Saisi d’arme au port de Cap-Haitien par des agents douaniers, une personne interpellée
Le juge de paix Frito Aristil a dressé un procès-verbal de son constat à la suite de la saisie d’armes et de munitions au port du Cap-Haïtien par des agents douaniers. Fabiola Metellus a été interpellée dans ce dossier.
Ces armes et munitions, non encore assemblées, dissimulées dans des speakers neufs se trouvant dans un conteneur en provenance des États-Unis, au nom de l’importateur Régis Métayer, sont listées par le juge de paix Frito Aristil. Il s’agit d’un M4 modèle M&P-15, numéro de série : TM21458 avec trois chargeurs vides. 1 Glock17, 9mm, numéro de série BMLA462, avec trois chargeurs vides. Un Rugger 9 mm numéro de série : 456-87576 avec deux chargeurs. 100 unités de cartouches de 9 mm, 1100 unités de cartouches de M4 : une longue vue (lunette de visée), un Teaser ont aussi été saisis.
Ces armes et munitions ont été découverts lors d’une vérification des conteneurs dans le cadre de la lutte contre la fraude et la contrebande par une brigade de la douane. Le 21 février, les agents douaniers avaient retrouvé dissimulés dans des glacières pas moins de neuf armes de poing de calibre 9 mm et une autre de calibre 38 ; trois fusils de calibre 12 et un fusil AM 15 ainsi que deux chargeurs 5.56×45, cinq chargeurs 7.62×39, trois chargeurs calibre 12 et six lunettes tactiques.
Daniele Rugani, joueur de la Juventus Turin, atteint du coronavirus, Christiano Ronaldo est peut-être infecté
La Juventus de Turin a annoncé que son défenseur, Daniele Rugani, a été testé positif au Covid-19. Cristiano Ronaldo a manqué la séance d’entrainement de ce mercredi 11 mars à Turin, car il se trouvait au Portugal.
L’épidémie de Coronavirus continue de faire rage en Italie, le pays le plus touché en Europe. Dans un communiqué publié sur son site officiel, le champion d’Italie explique que le joueur de 25 ans allait être confiné jusqu’à nouvel ordre et qu’un recensement des personnes qui l’ont approché ces derniers jours allait être effectué.
Faisant partie du staff de la Juventus, la star au cinq ballon d’or, Christiano Ronaldo pourrait être lui aussi infecté. CR7 s’est rendu à Madère, son île natale, il y a de cela quelques jours. Et devant les mesures prises concernant le Coronavirus, avec l’interdiction de certains vols vers l’Italie il a retardé son retour à Turin.
Daniele Rugani devient ainsi le premier joueur de Serie A touché par cette maladie. La Juventus Football Club dit aussi activer actuellement toutes les procédures d’isolement requises par la loi. Les coéquipiers de Daniele Rugani ainsi que le staff de la Vieille Dame devraient rapidement effectuer des tests de dépistage au coronavirus. Les joueurs turinois seront placés en quarantaine.
L’Inter de Milan qui a joué contre la Juventus ce weekend en championnat a annoncé après la nouvelle du test positif du défenseur de la vielle dame que ses joueurs et son staff allaient également être mis en quarantaine. Le huitième de finale retour face à l’Olympique Lyonnais, prévu le 17 mars sera remis en question dans ce contexte. Face à la propagation de la maladie, l’Italie a déjà suspendu le championnat de la Serie A jusqu’au 3 avril
Le militant politique André Michel s’incline devant la victoire des policiers qui obtiennent le droit de se regrouper en syndicat
Les réactions commencent à pleuvoir après la publication, tôt ce mercredi 11 mars, de l’arrêté garantissant le droit aux policiers de s’organiser en syndicat, un droit qui leur était formellement interdit par la version non amendée de l’article 11 de l’arrêté du 20 juin 2013 établissant le statut particulier des membres du personnel de la Police Nationale d’Haïti.
