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  • Le comédien Matyas attendu au parquet de la Croix-des-Bouquets

    Le comédien Matyas attendu au parquet de la Croix-des-Bouquets

    Le comédien devenu activiste politique depuis les derniers mouvements de protestation dans le pays doit répondre aux questions du commissaire du gouvernement de la Croix-des-Bouquets pour les charges retenues contre lui : destruction de monuments publics et association de malfaiteurs.

    A rappeler que Matyas, accompagné de quelques partisans, a tenté de pertuber la cérémonie officielle tenue à Saint-Christophe dimanche dernier en mémoire des victimes du séisme de 2010. Ils ont renversé la gerbe florale déposée sur le site par le président de la République, Jovenel Moïse. Réagissant sur la question, larmes aux yeux, le comédien a déclaré être prêt à passer le reste du mandat de M. Moïse en prison.

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  • Avalanche de réactions après la “caducité” du Parlement

    Avalanche de réactions après la “caducité” du Parlement

    En effet, la question relative à la durée du mandat des sénateurs continue d’alimenter les débats même après le deuxième lundi de janvier 2020.

    Si pour certains acteurs politiques le mandat des sénateurs qui ont prêté serment en 2016 arrivera à terme en 2022, d’autres cependant, s’appuyant sur le retard enregistré dans l’organisation des élections législatives de 2015, croient le contraire.

    Pour la catégorie qui brigue les articles 95 et 96 de la loi mère du pays, le grand corps est amputé de 2/3.

    Ainsi, le sénateur du Sud’Est, Joseph Lambert, assimile les déclarations du président de la République, Jovenel Moïse, à une tentative d’instauration de la dictature en Haïti puisque, selon lui, le mandat des élus prendront fin en 2022.

    Une thèse soutenue par le directeur exécutif de l’initiative de la société civile (ISC), Rosny Desroches.

    De son côté, le professeur Monferrier Dorval, spécialiste en Droit constitutionnel plaide en faveur d’une réforme de la Constitution, pour éviter toute confusion à l’avenir.

    La charte fondamentale elle-même est à l’origine de ce vide inconstitutionnel en raison du manque de provision légale y relative, avance l’homme de loi.

    Voilà pourquoi, selon lui, il faut profiter de cette situation pour amender la constitution tenant compte de ce manque de disposition et de tant d’autres.

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  • Je ne suis pas un dictateur, je travaille pour la réalisation des élections”, explique Jovenel Moïse

    Je ne suis pas un dictateur, je travaille pour la réalisation des élections”, explique Jovenel Moïse

    “Je ne suis pas un dictateur. Je suis un président qui cherche un accord politique. Nous sommes en plein travail pour trouver cet accord politique avec les forces vives de la nation qui va nous permettre, dans un avenir proche, d’avoir des élections dans le pays pour mettre en place la 51e législature”, a-t-il révélé à Telegraph, un quotidien britannique.

    Le garant de la bonne marche des institutions a également abordé la question de la corruption lors de l’interview. Le pays a cinq problèmes: “corruption, corruption, corruption, corruption, corruption”, se répète-t-il avant d’ajouter que les institutions qui sont là pour lutter contre ce fléau sont faibles.

    Se présentant, plus loin, comme un président institutionnel, M. Moïse dit croire dans les institutions du pays même si elles ne peuvent jouer pleinement leur rôles à causse de certaines failles de la constitution en vigueur.

    Ferme au poste, Jovenel Moïse n’entend pas démissionner. Il l’a réaffirmé: “ce n’est pas possible qu’en 34 ans le pays ait connu 15 présidents. Ça n’a aucun sens. C’est une crise permanente. Il faut sortir de cette crise. Nous devons nous mettre au travail pour sortir de cette transition qui perdure”.

    Lors d’un point de presse organisé au palais national le lundi 13 janvier, le garant de la bonne marche des institutions s’est lavé les mais dans la non-tenue des élections de 2019 en imputant la responsabilité au parlement qui n’a pas voté le projet de loi électorale ainsi que le projet de budget avec une prévision de 40 millions alloués à ces joutes.

