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  • Coronavirus : Le gouvernement haïtien refuse de dévoiler l’adresse des prochains centres de réception des malades « pour raison de sécurité »

    Coronavirus : Le gouvernement haïtien refuse de dévoiler l’adresse des prochains centres de réception des malades « pour raison de sécurité »

    Coronavirus : Mystère sur les 200 lits de secours annoncés par le pouvoir. Au siège de la Présidence, devenu depuis peu salle de conférence pour l’administration et les entreprises publiques, la ministre de la Santé publique et de la Population, Marie Greta Roy a maintenu le mystère sur la disponibilité de plus de 200 lits devant accueillir les possibles cas de Coronavirus en Haïti. Les motifs de sécurité ont été mis en avant par la responsable du MSPP pour garder le secret sur les centres de confinement

    Lundi 2 mars 2020 ((rezonodwes.com))– Alors que la menace du Coronavirus plane sur Haïti, les dirigeants haïtiens misent sur l’imprévisible pour accompagner la population à se protéger et limiter les dégâts liés à la maladie.

    En République dominicaine, à la suite de la découverte d’un premier cas avéré de contamination, les autorités voisines ont renforcé les mesures  de surveillance et optimisé le volet communication de crise en guise de réponse à une possible propagation.

    Ce lundi, à l’occasion d’une conférence de presse, la ministre de la Santé publique du gouvernement démissionnaire, docteur Marie Greta Roy Clément, a renforcé le doute en ce qui concerne la volonté réelle de l’Exécutif haïtien de faire face au Coronavirus. À propos des espaces de confinement, inévitable à réduire l’expansion du virus,  la ministre a annoncé des dispositions, sans lever les doutes.

    ‘’Pour des raisons sécuritaires, nous garderons de révéler les centres hospitaliers en charge d’accueillir les patients diagnostiqués positifs au Coronavirus. Dans le département de l’Ouest, du Centre et d’autres départements combinés, nous disposons de plus de 200, lits d’isolement. Cette stratégie vise à protéger les patients et les sites’’, a-t-elle indiqué avant de réviser sur une possibilité de dévoiler les sites de confinement et de prise en charge si le besoin se fait sentir.

    Hervé Noel
    vevenoel@gmail.com

  • Elections en Israël : Netanyahou, inculpé pour corruption, se félicite d’une victoire contre «toute attente»

    Elections en Israël : Netanyahou, inculpé pour corruption, se félicite d’une victoire contre «toute attente»

    Les élections législatives de lundi étaient cruciales à la survie politique du Premier ministre israélien,

    « Je serai le Premier ministre de tous les citoyens israéliens, il est temps de s’unir », a ajouté le Premier ministre, dont le procès pour corruption, malversation et abus de confiance doit s’ouvrir dans deux semaines à Jérusalem.

    Lundi 2 mars 2020 ((rezonodwes.com))– Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, inculpé pour corruption dans une série d’affaires, s’est félicité mardi de la « plus grande victoire de sa vie », « contre toute attente », aux élections législatives de lundi qui étaient cruciales à sa survie politique.

    « Je me souviens de notre première victoire en 1996, mais ce soir c’est une victoire encore plus grande car contre toute attente », a déclaré le Premier ministre, se réjouissant d’avoir déjoué les pronostics de ceux qui avaient « prédit la fin de l’ère Netanyahou » en Israël.

    Benjamin Netanyahou, 70 ans, avait été élu pour la première fois à la tête du gouvernement israélien en 1996 avant de perdre le pouvoir trois ans plus tard. Il est revenu aux affaires en 2009 et a dirigé depuis, et sans interruption, le gouvernement pour devenir le plus pérenne des Premiers ministres de l’Histoire de l’Etat hébreu.

