Ayant en leur possession une arme à feu de calibre 9mm, Michelain Hilaire, 40 ans, et Paul Richardson Louis, 29 ans, ont été appréhendés à Martissant 23. En tentant de fuir les agents de l’ordre, ils ont abandonné la pickup à bord de laquelle ils se trouvaient. Ce véhicule serait impliqué dans des actes de kidnapping.
D’un autre côté, Silmé Siméon a été arrêté à Portail Léogâne au cours d’une intervention policière dans la zone. Les trois présumés bandits feraient partie du gang de Village de Dieu.
La recrudescence de l’insécurité et des actes de kidnapping en particulier plonge les familles haïtiennes dans la peur. En ce sens, une nouvelle stratégie d’intervention a été mise sur pied par les autorités policières afin de contrer les actions des bandits, particulièrement à l’entrée Sud de la capitale.
Des prisonniers auraient entamé une tentative d’évasion, créant une situation de trouble dans le plus grand centre carcéral du pays. Des tirs y ont été entendus, les agents de l’ordre remarqués dans les parages ont interdit aux piétons de circuler près de la prison.
Pour l’heure, les autorités policières ne sont pas encore en mesure de fournir des détails.
Il est midi. Nous sommes au Palais de justice au boulevard Harry Truman, où les activités semblent avoir repris. A l’entrée principale du Palais, des véhicules font la queue attendant que les agents de sécurité les appellent. Sur la cour du Palais de justice, un embouteillage monstre y règne. Véhicules, magistrats, avocats et justiciables font des va-et-vients. Le doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince, Bernard Saint-Vil, qui vient d’arriver, est obligé de descendre de son véhicule pour atteindre à pieds son bureau.
A l’entrée principale du bâtiment, se trouve le tableau d’affichage des différents dossiers devant être traités par le tribunal. Une visite dans l’aile gauche du bâtiment nous conduit au carré du commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince.
Là, plusieurs personnes pour la plupart des avocats, poirautent ; en attendant que le chef du parquet les appelle.
Dans la première et la troisième chambre civile, des audiences se tiennent, notamment l’affaire relative à la plainte déposée par des sénateurs contre le président pour violation du décret électoral de 2015.
Rappelons que des bandits qui prennent en otage l’entrée Sud de la capitale ont lancé, la semaine dernière, un ultimatum aux occupants du palais de justice leur demandant de vider les lieux en l’espace d’une heure. Depuis, l’institution n’a pas fonctionné jusqu’à ce lundi matin.
Face à la Police Nationale d’Haïti qui, timidement, pêche des bandits dans l’eau trouble d’une réalité sociopolitique qui dépasse la fiction, les groupes armés de Grand Ravin, Village de Dieu, Martissant, font figure de super-puissance.
Une partie de la Cité est plongée dans l’obscurité la plus totale de l’insécurité grandissante.
Une insécurité contrôlée par des bandits qui, à l’évidence, constituent des marionnettes manipulées par des mains invisibles, dont les noms sont peut-être connus.
Les actes de banditisme, le kidnapping sont en recrudescence depuis le constat de la caducité du Parlement par Jovenel Moïse. Surprenant!!!
Bruits de balles ici et là. Mort d’innocents un peu partout. Assassinat de policiers par endroits. Les autorités qui n’ont d’autorité que le nom sont quasiment indifférentes.
Aucune voix ne s’élève pour dire un NON substantiel à l’insécurité. Aucune force politique et/ou sociale ne s’engage à la combattre.
Seule la politique cynique de feu René Préval consistant à « Naje pou w sòti » semble de mise!
Les deux hommes de loi qualifient d’attaque inacceptable contre la liberté d’expression la sommation de Me Gassant, exigeant au journaliste de soumettre la bande sonore de l’émission du vendredi 24 janvier 2020. Ils reprochent à l’ancien commissaire du gouvernement de Port-au-Prince le fait de n’avoir indiqué aucun texte de loi à l’appui de sa demande.
Notons que l’animateur de « Haïti Débat » a fait des révélations autour de la révocation de Me Gassant à la tête de l’Unité de lutte contre la corruption au cours de l’émission de vendredi dernier dont l’ex-directeur général de l’ULCC réclame la bande sonore.
« Le président doit avoir
peur de diriger seul. Ce n’est pas bon ni pour lui ni pour la démocratie »,a affirmé Clarens Renois qui croit que Jovenel Moïse seul maître au pouvoir pourrait prendre de mauvaises décisions.
Pour conserver l’esprit de la démocratie, Clarens Renois invite le locataire du Palais national à créer son propre « contre-pouvoir » dans le but de légitimer ses décisions.
Selon lui, Jovenel Moïse devrait nommer un conseil consultatif qui sera formé de plusieurs leaders politiques notamment ceux de l’opposition pour passer au crible l’ensemble des décisions qu’il envisage de prendre.
Clarens Renois insiste sur le fait que le garant de la bonne marche des institutions doit profiter de ce temps de trêve pour trouver l’accord politique tant souhaité.
Élection oui. Au plus vite non.
Le dirigeant du parti politique UNIR se positionne en faveur de la tenue des élections dans le pays.
Toutefois, il croit que les autorités ne peuvent envisager de réaliser les joutes dans le climat qui prévaut actuellement dans le pays où l’insécurité fait rage notamment sans un accord politique. « La démocratie ce n’est pas seulement le fait d’organiser une élection sans se soucier de la qualité de celle-ci. Dans les conditions actuelles, il y a 99% de chance qu’une élection soit confisquée par ceux qui entretiennent le chaos: trafiquants de drogue, d’arme et corrompus », a t-il posté sur son compte Twitter.
