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  • Une délégation de la FAO réalise une mission technique dans la Grand'Anse

    Une délégation de la FAO réalise une mission technique dans la Grand'Anse

    Le nouveau Représentant de l’Organisation, accompagné d’une délégation de la Division des urgences du Siège de la FAO à Rome, a réalisé, le 7 décembre 2019, une visite d’observation dans le Département de la Grand’Anse.

    Au cours de cette visite, M. Fernández a eu l’occasion de prendre connaissance des activités réalisées par la FAO dans le cadre des Projets « Action Contre la Désertification » et « Protection, réhabilitation et diversification des moyens d’existence des populations affectées par l’ouragan Matthew en Haïti », financés respectivement par l’Union Européenne et la Coopération Belge au Développement, en appui aux Ministères de l’Environnement (MdE) et de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR). La délégation s’est entretenue avec les représentants de six Organisations Communautaires de Base (OCB) qui s’apprêtent à exploiter et gérer l’Unité de transformation de produits agricoles, installée par la FAO, à Jérémie, dans le cadre de son assistance technique au Ministère de l’Agriculture (MARNDR). Le Coordonnateur du Comité de gestion de ladite Unité, M. Yussuf Cherubin, a salué l’initiative du MARNDR et de la FAO d’implanter cette micro-entreprise qui va aider les transformateurs et transformatrices à valoriser leurs produits agricoles. « Exploiter une entreprise agricole en nom collectif représente une grande première dans le Département de la Grand’Anse », a signalé M. Cherubin, qui dit compter sur l’accompagnement technique de la Direction Départementale Agricole de la Grand’Anse (DDAGA) et de la FAO pour réussir cette expérience pilote qui servira de modèle non seulement pour les six OCB bénéficiaires, mais aussi pour celles désireuses de se constituer en entreprise collective.

    Yasmine Saint-Louis, Coordonnatrice ajointe du Comité de gestion, a également mentionné les retombées significatives que cette Unité de transformation va avoir dans la région. « Son exploitation permettra la diversification et l’augmentation des sources de revenus des transformateurs et transformatrices, et favorisera dans le même temps l’émancipation sociale des femmes productrices agricoles de la Grand’Anse », a-t-elle fait savoir.

    M. Fernández a pour sa part renouvelé l’engagement de la FAO à appuyer les transformateurs et transformatrices de la Grand’Anse en vue d’un fonctionnement optimal de cette entreprise de valorisation de produits agricoles.

    La délégation s’est par la suite rendue dans la Commune de Roseaux pour rencontrer l’Association des Pêcheurs de Roseaux (APERO), appuyée par la FAO en matériels et équipements de pêche dans le cadre du projet d’assistance et de réhabilitation post Mathew. Le Directeur de la Plate-forme Alternative pour un Développement Intégré (PADI), Monsieur Alex LAMARRE, l’ONG partenaire qui a assuré la mise en œuvre du volet appui aux pêcheurs bénéficiaires dudit projet, a rappelé, lors de la rencontre, l’importance de l’assistance du Ministère de l’Agriculture et de la FAO à 1.255 pêcheurs de neuf communes côtières du Département de la Grand’Anse dont les matériels et équipements ont été détruits ou perdus lors de l’ouragan Mathew en octobre 2016.

    Fremont DEVIC, Président de APERO, a souligné la manière dont la FAO a permis aux pêcheurs de la Commune de Roseaux de se réhabiliter après le passage de l’ouragan. « La FAO a été la première institution à voler au secours des pêcheurs après le passage de l’ouragan Matthew. Avec son appui, nous avons réussi à tripler nos revenus grâce aux matériels et équipements de pêche que nous avions reçus, a-t-il indiqué.

    Dans le cadre de cette mission technique d’observation, le Représentant de la FAO a également rencontré le point focal de la Coordination Nationale de la Sécurité Alimentaire (CNSA) dans la Grand’Anse afin de s’enquérir de la situation de la sécurité alimentaire dans le Département.