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  • 10 lycées seront construits ou reconstruits, le doute est-il permis?

    10 lycées seront construits ou reconstruits, le doute est-il permis?

    De janvier à septembre, les parlementaires devaient encaisser un milliard 160 millions 773 milles 776 gourdes. Désormais, cet argent servira, selon les propos de Jovenel Moïse, à la construction et la reconstruction de 10 établissement publics dont 4 lycées ayant été fortement endommagés lors du passage du tremblement de terre du 12 janvier 2010.

    Parmi les écoles retenues: le lycée Marie Jeanne, le lycée du Cent cinquantenaire et le lycée Daniel Fignolé en font partie. Pourtant, on se le rappelle, des fonds ont déjà été débloqués pour la reconstruction de ces trois lycées au cours des années 2018, 2019.

    En effet, ce n’est pas la première fois que le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) annonce la reconstruction de ces trois lycées. Au cours d’une conférence de presse en octobre 2018, le ministre de l’Éducation, Pierre Josué Agénor Cadet, avait annoncé la reconstruction de 4 lycées notamment le lycées Marie Jeanne, du Cent cinquantenaire, Georges et Antoine Izmery et Daniel Fignolé, en précisant que les fonds étaient déjà disponibles à travers le trésor public et les partenaires financiers. Malgré ces annonces, les enfants ont continué à se rendre en classe sans qu’aucun changement ne soit constaté au niveau des infrastructures de ces établissements scolaires.

    En août 2019, une délégation composée de techniciens et de cadres du Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au Développement (BMPAD), des représentants du ministère de l’Éducation Nationale et du département du Génie Scolaire avaient effectué une visite aux lycées Marie Jeanne et Cent cinquantenaire promettant que les travaux débuteront en septembre de la même année. “Ces deux infrastructures scolaires seront reconstruites dans le plus strict respect des normes parasismiques et paracycloniques et seront financées à hauteur de 200 millions de gourdes, par des fonds provenant du KR (Kennedy Round) et de la coopération japonaise”, avaient-ils laissé entendre. Cependant, les bâtiments de ces établissements scolaires n’ont pas été réhabilités. Les enfants sont encore exposé au danger que représentent les toitures délabrées de ces écoles.

    Comment expliquer alors que des fonds seront à nouveau débloqués pour la reconstruction de ces lycées ? D’aucuns se demandent où sont passés les fonds ayant déjà disponibles pour la reconstruction de ces lycées ? En attendant une explication du ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), le dossier fait débat dans les médias.

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  • 2016-2020 : le bilan chétif du Corps législatif

    2016-2020 : le bilan chétif du Corps législatif

    Ce que généralement une population attend d’un Parlement, au-delà de son travail de contrôle qui représente l’une des composantes majeures du travail parlementaire, c’est la production législative, laquelle est le fondement même du travail parlementaire. Ayant la charge partagée de la production et l’entière responsabilité de la ratification de nos textes de loi, le Parlement fait office de pouvoir législatif. Pouvoir. Ce qui fait qu’en partie, évaluer le niveau de productivité d’une assemblée parlementaire – partout à travers le monde – renvoie à l’évaluation sa performance dans la production législative.

    C’est dans ce contexte bien particulier qu’est inscrit ce texte qui se veut d’évaluer la performance législative du Parlement haïtien, pour la période allant de janvier 2016 à janvier 2020. Cet exercice de bilan pour la période en question coïncide avec le départ de la 50e législature et deux tiers (2/3) du Senat – si l’on reste à la déclaration du président Jouvenel Moise qui a dit constaté la dissolution automatique de 2/3 du Senat. Ces élus (députés et sénateurs, mais sénateurs surtout) qui partent sans être automatiquement remplacés, tombent apparemment dans leur propre piège. Parce qu’en n’ayant pas voté le projet de loi électorale déposé par l’Exécutif ainsi que celui de la loi organique du CEP, pensant – je suppose – neutraliser l’Exécutif, ils partent en planant de plus grands doutes sur la possibilité de leur réélection. (Voir : )

    Il devient alors légitime que nous fassions ce travail de bilan du Corps législatif, où députés (119) et sénateurs (29) – ont abondamment bénéficié des largesses de la République (immunité, frais, consultants, voyages…), pour voir si, en enfin de compte, le jeu en valait chandelle.

