Blog

  • Haïti – FLASH : Calendrier scolaire réaménagé (Officiel)

    Haïti – FLASH : Calendrier scolaire réaménagé (Officiel)

    Haïti - FLASH : Calendrier scolaire réaménagé (Officiel)
    Le Ministère de l’Éducation Nationale a rendu public un nouveau calendrier scolaire 2019-2020…
  • Au Bel-Air, les barricades demeurent, des civils armés montent la garde

    Au Bel-Air, les barricades demeurent, des civils armés montent la garde

    Des gangs armés continuent de faire loi. Certaines routes sont encore bloquées. Des barricades sont surveillées par des civils armés jour et nuit. La circulation des véhicules dans ce quartier est paralysée.

    Des tirs nourris ont été entendus, hier mardi, durant toute la journée dans ce quartier populaire. Cette situation a provoqué un vent de panique au Bel-Air et ses environs. Des commerçantes ont couru dans tous les sens pour échapper au tirs.

    Hier mardi, le cadavre d’un homme, en décomposition, allongé sur le sol, a été constaté devant les locaux du centre d’étude de Bel-Air, non loin d’une église. La zone est, toutefois, très peu fréquentée depuis les derniers événements pays lòk.

    Certains habitants du Bel-Air ont déjà abandonné ce quartier pris en otage par des bandits qui reprennent le contrôle de la situation avec beaucoup plus de rage. Il faut rappeler que Bel-air a connu pendant des années un calme apparent depuis après l’opération Bagdad de 2004.

    The post Au Bel-Air, les barricades demeurent, des civils armés montent la garde appeared first on Haiti24.

  • Yvon Bonhomme s’engage à faire respect les droits des Haïtiens en République Dominicaine

    Yvon Bonhomme s’engage à faire respect les droits des Haïtiens en République Dominicaine

    Le président du parti politique Parasol, Yvon Bonhomme, s’est fait accompagné de plusieurs personnes issues de différentes couches sociales du pays: des “madan sara”, des paysans, des enfants, des personnes handicapées, lors du dépôt de cette plainte à l’occasion du 71e anniversaire de la journée internationale de la déclaration universelle des droits de l’homme.

    Par ce geste, l’actuel directeur général du ministère des Haïtiens vivants à l’étranger entend contribuer à la création de conditions propices au rétablissement de la vie normale dans le pays incluant le respect de la liberté de la presse, la protection de l’environnement, l’intégration économique, sociale et politique des Haïtiens vivants en terre étrangère, des jeunes, des personnes à mobilité réduite.

    Le numéro 2 du MHAVE n’a jamais raté une opportunité pour critiquer les dérives enregistrées dans l’administration publique.

    Il a toujours plaidé en faveur d’une politique d’austérité préconisant l’abolition des privilèges de certains haut fonctionnaires de l’État afin d’avoir les ressources nécessaires pour répondre aux besoins urgents de la population haïtienne.

    The post Yvon Bonhomme s’engage à faire respect les droits des Haïtiens en République Dominicaine appeared first on Haiti24.

  • Éditorial :Traqué par la justice, Dimitri Vorbe invective des journalistes

    Éditorial :Traqué par la justice, Dimitri Vorbe invective des journalistes

    Dans un récent tweet, le vendeur de blackout a qualifié des journalistes de “sousou” (sous-fifres), vendeurs de micros, d’hommes dépourvus de colonne vertébrale. Le vocabulaire de l’homme d’affaires ne manque pas de propos dégradants, déshumanisants quand il s’agit de critiquer des travailleurs de la presse.

    Par peur ou par méchanceté tout carrément, Dimitri Vorbe n’a pas cité nommément les journalistes auxquels il administre la douche froide.

    Pourtant, c’est un secret de polichinelle que le responsable de la compagnie spécialisée en surfacturation tente souvent de corrompre des journalistes en leur faisant des belles offres financières, afin de défendre sa “mauvaise cause”.

    Le tweet de Vorbe le fournisseur-corrompu d’électricité sue la déception. En effet, ce dernier semble s’être cassé le bec en essayant de s’acheter l’âme d’un journaliste, d’un média qui, par éthique, n’aurait pas voulu prêter le flanc à la corruption.

    Seul un corrompu ou corrupteur déçu s’arogerait le droit de qualifier, sans ambages, des journalistes de “sousou” (sous-fifres), de vendeurs de micros ou d’hommes dépourvus de colonne vertébrale.

