
La Séance de ratification du Premier Ministre prévue pour ce vendredi 23 août et confirmé mardi par le Président de la Chambre des Député Gary Bodeau malgré le pourvoi en cassation déposé à l’initiative de l’opposition est maintenant reportée « sine die » a annoncé Bodeau sur son compte officiel twitter « La séance de ratification de l’énoncé de la déclaration de politique générale du Premier ministre nommé,Fritz William Michel,prévue pour ce vendredi, est reportée sine die. »
Se report serait dû selon nos informations, a une demande de délai de 72 heures sollicité par le Député Exinor Hermano, Président de la Commission spéciale chargée d’analyser les pièces des ministres qui a reçu mercredi des informations manquantes de la la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA) concernant 5 ministres dans le nouveau Gouvernement déclarés comptables de deniers publics et que ces ministres ne sont pas en règle…
– Pradel Henriquez Ministre de la Culture et de la Communication
– Ronald Gérard D’Mezard Ministre de la Défense (MD)
– Michel Patrick Boisvert Ministre de l’Économie et des Finances
– Marjorie Alexandre Brunache Ministre des Affaires Étrangères
– Phelito Doran Ministre des Affaires Sociales et du Travail
Toutefois, dans les couloirs du Parlement la rumeur circule qu’il s’agirait d’un prétexte pour gagner du temps et faire pression pour contraindre Jovenel Moïse de remplacer au moins 7 ministres du nouveau cabinet. En résumé le chantage et les jeux politiques se poursuivent en coulisse pendant que le pays est bloqué, sans gouvernement depuis 5 mois déjà…
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Haïti – FLASH : Report de la séance de ratification du Premier Ministre
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Haïti – FLASH : Taux de réussite au Bac pour 4 département
Le Ministère de l’Éducation Nationale vient de rendre publics le taux de réussite aux examens du bac traditionnel pour 4 départements : l’Ouest, le Sud-Est, le Centre et les Nippes.
Résultats selon les chiffres communiqués par le Bureau départemental des examens d’État (BUNEXE)
Département du Centre :
4,132 participants, 2 379 admis, taux de réussite 57.58% (1,706 candidats ajournés) ;
Un taux de réussite supérieur à l’année académique 2017/2018 (54.42%) et 2016/2017 (39.37%).
Département des Nippes :
731 participants, 401 admis, taux de réussite 54.86% (298 candidats ajournés).
Un taux de réussite supérieur à l’année académique 2017/2018 (49.69%) et 2016/2017 (41.1%).
Département du Sud-Est :
2,463 participants, 1,017 admis, taux de réussite 41, 29 % (1,186 candidats ajournés) ;
Un taux de réussite inférieur à l’année académique 2017/2018 (57.88%) mais supérieur à 2016/2017 (33.73%).
Département de l’Ouest :
27,830 participants, 11,186 admis, taux de réussite 40.19% (12,063 candidats ajournés) ;
Un taux de réussite supérieur à l’année académique 2017/2018 (35.89%) et 2016/2017 (24.98%).
Le Ministère invite les responsables d’établissements scolaires à retirer le palmarès de leur école à la Direction Départementale d’Éducation (DDE) de leur zone respective.
Le Ministère précise que les résultats des autres départements seront rendu public incessamment -

Haïti – Politique : Décès du Maire de Quartier-Morin (Nord)
Jeudi 22 août, Jude Edouard Pierre, le Président de la Fédération Nationale des Maires d’Haïti (FENAMH) et Maire de Carrefour, a annoncé le décès dans un centre hospitalier en République Dominicaine de Jean Éric Béliard, (élu en 2015) Maire de la commune de Quartier Morin, proche de Cap-Haïtien (Nord) des suites d’une tumeur au cerveau courageusement supporté. Le Ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales va s’entretenir avec la famille du défunt pour planifier les funérailles et les dispositions pour les obsèques seront bientôt annoncé a précisé Jude Edouard Pierre.