    Un Bilan chétif pour le corps législatif

    En faisant cet exercice de bilan, on aurait pu tenir compte de nombreux éléments, tels que les séances, les rapports des commissions, les projets rejetés, déposés etc. Il n’a pas été fait ainsi. Les données utilisées s’arrêtent aux textes votés dans les deux Chambres. D’une part, parce que les autres éléments en référence ne sont pas forcément disponibles ; mais d’autre part, parce que les jugements sont généralement faits sur ce qui est et non ce qui aurait pu être. Ainsi, pour analyser la performance législative des deux assemblées parlementaires, comme pour de nombreux autres travaux pareils à celui-ci, la référence est faite à partir de ce qui est sorti de l’Assemblée – et à un certain niveau moindre, dans l’une ou l’autre des deux Chambres.

    Durant ces quatre dernières années, les textes de lois votés dans les mêmes termes au niveau des deux Chambres sont au nombre de vingt-trois (23). Seize (16) sont tirés de l’agenda de l’exécutif, soit 69.56% et sept (7) en provenance du Parlement. 57.14% des propositions de loi proviennent de la Chambre des députés (4) contre 42.85% du Senat (3). 

    Ajouter à cela : trois instruments internationaux ont été ratifiés en Assemblée nationale. Lesquels sont :

    1. L’Accord de Paris sur les changements climatique ;
    2. La Convention sur la réduction des cas d’apatridie ;
    3. La Convention relative au statut des apatrides.

    Le bilan du Corps législatif durant ces quatre dernières années a été malheureusement très chétif en termes de résultat. Si séparément dans les deux Chambres, plusieurs textes ont été déposés, il se trouve que la plus grande partie de ces textes sont restés malheureusement dans les tiroirs. Sans compter ceux qui n’ont pas passé le cap du vote de l’assemblée. Le manque de coordination du travail législatif fait aussi que de manière latente des textes sont en attentes dans l’une ou l’autre des deux Chambres. Plusieurs textes déjà vote à la Chambre basse sont en attente au Senat et vice-versa. C’est ce qui explique qu’en quatre ans, seulement sept propositions de lois ont laissé le Bicentenaire. Et de façon générale, il se trouve que dans les deux Chambres, seulement une moyenne de 0.47 texte de loi est votée par mois.

    Les majorités incontrôlées et la production législative

    Le manque de productivité de nos assemblées n’est pas sans conséquences sur le développement du pays. C’est fort de l’importance de la production législative que l’agenda législatif est une prérogative de l’Exécutif pour s’assurer d’avoir à sa disposition un ensemble d’instruments juridiques pour le cadrage légal de ses actions. Mais bien que l’Exécutif ait disposé d’une majorité qui le supporte dans les deux Chambres, le bilan ne lui est pas si favorable. Sur les vingt-trois (23) textes de lois, seize (16) sont des projets de lois, alors que l’agenda législatif de l’exécutif contient plus d’une cinquantaine de textes.  On pourra donc conclure que l’Exécutif n’a pas véritablement disposé de majorité, sinon que les circonstances lui ont facilité une certaine composition avec les majorités existantes. Cette composition est tellement vraie que le Parti Haïtien Tèt Kale (PHTK) – d’où vient le président de la République –  qui disposait de la majorité dans les deux Chambres, n’a jamais eu d’élus ayant présidé ni l’une ni l’autre des deux Chambres. En disposant de la majorité, qu’elle soit relative ou non, cela devrait faciliter l’Exécutif à créer une ligne pour la discipline de ses élus. Après huit (8) ans au pouvoir, le PHTK semble n’être pas trop capable de contrôler ses majorités, jusqu’à ce que celles-ci partent – pour devenir probablement ses prochains ennemis.