    36 ou 37 sièges, contre 32 à 34 sièges pour le parti de Gantz

    « Il s’agit de la plus importante victoire de ma vie », a déclaré Benjamin Netanyahou devant ses partisans réunis à Tel-Aviv, au terme de ses troisièmes élections en moins d’un an en Israël après deux scrutins n’ayant pas réussi à le départager de son rival Benny Gantz.

    source : 20minuters.fr

  • «Ainsi parla la mer»: Arnold Antonin sonne l’hallali pour la mer d’Haïti

    «Ainsi parla la mer»: Arnold Antonin sonne l’hallali pour la mer d’Haïti

    Il n’y  a pas de mer plus belle que la mer des Caraïbes. Située près de l’équateur, dans le bassin atlantique, elle longe les côtes de la Colombie, du Panama, du Venezuela, du Honduras, de Cuba, de la Jamaïque et d’autres pays. De la Riviera Maya, au Mexique, à La Playa de las Aguilas à Barahona, en République dominicaine, on y trouve des plages de rêve au sable fin, une eau claire, des stations balnéaires bien connues, des régions pittoresques qui font des Caraïbes une destination touristique excessivement prisée. La richesse et la beauté du monde sous-marin des Caraïbes attire des milliers de plongeurs. La plupart des stations sont visitées par les habitants de la région mais aussi des États-Unis, de l’Europe, du Canada et du Brésil.

    Un potentiel bleu en grande souffrance

    Ainsi, pour des millions de touristes dans le monde, la mer des Caraïbes est synonyme de vacances et de rêves. Malheureusement, Haïti, qui possédait des plages de toute beauté et encore sauvages, n’a pas su préserver la beauté de ses côtes et de sa mer. De la pollution des eaux de la Côte des Arcadins, jusqu’au village des Abricots, où des mammifères marins sont tués et dépecés, en passant par Anse-à-Veau où les marchandes jettent leurs détritus depuis les falaises, pour aboutir au dépotoir de la Fossette au Cap Haïtien; la mer en Haïti se transforme partout en poubelle ou toilette publique. «  Il n’y a personne qui, en s’approchant de nos zones côtières, ne soit choqué par cette vaste et dégoûtante poubelle qu’elles sont devenues. Comme tout Haïtien je suis interpellé par notre avenir et cet avenir est étroitement lié à la mer et à la protection de l’environnement », déclare le réalisateur Arnold Antonin. Pourtant, beaucoup d’Haïtiens s’en moquent, à commencer par l’État qui a laissé faire.

    « Le brutal contraste entre la beauté naturelle de la mer, entre ces baies somptueuses et les conditions misérables de la vie, la crasse dans laquelle croupissent les êtres humains, nos frères et sœurs, qui habitent la côte; je ne peux m’empêcher de les voir, avec une immense tristesse, comme des condamnés à mort en sursis, en pensant aux changements climatiques et à la montée des eaux », m’avoue le cinéaste Arnold Antonin.

    Pour son nouveau film, « Ainsi parla la Mer », il a passé deux ans à sillonner les côtes haïtiennes  afin de montrer aux enfants d’Haïti « ce que la mer représente pour nous, ce qu’elle endure à cause de nous, les saletés en plastique que nous lui envoyons en cadeau, de notre façon de pêcher, de traiter les mangroves et les coraux ». Cette destruction massive nous l’imposons à la mer sans vergogne, sans contrôle de l’État, alors que nous pourrions en tirer une richesse incommensurable, comme dans les autres iles de la Caraïbe. 

    A travers la voix de l’actrice Gessica Geneus et sur un texte de Gary Victor, la mer nous parle. Elle nous raconte sa beauté, son lien avec le peuple haïtien à travers les pêcheurs, la crainte qu’elle nous inspire depuis l’esclavage et qui fait que seuls 5% des Haïtiens savent nager, elle nous décline sa beauté tout en hurlant sa souffrance de nous voir la maltraiter. Malgré tout, elle insiste et nous lance un appel :

    « Mes vagues sont autant d’opportunités à saisir pour une Haïti prospère; mes richesses marines se déclinent sous plusieurs formes; mes entrailles sont les sources de la vie », dit-elle.

    Et de fait, l’organisation spatiale de l’époque coloniale en Haïti n’a pas été remise en cause par deux siècles d’indépendance, et le contraste littoral/intérieur est toujours aussi fort. Même si le monde marin occupe une place importante dans la mentalité collective des Haïtiens (Agoué, dieu de la mer, est l’une des grandes figures de la cosmogonie vaudou), la pêche reste une activité artisanale et marginale dans une société principalement tournée vers la production agricole. L’instabilité politique a en outre limité l’impact sur la côte d’un tourisme international qui dispose cependant d’un fort potentiel de développement.* 

    Un tournage difficile

    Pour réaliser ce film, Arnold Antonin et son équipe ont dû faire face au climat de terreur qui a régné ces deux dernières années en Haïti. « Sans une ferme détermination, on aurait dû abandonner ce projet qui nous a pris plus du double du temps prévu. Une anecdote et un grain  d’aventure: on avait programmé quinze jours de tournage dans le Sud. On est tombé sur une barricade, il y a eu quelques tirs. Notre équipe a failli paniquer. On a travaillé cinq jours et on est resté onze jours enfermés dans un hôtel. Finalement, c’est un hélicoptère qui nous a évacués. On a dû planifier une nouvelle tournée afin de faire les images qu’il nous fallait ».