    Comme un animal traqué, une sale bête blessée, depuis que Dimitri Vorbe est en plein démêlés avec la justice, ce dernier est devenu un homme dangereux dont les vociférations ne laissent pourtant pas indifférents les internautes qui ne ratent jamais l’occasion de lui donner la monnaie de sa pièce.

    The post Éditorial :Traqué par la justice, Dimitri Vorbe invective des journalistes appeared first on Haiti24.

  • Devant le Congrès américain, Pierre espérance et Emmanuela Douyon critiquent l’administration de Jovenel Moïse

    Devant le Congrès américain, Pierre espérance et Emmanuela Douyon critiquent l’administration de Jovenel Moïse

    Devant le congrès, Pierre Espérance a mis l’accent sur la prolifération des gangs armés et des actes de banditisme dans le pays. Il a fait remarquer que les gangs sont mieux armés que la PNH. Il a précisé que 44 policiers ont été tués par balles entre Janvier et décembre 2019.

    Le militant des droits humains a dénoncé les actes de répression contre les opposants au pouvoir en place qui manifestent pour exiger le départ de l’administration Moïse. Il a fait état des massacres perpétrés en Haïti, notamment celui de La Saline durant lequel 71 personnes dont des vieillards et des enfants ont été tués, 11 femmes voilées et plus de 400 maisons détruites.

    Ce dernier a insisté sur les cas de violation de droits humains qui n’ont pas cessé d’augmenter dans le pays. De Juin 2018 à décembre 2019, environ 187 personnes sont mortes dont 42 d’entre elles sont tuées d’une balles dans la tête, selon Pierre Espérance qui a témoigné devant le congrès américain.

    Pour sa part, Emmanuela Douyon ne change pas de position quant à la démission du président Jovenel Moïse épinglé dans le rapport PetroCaribe. La PetroChallenger a demandé au gouvernement américain de ne plus supporter le président qui fait l’objet de graves accusations de corruption. Elle a souligné qu’aucun dialogue n’est possible avec Jovenel Moïse.

    Emmanuela Douyon plaide en faveur de la tenue du procès PetroCaribe et la mise en place d’une transition de rupture. Selon elle, aucune élection n’est possible avec Jovenel Moise au pouvoir. Elle rejette également d’un revers de main toute idée de mettre sur pied un gouvernement d’union nationale.

    The post Devant le Congrès américain, Pierre espérance et Emmanuela Douyon critiquent l’administration de Jovenel Moïse appeared first on Haiti24.

  • Haïti représentée à la 110ème session du conseil des ministres et au 9ème sommet des chefs d’État de l’ACP

    Haïti représentée à la 110ème session du conseil des ministres et au 9ème sommet des chefs d’État de l’ACP

    “Le Groupe ACP regroupe les États ayant signé et ratifiė la Convention de Lomé et l’Accord de Cotonou fondant les relations entre l’Union européenne et les Etats d’Afrique, des Caraibes et du Pacifique (Relations ACP-UE). Il compte soixante-dix-neuf (79) Etats membres dont quarante-huit de l’Afrique, seize de la Caraibe et quinze du Pacifique. Ces assises ont lieu dans un contexte marqué par des transformations profondes au sein du Groupe ACP et le processus de négociations devant aboutir à la conclusion et la signature d’un nouvel Accord de partenariat ACP-UE en remplacement de l’Accord de Cotonou qui arrivera à expiration en février 2020”, a rapporté le MAE.

    Au cours de la cent-dixième Session du Conseil, les Ministres des Affaires Etrangères et les Ministres en charge des Relations ACP ont débattu de plusieurs temes d’intérêt pour le Groupe notamment la révision de l’Accord de Georgetown établissant le Groupe ACP, l’état d’avancement du processus de nėgociations de l’Accord post Cotonou, le financement du dėveloppement, la promotion et de le développement des chaines de valeur agricoles.