Les festivités de la célébration du Saint Patron de Quartier Morin (Saint-Louis) ont été suspendues par l’Administration communale à l’annonce de cette nouvelle,
Messages de sympathies :
« Le décès, du Maire principal de la commune de Quartier Morin, M. Jean Eric Belliard, me touche profondément. Toutes mes pensées et ma pleine solidarité à sa famille, à ses mandants et à ses anciens collègues de la FENAMH » Président Jovenel Moïse
« L’Administration Communale du Cap-Haïtien a appris avec infiniment de peine, le décès du Maire Principal de Quartier-Morin. En cette circonstance, nous adressons nos sincères sympathies à sa famille et à toute la population du Quartier-Morin .»« La disparition de mon collègue Jean Eric Belliard, Maire de la commune de Quartier-Morin est une perte énorme pour tout le département du Nord. Je présente mes sincères condoléances à sa famille, ses collègues et à tous les morinois, morinoises, »Yvrose Pierre, Mairesse du Cap-Haïtien
« Rony Colin, le Maire de Croix-des-Bouquets a appris avec peine la triste nouvelle de la mort du Maire de Quartier Morin, Jean Éric Béliard. En signe de sympathie, l’Administration Communale de Croix-des-Bouquets observera, ce vendredi 23 août, après la montée du Drapeau, une minute de recueillement en la mémoire du Maire de Quartier Morin.
[…] En cette circonstance si douloureuse, le Conseil Municipal de Croix-des-Bouquets présente ses plus profondes sympathies à la famille éplorée, aux maires adjoints et employés de l’Administration Communale de Quartier Morin, aux proches et amis du défunt, aux membres de l’Association des Maires du Nord (AMNORD) et ceux de la Fédération Nationale des Maires d’Haïti (FENAMH), à la population de Quartier Morin, à tous ceux et toutes celles affectés par ce départ regrettable et inattendu. »
« La FENAMH s’écroule après la nouvelle de la mort du maire principal de Quartier -Morin Jean Eric Belliard ce matin. 10ème décès dans nos rangs ! Deuil, encore un nouveau ? Dieu, délivre-nous de ce mal ! Toutes nos sympathies à sa famille, ses collègues et ses mandants ! » Jude Edouard Pierre, le Président de la FENAMH et Maire de Carrefour. -

La Privation de liberté : le chien sans « laisse » du législateur haïtien

Même si les pays du continent américain se sont réunis pour instaurer un régime commun de protection des droits de l’homme lors de l’adoption l’Organisation des États américains à l’occasion de la Déclaration américaine des droits et des devoirs de l’homme le 30 avril 1948, ils n’ont pu faire qu’une consécration déclaratoire du droit à la sûreté, synonyme de liberté individuelle, en alignant la liberté sur la protection des droits de l’homme (Art. 1er DADDH : « Tout humain a droit à la vie, à la liberté, la sécurité et à l’intégrité de sa personne » en laissant aux Etats membres l’appréciation de déterminer la typologie de « privation de liberté » .C’est dire qu’il n’y a pas une définition propre à la notion de privation de liberté même en droit international des droits de l’homme. Toutefois, au regard de la Convention américaine relatives aux droits de l’homme et de la Constitution haïtienne de 1987, il est possible de tenter de proposer une définition en la matière. Ainsi, la privation de liberté peut se définir comme « des mesures coercitives, décidées par la puissance publique, portant atteinte à l’autonomie individuelle ».
Elle peut être intervenue suite à une arrestation ou fouille policière ainsi qu’à un placement en détention décidée soit par les autorités judiciaires soit par les autorités administratives. De ce fait, au même titre que le Commissaire du Gouvernement ou le Juge d’instruction, la privation de liberté peut être prise à l’initiative d’une autorité administrative, par exemple le cas de placement des mineurs par le Bien-être Social dans des établissements d’éducation pour des troubles à l’ordre public ou celui d’une personne retenue dans la salle de l’aéroport suite à un comportement antisocial étant entendu que le service de l’aéroport relève du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales.
Si la Constitution reste proche de cette définition en matière de privation de liberté, il n’en demeure pas moins qu’elle instaure un flou juridique dangereux importé pour la liberté individuelle (I), qui se propage sous les yeux désintéressés du législateur ( II).
I- La privation de liberté constitutionnelle : un flou juridique dangereux emprunté de la Convention américaine relative aux droits de l’homme
Il n’est pas contesté que le droit répressif haïtien est la transposition de l’empire droit pénal napoléonien. Mais, la consécration haïtienne du droit à la sûreté doit essentiellement son origine à la Convention américaine relative aux droits de l’homme ( A), dont s’inspirent maladroitement les constituants haïtiens ( B).