    Au-delà de nos vicissitudes, ce documentaire nous montre ce potentiel délaissé à travers des vues superbes prises par les drones d’une équipe de professionnels venue du Panama, grâce au Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE). Nous y découvrons des images uniques de Pestel, l’un des rares villages de pêcheurs que compte le littoral haïtien; des bijoux de notre biodiversité et faune marine tels que le Lagon des Huitres à Belle-Anse, dans le Sud-Est, ou le Lagon aux Bœufs, un lac d’eau saumâtre situé à l’est de la ville de Fort-Liberté dans le Nord-Est d’ Haïti.

    Alors que l’UNESCO estime que les récifs coralliens du monde entier (de la Grande barrière de corail située au large de l’Australie aux Seychelles au large de l’Afrique de l’Est) sont menacés de disparaître complètement d’ici 2050 si les émissions de carbone ne diminuent pas suffisamment pour ralentir le réchauffement des océans; on découvre leur beauté en Haïti mais, comme ailleurs, ils sont menacés par les activités humaines et la pollution. Pire ! En Haïti, la majorité de la population ignore que le corail est un animal et pense plutôt que c’est une roche de mer !

    Dans un pays déboisé où l’érosion côtière menace la plupart des villes du littoral, les images dévoilant la richesse des mangroves de Saint Jean du Sud et de Limonade sont éblouissantes et nous donnent encore l’espoir de pouvoir renverser le « génocide à action retardée que constitue notre environnement», comme aime à le répéter Arnold Antonin, en reprenant les mots du Commandant Cousteau lorsqu’il a découvert Haïti dans les années 80. 

    « Je crois que tout être vivant aspire au bonheur et à l’épanouissement. Notre bonheur d’insulaires dépend de la mer », souligne Arnold Antonin. « Nous ne pouvons  atteindre le bonheur et  nous épanouir qu’en protégeant la mer,  par  petites actions individuelles et surtout par une action collective et politique », croit-il.

    Mais le chemin sera long à parcourir. Si ce documentaire de 52 minutes est une invitation au voyage et à la découverte, il est aussi un cri d’alarme à la prise de conscience citoyenne :« Malgré notre méchanceté et notre inconscience, la nature et la mer sont encore bien généreuses à notre égard. Le patrimoine  est encore là. Mais il faut un sursaut. A nous de décider si nous le détruirons jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien. J’ai voulu montrer l’importance et la beauté de ce qui reste et dire que tout n’est pas perdu », conclut Arnold Antonin. La morale de ce film, hautement pédagogique et à voir absolument. est simple : l’horizon d’Haïti sera côtier ou ne sera pas !

    La grande première est prévue ce 4 mars au Karibe Convention Center.

    Nancy Roc, le 2 mars 2020.

    *Haïti et la mer : une insularité ambiguë, Jean Marie Théodat, chapitre 3.

    Toutes les images sont tirées du film.

  • Assassinat par balles d’un huissier à Pétion-Ville

    Assassinat par balles d’un huissier à Pétion-Ville

    Jean Fenel Monfleury, un huissier affecté au tribunal de paix de Pétion-Ville a été tué de plusieurs balles ce lundi vers 19 heures à la rue Lambert à Pétion-Ville non loin de son lieu de travail.

    Jean Frenel Monfleury, 52 ans a été candidat au poste de délégué sous la bannière du parti Fanmi Lavalas, il était l’un des représentants du secteur démocratique à Pétion-Ville.

    Duprévil Jean Rigaud, un des camarades de combat de Jean Frenel Monfleury a qualifié de politique son assassinat.

    Le juge de paix Clément Noël qui a fait le constat légal a ordonné la levée du corps vers 20 heures 20.
    4 personnes ont été tuées par balles le samedi 29 février à Pétion-Ville, 3 à la rue Lambert (Lissayon Noël, 19 ans, Jonathan Joseph alias colonel 26 ans et Jude ainsi connu, 26 ans) et l’autre Joseph Jean Yves à l’avenue Panaméricaine au niveau du Club Contigo.
    Joseph Jean Yves dit Pascal serait victime d’un règlement de compte. La police de Pétion-Ville est sur une bonne piste dans le cadre d’une enquête ouverte sur cet assassinat.