    La désignation d’un nouveau Secrétaire général du Groupe ACP, les décisions et résolutions adoptées au niveau ministériel ont été soumises à l’approbation du Sommet. Dans son intervention de circonstance, le Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes a exprimé l’adhésion de la République d’Haiti aux mutations en cours au sein du Groupe, fait état de l’évolution de la situation sociopolitique dans le pays et réaffimmé l’engagement d’Haiti de contribuer à la réalisation des buts et objectifs de l’Organisation. Sur rapport du Conseil des Ministres, le Sommet a entériné la révision de l’Accord de Georgetown, la désignation d’un nouveau Secrétaire général en la personne du Docteur Georges Rebelo Pinto CHIKOTI de la République d’Angola qui remplace le Docteur Patrick GOMES du Commonwealth de Guyana, et a adopté la déclaration NGUVU YA PAMOJA de Nairobi qui fixe les nouvelles orientations et définit les objectifs stratégiques de l’organisation pour les années à venir. A travers cette Déclaration, les Chefs d’Etat ou de Gouvemement du Groupe ACP proclament leur foi dans le multilatéralisme comme étant la meilleure forme de gouvemance des affaires du monde, et s’engagent à œuvrer à la promotion de la bonne gouvemance, de la paix, de la sécurité, de mécanismes innovants de financement du développement, du développement économique et social inclusif et le la coopération Sud-Sud. L’Accord de Georgetown révisé transforme le Groupe des Etats d’Afrique, des Caraibes et đu Pacifique (Groupe ACP) en Organisation des Etats ACP (OEACP), entre autres changements et modifications. L’Accord de Georgetown fut signé à Georgetown, Guyana, le 6 juin 1975, puis amendé par décision du Conseil des Ministres lors de sa soixante-dix-huitième Session tenue à Bruxelles, Belgique, les 27 et 28 novembre 2003. La délégation haitienne comprenait cinq membres dont l’Ordonnateur National du Fonds Européen de Développement (FED).

    The post Haïti représentée à la 110ème session du conseil des ministres et au 9ème sommet des chefs d’État de l’ACP appeared first on Haiti24.

  • Attaque armée contre la résidence privée de Reynold Georges, trois blessés enregistrés

    Attaque armée contre la résidence privée de Reynold Georges, trois blessés enregistrés

    Une fille de l’avocat, sa servante et le gardien de la maison en sont sortis bléssés lors de cette attaque.

    « Ma fille n’a pas été blessée par balles. Mais la servante a reçu une balle et le gardien en a reçu deux », a précisé l’ancien conseiller de Jovenel Moïse.

    Les blessés ont été transportés d’urgence à un hopital de la place afin de recevoir les soins que nécessite leur cas, a précisé l’homme de loi, soulignant que l’attaque a été perpétrée par 4 individus.

    The post Attaque armée contre la résidence privée de Reynold Georges, trois blessés enregistrés appeared first on Haiti24.

  • Audition au Congrès américain sur la crise haïtienne…

    Audition au Congrès américain sur la crise haïtienne…

    L’audition de la commission Affaires étrangères du Congrès sur la crise en Haïti et le rôle de l’administration Trump a été rythmée par des petits portraits au vitriol et des réquisitoires cinglants. Le président Jovenel Moïse en a pris pour son grade. Le responsable du RNDDH, Pierre Espérance, a soutenu que « depuis 2018, des autorités de l’exécutif ont utilisé des gangs armés pour réprimer leurs opposants ». « Il y a eu au moins cinq massacres. Le plus important est celui perpétré à La Saline où 71 personnes ont été tuées…

    Au total, 127 personnes ont été tuées  dans ces massacres », a affirmé le militant des droits humains. De juillet 2018 à décembre 2019,  187 personnes ont été tuées, dont 42 de balles à la tête dans le cadre de la violence et de la répression contre des manifestants, a soutenu Pierre Esperance qui a fait savoir que 44 policiers ont été tués de janvier à aujourd’hui.

    Il a indiqué que la justice est politisée, instrumentalisée pour persécuter des membres de l’opposition. Cette justice, note aussi Pierre Espérance, ne donne pas de suite aux dossiers impliquant des officiels de cette administration, citant en exemple le dossier PetroCaribe et le massacre de La Saline. 74 % des personnes incarcérées ne sont pas encore jugées. Les prisons du pays, qui ont une capacité d’accueil de 3000 détenus, en comptent plus de 11 000, a peint le militant des droits humains, qui a taclé le président Jovenel Moïse à cause de son incapacité à organiser les élections prévues à la fin de cette année. La loi électorale n’a pas été votée au Parlement en dépit du fait que le président y détient une majorité. Il n’y a pas de budget, a indiqué Pierre Espérance, qui a évoqué l’illégalité des nouvelles cartes d’identification. En janvier 2020, le président Moïse pourra diriger par décret. « Cette situation préoccupe beaucoup les Haïtiens parce que le président est impliqué dans la corruption. Il est impliqué dans des violations systématiques des droits humains et il supporte des gangs », a soutenu le responsable du RNDDH, Pierre Espérance.