    EJ/Radio Métropole Haïti

  • L’audition de Judith Exavier par l’ULCC prévue le 17 décembre 2019

    L’audition de Judith Exavier par l’ULCC prévue le 17 décembre 2019

    La chef de poste du consulat général d’Haiti en république Dominicaine, Judith Exavier, devrait être auditionnée par l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) le mardi 17 décembre 2019 pour son implication dans l’incident survenu le samedi 7 décembre dernier, à Jimani, en république Dominicaine.

    Le directeur général de l’Unité de Lutte Contre la Corruption, Me Claudy Gassant, demande à son homologue au Ministere des affaires etrangeres et des cultes, Dorléan Fortuné de mettre à la disposition de l’ULCC, la cheffe de poste du consulat général d’Haiti à Santiago, Judith Exavier, dans une correspondance adressée au DG du MAEC dont la rédaction de Vant Bèf Info a obtenu copie.

    Après avoir raté une séance d’audition le 12 décembre dernier, l’ULCC invite une nouvelle fois Judith Exavier, le mardi 17 décembre 2019, à 12 heures PM, au local de l’institution, à Pacot.

    Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’enquête ouverte par l’ULCC suite à l’incident survenu le 7 décembre dernier, à Jimani (en république Dominicaine) impliquant Madame Exavier, précise la correspondance.

    La diplomate a été retenue durant quelques heures par les autorités dominicaines. Le vehicule dans lequel elle voyagait faisait l’oject d’une enquête par les autorités dominicaine et haitienne.

    Il est Important de rappeler que le service d’investigation de l’Unité de Lutte Contre la Corruption avait auditionné, le mercredi 11 décembre dernier, le Directeur Général du Ministère des Affaires Étrangères et des Cultes Dorléan dans le cadre de ce dossier. La séance d’audition était déroulée en présence du Nouveau patron de l’ULCC, Me Claudy Gassant.

    Vant Bèf Info VBI

  • Haïti-Bilan 2019 : une catastrophe politique et économique

    Haïti-Bilan 2019 : une catastrophe politique et économique

    Fort heureusement, la saison cyclonique 2019, close le 30 novembre, a été douce et clémente envers Haïti. Aucun cyclone ni ouragan majeur n’a frappé le pays. Bien que les traces du tremblement de terre du 12 janvier 2010 et celles du cyclone Matthew (2016) demeurent encore visibles. Mais, fort malheureusement, la catastrophe politique ne l’a pas épargné. Il s’en est suivi une catastrophe économique qui continue de mordre chaque citoyen haïtien jusque dans l’os.

    Un éloquent indicateur traduit à lui tout seul cette catastrophe économique : le taux de croissance négatif de -1,2 % selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI) ou compris entre – 0,6 et 0,0 % selon les projections de la Banque de la République d’Haïti (BRH). L’Institut haïtien de statistique et d’informatique (IHSI), qui devrait publier les estimations officielles à la fin du mois de décembre 2019, est dysfonctionnel depuis le déclenchement de la grève des employés contre la nomination du nouveau directeur général. Il faudra attendre beaucoup plus que d’ordinaire pour avoir ces statistiques.

    Il faut remonter à 2010, l’année du séisme meurtrier du 12 janvier, pour retrouver un taux de croissance économique négatif de -5,5 %. Ce n’est donc pas exagéré de parler de catastrophe politique en Haïti en 2019 et de ses affreuses conséquences sur l’économie haïtienne.

    La population haïtienne ne comprend pas encore l’ampleur des conséquences économiques de la crise politique actuelle. En fait, le blocage systématique (peyi lòk) a débuté à la fin du mois de septembre qui coïncide avec la fin de l’exercice fiscal. Donc, le très probable taux de croissance négatif de l’année fiscale écoulée n’est que la pointe de l’iceberg. Il faudra attendre les résultats de l’année fiscale 2019-2020 pour ressentir les vraies conséquences économiques de la catastrophe politique de l’exercice 2018-2019 qui risque de continuer l’année prochaine.