  • Publication de l’arrêté présidentiel nommant Jouthe Joseph premier ministre

    Publication de l’arrêté présidentiel nommant Jouthe Joseph premier ministre

    L’arrêté nommant le citoyen Jouthe Joseph premier ministre a été publié ce lundi après-midi, quelques heures après que le président de la République a annoncé son choix. L’ancien ministre de l’environnement devient ainsi le cinquième premier ministre de Jovenel Moïse.

    L’actuel ministre ai de l’économie et des finances est appelé « à former, dans les meilleurs délais, un Gouvernement d’ouverture et de consensus, capable de répondre aux urgences de l’heure, selon ce qu’a indiqué le Président.

    Né le 17 octobre 1961 à Thomonde, dans le Centre, Jouthe Joseph est un Ingénieur Civil, administrateur et comptable. Il a occupé, entre autres, la fonction de Directeur d’Analyse et d’Evaluation au Bureau de Monétisation des Programmes d’Aides au Développement (BMPAD), Conseiller spécial au cabinet du Premier Ministre Jack Guy Lafontant pour les projets spéciaux, les travaux publics et la passation des marchés publics. Il a été également fonctionnaire des Nations-Unies, de 1989 à 2006, en tant que consultant, agent de liaison, logisticien, administrateur.

    Signalons que cette nomination est loin de faire l’unanimité au sein de la classe politique en Haïti. Plusieurs responsables politiques ont fait remarquer que le président Jovenel Moïse a trompé tout le monde en choisissant un nom qui n’était pas sur la table des négociations.

    Ainsi pour le porte-parole du Secteur Démocratique et populaire, la nomination de Jouthe Joseph à ce poste ne fera qu’envenimer la situation. Ce choix, selon André Michel, prouve une fois de plus que le chef de l’État n’est pas un homme de dialogue et de compromis.

    Pour sa part, le coordonnateur national de la Force Louverturienne dit prendre acte du choix « unilatéral de Jovenel Moïse de mettre fin aux négociations ». Emmanuel Ménard qui avait signé l’Accord Marriot et qui a pris part aux discussions s’est dit « étonné » que le président jette son dévolu sur M. Joseph, un nom qui n’a jamais été sur la table.

  • L’ANAMAH préoccupée par l’apparition du coronavirus en République dominicaine

    L’ANAMAH préoccupée par l’apparition du coronavirus en République dominicaine

    L’Association Nationale des Magistrats Haïtiens (ANAMAH) exprime ses inquiétudes après l’arrivée du COVID-19 sur le territoire dominicain. Cette situation représente une menace pour Haïti, selon l’association de magistrats.

    « L’Association Nationale des Magistrats Haïtiens (ANAMAH) est préoccupée par les informations relatives à la découverte d’au moins une personne atteinte du nouveau coronavirus (COVID – 19) en République dominicaine » lit-on dans une note de presse signée du président de cette structure, le juge Jean Wilner Morin.

    « Tenant compte du flux d’échanges commerciaux journaliers qui existe entre les deux peuples, jamais Haïti n’aura été autant menacée par cette redoutable épidémie » poursuit l’association.

    L’ANAMAH va plus loin affirmant « qu’il ne s’agit pas de savoir si Haïti sera atteinte mais quand elle sera atteinte ».

    Appelant ses collègues magistrats à la prudence, l’ANAMAH conseille aux chefs de juridiction d’organiser au plus vite des séances intra personnelles de partages et de diffusions d’informations.

    « L’ANAMAH rappelle aux collègues Magistrats qu’il n’existe à date aucun vaccin préventif à la maladie, bien qu’elle demeure traitable, le système de santé haïtien déjà décrié, aura beaucoup de mal à prendre en charge de manière efficiente des cas à grande échelle », prévient-elle.

    La République dominicaine a détecté ce dimanche le premier cas de COVID-19 sur son territoire. Il s’agit d’un italien de 62 ans qui est arrivé dans le pays le 22 février dernier sans aucun symptôme de la maladie.