    Démocratie en crise…

    Leonie Hermantin, une activiste basée à Miami qui entreprend de fréquents va et-vient à Port-au-Prince, a affirmé que les élections en Haïti n’ont pas attiré les personnes pétries par le civisme. « L’idée qu’avoir des élections est la preuve d’une démocratie en santé en Haïti n’est pas vraiment exacte », a-t-elle indiqué.

    Nou Pap Dòmi prédit la poursuite des manifestations contre Jovenel Moïse…

    L’économiste Emmanuela Douyon, petrochallenger, représentant de Nou Pap Dòmi, a balancé tout le mal qu’elle pense du chef de l’État et de sa gestion. « Nous, en tant que petrochallengers, nous n’accepterons pas que ce président nous représente parce que c’est honteux. Il est inculpé de corruption et nous pensons qu’il ne mérite  pas de rester au pouvoir et diriger par décret, tout seul, sans un Parlement et un gouvernement en janvier », a-t-elle répondu, interrogée par le congresman Espaillat sur son affirmation que le président Moïse ne pourra pas boucler son quinquennat.

    Pour Emmanuela Douyon, des Haïtiens et des Haïtiennes continueront de battre le pavé. « Les manifestations vont se poursuivre. Les gens sont déjà insatisfaits de sa gestion et la crise économique s’est aggravée sous sa présidence. Il n’a posé aucune action pour améliorer la situation. Il a ruiné toutes les chances d’avoir un dialogue », a-t-elle poursuivi, soulignant, à l’encre forte, que les manifestations ne sont pas l’expression d’affrontements entre le pouvoir et l’opposition. Il y a un vrai besoin de changement de système, de reddition de comptes, a soutenu la représentante de Nou Pap Dòmi qui n’y est pas allée du dos de la cuillère non plus avec l’administration Trump qui supporte le président Jovenel Moïse. Les États-Unis, à côté des demandes de la population en faveur d’un changement systémique, ont appelé au dialogue depuis 2018 avec officiels dont la légitimité à conduire le dialogue national est amochée à cause de leurs implications dans des actes de corruption et de violations des droits humains.

    Les États-Unis ont recommandé la formation d’un nouveau gouvernement, mais il est moralement difficile d’encourager les citoyens et les citoyennes  à travailler avec un président qui a été inculpé de corruption, a soutenu Emmanuela Douyon, qui a ajouté, que le président Moïse a déjà monté deux cabinets ministériels et qu’un nouveau remaniement ne permettra pas de résoudre la crise. Les États-Unis ont appelé à la tenue d’élections. Mais les citoyens et citoyennes d’Haïti considèrent qu’elles seront problématiques et maintiendront l’exclusion dans le contexte actuel, a continué Emmanuela Douyon, qui recommande aux USA de s’impliquer aux côtés de la jeunesse haïtienne, de la société civile en vue d’influencer le processus de changement dans le pays. « Les officiels corrompus ne peuvent pas combattre la corruption », a affirmé la représentante de Nou Pap Dòmi. « Mission accomplie. Le feed-back du public et du Congrès ne se fait pas d’illusions sur la situation dans le pays », a confié au journal Le Nouvelliste Emmanuela Douyon. « Il n’y a pas une crise provoquée par des affrontements entre le pouvoir et l’opposition. Il  y a une volonté exprimée contre la corruption, en faveur de la reddition de comptes, pour un changement profond du système. Il faut que quelque chose change en Haïti », a-t-elle conclu.