En parallèle, les États-Unis pressent les dirigeants haïtiens à fixer une date pour l’organisation des élections dans le pays se disant préoccupés par la gouvernance par décret.
Au cours d’une brève rencontre, le Sénateur Pierre François Sildor a évoqué la question relative à la remise de matériels (ordinateurs, véhicules etc.)au Sénat par les anciens sénateurs.
Après la publication de la note du secrétaire général du Sénat à l’intention des détenteurs des biens de l’institution, à savoir les sénateurs en fin de mandat, employés en rupture de contrat, le président de la chambre haute, M. Pierre François Sildor a communiqué, ce matin 27 janvier, des informations récentes concernant ce dossier. Selon ses dires, certains sénateurs auraient déjà commencé à acheminer des matériels au Sénat, tels que des ordinateurs et véhicules.
Estimant nécessaire et utile ce processus pour le respect de la loi et afin de permettre à l’Inspection générale des Finances de dresser un inventaire exhaustif, M. Sildor considère la récupération des matériels tout à fait normale et affirme ne pas chercher à nuire aux anciens parlementaires, invitant ces derniers à se conformer à la loi.
Par ailleurs, ce dernier a précisé n’être pas en mesure de communiquer un bilan exact des véhicules et ordinateurs ayant déjà été acheminés au Sénat. Toutefois, il a connaissance d’un véhicule et d’un ordinateur ayant déjà été récupérés.
À rappeler que le délai de trois jours, accordé aux anciens parlementaires, pour l’acheminement des matériels du Sénat, est écoulé. Comme prévu, le Sénat prendra-t-il des dispositions nécessaires pour contraindre les détenteurs des biens de l’institution à se plier à cet ordre formel ?
Lundi 27 janvier 2020 ((rezonodwes.com))– La Royal Bahamas Defence Force poursuit ses recherches dans les montagnes de l’île Ragged et, selon la presse des Bahamas, les corps sans vie de 3 hommes apparemment des ressortissants haïtiens qui faisaient partie d’un navire qui aurait fait naufrage entre le 13 et 20 janvier 2020, ont été emmenés dans la capitale dimanche matin.
Les cadavres, dans un état de putréfaction avancé, ont été remis au bureau de la morgue pour traitement.
Les corps ont été retrouvés dans les eaux de la chaîne de l’île Ragged. L’épave submergée d’un navire en bois qui aurait appartenu à un groupe de 31 migrants clandestins haitiens, a été repérée dans les eaux des Bahamas au large de Pigeon Cay.
Il s’agit de trois citoyens chinois et d’un traducteur, qui sont gardés isolés à l’hôpital Casimiro Ulloa, situé à Miraflores.
Lundi 27 janvier 2020 ((rezonodwes.com))– Quatre cas suspects de coronavirus au Pérou ont été confirmés lundi, a révélé Elizabeth Hinostroza, ministre de la Santé.
«Nous avons reçu quatre cas signalés de patients suspects. Trois d’entre eux d’origine chinoise et résidant dans la ville de Wuhan. Ces patients ont une infection respiratoire légère, et nous devons souligner qu’ils n’ont aucun tableau clinique d’infection grave, comme c’est dans les cas de coronavirus », a-t-elle expliqué.
Il s’agit de trois citoyens chinois et d’un traducteur, qui restent isolés à l’hôpital Casimiro Ulloa, situé à Miraflores.
La ministre a également appelé les citoyens à ne pas tirer la sonnette d’alarme. « Nous n’avons aucunement l’idée d’alarmer la population, mais il faut leur rappeler de faire attention à l’hygiène », a-t-elle conclu.
En déclarant dysfonctionnel le Parlement avec le renvoi des deux tiers du Sénat, le Chef de l’État est accusé d’abus de pouvoir et d’autorité. Les 9 sénateurs ayant saisi le tribunal correctionnel attendent à la huitaine l’ordonnance du magistrat Benjamin Félismé
Lundi 27 janvier 2020 ((rezonodwes.com))– Au terme de plus de 4 heures d’audition, le juge Benjamin Félismé a renvoyé l’audience à la huitaine pour statuer définitivement sur le bras de fer opposant l’Exécutif aux 9 Pères conscrits, estimant avoir été de force renvoyés du Sénat.
‘’L’affaire reste en continuation à l’audience de huitaine’’, a conclu de manière laconique le magistrat Benjamin Félismé en levant le siège.
Les sénateurs accusateurs s’estiment être sur la bonne voie en ce qui concerne la suite du procès. Jean Renel Sénatus, sénateur de l’Ouest, prenant la parole au cours de l’audition a évoqué un ensemble de considérations justifiant les chefs d’accusation d’abus de pouvoir et d’autorité portés contre le Président de la République Jovenel Moise, pour avoir écourté son mandat constitutionnel.
Les avocats constitués de l’Exécutif ont, de leur côté, défendu l’incompétence du tribunal dans cette affaire. Reynold Georges et sa fille Sarah Hélène, entre autres, en brandissant l’article 186 de la Constitution de 1987, ont insisté sur l’invalidité de l’action engagée par les sénateurs.
Une approche contestée par les avocats défendant l’intérêt des parlementaires qui continuent de croire en leur réhabilitation et à une peine de prison et de destitution à infliger à Jovenel Moise.
Le renvoi à la huitaine du dossier par le juge instructeur est perçu par les sénateurs contestataires comme un pas dans la bonne direction dans la quête visant la réhabilitation face à l’injustice et l’inconstitutionnalité de la décision du Chef de l’État.
Pendant la séance, une ambiance tendue a retenu le Parquet de Port-au-Prince. Les deux parties ont développé de multiples argumentaires pour justifier leur position.