Pour André Michel, porte-parole du Secteur Démocratique et Populaire, “les policiers regroupés au sein du Groupe 509 fantômes qui se battent pour la mise en place d’un syndicat au sein de la PNH viennent de remporter une excellente victoire avec la capitulation des capitulards du Gouvernement de facto”.
Après cette décision du gouvernement Jouthe, le militant politique estime qu’il est venu le temps pour tous les fonctionnaires de l’Etat et les employés du secteur privé de revendiquer eux aussi leurs droits.
“Car, on ne peut plus accepter que les ressources du pays soient prises en otage par les plus hautes autorités de l’Etat ,alliées à une oligarchie rapace,en abandonnant aux bords du Chemin les jeunes, les femmes, les paysans, les couches populaires, les milliers de fonctionnaires de l’Etat, les travailleurs agricoles, de la sous -traitance et du Secteur privé en général”, écrit-il dans une note acheminée à notre rédaction.
Appelant les policiers aux respect de la hiérarchie et de la discipline, Me André Michel les encourage à préparer leur cahier de doléances afin que leurs exigences soient prises en compte.
“Les policiers doivent aussi savoir qu’il ne suffit pas d’un syndicat au sein de la PNH pour résoudre leurs problèmes. Le plus important, c’est la préparation et la présentation d’un véritable cahier de charges contenant les revendications de tous les policiers et policières qui se couchent très tard et se lèvent très tôt dans un pays où les plus hautes autorités de l’Etat supportent les bandits et les assassins tant financièrement que matériellement”,précise-t-il.
La dernière ligne rouge pour Jovenel Moïse , Cette transition qui n’en finit pas
Au moment où j’écris cette chronique, la composition du gouvernement de Joseph Jouthe est complète. Connu pour ses capacités de travail et son savoir-faire politique, le nouveau Premier ministre n’a pas à rougir toutefois de sa cote de popularité en tant que technocrate. C’est à lui de relancer le processus de dialogue inter-haïtien en laissant le chef de l’Etat hors de portée des critiques. Mais comment ? Surtout, en toile de fond, il y a une opposition en colère et une opinion publique passée maître dans l’art de souffler sur les braises avec ardeur. De manière un peu romantique, certains croyaient en un accord politique. C’est un moment crucial pour la politique nationale, notamment pour le président Jovenel Moïse qui va gouverner par décret après une législature décriée. Un tel échec ne peut pas se comprendre indépendamment des crises et des tumultes qui l’ont enfanté. Jusque-là, un mandat laminé par des mouvements de rue extrêmement orageux bien orchestrés, une présidence prise en otage par toutes sortes de forces irréconciliables et de contradictions internes incompressibles.
Est-il désormais incongru de rappeler la mission essentielle de ce nouveau gouvernement ? Compte tenu de la taille des obstacles et des oppositions qui existent par rapport au régime tèt Kale, la priorité logique est de créer (chercher à) les conditions maximales propices à la réalisation des élections pour arriver à la transmission du pouvoir dans des conditions pacifiques. Ce n’est pas simple. La question de la passation du pouvoir en Haïti est un défi déroutant. Rarissimes sont nos chefs d’Etat qui y sont arrivés. Après 1986, sauf René Préval, seul ex-Premier ministre à devenir président de la République, a pu passer l’écharpe présidentielle à ses deux successeurs : Jean-Bertrand Aristide (7 février 2001) et Michel Joseph Martelly (14 mai 2011). Pour le président Jovenel Moïse, harcelé par tant d’adversaires intransigeants mais ferme à la barre, c’est vital. C’est sa dernière ligne rouge. Tout échec, comme avec Michel Joseph Martelly-Evans Paul, serait alors synonyme de transition. Inévitablement. Et comment ! Les fins de mandat sont bien souvent catastrophiques en Haïti. Le processus démocratique s’en voit compromis, qui repose sur le fracas des intérêts particuliers et par conséquent sur le mirage d’une espérance anti-despotique galvaudée. Les élections, me répétait souvent René Préval, c’est comme le carnaval. Suivez mon regard !