    Les deux premiers mois de l’année fiscale en cours (2019-2020) sont des pertes sèches. Très peu de recettes pour le Trésor public, très peu d’activités économiques pour le secteur privé, très peu d’opportunités pour les travailleurs. Les entreprises ont licencié dans des proportions inquiétantes, ce qui augmente le taux de chômage. Les groupes musicaux peinent à annoncer leur programmation pour les fêtes de fin d’année. L’insécurité grandissante gardera la diaspora loin de sa terre natale pour le jour de l’An.

    Toutes ces contre-performances se feront remarquer dans le taux de croissance économique 2019-2020 qui risque de se rapprocher de celui de l’année fiscale du séisme. Comme pour dire que les catastrophes naturelles et politiques ont à peu près les mêmes conséquences économiques. Celles-ci risquent d’être encore plus graves pour une catastrophe politique. La raison est simple : le séisme avait provoqué une grande sympathie de la part du reste du monde. On voulait aider Haïti à s’en sortir.

    En 2019, c’est tout le contraire. La communauté internationale commence à s’ennuyer de l’inconsistance, de l’insouciance, de l’inconscience, de l’incompétence et des mauvais choix des dirigeants haïtiens. Au bout du compte, les conséquences économiques des catastrophes naturelles et politiques sont similaires, mais les réactions des principaux acteurs sont différentes. Ces derniers, y compris les bailleurs de fonds internationaux, voient plutôt la crise actuelle comme une catastrophe provoquée par les Haïtiens eux-mêmes.

    Au cours de la dernière décennie fiscale (2009-2010 à 2019-2020), le pays a vacillé entre catastrophes naturelles et catastrophes politiques tout en surfant durant l’intervalle sur d’autres crises politiques, ouragans et tempêtes d’intensité plus faible. La décennie a commencé par une catastrophe naturelle majeure pour la terminer par une catastrophe politique. Un tel scénario laisse très peu de chance à la planification du développement national qui requiert une stabilité politique éprouvée et un taux de croissance économique supérieur à 10 % pendant une période d’au moins 20 ans.

    Une régression dans les classements internationaux

    Il est difficile de trouver des réalisations économiques importantes en Haïti en 2019. Le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) en témoigne clairement. Si un taux de croissance du PIB réel positif mesure le niveau de richesse globale créé à l’intérieur d’un pays au cours d’une période déterminée (2018-2019 par exemple), un taux de croissance économique négatif signifie que l’on a plutôt détruit la richesse. La destruction de la richesse est traduite par le nombre d’entreprises incendiées, anéanties ou fermées, la proportion d’employés licenciés, sans compter le nombre de morts violentes. C’est exactement le même type de décompte que l’on effectue après les désastres naturels.

    Pour ne rien arranger, le taux d’inflation a clôturé l’année fiscale écoulée autour de 20 %. En général, les économistes redoutent des situations de stagflation, c’est-à-dire quand une économie souffre simultanément d’une croissance économique faible ou nulle et d’une forte inflation. C’était déjà le cas l’année dernière. Plus inquiétante encore, cette situation s’accompagne d’un niveau de chômage très élevé. En 2019, on s’enfonce encore un peu plus dans l’abîme avec un taux de croissance économique négatif et une forte inflation.

    En plus du « peyi lòk », la crise politique se manifeste par l’absence, depuis mars 2019, d’un gouvernement ratifié par le Parlement. Cela a empêché la conclusion d’un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) pour un programme au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC). L’absence de cet accord avait entraîné la suspension des supports budgétaires extérieurs. Or, la chambre basse sera caduque à partir du lundi 13 janvier 2020. Le mandat des maires et de certains sénateurs arrivera également à terme. Aucune date n’est encore fixée pour des élections municipales et législatives. Il n’y a toujours pas de nouveau budget national.