A- La comparaison américaine dans le domaine de la privation de liberté
En effet, lors de la conférence panaméricaine de Bogota plusieurs pays ont proclamé la Déclaration américaine des droits et des devoirs de l’homme ainsi que l’ Organisation des États américains ( OEA=2 mai 1948) suite à l’adoption de la Charte de Bogota ( Charte de l’OEA, 30 avril 1948). Au sein de la Charte de Bogota, créateur de l’Organisation des États américains, il est reconnu implicitement que les droits de l’homme, notamment la liberté individuelle, doivent être respectés au sein des États membres à la Déclaration américaine des droits et des devoirs de l’homme.
Car la première mission de l’Organisation de l’OEA est la prévention de la sécurité et la paix dans la région américaine. Cependant, cette entente commune sur la prévention ne peut être envisageable sans d’abord penser à assurer la sécurité des citoyens de ces États. Ainsi, la Charte de l’OEA impose aux États membres de ne pas violer « les droits de la personne humaine et les principes de la morale universelle ( Art 17, Charte de l’OEA) ». C’est dire, de façon sous-jacente, que le droit à l’autonomie individuelle est greffé sur la mission primaire de l’Organisation des États américains.
C’est avec l’adoption de la Convention américaine relative aux droits de l’homme le 22 novembre 1969 que le droit à la sûreté personnelle est consacré formellement en affirmant en son article 7.1 que « Tout individu a droit à la liberté et à la sécurité de sa personne ». À la lecture de l’article 7.2, le droit à la liberté s’analyse au sein de la Convention américaine non seulement en l’obligation des Etats pour assurer la sécurité des citoyens, c’est-à-dire la sécurité collective ou publique, mais également de respecter les droits de l’homme. Toutefois, la Convention n’entend pas écarter toutes atteintes à la liberté.
C’est dire qu’aux termes de la Convention, certaines atteintes au droit à la sûreté sont admises dès lors qu’elles s’inscrivent dans le cadre de la loi. À l’inverse, si la puissance publique suspend dans des cas de privation de liberté (L’Etat est tenu de ne pas porter atteinte à la liberté individuelle par des arrestations et détention arbitraires, le particularisme interaméricain des droits de l’homme, sous la direction de Ludovic Hennebel et Hélène Tigroudja, p. 252, éd., A. PEDONE, 2009), il n’en demeure pas moins que l’individu est aussi limité dans l’exercice de son automne individuelle. Cela dit, autant que l’Etat est tenu de respecter la liberté individuelle de l’individu, autant ce dernier ne doit pas nuire à celle d’autrui.
Les limites imposés à l’Etat contre les arrestations et détentions arbitraires se trouvent à l’article 7 de la Convention américaine relative aux droits de l’homme. C’est sur la base de la limitation de l’interférence des Etats que la Cour interaméricaine des droits de l’homme a affirmé que l’article 7 de la Convention vise principalement la protection de la liberté individuelle vis-à-vis de la puissance publique (CourIADH, 30 mai 1999, Castillo Petruzzi y otros c. Pérou, série C n° 52, § 108; 2 sept. 2004, « Instituto de Reeducación del Menor » c. Paraguay, série C n° 112, § 223.). Alors, il est évident que la Convention américaine assure la protection du droit à la liberté et à la sûreté en son article 7.1en proclamant que « « Tout individu a droit à la liberté et à la sécurité de sa personne » et admet la privation de liberté d’un individu en lisant son article 7.2 qui affirme que «Nul ne peut être privé de sa liberté, si ce n’est pour des motifs et dans des conditions déterminées à l’avance par les constitutions des Etats parties ou par les lois promulguées conformément à celle-ci ».
En revanche, l’article 7.2 n’énumère pas une liste exhaustive des situations dans lesquelles la privation de liberté est autorisée et se borne à se référer aux autorisations déjà prévues par les législations nationales des Etats membres à la Convention. Donc, il y a un flou juridique considérable dans la consécration de la notion de privation de liberté dans la régionalisation américaine. Flou transposé maladroitement par la Constitution haïtienne au sein de notre ordre juridique interne.
B- La privation de liberté régionale américaine : une transposition haïtienne maladroite
Tout lecteur averti devrait logiquement déceler la transposition de la conceptualisation de la notion de privation de liberté du régionalisme américain au sein de l’ordre juridique interne à la première lecture des article 24.1, 24.2 et 25 de la Constitution de 1987. Il est vrai que l’article 24 proclame le droit à la liberté individuelle, il est des cas dans lesquels la Constitution offre à la puissance publique le pouvoir d’y porter atteinte. D’abord, l’article 24.1 prévoit que « Nul ne peut être poursuivi, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu’elle prescrit ». Ensuite, l’article 24.2 affirme que « l’arrestation et la détention, sauf en cas de flagrant délit, n’auront lieu que sur un mandat écrit d’un fonctionnaire légalement compétent ».