    De l’importance de la production législative

    Les lois sont à la politique, ce que le sel est à la mer. La politique sans les lois pour faciliter que des règles guident l’action des acteurs publics, s’apparenterait à une jungle. Les lois répondent à des besoins, et c’est pourquoi une société doit constamment revoir ses lois et en produire de nouvelles pour s’adapter aux défis et nouveaux enjeux. Si au total, vingt-trois textes sont votés dans les mêmes termes au niveau des deux Chambres, la Chambre des députés quant à elle, a voté quarante-neuf (49) textes de lois, dont plus que la moitie se trouve encore en attente au Sénat, tout comme plusieurs textes également du Sénat sont en attente à la Chambre des députés. Sans tomber dans une inflation législative, un Parlement doit pouvoir fournir au pays les instruments juridiques nécessaires à son bon fonctionnement. Le travail parlementaire va au-delà des interventions dans les médias, les voyages, les missions, les beaux costumes et autres. Ils doivent se pointer dans les séances pour voter des lois.

    Par exemple, ce n’est pas sans raison que de 1990 à 2003 le Congrès des États-Unis a voté 3,600 textes de lois. D’autres comme le Folketing du Danemark ou le parlement des Pays-Bas ont voté respectivement pour la même période pour 2,986 et 2,260 textes de lois. Pour la même période, le Parlement français a voté 1,273 textes lois. L’Espagne et le Royaume-Uni quant à eux ont respectivement voté 871 et 698 textes de loi. Or, si nous faisons volte-face pour situer Haïti dans la même période (les années 1990 jusqu’au début des années 2000), les résultats seraient tout simplement choquant parce que le Parlement haïtien est par nature improductif.

    L’improductivité du Parlement ne date pas d’aujourd’hui

    Si le bilan du Corps législatif pour la période 2016-2020 se révèle chétif, il sera triste de constater que l’improductivité semble être apparemment une étiquette assez ancienne du Parlement haïtien qui, à cause des conflits qui le traversent en permanence d’une part, et la paresse des parlementaires d’autre part, lui est en permanence collée dessus.  Durant la première moitié des années 1990 par exemple, le Corps législatif était traversé par une crise qui a complètement paralysé le travail législatif. Un conflit qui, à plusieurs reprises, a même conduit à l’existence au Sénat de deux Bureaux. La deuxième moitié des années 1990 quant à elle, a vu un Parlement récalcitrant avec les parlementaires de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) qui, au bout du compte, ont dû partir après que leur mandat ait pris fin, sans que des élections soient organisées pour que la législature suivante leur succède automatiquement. Minutieusement orchestré par le président René Préval, ce dernier a déclaré avoir constaté la caducité du Parlement. Tous ces conflits ont paralysé la production législative au profit d’interminables rivalités politiques. Quant aux débuts des années 2003, ces derniers étaient marqués par les élections contestées à la fois dans les législatives et la présidentielle. Enfin de compte, Jean Bertrand Aristide n’a rien pu faire avec ses majorités taillées sur mesure, jusqu’à ce qu’à nouveau, l’exile a eu raison de lui.

    Conclusion

    Le bilan chétif du Corps législatif haïtien n’est pas sans conséquences à la fois sur l’image du parlement, mais aussi sur la performance de l’exécutif. Bien que, l’échec de l’Exécutif, à un certain niveau, n’est pas totalement lié au comportant du corps législatif, mais il se trouve que : plutôt que de contrôler et de légiférer, les parlementaires par une astuce politique assez récente – imposent leurs ministres dans les gouvernements. Ce qui fait que le travail de contrôle n’est pas fait, mais d’un autre côté, la réalité fait qu’ils n’ont plus de temps non plus pour légiférer. Étant donné qu’ils sachent – ne serait-ce que certains – qu’au moment de leur départ, ils seront questionnés par l’opinion publique sur leur bilan, à la dernière minute soumettent des propositions tête-en-bas qu’ils tenteront de faire voter par l’Assemblée.