    Ce n’est donc sans surprise qu’en 2019, Haïti continue de traîner dans les différents rapports et classements internationaux. Dans le « Doing Business 2020 » concernant le climat des affaires, avec un score de 40,7 sur 100, elle occupait le 179e rang mondial sur 190 pays alors qu’elle était classée à la dernière place au niveau de la Caraïbe. Haïti partageait la queue du classement avec le Venezuela, les deux pays du continent américain à se retrouver parmi les 15 pays offrant le pire environnement des affaires.    

     Concernant la lutte contre la corruption, l’administration Jovenel Moïse a régressé dans le classement mondial paru au début de l’année 2019. L’Indice de perception de la corruption (IPC) 2018 publié par Transparency International s’élève à 20/100 contre 22/100 en 2017. Haïti se retrouvait à la 161e place sur 180 pays avec toute la mauvaise presse que cela charrie au niveau international.

    Le major David Basile, ex-directeur de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), a avoué que des dizaines de rapports d’enquêtes sur des cas avérés de corruption envoyés par l’ULCC aux autorités judiciaires n’ont fait l’objet d’aucune poursuite. Aucun jugement ni condamnation n’a été prononcé.   

    Parmi les 141 pays, Haïti se trouvait en 2019 à la 138e place aux côtés de la République démocratique du Congo, du Yémen et du Tchad. Selon les rapports, les troubles politiques, les mauvaises conditions de santé, l’instabilité macroéconomique, le problème financier et puis l’incapacité d’innovation sont parmi les facteurs qui expliquent ce mauvais classement.

    L’année 2018 était déjà marquée par une crise politique aiguë. Les émeutes des 6 et 7 juillet en représentaient des signaux très clairs. De même que les deux grandes manifestations des 17 octobre et 18 novembre 2018 en constituaient deux autres symboles importants. Cette crise s’est sévèrement aggravée en 2019. Les répercussions se font  gravement sentir sur les finances publiques. Les recettes fiscales cumulées du 1er octobre 2018 au 30 septembre 2019, selon la BRH, ont atteint 76,2 milliards de gourdes contre 79,6 milliards en 2017-2018, soit une baisse de 4,3 % par rapport à l’exercice précédent. Dans le budget 2017-2018 reconduit, les prévisions de recettes s’élevaient à 99,2 milliards de gourdes.

    Parallèlement, les dépenses totales ont atteint un montant de 131,3 milliards de gourdes, soit un déficit budgétaire de 55,1 milliards de gourdes qui a conduit à un financement monétaire important. Le bilan économique de l’année fiscale 2018-2019 montre que le pays s’enlise de plus en plus dans une instabilité macroéconomique avec un taux d’inflation d’environ 20 % et un taux de change d’environ 93 gourdes pour un dollar. Il était de 69,46 gourdes pour un dollar américain en septembre 2018 et 62,85 gourdes en octobre 2017.

    Le sous-développement humain

    L’ensemble de ces indicateurs a conduit Haïti à un classement peu enviable en termes de développement humain en 2019 : 169e sur 189 pays. Haïti a reculé d’une place dans le classement de 2019 avec un indice de développement humain (IDH) de 0,503 alors que l’IDH moyen s’élève à 0,759 au niveau de la Région Amérique latine et Caraïbes. De son  côté, la République dominicaine a gagné 5 places par rapport à son classement de l’an dernier (89e)  avec un IDH de 0,745, la Jamaïque a progressé d’une place pour se retrouver au 96e rang avec un IDH de 0,726 tandis que Cuba est classé 72e avec un IDH de 0,778.

    Plus alarmant encore, l’année fiscale 2019-2020 ne s’annonce pas mieux. Si la crise politique préoccupe davantage les citoyens haïtiens et les étrangers, la crise économique demeure beaucoup plus dramatique. Elle prendra des années à être jugulée si les mesures appropriées sont prises immédiatement. Ces mesures devraient viser le renforcement de la stabilité politique à travers un processus de création et de renforcement institutionnels.