Beaucoup d’opposants et de groupes socio-économiques ont travaillé et travaillent pour empêcher la tenue d’élections avec l’actuel pouvoir afin de bloquer un probable retour de Michel Joseph Martelly à la présidence. Spirale de la déchéance. Vertige de la haine et du suicide collectif. Tout a été déjà fait en ce sens. Tout ? Manifestations violentes, « pays lock », insécurité gratis ti chéri. A l’outrance verbale succède la violence indiscriminée, gratuite même. Et à l’aveuglement, le dialogue de sourds. Pas d’élections sans dialogue inter-haïtien ! Les vieilles recettes de la politique du pire sont là. Avec une virulence inégalée. C’est pourtant bien ce qui pourrait ressurgir à tout moment. Sous d’autres formes. Et le temps qui est un facteur incontournable joue en défaveur du président en fonction dont la situation actuelle – après la mise en place d’un « gouvernement d’union nationale » déjà fustigé par l’opposition, toutes tendances confondues – est loin d’être confortable. Un président contesté qui a survécu à tant d’assauts, par définition, ne peut plus être qu’un blessé de guerre, pris dans un engrenage infernal, sans limites. Le lien entre la durée du mandat présidentiel et les échéances électorales est donc crucial : l’intensité des défis accroit la faiblesse et l’impopularité des décideurs. On a connu cela à de nombreuses reprises dans notre Histoire. Concernant – par exemple – le problème complexe du syndicat de la PNH, tout responsable avisé et froid doit d’abord recueillir toutes les données y afférentes avant de se prononcer. Il n’est d’ailleurs pas très sage pour un pilote sans indications de s’engager, vitesse au plancher, sur un chemin de traverse. C’est un dossier explosif aussi bien que le dossier du scandale PetroCaribe qui a bonne presse. Dans tous les cas, le procès (virtuel) PetroCaribe est au cœur des mouvements de contestation anti-Jovenel Moïse, assurément l’écho et l’ampleur que lui donnent la presse et les réseaux sociaux en font un sujet phare. De quoi nourrir un fort sentiment de colère, de suspense et de confusion créant ainsi un climat délétère. Si en prime, on passe à une période de rupture/discontinuité politico-électorale, il est inéluctable que la fièvre des Petrochallengers monte inexorablement.
Sans accord politique ni sécurité, l’ambition électorale suprême est chimère dans ce pays ruiné et fatigué après tant de violences dévastatrices suivies désormais par une insécurité épouvantable que – rappelons-le à dessein – le gouvernement Michel Joseph Martelly/Laurent Salvador Lamothe avait fini par freiner avec un certain succès. Nous sommes habitués au suicide collectif et aux protagonistes du chaos. Quoi qu’il en soit, les conséquences pour le pays – surtout pour la mouvance PHTK et ses alliés – seront dramatiques. Elles aussi discréditées et affaiblies, les oppositions anti-pouvoir, plus particulièrement anti-tèt Kale, n’ont cependant pas toutes les cartes en main dans leur entreprise de démolition. Aujourd’hui tout recommence à l’identique, comme par le passé. Mêmes causes, mêmes effets ; une nouvelle crise électorale, alimentée par nos folies meurtrières et nos dissensions d’enfants turbulents, nous attend : on ne refait pas l’histoire … du passé. Mais celle de demain ?
