Haïti: une loi sur la circulation des armes à feu votée au Sénat

Haïti: une loi sur la circulation des armes à feu votée au SénatLe Sénat de la République a voté le mercredi 10 juillet, à l’unanimité, la loi relative à la fabrication, la commercialisation, la détention et le contrôle d’armes à feu en Haïti. Cette loi initiée par le sénateur Jean Renel Senatus comporte 64 articles.
Cette nouvelle loi durcit les peines relatives à la détention, le port et la commercialisation illégale d’armes à feu dans le pays. « Toutefois, des nouveautés ont été également apportées dans ce domaine », informe l’élu de l’Ouest.
Le sénateur Sénatus cite en exemple la création de boutiques, qui sera autorisée à vendre des armes et des munitions. Parallèlement, ce texte prévoit de pénaliser tout agent de sécurité rapproché des officiels ou autorités étatiques, détenant ou circulant avec une arme illégale.
Dans la même veine, le président de la Commission justice et sécurité du Sénat souligne qu’à travers ce texte, le désarmement est désormais légalisé. « Tout individu qui détient une arme à feu de manière illégale, dispose d’un délai de 3 mois pour se mettre en règle. Passé ce délai, la personne sera punie selon la loi », avertit le parlementaire.
« Par ce vote, le grand corps entend apporter une réponse institutionnelle au problème de circulation illégale d’armes dans le pays », déclare l’élu de l’Ouest, qui invite la Chambre des députés à emboiter le pas.
Selon une enquête de la Commission Episcopale Nationale Justice et Paix (CE-JILAP), réalisée en 2007, environ 300 mille armes à feu sont en circulation en Haïti. Un chiffre qui, environ 12 ans après, peut être révisé à la hausse.

Des milliers d’Haïtiens risquent d’être déportés du Chili

Des milliers d’Haïtiens risquent d’être déportés du ChiliPlusieurs milliers d’haïtiens, résidant au Chili, risquent d’être déportés vers Haïti d’après le journal La Tercera. Ce, à cause d’une nouvelle décision baptisée « mettre de l’ordre dans la maison » prise par les autorités chiliennes visant à « mieux régulariser le pays » en matière d’immigration.
« S’ils n’arrivent pas à se procurer les documents de régularisation, recommandés avant le 23 juillet 2019 plusieurs milliers d’étrangers dont des Haïtiens seront passibles de déportation » selon ce qu’a fait savoir Alvaro Bellolio, le ministre des Affaires étrangères qui affirme que sur les 16 000 personnes inscrites dans le plan de régularisation, la majorité qui est sous la menace des expulsions est haïtienne.
Le ministre de l’intérieur du Chili, Rodrigo Ubilla, a fait savoir pour sa part que « le pays n’a pas une capacité illimité pour recevoir des étrangers ».
Pour cela, l’homme d’Etat appuie la politique migratoire chilienne adoptée depuis mai 2019, qui aujourd’hui, est à une phase de contrôle des migrants. Cette mesure vise à les inciter à régulariser leur situation avant le 22 juillet 2019, date après laquelle, les autorités annoncent qu’elles auront recours à des mesures d’expulsion forcée de toutes les personnes en situation irrégulière.
« Tous les étrangers qui ne sont pas encore en règle seront rapatriés vers leurs pays » d’après ce qu’informe Rodrigo Ubilla, le ministre de l’Intérieur, affirmant qu’il appliquera strictement la mesure de déportation à tous les migrants en situation migratoire irrégulière sur le sol chilien.
Les Haïtiens qui se sentent de plus en plus menacés, déplorent le fait que leurs compatriotes vivant au Chili n’ont pas le soutien de l’ambassade haïtienne au Chili. L’accueil qui leur est réservé par cette mission diplomatique est très mauvaise et les promesses de l’Etat haïtien visant à leur donner des documents d’identités ne sont toujours pas respectées, selon ce qu’expliquent ces migrants.
Toutefois, le chef du département de l’immigration du ministère de l’intérieur au Chili, Álvaro Bellolio, lors du 8e vol de retour des Haïtiens, le 23 avril 2019, dans le cadre du « plan de retour humanitaire ordonné » du gouvernement chilien, avait souligné que plus de 80% des personnes enregistrées avaient régularisé leur visa et leurs documents pour rester au Chili.
Dans le cadre du « plan de retour humanitaire ordonné », 1 262 Haïtiens au total ont été rapatriés volontairement en Haïti depuis le 17 octobre 2018.