    Au regard des données que nous avions utilisées, il se trouve que la 50e législature et les deux tiers du Sénat partis, laissent derrière eux un bilan chétif, n’en déplaise à quelques rares parlementaires qui ont consenti de grands efforts, mais malheureusement pas suffisant. La fonction parlementaire se trouve, depuis quelque temps, travestie par des pratiques politiciennes qui font que ceux et celles qui occupent la fonction sont plus intéressés aux privilèges qu’aux exigences et obligations qu’elle incombe. Au-delà des turbulences, des conflits et autres, le parlement doit s’atteler à son travail législatif pour ne pas servir de bouc-émissaire à l’Exécutif.

     

    Roudy Stanley PENN

    Directeur Général Politoscopie

    Présentateur de Politoscopie

  • Bernard Diederich, un journaliste pour l’éternité

    Bernard Diederich, un journaliste pour l’éternité

    Une grande figure de l’histoire contemporaine du journalisme, le doyen de la presse haïtienne, l’auteur de « Papa doc et les tontons macoutes (1961), Bernard Diederich, a rendu l’âme, à Port-au-Prince, ce mardi 14 janvier, à l’âge de 94 ans. Ce Néozélandais qui avait fait de l’histoire immédiate, de l’histoire contemporaine d’Haïti sa matière de travail, va laisser un grand vide chez les historiens et chez tous ceux qui ont le goût de s’abreuver à la source de ce passé qui n’arrête pas de nous hanter. « Papa doc et les tontons macoutes » qu’il a coécrit avec Albert Burt a inspiré le professeur Gérard Pierre-Charles dans « Radiographie d’une dictature – Haïti et Duvalier » (1973). Ce livre de l’homme politique et fondateur de l’Organisation du peuple en lutte (OPL) est une référence.

    Ce journaliste, écrivain, photographe, né en 1926, à la Nouvelle-Zélande, qui a étudié en Angleterre, participé à la Seconde Guerre mondiale dans le Pacifique, qui a traversé des mers et des océans en voilier pour venir en Haïti, avait intrigué le cinéaste Arnold Antonin. Ce journaliste, directeur et fondateur de l’hebdomadaire Sun, qui a vu de près les évènements qui ont bouleversé Haïti au temps de Papa doc et de Baby doc, a produit des ouvrages solides qui pèsent par leurs témoignages : « Le Prix du Sang Tome II, Jean-Claude Duvalier ou la chance galvaudée» « Blood in the Sun », « Island of Fear », « The Fools of April ».

    Des figures de l’histoire contemporaine

    Diederich, ce journaliste qui a collaboré avec Associated Press, le New York Times et le Daily Telegraph, a campé dans ses essais (John Kennedy, Rafael Leonidas Trujillo, Fidel Castro) des figures de l’histoire contemporaine qui ont influencé l’échiquier politique d’Haïti et avec lesquels François Duvalier s’est frotté dans un cynique jeu diplomatique pour rester à vie au pouvoir. Arnold Antonin a voulu percer cette énigme, il a réalisé un film-documentaire, un portrait de l’homme qui expose des morceaux de vie d’un nonagénaire vigoureux qui carburait à l’histoire dans le feu de l’action.

    Diederich, l’ami de Graham Greene, qui a roulé sa bosse de professionnel de l’information à travers le monde, a recueilli une moisson de données de première main pour nourrir ses ouvrages. Il a donné la parole à ses pairs et a accouché par ses jeux de questions, acteurs politiques et figures du monde culturel. Il a interviewé François Duvalier,  Jean-Claude Duvalier, le général panaméen Omar Torrijos, le prix Nobel de littérature en 1982, le Colombien Gabriel García Márquez.

