L’ Haïti du 19 mars 2020, état soumis et délinquant, sans budget et sans parlement, est loin d’avoir des nationalistes ressemblant aux hommes du 19 mars 1844. Les vrais patriotes et nationalistes.

Les dominicains s’en souviennent et affirment que « la République dominicaine continue depuis lors à jouir de sa pleine liberté sans interférence d’aucune puissance étrangère comme le voulait Juan Pablo Duarte, le 19 mars 1844 ».

Jeudi 19 mars 2020 ((rezonodwes.com))–

Pour parvenir à la proclamation de l’indépendance, la République Dominicaine a été le théâtre de différentes batailles, avant et après le 27 février 1844. L’une d’entre elles est celle du 19 mars 1844, mise en scène dans la province d’Azua.

Il s’agissait de la première grande action de guerre entre les troupes dominicaines et les forces d’invasion haïtiennes après l’indépendance nationale et qui visait à restaurer la domination d’Haiti interrompue à la chute de Boyer en 1843. Cette bataille a été menée par le président de l’époque, Charles Rivière Hérard.

Lorsque Charles Hérard réalisa le mouvement d’indépendance de 1844, il prépare son armée à combattre les Dominicains, quittant Port-au-Prince avec des troupes de 30 000 hommes répartis sur 10 000.

L’une sous le commandement du général Pierret qui prend les villes de Puerto Plata et de Santiago, l’autre sous celui d’Hérard qui se dirige vers Azua, et enfin celle de Neyba, sous le commandement du général Souffront.

Du côté dominicain, le général Pedro Santana était accompagné d’Antonio Duvergé, chargé de veiller sur les différents camps pendant la bataille.

Les troupes dominicaines sont positionnées en des points stratégiques de la ville d’Azua, composées de 2 500 soldats, parmi lesquels des bergers qui forment l’armée de Pedro Santana. Parmi les soldats se trouvaient de jeunes Azuans qui avaient été formés par Duvergé et Francisco Soñé. Pour combattre l’armée haïtienne, Santana a formé deux lignes composées de deux canons, l’une sous les ordres de Francisco Soñé, et l’autre sous ceux du lieutenant José del Carmen García.

Selon les archives historiques, la bataille a commencé vers 7h30 du matin, où les Dominicains ont vaincu les Haïtiens, bien que le nombre exact de morts dans les deux camps ne soit jamais connu. Ce que l’on sait, c’est que les Haïtiens ont été contraints de quitter le territoire dominicain et le président Soulouque allait tenter une deuxième campagne de l’Est en 1849.

Chaque 19 mars, les dominicains se souvient de ces hommes qui, affirment-ils, ont combattu avec leur propre vie pour que la République dominicaine puisse continuer à jouir de sa pleine liberté sans interférence d’aucune puissance étrangère comme le voulait Juan Pablo Duarte.

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