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– Les policiers se réclamant du syndicat de la Police Nationale d’Haïti ont eu gain de cause. Dans le cadre d’une réunion spéciale du Conseil Supérieur de la Police Nationale tenue ce mardi, le gouvernement a accepté la création d’un syndicat au sein de la PNH. La nouvelle a été annoncée à la presse par le Président du CSPN, le Premier ministre Joseph Jouthe, à la suite des dégâts provoqués par le mouvement des policiers protestataires hier mardi. [lire la suite ici]
– Le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales demande aux compagnies aériennes desservant Haïti d’éviter de transporter des passagers provenant des zones affectées par le Covid-19. A l’instar de plusieurs pays du globe, Haïti interdit le débarquement sur son sol des personnes ayant séjourné dans des pays où l’épidémie de Coronavirus (Covid-19)fait rage. Ces pays-là sont considérés par l’Etat haïtien, comme des zones à haut risque. Dans une note-circulaire, le MICT demande à toutes les compagnies aériennes desservant Haïti de prendre les mesures nécessaires en vue d’interdire l’embarquement de tout passager en provenance des zones à haut risque de contamination du Covid-19. [lire la suite ici]
– La voiture qui transportait le juge Durin Duret Junior de la Cour d’Appel de Port-au-Prince et conseiller au CSPJ a été quasiment détruite lors de la manifestation des policiers lundi à Delmas. Le magistrat s’en est sorti physiquement sain mais les associations de magistrats crient au scandale et demandent à l’exécutif d’agir pour garantir la paix publique. Le Réseau National des Magistrats Haïtiens (RENAMAH) a appris avec indignation, l’attaque perpétrée sur la vie du Magistrat Durin Duret Junior. Il vient a été victime d’une tentative d’assassinat. Selon les informations recueillies, poursuit une note signée du juge Ikenson Edumé, auprès du juge Durin Duret Junior, Il dit avoir regardé avec impuissance et consternation des tirs spectaculaires sur son véhicule de marque Toyota immatriculée OF 00672 alors qu’il s’y trouvait ainsi que son chauffeur. [lire la suite ici]
– La Délégation de l’Union Européenne en Haiti a lancé, le lundi 9 mars à Port-au-Prince, un ensemble de projets visant à combattre toutes les formes de violences visant les femmes et les filles haïtiennes. Dans ses propos, l’Ambassadeur de l’Union Européenne accrédité en Haiti, Sylvie Tabesse, a fait savoir que ces projets, financés à hauteur de 2,8 millions d’euros, s’étendront sur 5 départements du pays dont l’Ouest, l’Artibonite et le Nord’Est. « Ansanm pou Fanm yo » est le nom du projet qui sera réalisé au niveau du département de l’Ouest. Il revêt une importance capitale pour les initiateurs. [lire la suite ici]
– La Police Nationale d’Haïti n’a pas chômé le week-end écoulé. Dimanche 8 mars, elle a mené plusieurs opérations dans diverses villes du pays dont Ganthier où elle a récupéré plusieurs véhicules détournés par des gangs armés. Les malfrats, avant de s’enfuir, ont eu le temps de mettre le feu à plusieurs autres véhicules qui étaient en leur possession. Lors de son installation, le Premier ministre Joseph Jouthe, en sa qualité de chef du Conseil Supérieur de la Police Nationale, avait promis de rétablir l’ordre dans le pays. Une promesse qui semble motiver davantage le corps policier afin à lutter contre la recrudescence de l’insécurité qui sévit dans le pays. [lire la suite ici]
Les brigadiers de l’Administration générale des douanes (AGD) ont saisi ce mercredi matin trois armes à feu au port du Cap-Haïtien.
Lors d’une vérification des conteneurs à la douane du Cap-Haïtien dans le cadre de la lutte contre la fraude et la contrebande, une brigade a découvert trois armes à feu dont un fusil M4, un pistolet de calibre 9mm et un autre de calibre 22. La brigade a aussi trouvé dans ce conteneur 3100 cartouches dont 1100 pour le fusil d’assaut M4.