MENFP: Inscription en ligne pour les candidats du bac à partir de 2020

En vue de diminuer les cas de fraude répétés lors des examens du baccalauréat, le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle a annoncé que d’ici l’an prochain, les candidats pourront s’inscrire aux examens sur internet. Cette décision fait suite à une visite de supervision de Pierre Josué Agénor Cadet dans des centres d’examens du baccalauréat 2019 qui termine vendredi 12 juillet.
Le titulaire du MENFP, accompagné de quelques autres cadres importants du ministère, a salué les efforts du commissaire du gouvernement Paul Eronce Villard et de la police nationale qui ont contribué à la réalisation des journées d’épreuves. En ce qui a trait aux irrégularités enregistrées au niveau des sièges, M. Cadet affirme être intervenu à temps à ce niveau. Plusieurs écoliers avaient, face à cette situation désolante où leurs noms n’étaient pas figurés sur la liste des candidats affichés aux centres, tenté de bloquer certaines rues de la zone métropolitaine.
Une nouvelle stratégie sera employée afin de réduire ces cas d’irrégularités enregistrés, surtout dans le département de l’Ouest : l’inscription en ligne pour les candidats à partir de 2020.
Intervenant sur les ondes de radio et télévision Métropole lundi, M. Cadet a indiqué qu’il y avait un réseau de mafieux qui opère, surtout dans la capitale. Pour l’année 2018, les portes de 35 écoles ont été fermées. Des usurpateurs de titre (ceux qui se font passer pour directeurs) ont été traqués grâce à l’aide du parquet de Port-au-Prince.

Transports: des syndicats déplorent les attaques contre des chauffeurs

Les actes de banditisme et attaques armées dont sont victimes, ces derniers jours, les chauffeurs de transports soulèvent l’inquiétude des syndicats.
À l’entrée sud de Port-au-Prince, plusieurs attaques contre des automobilistes sont perpétrés depuis quelques semaines, par des groupes de gangs opérant dans l’aire du Portail de Léogâne, du Bicentenaire et de Martissant. Les conducteurs et leurs passagers sont aussi les cibles d’individus armés qui s’affrontent le jour comme la nuit dans ces espaces.
Les syndicalistes ont exprimé leur profonde inquiétude face à cette situation d’insécurité qui a tendance à dégénérer au lieu de s’améliorer. Ils lancent ainsi un cri d’alarme aux autorités concernées. Cette entrée sud, où des bandits règlent grand midi leur compte à coups de rafales, est devenue depuis quelques temps une zone dangereuse, affirme Changeux Méhu, président de l’Association des Propriétaires et Chauffeurs d’Haïti (APCH).
Même les détours vers les avenues de Bolosse (4e et 5e), ainsi que la route des Dalles (limite Maranatha) ne peuvent être suggérées aux chauffeurs qui tentent d’échapper aux embouteillages du Bicentenaire. Plusieurs braquages ont déjà eu lieu là-bas et dans d’autres zones avoisinantes, selon le syndicaliste.
Duclos Bénissoit, coordonnateur général du Mouvement unifié des transporteurs d’Haïtiens (MUTH), a rapporté que plusieurs conducteurs ont été blessés par balles. Un véhicule avec les passagers à bord a même été enlevé par des individus au niveau du portail de Léogâne. L’automobile a été retrouvée, après plusieurs semaines, au bord de mer (zone Bicentenaire), a-t-il poursuivi.
Les chauffeurs, craignant pour leur vie, ne commencent plus leur trafic dès 3 ou 4h du matin comme ils en avaient l’habitude, et sont donc obligés de démarrer leur journée d’activités un peu plus tard et de modifier leur parcours.
Certains ont évoqué, sur les ondes de radio Métropole mercredi matin, leur impossibilité d’honorer leurs dettes envers les banques et de rembourser les prêts contractés sur les mini bus. Quand les armes lourdes chantent, le trafic ralentit, l’affluence des usagers s’amenuise et les revenus baissent, regrettent-ils.
Boue, attaques armées, rues jonchées de fatras et routes crottées: voilà le lot quotidien des acteurs du transport en commun qui appellent les autorités à assumer leurs responsabilités.