    Apathie vis-à-vis d’Haïti…

    Daniel Eriksen, ex-conseiller spécial pour l’Amérique latine et la Caraïbe sous la vice-présidence de Joe Biden, a souligné qu’Haïti vit une grave crise. Cela va s’aggraver en janvier 2020 avec la vacance du Parlement, a-t-il poursuivi, relevant une « apathie » de la communauté internationale vis-à-vis d’Haïti. Eriksen a appelé à mettre en place une stratégie, avec les pays du Core Group, pour aider Haïti à sortir de la crise. « Si les États-Unis ne prennent pas le leadership, personne ne se mettra debout pour nous remplacer. Je pense que le temps est propice pour trouver de nouvelles approches. Avec la perspective 2020… Haïti doit avoir un rôle plus centrale dans la politique étrangères des Etats-Unis », a-t-il appelé.  En ce qui a trait à l’absence d’officiels du Département d’Etat et de l’USAID à cette audition, la congreswoman Frederica Wilson (démocrate) a indiqué qu’ils devraient être là, ainsi que des partenaires internationaux. « Nous ne pouvons plus prétendre qu’Haïti n’existe pas et qu’Haïti n’est pas en crise. Haïti est en crise. Haïti est juste à quelques centaines de miles des côtes de la Floride », a-t-il souligné. La congresswoman Maxine Waters a sévèrement critiqué la politique des États-Unis vis-à-vis d’Haïti, arguant que le président Jovenel Moïse figure sur une liste d’anciens officiels et d’officiels en fonction impliqués dans le vol de l’argent de PetroCaribe au lieu de l’investir en faveur des pauvres après le tremblement de terre dévastateur de 2010. Les États-Unis supportent le gouvernement du Jovenel Moïse, a soutenu Maxine Waters (démocrate). « Notre position de support à ce président n’est pas la bonne position. C’est une position d’échec », a-t-il constaté.

    À cette audition, le gouvernement haïtien n’avait pas de représentants.

    Entre-temps, pour certains, démocrates et républicains vont se livrer une bataille au couteau lors de la présidentielle américaine de 2020. La victoire dans l’État de la Floride sera déterminante. Lors de la dernière campagne, le président Trump a fait des promesses qu’il n’a pas tenues. Le président américain n’a pas été «  le meilleur champion » des Haïtiens comme il l’a promis. Il a coupé le TPS, blessé beaucoup d’Haïtiens en qualifiant Haïti de « trou de merde ». L’aggravation  de la crise politique, économique et alimentaire en Haïti, susceptible d’augmenter encore plus le nombre de candidats à l’exode en République dominicaine et  aux États- Unis via des embarcations de fortune durant la période de soudure de 2020 (entre fin janvier et fin avril) pourrait avoir son lot d’embarras pour le président Trump, selon certains.  

    Source Le Nouvelliste

  • Un accord signé au Kinam pour unifier la majorité présidentielle

    Un accord signé au Kinam pour unifier la majorité présidentielle

    Des partis politiques, majoritairement proches du PHTK, des organisations socioprofessionnelles, de la société civile et d’élus ont paraphé, le jeudi 5 décembre dernier l’Accord de Kinam. Ce document, initiative du Groupe de réflexion pour un dialogue inclusif, est intitulé « Consensus pour une transformation pacifique de la nation haïtienne ». Il offre aux acteurs « un cadre de résolution pacifique, négocié et durable de la crise ». Il s’articule en plusieurs considérations sur le pouvoir exécutif, le Premier ministre et le gouvernement de consensus, la feuille de route du nouveau gouvernement, l’adoption d’une nouvelle Constitution […].

    En ce qui concerne les considérations sur le pouvoir exécutif, les signataires de l’Accord de Kinam disent constater que la situation d’exception, créée par les troubles récurrents et accentuée par l’impossibilité pour les pouvoirs constitués de bien remplir leurs obligations, commande au chef de l’État de rechercher un consensus avec les forces politiques et sociales organisées afin d’initier un processus de dialogue pour la formation d’un gouvernement de consensus. « Les parties signataires croient que le processus de dialogue doit être inclusif, constructif et ininterrompu. Ce processus est aussi conditionné par la résolution consensuelle de la crise conjoncturelle liée à l’absence de gouvernement légitime depuis mars 2019 », peut-on lire dans le document.

    Plus loin, les signataires conviennent de mettre sur place un gouvernement de consensus dirigé par un Premier ministre de consensus. Le document est muet sur le rôle du Parlement, qui sera dysfonctionnel dès le deuxième lundi de janvier, dans la formation dudit gouvernement. « Le Premier ministre de consensus nommé par arrêté présidentiel entre en fonction et entame, de concert avec le président de la République, immédiatement de larges consultations avec les forces politiques et sociales pour former ce gouvernement. Les forces politiques et sociales concernées soumettent dans les 72 heures au Premier ministre de consensus la liste des personnalités susceptibles de constituer le gouvernement de consensus. Le président et le Premier ministre signent l’arrêté portant création du gouvernement de consensus. Le gouvernement ainsi formé est installé de plein droit pour mettre en œuvre, sans contrainte ni obstacle, la feuille de route et les dispositions du présent accord », détaillent les points 13, 14 et 15 de l’accord.