    De leur côté, les autorités haïtiennes affirment avoir pris des mesures pour contrecarrer l’arrivée éventuelle du nouveau coronavirus dans le pays. Un task force a été mis en place. Des équipes du ministère de la santé publique sont déjà mobilisées au niveau des différents points frontaliers entre la République et Haïti, entre autres. L’aéroport international Toussaint Louverture, Labadie, également, sont sous surveillance, à en croire les propos des membres du Pouvoir exécutif.

  • André Michel: Jovenel Moïse a trompé tout le monde avec son choix

    André Michel: Jovenel Moïse a trompé tout le monde avec son choix

    Selon Maître André Michel, porte-parole du Secteur Démocratique et Populaire, le président Jovenel Moïse a trompé tout le monde en faisant choix du citoyen Joseph Jouthe comme Premier mimistre en remplacement de Jean Michel Lapin.

    Pour l’homme de loi, ce choix est un manque de respect pour les groupes politiques et de la société civile qui avaient fait le choix de s’engager dans les négociations à la Nonciature Apostolique. Négociations auxquelles le Secteur Démocratique et Populaire ainsi que l’Alternative Consensuelle n’avaient pas participé.

    Il a trompé tout le monde. Il a trompé la société civile. Il a trompé les partis politiques qui pensaient qu’il était de bonne foi. Même la communauté internationale qui s’attendait à un accord politique aux termes de ces discussions a été trompée par Jovenel Moïse“, peut-on lire dans un texte portant la signature du militant politique André Michel.

    Cette décision de Jovenel Moïse qui, de l’avis de l’homme politique, prouve que celui-ci ne peut pas faire partie de la solution, ne fera qu’aggraver la crise, ajoute-t-il. En ce sens, l’homme de loi invite les acteurs ayant pris part aux négociations et la communauté internationale à comprendre que Jovenel Moïse constitue une véritable menace pour l’alternance politique et la démocratie dans le pays, et qu’ il n’y a non plus aucune possibilité d’engager le pays dans un processus électoral avec lui.

    Le choix de Jouthe Joseph, un pas vers la transition ?

    La décision prise par le président de la République semble renforcer la velléité de l’opposition qui ne jure que par l’installation, à la tête du pays, d’un gouvernement de transition ayant pour entre autres missions d’organiser la conférence nationale et le procès PetroCaribe.

    La transition est définitivement devenue inévitable. Nous demandons à la communauté internationale, notamment l’ambassade américaine et les nations unies, de comprendre enfin que la seule option qui s’impose c’est d’accompagner les forces politiques et de la société civile pour la mise en place d’une transition de rupture qui permettra de faire émerger un nouveau projet national dans l’intérêt de tous“,conclut l’avocat André Michel.

  • L’administration Moïse-Lapin se mobilise face à l’arrivée éventuelle du coronavirus en Haïti

    L’administration Moïse-Lapin se mobilise face à l’arrivée éventuelle du coronavirus en Haïti

    L’administration Moïse-Lapin se mobilise pour faire face à une éventuelle arrivée du COVID-19 dans le pays. Lors d’une conférence de presse donnée au Palais national ce lundi, le président Jovenel , le premier ministre démissionnaire Jean-Michel Lapin et la ministre de la Santé Publique et de la Population, Marie Greta Roy Clément, ont tour à tour, indiqué que le pouvoir exécutif prendra ses responsabilités.

    Après avoir rappelé les différentes décisions déjà prises par son gouvernement en vue de protéger la population contre le COVID-19, Jean-Michel Lapin a indiqué que les dispositions sont passées à un niveau supérieur. De nombreuses décisions ont déjà été prises à travers le ministère de la santé publique, selon ses dires.

    Parmi ces mesures, le chef du gouvernement a souligné la présence des équipes du ministère de la santé publique au niveau des aéroports internationaux du pays, mais également dans les principaux points frontaliers du pays. Des équipes du ministère sont déjà présentes à Labadie, dans le Nord, où le pays reçoit un grand nombre de touristes de croisière. « Nous n’avons jamais resté les bras croisés. Nous sommes restés debout. Aujourd’hui l’épidémie est passée à un autre niveau, nous aussi nous sommes passés à un niveau supérieur »

    Par ailleurs, le premier ministre démissionnaire a fait remarquer que la lutte contre le nouveau coronavirus n’est pas seulement celle de l’État haïtien. « C’est une bataille de société, de pays » a-t-il indiqué rappelant avoir mobilisé les différentes associations de médias sur la nécessité de sensibiliser la population.