Enfin, il est précisé à l’article 25 que « Toute rigueur ou contrainte qui n’est pas nécessaire pour appréhender une personne ou la maintenir en détention, toute pression morale ou brutale physique notamment pendant l’interrogation sont interdites ». Une lecture prosaïque interpellerait tout lecteur quant à la compréhension des constituants sur l’article 7.2 de la Convention américaine.
Cette rédaction laisse penser qu’ils auraient oublié que le régime commun de la protection des droits de l’homme a laissé en 1969 l’autonomie à chaque Etat de déterminer les cas dans lesquels la privation de liberté est autorisée. Au lieu de lister exhaustivement les situations dans lesquelles la puissance publique puisse porter atteinte à la liberté individuelle, il reprend « mot pour mot » l’article conventionnel. Cette transposition dangereuse devrait tout au moins attirer l’attention du législateur.
II- La privation de liberté législative : une légalité étendue de l’arbitraire
Comme il a été rappelé plus haut que le droit répressif procédural haïtien est la transposition de l’empire droit pénal napoléonien et est codifié dans le Code d’instruction criminelle de 1835. Sauf qu’il est regrettable qu’aucun effort n’est fait par le législateur pour faire évoluer notre système procédural répressif et qu’aucune pression n’est exercée par la Société civile à travers les organisations dites « droits humains », encore moins par le Protecteur des citoyens, sur l’Etat pour alimenter les débats sur la nécessité d’une évolution législative de notre justice pénale. De ce fait, la privation de liberté judiciaire ne fait que légaliser l’arbitraire ( A) sous le silence complice de la Société civile, qui aurait oublié la principale mission de la Commission interaméricaine des droits de l’homme ( B).
A- La privation de liberté judiciaire : la légalité de l’arbitraire
L’étude ne vise pas à contester que la liberté individuelle peut faire l’objet des mesures attentatoires. D’ailleurs, cette possibilité est offerte concurremment au Commissaire du Gouvernement et au Juge d’instruction par le législateur dans le Code d’instruction criminelle. Si le droit à la privation de liberté est réservé exclusivement au Commissaire du Gouvernement dans le champ de ses compétences ( art. 30 CIC: « Dans les cas de flagrant délit, le Commissaire du Gouvernement fera saisir les prévenus présents, contre lesquels il existerait des indices graves, et, après les avoir interrogés, décernera contre eux le mandat de dépôt ». ), il n’est pas interdit au Magistrat instructeur d’exercer ces mêmes prérogatives dans le cadre d’une information judiciaire ( art.46 CIC : « Le juge d’instruction, dans tous les cas réputés flagrant, peut faire directement et par lui-même, tous les actes attribués au Commissaire du Gouvernement, en se conformant aux règles établies au chapitre des commissaires du gouvernement ».
Alors, au regard de ces deux articles, il y a une compétence partagée dans la privation de liberté entre le Commissaire du Gouvernement et le Magistrat instructeur selon le stade de la procédure pénale. En tout état de cause, l’un ou l’autre peut décider à sa discrétion de priver un individu de son droit à la sûreté. La seule tentative de limite qu’aurait fait le législateur est le fait d’employer le mot « grave ». Ce mot qui ne peut en aucun substituer à la nécessité d’expliciter les cas qui auraient dû conduire à la privation de liberté afin d’éviter l’arbitraire.
Car de toute façon les cas s’avéreraient toujours graves aux yeux du juge judiciaire et du Commissaire du gouvernement, qui plus est, a la qualité d’autorité de poursuites et qui ne devrait en principe pas décider en même temps la détention de l’individu ( ce dernier devrait confiner à la privation de liberté individuelle dans son pouvoir de placement en garde à vue). Plus loin, le juge instructeur se voit conférer un pouvoir étendu en matière de privation de liberté quand le législateur précise à l’article 48, alinéa 2 du CIC que « Néanmoins, le juge d’instruction délivrera, s’il y a lieu, le mandat d’amener et même le mandat de dépôt sans que ces mandats doivent précédés des conclusions du commissaire du gouvernement ». Ici, la gravité des atteintes à la liberté est beaucoup plus importante et il est à se demander si les Messieurs au Bicentenaire ( les Parlementaires) ne sont jamais tombés sur cette disposition.