    Les résultats économiques catastrophiques obtenus aujourd’hui sont la résultante de l’instabilité politique persistante et néfaste pour la croissance et le développement économiques. Cette instabilité politique résulte en grande partie de la faiblesse des institutions haïtiennes.

    Au bout du compte, les deux crises (politique et économique) s’autoentretiennent et s’aggravent mutuellement au jour le jour. L’instabilité politique chronique plombe la croissance économique et l’absence de création de richesses, liée à cette instabilité politique, limite les possibilités de création d’emplois.

    Le taux de chômage des jeunes s’avère très élevé, renforçant ainsi leur précarité financière et sociale. Celle-ci constitue un terreau fertile à la manipulation politique et à l’instabilité politique qui tue la croissance économique. Cette faible croissance économique (ou encore le taux de croissance économique négatif en 2019) représente une menace permanente pour la stabilité politique en Haïti.

    Les perspectives pour l’année 2020 ne sont guère reluisantes. Les projections à moyen terme du FMI ne prévoient pas de grandes réformes, mais espèrent une très faible reprise de la croissance autour de 0,9 % à l’horizon 2021. Dans le contexte actuel, prévient le FMI, il serait difficile d’envisager un taux d’inflation très en-deçà de 20 % par an pour les deux prochaines années. De même, la croissance potentielle est estimée à 1,5 % par an à plus long terme par le gendarme des finances publiques mondiales.

    La décennie 2020-2030 s’annonce donc très mal. Comme c’était le cas pour 2010-2020 avec le tremblement de terre. Et pourtant, le régime « Tèt kale » propageait sans modération le slogan : « Haïti, pays émergent à l’horizon 2030 ». Avec la tendance actuelle, ce ne sera pas le cas même en 2130.

    Thomas Lalime

    thomaslalime@yahoo.fr

  • Jovenel Moïse reçoit officiellement l’Accord de Marriott et adhère à
l’Accord de Kinam

    Jovenel Moïse reçoit officiellement l’Accord de Marriott et adhère à l’Accord de Kinam

    L’Accord de Marriott, qui exige la démission du président de la République et son remplacement par un juge de la Cour de cassation et le résumé des actions de la société civile et des acteurs politiques du 10 octobre au 10 décembre 2019 qui définit la feuille de route du gouvernement de transition, tels sont les documents remis officiellement lundi au chef de l’État par une délégation de la Passerelle au Palais national.

     « Il n’y a pas eu de négociations, ni de discussions, ni de dialogue sur les documents », a confié au Nouvelliste Joseph Domingue Orgella, porte-parole de la Passerelle, à l’issue de la rencontre. « Le président accepte l’Accord de Kinam… », a fait savoir de son côté Déjean Bélizaire à l’issue de sa rencontre avec Jovenel Moïse.

    Peu à peu, le président de la République reprend le contrôle de la situation après plusieurs mois de peyi lòk. Jovenel Moïse est passé d’un chef d’État confiné chez lui et au Palais national à un président qui a franchi les frontières que lui avait imposées l’opposition. Visite éclair aux Gonaïves samedi soir, visite des centrales électriques de Varreux lundi… Les affaires reprennent, semble-t-il, pour le chef de l’État.

    C’est dans ce contexte que Jovenel Moïse a reçu lundi au Palais national une délégation de cinq membres de la Passerelle.  Composée du docteur Castel Germeil, de la docteure Sofia Loréus, de la mambo Carole Demesmin, du syndicaliste Joseph Domingue Orgella et du Me. Joseph Joël Louis, cette délégation a remis au président de la République une copie de « l’Entente politique de transition », communément appelée « Accord de Marriott » ou Consensus de Port-au-Prince, lequel propose l’alternative à la suite de la démission du chef de l’État et le dysfonctionnement du Parlement, selon un communiqué de la Passerelle.