    En ce qui concerne les critères de choix du PM et des membres du gouvernement de consensus, les signataires ont fait savoir ce qui suit : « La personnalité proposée pour occuper la fonction de Premier ministre doit rassurer les partis en présence, inspirer confiance aux secteurs vitaux du pays et faire preuve de loyauté républicaine et institutionnelle. Les signataires s’engagent à proposer des personnalités crédibles devant intégrer le gouvernement de consensus sur la base de notoriété, de compétence, d’intégrité et de civisme, et en accord avec les dispositions des articles 157 et 172-1 de la Constitution. »

    Le document précise que la mission du gouvernement de consensus sera, entre autres, de : soulager par des mesures concrètes et immédiates les conditions de la population ; mettre les forces nationales de sécurité en situation de protéger efficacement les vies et les biens sur toute l’étendue du territoire ; renforcer la CNDDR ; mettre sur pied une commission de vérité et de justice pour accompagner le pouvoir judiciaire sur les dossiers liés aux crimes de sang, aux crimes économiques et financiers, enregistrés dans le pays au cours des 30 dernières années dont la gestion du fonds de PetroCaribe ; faciliter un dialogue national inclusif ; mettre en place une assemblée constituante suivant les termes définis par les signataires du présent accord et organiser le référendum de ratification de la nouvelle Constitution ; mettre en place, le cas échéant, un nouveau CEP pour organiser des élections législatives et locales ; organiser l’élection présidentielle en 2021 […].

    Sur la nouvelle Constitution, l’accord indique qu’elle sera rédigée dans un délai de 3 à 6 mois par une assemblée constituante composée d’experts désignés par des représentants des partis signataires de l’accord, aux côtés d’autres secteurs de la société. « Le projet constitutionnel élaboré sera transmis au gouvernement pour les suites nécessaires, notamment l’organisation d’un référendum de ratification. Celui-ci sera organisé avec une institution électorale dont les membres seront désignés sur la base d’une formule consensuelle », souligne l’accord. 

    En ce qui a trait aux membres des collectivités locales, l’accord stipule qu’ils resteront en fonction jusqu’à la tenue des prochaines élections locales. « En cas de dysfonctionnement, d’obstruction, d’incapacité avérée ou autres, l’exécutif, sur la base de rapport objectif, fera ce que de droit pour permettre le bon fonctionnement des collectivités territoriales concernées », stipule l’Accord de Kinam. 

    L’Accord de Kinam est l’initiative du Groupe de réflexion pour un dialogue inclusif, représenté par Déjean Bélizaire, président du parti MNP28, la mairesse Ziky Décelmond, secrétaire générale de la Fédération nationale des maires d’Haïti, et Lila Zéphyrin, présidente de l’association Rezo Fanm Nip. L’accord est également approuvé par 10 membres de la Fédération nationale des Asec, 10 membres de la Fédération nationale des Casec, 11 membres de la Fédération nationale des délégués de ville, 5 organisations de femmes, 11 organisations estudiantines, 14 représentants de syndicats, une vingtaine d’organisations de la société civile et de la paysannerie, plus d’une cinquantaine de partis et de regroupements de partis politiques, notamment le PHTK, le KID, LAPEH, Bouclier, Consortium des partis politiques, Konsyans patriyotik, entre autres. 

    Lors de la signature de l’accord, l’ancien président du Sénat, Déjean Bélizaire, a estimé que l’hôtel Kinam devient désormais un lieu historique. « Avec le temps, l’espace sera considéré comme le lieu où Haïti, empêtrée dans une grave crise qui menaçait les fondements même de l’Etat, a pu dégager une proposition de sortie heureuse de crise. Celle-ci est susceptible de gommer les différences et de rassembler tous les enfants de Dessalines, de Christophe et de Pétion autour d’un projet qui va fondre tous les intérêts dans un même creuset afin de donner à Haïti sa place d’antan dans le concert des nations », a-t-il déclaré.

    Jean Daniel Senat source le nouvelliste

  • Chacun son Blanc

    Chacun son Blanc

    Toute honte bue, chaque acteur de la crise actuelle reconnait que seul le Blanc – ici, l’étranger quel qu’il soit ou quelque soit la couleur de sa peau est un Blanc– peut apporter une solution à l’impasse parfaite qui se dessine devant Haïti et les Haïtiens. Tous les intervenants locaux, même ceux hors du champ politique, admettent aussi que l’Autre est celui qui a les bonnes cartes en main.