La population de Bayonais s'offre un pont sans financement de l’État

Avec 17 millions de gourdes, la population de Ravine-à-Couleuvres, Bayonnais, troisième section communale des Gonaïves s’est offert un pont pour faciliter la communication avec plusieurs axes du département. Ce projet débuté en 2006 et achevé en 2019, n’a reçu aucun centime de l’État haïtien.
L’alternative à la « Combite » ou l’association n’est pas morte en Haïti. Ce pont construit avec les contributions de la population de la Ravine-à-couleuvre en est une preuve bien grande. Le projet a certes pris des années, mais la population a fini par inaugurer en date du 28 juin 2019 le pont reliant Bayonnais à plusieurs axes du département de l’Artibonite.
Dirigés par une équipe de l’association Ingénieurs sans frontières basée aux États-Unis, de concert avec l’Organisation de la force chrétienne de Bayonnais (OFCB), les travaux d’exécution du projet ont été réalisés en sept mois, grâce à notamment une cotisation de 25 gourdes par personne.
Actionnel Fleurisma, président de l’Organisation de la force chrétienne de Bayonnais (OFCB), dans une interview accordée à Le National, informe que quatre millions trois cent vingt mille neuf cent soixante-onze gourdes (4 320 971) gourdes, soit 26% de la somme totale, ont été collectées dans un premier temps.
Dans un second temps, d’autres personnalités qui ont des liens où des intérêts dans la localité, y compris des têtes de la diaspora, ont fait des dons allant jusqu’à douze millions cent quarante-six mille huit cent cinquante (12 146 850) gourdes, soit de 74 % de la somme totale.
Actionnel Fleurisma et Wallace Manassé se disent fiers de l’aboutissement d’un tel projet. «Sans un centime de l’État, expliquent-ils, la population de Bayonnais et quelques amis de l’étranger ont collecté 17 millions de gourdes pour la construction de ce pont qui permettra non seulement à la population de circuler librement mais aussi d’écouler ses produits en toute quiétude sur les marchés avoisinants même durant les saisons pluvieuses ».
Ce pont qui aujourd’hui donne accès à une seule voie, mesure 6,30m de large, 28m de long et 1,22 m de profondeur pour les tranchées, selon les informations fournies par l’Ingénieur Kénold Décimus. Le technicien informe que le pont repose sur 8 pieux dont 2 culées, 6 intermédiaires et un soubassement de 1,5 m, un radier de 30 cm avec 250 mètres cube de béton coulés sur la surface.
Par ailleurs, les leaders de la l’OFCB soulignent que 3 à 4 kilomètres de routes ont été construits en terre battue sous l’initiative de l’organisation, toujours dans l’idée de faciliter une meilleure circulation dans la zone.

Ils ont brûlé Kita Nago

Dans la soirée du 10 au 11 juillet 2019, des individus non identifiés ont mis le feu au bois Kita Nago, à Ouanaminthe (Nord-est d’Haïti), a appris la rédaction de Loop Haiti. 
Fin de parcours pour ce bout de bois symbolisant l’union, transporté, du 1er au 23 janvier 2013, sur plus de 700 kilomètres, par une foule d’hommes et de femmes volontaires depuis la commune des Irois (Grand-Anse) jusqu’à Ouanaminthe (Nord-est). Dans la soirée du 10 au 11 juillet 2019, six ans plus tard, Kita Nago a été incendié. Un acte condamné par des habitants de la zone.
C’était l’euphorie en janvier 2013. De nombreux articles de presse, des émissions et des réflexions ont été consacrés au symbolisme de Kita Nago, ce bois à travers lequel Harry Nicolas, dit Mèt Fèy Vèt, voulait montrer “la force de l’union”. “Bwa a” passait de ville en ville, jour et nuit, à chaque fois sur les dos de nouveaux volontaires, jusqu’à atteindre sa destination. Claude Bernard Sérant l’avait même présenté comme “le bois consolateur” dans un article dans le Nouvelliste.
Les auteurs de l’incendie de Kita Nago n’ont pas été identifiés. Mais certaines personnes profitent du moment pour rappeler que depuis l’installation de ce bois le 23 janvier 2013, dans la commune de Ouanaminthe, des groupes de croyants avaient toujours manifesté leur volonté de s’en débarrasser, vu que ce dernier, dans lequel croyaient bon nombres de riverains, représentait un symbole d’idolâtrie

Moïse en consultations pour la formation d’un nouveau gouvernement

« Le pays se trouve confronté à des moments difficiles depuis le renvoi, le 18 mars dernier de l’ancien Premier ministre Jean-Henry Céant par les députés. Il nous faut un gouvernement pour débloquer la situation. Et, de fait, j’ai engagé des consultations afin de doter le pays d’un nouveau gouvernement d’ici peu le Parlement haïtien a été consulté à cet effet », a indiqué le chef de l’Etat.
Le président de la République Jovenel Moïse a fait ses déclarations lors d’une « réception amicale » de trois des Grenadiers au Palais national, mardi 09 juillet 2019 pour saluer la performance de la sélection nationale dans la quinzième édition de la Gold Cup qui s’est tenu aux Etats-Unis d’Amérique, à Jamaïque et au Costa Rica.
Le locataire du Palais national s’est inspiré de l’œuvre remarquable des joueurs de l’équipe nationale pour lancer un énième appel au dialogue, le seul moyen selon lui, qui peut déboucher à une issue à la crise. « Lorsque nous, les Haïtiens, décidons de nous unir, nous pouvons faire des miracles » a sermonné le président en présence de Duckens Nazon, Steven Saba et Donald Guerrier.
« J’ai toujours fait la promotion du vivre-ensemble depuis le premier jour de ma campagne électorale jusqu’à mon ascension au pouvoir » a fait savoir Jovenel Moïse à qui il est reproché son incapacité à s’attabler avec les acteurs politiques en raison notamment de la surdité dont il a fait toujours fait preuve lors des tentatives de dialogue.
Rappelons par ailleurs que depuis la chute de Jean-Henry Céant, deuxième Premier ministre de Jovenel Moïse, ce dernier a du mal à former un nouveau gouvernement. Plusieurs tentatives d’organisation d’une séance de ratification de la déclaration de politique général de Jean Michel Lapin ont déjà échoué au Sénat de la République.