Ces armes et munitions étaient dissimulées dans des speakers neufs. Les armes n’étaient pas encore assemblées. Un juge de paix s’est rendu sur place pour faire le constat légal, des poursuites seront engagés contre les coupables, a confié un responsable de la douane. Aucune arrestation n’a été effectuée dans le cardre de ce dossier.
Le 21 février dernier, les douaniers accompagnés des agents du bureau de lutte contre le trafic de stupéfiants (BLTS) avaient effectué une saisie d’armes et de munitions à bord d’un conteneur en provenance des États-Unis. Les agents douaniers et la PNH, après constat du juge de paix Frito Aristil, ont placé derrière les barreaux le nommé Alcime Joseph.
l’OMS déclare que la flambée du coronavirus est passée au stade de pandémie après le constat de la montée du nombre d’infections dans le monde qui dépasse aujourd’hui les 119,000 cas.
L’épidémie du virus qui a commencé en Chine il y a près de trois mois a désormais infecté plus de 1 000 personnes aux États-Unis et près de 120,000 dans le monde.
Près de 120 000 personnes ont été testées positives pour le nouveau coronavirus, toujours principalement sur le continent chinois, selon les données fournies par le Center for Systems Science and Engineering de l’Université Johns Hopkins. Mais cette proportion diminue de jour en jour vu que l’épidémie semble s’apaiser en Chine.
Par contre, le nombre de cas a sérieusement augmenté ailleurs, en particulier en Europe et au Moyen-Orient.
L’affaire risque de faire grand bruit. Et de porter préjudice au maintien du 8e de finale retour entre la Juventus et Lyon prévu initialement mardi prochain à Turin. La raison ? Le défenseur international de la Juve Daniele Rugani a été testé positif au nouveau coronavirus, a annoncé mercredi soir le club champion d’Italie, qui a précisé qu’il était «actuellement asymptomatique». «La Juventus active en ce moment toutes les procédures d’isolement prévues, y compris le recensement de ceux qui ont eu des contacts avec lui», a écrit le club dans un communiqué. Rugani, qui est âgé de 25 ans, est le premier footballeur de Serie A à être touché par la maladie, qui a fait 827 morts en Italie, où plus de 12000 cas ont été recensés. Plusieurs joueurs de Serie C (3e. div) ont déjà été victimes du virus.
Alors que la Serie A a été suspendue lundi jusqu’au 3 avril, l’annonce de ce test positif complique encore un peu plus l’organisation du 8e de finale retour de Ligue des Champions entre la Juventus et Lyon. Prévu mardi prochain à Turin, il devait se jouer à huis clos, comme le permet une disposition du décret pris lundi par le chef du gouvernement italien. Ce mercredi, l’UEFA a annoncé que les matches de Ligue Europa Inter Milan-Getafe et Séville-AS Rome ne se tiendraient pas jeudi comme prévu. L’Italie, pays d’Europe le plus touché par l’épidémie de Covid-19, a pris des mesures drastiques de confinement, et l’Espagne a interdit lundi les liaisons aériennes directes avec l’Italie jusqu’au 25 mars. Cette décision fait également planer une incertitude sur le 8e de finale retour de Ligue des Champions Barcelone-Naples programmé mercredi prochain.
Le Département d’État américain a indiqué, dans son rapport sur les droits de l’homme, que des membres de l’opposition et des médias accusent le gouvernement dominicain de surveiller des appels téléphoniques ainsi que des courriels sans leur consentement.
Les responsables gouvernementaux auraient menacé des proches de l’opposition de perdre leur emploi et d’autres avantages pour obliger ces derniers à soutenir les candidats du Parti de libération de la République dominicaine (PLD), selon le rapport du département d’Etat, citant les plaignants.
(Washington) Le Congrès des États-Unis a définitivement adopté mercredi une résolution visant à limiter une action militaire de Donald Trump contre l’Iran, un camouflet pour le président américain, qui devrait toutefois y opposer son veto.