    Ce n’est ni une surprise ni une première. Chaque fois que nos limites ou nos « timouneries » prennent le dessus, on attend le miracle apporté par le Blanc pour résoudre nos imbroglios.

    Fraîchement élu, le président Jovenel Moïse prend son bâton de pèlerin et rend visite à son homologue dominicain, Danilo Medina. Les deux présidents dirigent les deux pays qui se partagent l’île, mais la préséance accordée aux Dominicains, une constante depuis 2010, marque surtout un changement dans le rapport de force sur l’île. Les intérêts dominicains pèsent de plus en plus sur le destin des Haïtiens et nos chefs le savent. Le président Moïse depuis le premier jour ménage ses relations avec les Blancs américains, dominicains, taïwanais et même avant la rupture le Blanc vénézuélien. 

    Ces derniers jours, on ne compte plus les rencontres et les visites que des officiels haïtiens effectuent à Washington ni les déplacements de responsables américains en Haïti. Ils sont disponibles et les deux parties sont demanderesses. Les élus, les diplomates et les hauts fonctionnaires des États-Unis d’Amérique et d’Haïti ont un pacte de support mutuel. C’est connu et cela joue à plein en faveur de l’un comme de l’autre. « Je te supporte, tu me supportes » est le slogan de l’entente cordiale liée sur le dos du dossier vénézuélien, entre autres. Dernière les sourires des photos se nouent de grandes petites choses. 

    Les politiciens ne se laissent pas devancer. Radicale, consensuelle, alliée ou neutre dans la crise, chaque chapelle de l’opposition va voir les Blancs pour porter plainte. Leur fait des rapports. Amène la grosse artillerie pour tirer sur le pouvoir en place. On ne compte plus les pourparlers, les déjeuners, les apartés et les réunions sur la crise haïtienne entre les diplomates de tous les pays et les leaders de l’opposition ou de la majorité présidentielle d’ailleurs. Tout le monde veut convaincre le Blanc que sa religion est la seule qui vaille pour l’avenir serein d’Haïti.

    Les intellectuels haïtiens ne sont pas en reste. Eux aussi appellent le Blanc au secours. Ce n’est pas l’Américain leur première cible, quoique. Les signaux de détresse prennent une autre forme. On regrette leur silence. On dénonce leur appui aux mauvais Haïtiens. On espère un retournement. On les insulte pour mieux les courtiser. Ceux qui ont beaucoup lu connaissent les limites de la posture nationaliste. L’histoire d’Haïti n’est pas un roman. Ici, le poids du Blanc est une réalité incontournable. On espère avoir le temps de défaire les liens si cela ne marche pas comme souhaité ou de renoncer aux serments amers si la chance tourne.

    La société civile, financée ou employée des Blancs, ne rate jamais une occasion de porter plainte contre nos dirigeants qui nous dirigent si mal. L’audition tenue au Congrès américain ce mardi 10 décembre sur la crise haïtienne -une première depuis quinze ans- est une apothéose. Ayant appris chez le Blanc les bonnes manières, quoi de plus normal que de lui rappeler de temps à autre que son poulain sort du couloir de la démocratisation, de la bonne gouvernance, du respect des droits humains ou de la lutte contre la corruption. Au secours cher ami Blanc ! Tel est le slogan.

    En Haïti, chacun son Blanc. Le Blanc dans nos affaires est une constante bien avant l’indépendance. Chacun veut que le Blanc l’écoute et prenne position pour ses combats, ses thèses, ses envies ou ses fantasmes. Chaque politique est prêt à tout pour mettre un Blanc dans son camp et à tout faire pour s’en défaire, de l’image tout au moins, sitôt le pouvoir pris ou perdu. La posture nationaliste est une posture usée qui sert encore comme la posture du noyé.

    Le Blanc refuse de plus en plus de se faire avoir au nom des principes. Il réclame des alliances et des allégeances claires. Des gages et des « je retiens » solides. Le Blanc comme toutes les ressources à un prix et ceux qui feignent de l’ignorer resteront dans leur rêve.

    Edito du Nouvelliste

Televizyon Lakay
Televizyon Lakay
Jwe Jwèt Gratis!
Quiz, Solitaire ak Mo Kaché
Jwèt Ayiti & Karayib — 100% gratis!
Jwe Kounya — 100% Gratis →
English · Français · Kreyòl