Et BélO reprend du service avec son 6e album "Motivasyon"

“Motivasyon” est le titre du 6e album de Jean Bélony Murat, connu sous le nom de BélO. Longtemps qu’on n’a pas entendu de ses nouvelles, l’artiste était donc en train de travailler sur son 6e bijou, un nouveau-né de son répertoire. Sorti le mercredi 10 juillet, cette nouvelle création du lauréat du Prix RFI Découvertes 2006 est sa façon à lui de redonner espoir à la jeunesse haïtienne.
Une production de Asan Studio et de Jael Auguste. Ce nouvel opus du chanteur, publié cinq ans après le Best of “BélO dizan”, renferme des récits relatant la vie de l’auteur. Ils sont répartis en dix titres. S’adressant aux jeunes particulièrement, c’est aussi une façon pour BélO de se mettre à nu à travers les morceaux qu’il propose.
“Il y a, par exemple, un titre sur lequel je parle de mon enfance, de mes origines, des moyens et surtout de la volonté de réaliser ce que j’ai pu construire” explique la star.
Durant son retrait de la scène, BélO ne s’est pas contenté de prendre du temps pour lui et de se consacrer à sa famille; l’auteur de “Jasmine” détient désormais son propre studio d’enregistrement et en fait profiter les jeunes avec du potentiel.
Disponible sur toutes les plateformes légales en ligne, Motivasyon est au prix de $10. Une tournée sera entreprise à partir du 18 juillet 2019 au Lincoln Center, aux Etats-Unis, où l’album sera présenté pour la première fois.
Aucune date n’est encore retenue pour une vente signature en Haïti mais l’artiste, empêché jusque-là par la situation socio-politique de sa terre natale, y pense sérieusement.

Twitter fonctionne à nouveau après avoir été touché par une panne

Twitter était en panne jeudi un peu partout dans le monde, le site affichant un message d’erreur depuis environ 19H00 GMT.
L’étendue de la panne n’était pas connue mais un rapide tour d’horizon auprès des bureaux régionaux de l’AFP en Amérique du nord, en Amérique du sud et en Europe montrait que l’accès au réseau était impossible.
“Nous enquêtons à l’heure actuelle sur les problèmes que rencontrent les gens pour se connecter à Twitter. Nous vous tiendrons informés de ce qui se passe ici”, a indiqué une porte-parole de Twitter.
“Un problème technique est survenu”, indique le message en français quand on tente d’accéder au réseau social. “Merci de l’avoir remarquée (sic). Nous allons la corriger pour un retour rapide à la normale”.
Ironie du sort, cette panne de Twitter intervient au moment même où Donald Trump — lui-même un usager avide du site — tient à la Maison Blanche un “sommet” visant à dénoncer la “malhonnêteté” des réseaux sociaux, coupables à ses yeux de collusion avec ses adversaires démocrates.

Brésil 2019 : les petits Grenadiers dans le groupe C avec la France

Le tirage au sort de la coupe du monde des moins de 17 ans a eu lieu ce matin à Zurich en présence de plusieurs hauts fonctionnaires de la FIFA. La sélection haïtienne se retrouve dans le groupe C en compagnie de la France, le chili et la Corée du Sud
Douze ans après leur première participation au mondiale U-17, les petits Grenadiers reviennent cette année parmi l’élite du football et vont se frotter avec les grands du 26 octobre au 17 Novembre 2019. Comme en 2007, la sélection haïtienne partage son groupe avec les Français qui ont la faveur des pronostics pour remporter le groupe C.
Toutefois, les hommes de Webbens Princime n’ont pas fait tout ce beau parcours pour se faire éliminer dès le premier tour. D’autant plus que les Grenadiers ont un compte à régler avec les Bleuets sur qui ils ont buté en phase de poule en 2017. En effet, Haïti avait inscrit un but que l’arbitre, Eddy Maillet avait décidé d’annuler. Avec ce but, les Grenadiers auraient remporté le match (2-1) et terminé le groupe avec 3 points.
Haïti débute la compétition contre la Corée du Sud le 27 octobre prochain avant d’affronter le Chili le 30 octobre pour finalement s’opposer contre la France le 2 novembre dans un match au parfum des revanches pour les Grenadiers.