Car non seulement le magistrat instructeur a un vaste champ libre devant lui pour apprécier à sa discrétion tous les cas dans lesquels il estime que la privation de liberté est permise, mais le législateur lui donne la possibilité de n’accorder aucune importance à un équilibre judiciaire que pourrait tenter lui soumettre le Commissaire du gouvernement en tant que défenseur de la société.
Car l’absence explicite et exhaustive des situations qui peuvent conduire à la privation de liberté risque de conduire à des arrestations et détentions arbitraires. Car le principe « évasif de nécessité » proclamé à l’article 25 de la Constitution ne peut constituer une barrière à l’arbitraire des juges auquel s’exposent les individus puisqu’il n’y a aucune articulation entre ce « principe de nécessité » et un cas ou des cas concrets . Il est donc urgent de pallier ce flou juridique par une construction jurisprudentielle que la Société civile peut valablement inciter.
B- L’oubli de la place de Commission interaméricaine des droits de l’homme dans la privation de liberté par la Société civile
Il semble que ni la société civile, c’est-à-dire les Organisations des droits de l’homme en Haiti, ni le Protecteur des citoyens ne songent à la place de la Commission interaméricaine dans la protection des droits de l’homme. Pour rappel, la mission primaire de la Commission interaméricaine est la protection et la défense des droits de l’homme au sein des Etats parties à la Convention de 1969.
Il est vrai quelamission relative à la protection des droits de l’homme est conférée à la fois par deux institutions: la Commission interaméricaine des droits de l’homme et la Cour interaméricain des droits de l’homme. Si la première a une mission d’organe administratif en matière de promotion et de défense des droits humains (Art. 106, Charte de l’OEA), la seconde joue un rôle d’organe judiciaire de contrôle du respect des droits de l’homme au sein de chaque État.
Sur la base de la mission consultative, la Commission peut nous aider à résoudre ce flou juridique qui compromet l’Etat de droit au sein de notre société. Il convient de préciser que l’article 44 de la CADH affirme que « Toute personne ou tout groupement de personnes, ou toute entité non gouvernementale légalement reconnue dans un ou plusieurs Etats membres de l’OEA » peuvent présenter à la Commission des pétitions, en leur propre nom ou au nom de tiers, pour dénoncer toute violation présumée de l’un des droits de l’homme reconnus, selon le cas, dans la Déclaration américaine ou la Convention américaine relative des droits de l’homme.
Alors, pourquoi aucune entité reconnue, comme une organisation des droits humains ou le Protecteur des citoyens, n’a jamais saisi la Commission interaméricaine pour constater les cas de violations graves à la privation de liberté au sein de notre ordre juridique interne à travers les actes attentatoires décidées par la puissance publique?
Fait à Paris, le 22 août 2019.
Guerby BLAISE
Doctorant-chercheur en Droit pénal et Procédure pénale
Université Paris Nanterre
Avocat et Professeur à l’Université
E-mail : kronmavie@yahoo.fr
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Publication des résultats complets des examens de 9ème année fondamentale
Taux de réussite national : 76, 48 %.
Le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) a l’avantage de publier les résultats complets des examens de 9ème année fondamentale de l’année académique 2018-2019.
Suivant les données communiquées par les Bureaux départementaux des examens d’Etat (BUDEXE), le taux national de réussite est de 76, 48 %, soit 170 255 candidats admis sur 222 621 participants.
En comparant les résultats de tous les départements, la Grand’Anse a le taux de réussite le plus élevé avec 80, 64 %, soit 5 645 admis sur 7 000 participants.
En 2ème position, on retrouve le Nord avec 79, 97 %, suivi du Centre avec 78, 79 %. Le taux de réussite le moins élevé vient du Sud avec 68, 68 %.
Bureau de communication/ MENFP -

3ème épisode de la séance de mise en accusation du président, dans l’impasse : Bodeau convoque la presse jeudi à 10 heures
« Je suis un démocrate convaincu » a déclaré Gary Bodeau indiquant plus loin que c’est la dictature des lois qui prime. Donc, la minorité est invitée à se ressaisir car, selon lui, « limage projetée est indigne » en dépit que le bureau de la Chambre aurait décidé de ne pas acheminer intégralement les 33 documents requis par les députés-accusateursLa presse est invitée à couvrir jeudi à 10 heures un point de presse » a annoncé le président de la Chambre des Députés, Gary Bodeau, sans préciser le sujet sur lequel il va débattre, néanmoins, a pris le soin d’indiquer que jeudi « il va communiquer sa décision« .