    « La délégation a saisi l’occasion offerte par cette rencontre pour communiquer au chef de l’État les documents complétant ledit consensus signés par les mandataires des différents blocs politiques et de la société civile. Les documents suivants ont donc été officiellement remis au président Moïse : Entente politique de transition ; Résumé des actions de la société civile et des acteurs politiques du 10 octobre au 10 décembre 2019 », poursuit le communiqué.

    « Le comité de suivi de la Passerelle continuera à servir de liaison entre les différents acteurs impliqués dans cette crise aiguë qui secoue la République afin de faciliter une solution haïtienne concertée et inclusive débouchant sur la refondation de la patrie », conclut le communiqué.

    Joseph Domingue Orgella, porte-parole de la Passerelle, a fait savoir au Nouvelliste qu’il n’y a eu ni discussions ni négociations avec le président Moïse sur les documents. « La Passerelle n’a pas à discuter ni à négocier sur les documents. On a expliqué au président le processus qui a conduit à leur élaboration  », a-t-il ajouté.

    Toutefois, Joseph Domingue Orgella a indiqué que si les acteurs en présence le souhaitent, le comité de suivi de la Passerelle qui a rencontré le chef de l’État peut continuer à jouer le rôle de médiateur. « Pour sortir de cette crise, il faut d’abord une médiation interhaïtienne, ensuite un dialogue pour permettre à l’ensemble des groupes d’harmoniser leurs positions », a-t-il avancé.

    M. Orgella a annoncé que la délégation qui a rencontré le président Jovenel Moïse fera un compte rendu aux signataires de l’Accord de Marriott de ce qui a été dit au cours de l’entretien.

    Le lundi 16 décembre, le président Moïse s’est aussi entretenu au Palais national avec une délégation signataire de l’Accord de Kinam. Si le chef de l’Etat n’avait pas à se prononcer sur l’Accord de Marriott, il s’est en revanche retrouvé dans celui de Kinam qui ne prévoit pas sa démission. « Globalement, le président accepte l’Accord de Kinam ; il a quelques petites réserves, mais il accepte l’accord », a rapporté au Nouvelliste l’ancien sénateur Déjean Bélizaire, président du comité sur l’Accord de Kinam. « C’était un moment d’échanges avec le président pour l’aider à bien comprendre la portée et le contenu du document dans la perspective d’une négociation… », a-t-il ajouté.  

    Il faut souligner que la présidence n’a rien communiqué sur les rencontres de Jovenel Moïse avec la délégation de la Passerelle et les représentants de l’Accord de Kinam.

    Robenson Geffrard source Le Nouvelliste

  • Haïti – FLASH : Les haïtiens arrêtés représentent plus de 50% de tous les migrants illégaux au Texas

    Haïti – FLASH : Les haïtiens arrêtés représentent plus de 50% de tous les migrants illégaux au Texas

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    L’Agence américaine des douanes et de la patrouille frontalière a déclaré que les agents affectés au secteur frontalier Del Rio au Texas, ont arrêté pour la première fois, plus de ressortissants haïtiens que de migrants du Guatemala ou d’El Salvador…
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  • Haïti – Politique : Visite de Moïse à la Centrale électrique de Varreux

    Haïti – Politique : Visite de Moïse à la Centrale électrique de Varreux

    Haïti - Politique : Visite de Moïse à la Centrale électrique de Varreux
    Lundi le Président Jovenel Moïse a visité la centrale électrique de Varreux afin de s’enquérir des travaux en cours, après la reprise par voie de justice par l’État haïtien de la gestion du site et des installations…
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    Haïti – Sunrise Airways : Report de la desserte Haïti/Providenciales

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    La compagnie aérienne haïtienne privée Sunrise Airways, informe que la liaison hebdomadaire initialement prévue pour le 16 décembre, qui devait relier les villes de Port-au-Prince et Cap Haïtien à Providenciales une île de l’archipel Turks and Caicos…
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