Saturday, October 24, 2020
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« Team Madada », ce groupe qui veut déparier le vulgaire du Rabòday

By admin , in ACTUALITÉS , at February 19, 2020 Tags:

Depuis sa création, le Rabòday a toujours été vu comme sexiste et machiste. Un style réservé aux dégénérés pour faire uniquement l’éloge du vulgaire. Fondé le 15 février 2019 à la suite du succès du titre « Kote Plezi a Ye », « Team Madada » est cette formation musicale de tendance Rabòday qui ambitionne de donner une autre image à ce style qui, au-delà des critiques acerbes, arrive à se tailler une place de choix dans le patrimoine musical haïtien.

Le groupe est composé de six jeunes talentueux artistes très connus du milieu: Collason Fortune (Colmix), James Fortune (Mr Deng), Smithlove Louissaint (Lover Jay), Jerry Barthélemy (The Way), Ricardo Petit (Blanck-Do) et Jean Holaph Noël (NJ Man).

« Matelboom, M’pa gon goud, E chevew Manmi, Banm goute, tous ces tubes au rythme palpitant de cette révélation du Rabòday, ont cartonné tout au long de la période estivale de 2019. Dans les boîtes, les mordus de ce style devenu très populaire n’attendent que les sons de Team Madada.

James Fortune, l’interprète de Matelboom, est l’un des pionniers du Team. Membre du comité administratif, responsable de communication, il raconte que les débuts n’ont pas été faciles. Il explique que l’envie de casser les stéréotypes liés au Rabòday était et est encore la seule motivation de Team Madada, champion de Ayitimizik Festival cette année.

« Nous sommes venus vendre le bon côté du Rabòday. Nous ne sommes pas là pour dénigrer les femmes ni encourager la délinquance juvénile entre autres. Nous faisons un travail d’épuration dans nos produits tout en gardant le vibe entraînant que le public adore. C’est ce qui fait notre différence« , confie James Fortune qui pense que le Rabòday est très vendable à l’échelle internationale.

Cette année, Team Madada décide de faire l’expérience du carnaval. Sa meringue « Bese ba », très appréciée du public, tourne en boucle dans les médias. Dans les défilés pré-carnavalesques, au Cap-Haïtien et à Port-au-Prince, elle est comme un véritable hymne pour les disc-jockeys.

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