Toutefois, Bodeau qui se prend pour « un démocrate convaincu« , a enjoint les députés minoritaires « à faire une énième fois la lecture de la demande de mise en accusation« , sans tenir compte des 26 documents manquants.
« Aucun groupe ne peut prendre le parlement en otage« , a ajouté Gary Bodeau qui s’était empressé en mars dernier, sans la conférence des présidents, de convoquer une assemblée de députés majoritaires afin de renvoyer illico le Premier-ministre Jean Henri Céant alors que celui-ci se trouvait au sénat de la République.
Depuis lors, Haïti qui est dirigé par un Premier-ministre de facto, Lean Michel Lapin, est plongé par la faute de la bande à Bodeau, dans une crise aiguë, au point qu’aujourd’hui le gouvernement démissionnaire doit plus de $21 millions aux importateurs de produits pétroliers.
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Fritz William Michel visite le député Ronald Etienne à l’hôpital
Environ 24 heures après avoir subi une attaque armée au Bicentenaire, le député Ronald Etienne a reçu ce 19 août la visite du Premier ministre nommé Fritz William Michel. Une visite saluée par l’élu de la circonscription de Pestel.
Fritz William Michel a rendu visite ce lundi au député Ronald Etienne, victime d’une attaque armée hier dimanche. L’occasion pour le prétendant à la Primature, de témoigner sa sympathie au député de Pestel. Accompagné des membres de son équipe, Fritz William Michel a promis tout son soutien au parlementaire, qui a échappé à la mort au Bicentenaire, non loin de Village de Dieu.
Touché légèrement par un projectile dans la tête, le parlementaire du parti Consortium qui reçoit les soins dans un centre hospitalier de Port-au-Prince a salué cette visite du PM nommé. Ronald Etienne en a profité pour exprimer sa préoccupation face à l’action des bandits, qui ne cessent d’imposer leur loi à l’entrée Sud de la capitale.
Soulignons que le chauffeur du député, a, de son côté, reçu quatre projectiles.

A rappeler que des individus lourdement armés ont à nouveau semé la pagaille au Bicentenaire ce lundi 19 Août. Une fois de plus, ils ont tenté vainement de détourner un camion de marchandise. Deux personnes sont sorties blessées. -

« Graine de Star »: Billboard promet une 2e édition exceptionnelle
L’émission socioculturelle dénommée « Billboard », diffusée sur Télé Métropole, s’apprête à organiser la 2e édition de « Graine de Star ». Ce spectacle qui aura lieu le 30 août à Le Vilatte, Pétion-Ville, se veut être un espace pour permettre au grand public de découvrir des jeunes artistes talentueux.
Ils seront au total sept (7) artistes en herbe, ce que les organisateurs appellent « les graine de star ». Deborah St Fort, Titi Congo, Marie Erlande Honoré, R-Smith, Osias Williams, Merlenka Silencieux et Sundjee auront à exposer leur talent au public au cours de ce spectacle, qui se déroulera dans un format « red carpet ».
« Ce sera un concert digne des talents de ces jeunes artistes », annonce Grégory Bleuciel, producteur de l’émission « Billboard », créée depuis 2015. « Graine de star », ce projet à long terme initié en 2017, se propose de mettre les projecteurs sur cette catégorie qui n’est pas forcément connue de tous. Par cette initiative, « Billboard Event » entend créer une plateforme pouvant permettre au public de connaitre le nom et le visage de ces artistes en herbe.
Fait particulier à cette deuxième édition : « chaque participant aura avec lui un designer qui s’occupera de ses habits ». « Il y aura toujours une place pour les « people », mais on veut d’abord et avant tout vendre les artistes en devenir », a insisté Grégory Bleuciel, qui dit vouloir faire les choses autrement.
Le journaliste sportif et culturel veut aussi et surtout élargir la plateforme « Graine de Star » dans les villes de province et même à l’étranger. « Réaliser des spectacles dans les grandes villes d’Haïti, permettre à des jeunes talents de la diaspora d’y participer… l’ambition est grande, mais les moyens sont limités », reconnait Grégory.