    Pour sa part, le président Jovenel Moïse a souligné la nécessité d’une collaboration entre l’État et les différents groupes de la société civile au niveau du _task force_ créé depuis plusieurs semaines pour faire face à une éventuelle arrivée du COVID-19 sur le territoire national.

    « Je recommande hautement que les membres du gouvernement concernés par la gestion de l’épidémie ouvrent ce _task force_ à des personnes de la société civile, des socio-professionnels, des membres du secteur privé. Ce travail entre privé et public permettra d’apporter une réponse au coronavirus», a déclaré Jovenel Moïse.

    Concernant la réunion d’urgence tenue ce dimanche entre les différents dirigeants de la CARICOM, le ministre des Affaires étrangères a indiqué que tous les pays se sont mis d’accord pour appliquer les protocoles des pays de la région en matière d’épidémie. Ainsi, tous les passagers des bateaux de croisière, des avions visitant les Caraïbes, seront examinés.

    En terme de protocole, la titulaire du Ministère de la Santé Publique et de la Population a indiqué que le pays suit déjà les directives de l’OPS/OMS et du CARFA. Marie Greta Roy Clément a également souligné la nécessité de sensibiliser la population sur les mesures à adopter. Différentes équipes du ministère dont des agents de santé communautaire, des officiers de santé sensibilisent déjà des gens au niveau des lieux de grande affluence tels que les marchés.

  • Cancers du sein et du col de l’utérus : FENAFEMH et sa Campagne de Prévention et le Dépistage

    Cancers du sein et du col de l’utérus : FENAFEMH et sa Campagne de Prévention et le Dépistage

    La Fédération Nationale des Femmes Maires d’Haïti (FENAFEMH) organise du 4 au 8 mars prochain une campagne sur la prévention et le dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus à l’intention des policières, des journalistes et des élues locales (maires, CASECs, ASECs).

    L’objectif de cette campagne, selon la FENAFEMH, est de sensibiliser les femmes ciblées sur la nécessité de lutter contre les cancers du sein et du col de l’utérus et de les informer des actions simples et quotidiennes à entreprendre pour combattre ces cancers.

    Plus de 1 000 femmes à raison de deux cents par jour prendront part à cette activité, qui a lieu à Delmas 71, au #4 de la rue Crétonne, au local de la Fédération.

    Les participantes sont attendues de 6h00 AM à 6h00 PM, selon un communiqué de la FENAFEMH qui porte la signature de Rosemila Petit-Frère, Mairesse de l’Arcahaie et Présidente de l’association.

    Selon les statistiques, le cancer du col de l’utérus est le plus fréquent chez les femmes en Haïti. Chaque année l’Institut haïtien d’oncologie (IHDO) dit recenser près de 500 nouveaux cas de cancer. 60% de ces cas sont des cancers du col de l’utérus alors que 10% sont des cancers du sein.

  • 15 morts et 98 blessés, bilan des accidents de la route au cours des 2 dernières semaines

    15 morts et 98 blessés, bilan des accidents de la route au cours des 2 dernières semaines

    15 morts sur le coup et 98 blessés, tel est le bilan des 59 cas d’accident de la route enregistrés dans plusieurs villes du pays pour les deux dernières semaines allant du 17 février au 1er mars, selon les données fournies par les Services Techniques et Opérationnels pour Pallier aux Accidents.

    Parmi les personnes décédées, l’ONG STOP-Accidents affirme avoir compté un étudiant de l’Université d’Etat d’Haïti ainsi que deux fillettes âgées respectivement de 5 et 7 ans.

    Au total, le nombre de victimes des accidents de la route selon ce bilan qui prend en compte la période carnavalesque s’élève à 113.

    Les zones concernées

    Selon l’ONG, ces accidents ont été recensés notamment à Peigne, Fond-des-blancs, Léogâne, Madeline(Cap-Haïtien), Saint-Marc, Mirbalais, Route de l’aéroport, Delmas 31, Canapé-Vert, Juvénat, Peguy-Ville et Montagne noire.

    Les Services Techniques et Opérationnels pour Pallier aux Accidents (STOP-Accidents) une fois de plus, encourage les usagers de la route et les autorités de la police routière à assumer leurs responsabilités en vue de réduire de manière considérable le nombre d’accidents enregistrés sur la voie publique.

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