    Ce nonagénaire qui est entré de plain-pied dans la légende comme le plus ancien journaliste néozélandais en activité, avait reçu, à 88 ans, une distinction de son pays. Il a foulé le sol d’Haïti en 1949 pour s’attacher à cette terre.  Il a connu l’exil.  Sous le gouvernement collégial en 1957, puis sous le régime des Duvalier.

    Au centre Pétion-Bolivar, à Delmas 60 où nous avions visionné « Le tusitala Bernard Diederich raconte », Arnold Antonin, le réalisateur du film, nous a confié : « Il m’a intrigué, cet homme qui a jeté l’ancre en Haïti en décembre 1949. C’est un homme qui est dans le militantisme depuis sa jeunesse. Il a été intéressé par la personnalité des Haïtiens. Il est même tombé sur Ginette Dreyfus, sa charmante femme, qui est la petite-fille de l’homme d’Etat haïtien Boyer Bazelais. Il a fait de très bons amis en Haïti : Roussan Camille, Jean Brière, Roger Dorsainvil, Jean Winer, Félix Morisseau Leroy, Jean Desquiron, Jean-Claude Bajeux… »

    C’est dans ce film que nous est revenue à la mémoire la grande polémique qui a mis aux prises Bernard Diederich avec l’écrivain péruvien Mario Vargas Llosa, prix Nobel de littérature en 2010.

    On raconte que Mario Vargas Llosa, en panne d’inspiration, s’est attribué  indûment plusieurs passages de « La fête au bouc » tiré du livre sur la mort de Rafael Trujillo Molina « Trujillo the Death of the goat ». Pour avoir abusivement plagié l’auteur, même les erreurs glissées dans l’œuvre du Néo-Zélandais ont été copiées aveuglément.

    Bernard Diederich, un auteur très prisé à Livres en folie, est mort, il nous reste ses œuvres qui continueront à éclairer notre horizon. Mettons-nous en chemin.

    Claude Bernard Serant source le nouvelliste

  • Ayiti: Ki Leson Politik Lidè yo Dwe Tire de Fen 50èm Lejislati a? Dr. Georges Michel Ap Eksplike

    Ayiti: Ki Leson Politik Lidè yo Dwe Tire de Fen 50èm Lejislati a? Dr. Georges Michel Ap Eksplike

    Nan yon etèvyou ak Lavwadlamerik nan mikwo Ronald Cesar, Dr. Georges Michel, ekspè an dwa konstitisyonèl, ap eksplike ki leson politik lidè yo ann Ayiti ta dwe tire de fen 50èm lejislati a ki rive 2è lendi janvye 2020 an san eleksyon pa rive fèt nan peyi a.

  • Ayiti-Sekirite: Lapolis nan Sid Mete Plizyè Bandi Anba Kòd

    Ayiti-Sekirite: Lapolis nan Sid Mete Plizyè Bandi Anba Kòd

    Lapolis nan Okay demantle you gang ki tap fonksyone nan Savann Okay, youn nan pi gwo
    katye popilè nan vil la. Bilan an, 14 sispèk jwenn arestasyon yo. Plis detay ak Jean Hernst Eliscar depi Okay.

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    Ayiti: Senatè Pierre François Sildor Se Nouvo Prezidan Biwo Sena a

    Biwo Sena ayisyen gen yon nouvo prezidan. Ti gwoup senatè ki rete yo apre fen manda 50èm lejislati a fòme yon biwo kote yo nome Senatè Pierre François Sildor kòm prezidan.

  • Yon Lekòl pou Prepare Pwofesyonèl pou Ede Viktim Tranblemanntè 2010 la ann Ayiti

    Yon Lekòl pou Prepare Pwofesyonèl pou Ede Viktim Tranblemanntè 2010 la ann Ayiti

    Se avèk anpil satisfaksyon responsab yo anonse premye seremoni remiz diplòm lekòl la pral dewoule nan jounen dimanch 19 janvye 2020 an.

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