Au-delà de ce spectacle, les organisateurs accompagnent les jeunes artistes, et ceci dans plusieurs domaines. « Que ce soit dans la musique, l’audiovisuel, la posture sur scène ou devant les caméras, les participants sont bien entourés », confie le chroniqueur. Des photographes professionnels sont également disponibles, pour améliorer l’image de ces stars en herbe.
De plus, ces jeunes sont souvent sollicités pendant des périodes spécifiques comme les Pâques et la Noël. A en croire Bleuciel, « Billboard Event » les assiste dans des projets de musique et de production. Evoluant dans la musique, l’éducation, l’évènementiel et la mode, l’événement sera bientôt transformé en plateforme à part entière.
« Une chaine Youtube, un site internet, des journalistes, des retransmissions en direct… un ensemble de projets sont à l’étude », a-t-il souligné, tout en saluant le support incommensurable de « Sekoya Studio », qui travaille dans la matérialisation des idées.
Notons que dans le cadre de la 2e édition de « Graine de Star », les jeunes artistes auront à leur côté, des invités spéciaux. Misty Jean, Matyas and Jòj, D-Perfect, sans oublier DJ Kemissa, se mêleront de la partie, pour offrir un spectacle hors-pair, au prix de mille gourdes. Rendez-vous vendredi 30 août prochain, Le Vilatte, Pétion-Ville, à partir de 8 heures du soir.
Source: Loop Haiti -

Caravane du changement: ils réclament 15 mois d’arriérés de salaire
Des citoyens ayant travaillé dans le cadre de la caravane du président Jovenel Moïse réclament 15 mois d’arriérés de salaire.
La route nationale numéro 1 au niveau de Pont Godain, à l’entrée sud de la ville des Gonaïves a été bloquée, ce lundi 19 août par des employés du Ministère des Travaux Publics Transports et Communication (MTPTC).
Les protestataires qui entendaient réclamer 15 mois d’arriérés de salaires dans le cadre de la Caravane du Changement ont dressé des barricades à l’aide des camions, des pelles mécaniques et des backloaders du ministère.
Ce mouvement de protestation a paralysé la circulation au niveau de la nationale numéro 1. Des passagers et chauffeurs qui fréquentaient la route ont été contraints de rebrousser chemin.
La police est intervenue en milieu de journée et a débarrassé la voie. Toutefois, les protestataires indiquent qu’ils resteront mobilisés jusqu’à que des dispositions soient prises par des autorités pour leur verser leur dû. -

Bodeau menace de suivre les traces de son "allié sûr" Joseph Lambert
Même s’il est réputé proche du pouvoir en place, le député de Delmas, Gary Bodeau se dit prêt à passer dans l’opposition, comme l’a fait son “allié sûr” Joseph Lambert. Mais avant de prendre officiellement cette décision, le président de la Chambre des députés sollicite lui-même un dialogue entre les pouvoirs.
24 heures après l’annonce du sénateur Joseph Lambert, d’autres parlementaires semblent vouloir emprunter la même voie, pour se rallier à l’opposition politique, face à Jovenel Moïse. Après l’élu du Sud-est, c’est au tour du député Gary Bodeau de faire une annonce similaire. Cependant le président de la Chambre basse nuance : « Si je n’arrive pas à trouver un accord avec le pouvoir en place, je suis prêt à rejoindre le sénateur Lambert dans sa décision ».
« Et si la décision est prise, je ne serai pas le seul dans cette démarche. Une soixantaine de députés alliés seront prêts eux aussi à suivre cette même voie », rassure l’élu de Delmas, qui participait ce mardi 20 août 2019 à l’émission « Ayiti Deba », sur radio Scoop FM, quelques heures après la participation sur Vision 2000, du sénateur Joseph Lambert.
Toutefois, Gary Bodeau affirme n’être pas prêt à investir les rues pour exiger le départ du président de la République. « Je suis prêt à faire une opposition plutôt constructive, qui peut sauver Haïti », a précisé le parlementaire du parti Bouclier.
Ces annonces de désolidarisation d’avec le pouvoir en place arrivent à moins de 24 heures d’une nouvelle reprise de la séance de mise en accusation du président de la République à la Chambre des députés prévue ce mercredi 21 août.
Après Sorel Jacinthe du département de la Grand-Anse, Joseph Lambert du Sud-est, Jovenel Moïse est sur le point de perdre d’autres alliés, dans un Parlement qui sera amputé d’une de ses branches, le deuxième lundi de janvier 2020.
Source: Loop Haiti