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Francesco FONTEMAGGI Agence France-Presse
Le texte présenté par l’opposition démocrate avait déjà été approuvé mi-février par le Sénat, grâce au soutien d’une partie des membres du camp du milliardaire républicain qui dominent la chambre haute. Il a été adopté mercredi par la Chambre des représentants, qui est elle à majorité démocrate, par 227 voix contre 186.
Là aussi, six républicains ont joint leur voix à celles des démocrates.
Il doit maintenant être soumis au président Trump pour promulgation, mais la Maison-Blanche a déjà fait savoir qu’il y opposerait son veto.
Selon cette résolution, le président des États-Unis ne peut pas engager ses militaires dans des « hostilités contre la République islamique d’Iran » ou « toute partie de son gouvernement ou de son armée » sans « autorisation explicite » du Congrès, sous la forme d’une déclaration de guerre ou d’un feu vert spécifique.
Il s’agit d’une réponse parlementaire aux tensions entre les deux pays ennemis, qui avaient atteint leur paroxysme lorsque Washington a tué le 3 janvier, dans une frappe ordonnée par Donald Trump, le puissant général iranien Qassem Soleimani.
Les démocrates et certains républicains avaient exprimé leur inquiétude de voir l’escalade dégénérer en confrontation militaire directe. Mais après une riposte de Téhéran qui a tiré des missiles sur des bases utilisées par l’armée américaine en Irak sans faire de mort, la tension extrême était quelque peu retombée.
Nouvelle escalade en Irak
L’administration Trump affirme que sa « campagne de pression maximale » contre Téhéran, avec des sanctions sans précédent, ainsi que la frappe du 3 janvier, ont « rétabli la dissuasion à l’encontre de la République islamique ».
Mais les attaques contre les forces américaines en Irak, le plus souvent attribuées par Washington à l’Iran ou à ses alliés locaux, n’ont pas totalement cessé.
Des tirs de roquette contre une base militaire en Irak ont même fait mercredi pour la première fois trois morts, dont deux soldats américain et britannique.
Aussitôt après cette attaque – la plus meurtrière recensée contre une base abritant des soldats américains depuis plusieurs années –, des raids aériens ont visé des positions de supplétifs de l’Iran à la frontière entre l’Irak et la Syrie, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).
Cette nouvelle escalade pourrait représenter un test pour la volonté de contrôle du Congrès.
Pour l’élu démocrate Steny Hoyer, « dans de nombreux pays au monde, une seule personne » décide s’il convient d’envoyer des jeunes à la guerre : « ce sont des dictateurs ». « Nos pères fondateurs n’ont pas voulu que des dictateurs dirigent l’Amérique », a-t-il lancé avant le vote.
« Pendant des années, le Congrès a abdiqué ses responsabilités en matière de guerre. Mais maintenant une majorité transversale au Sénat et à la Chambre a clairement statué que nous ne devrions pas nous engager dans des hostilités avec l’Iran sans un vote du Congrès », s’est félicité dans un communiqué le sénateur démocrate Tim Kaine, auteur de la résolution.
Il a souligné que son texte permettait au président de défendre les États-Unis en cas d’attaque.
Selon lui, « si le président Trump est sérieux au sujet de sa promesse de mettre fin aux guerres sans fin, il promulguera cette résolution ».
Or, l’ex-homme d’affaires new-yorkais avait prévenu avant le vote du Sénat qu’une telle loi lancerait « un très mauvais signal » pour la sécurité des États-Unis. S’il confirme son veto, le Congrès ne devrait pas réussir à réunir la majorité qualifiée nécessaire pour passer outre.
L’élu républicain Mike McCaul lui a fait écho en estimant que les « ennemis » de l’Amérique suivaient ce débat de près. « Il faut qu’ils aient bien à l’esprit que s’ils tuent des Américains, ils vont en payer le prix », a-t-il lancé sous les applaudissements nourris de son camp, après avoir salué la mort de Qassem Soleimani.