs arrivant dans les grandes villes chinoises suivent un parcours balisé pour enregistrer leurs informations, avant d’être envoyés en bus jusqu’à leur résidence où les comités de résidents les accompagnent jusqu’à leur domicile, qu’ils ne doivent pas quitter pendant deux semaines, sous peine d’amende ou d’emprisonnement. Preuve que le système fonctionne, beaucoup de voyageurs arrivant d’Europe sont testés positifs à leur descente d’avion.

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  • Haïti – Un citoyen belge testé positif de coronavirus, parmi les deux cas confirmés jeudi soir

    Haïti – Un citoyen belge testé positif de coronavirus, parmi les deux cas confirmés jeudi soir

    10 ans après le choléra qui a fait plus de 10.000 morts, Haïti est une nouvelle fois frappé par une autre épidémie : le Covid-19.

    Vendredi 20 mars 2020 ((rezonodwes.com))–Le deux premiers cas de coronavirus confirmés en Haïti, sont importés, à en croire les données retraçant les parcours des deux principales victimes de la pandémie.

    C’est un citoyen de la Belgique, directeur d’un orphelinat à Saint Michel de l’Attalaye (Artibonite), et qui est arrivé au pays le 10 mars dernier, qui a été testé positif de Covid-19, a appris Rezo Nòdwès tandis que, selon de sources médicales, l’autre patient dont la nationalité n’a pas été révélée mais qui travaille pour une banque privée à Port-au-Prince, serait récemment revenu d’un voyage des États-Unis d’Amérique.

    Ainsi, le Covid-19 arrive en Haïti 10 ans après l’introduction du choléra par les soldats des Nations Unies, qui a fait quelque 10 000 morts. Quel long pèlerinage à parcourir maintenant !

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