Le caïd Izo qui s’est entretenu plusieurs fois au téléphone avec le premier-ministre de facto, Joseph Jouthe, a rapporté avoir été informé de la menace de Me. Lucmane Délile par le biais des citoyens de Village de Dieu. « Nous n’avons aucun autre endroit pour y demeurer, nous ne bougerons pas d’ici, nous restons avec toi » se sont ainsi exprimés des habitants de Village de Dieu, selon Izo, ajoutant que l’administration de Jovenel Moise n’a encore rien acheminé dans la zone dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus.

baz Pilat resevwa minisyon nan men la polis dirèkteman, dapre bandi Izo nan yon entèvyou kap sikile sou rezo sosyal yo

Samedi 25 avril 2020 ((rezonodwes.com))–L’Office de protection des citoyens (OPC) a exprimé samedi ses plus vives préoccupations face à l’ultimatum de 72 heures donné par le gouvernement de facto aux habitants du quartier du Village de Dieu de quitter la zone.

La veille, le ministre de fait de la Justice et de la Sécurité publique, Lucmane Délile, a déclaré lors d’une conférence de presse en présente de M. Jouthe, que les habitants de cette banlieue de Port-au-Prince, doivent quitter les lieux, sinon « le gouvernement ne sera pas responsable de ce qui leur arrivera« , a-t-il déclaré.

Sans avancer dans les détails, Me. Délile a suggéré une opération dans la zone contrôlée par les gangs pour débarrasser le quartier des gangs.

Reprenant en partie un des textes de Rezo Nòdwès sur la situation fragile des habitants de Village de Dieu, l’OPC a averti que jusqu’à présent, « le gouvernement n’a pas offert de solution ou d’alternative aux milliers de familles vivant dans la commune, les conditions de vie se détériorant encore plus au milieu de la crise sanitaire actuelle« .

Par ailleurs, le chef Izo, dans un rare entretien accordé à Giovani Michel de Satellite Info Plus, a indiqué que la PNH et l’administration de Jovenel Moise « comptent se servir des bandits de « gang Pilat » pour venir affronter Village de Dieu, à bord des blindés de la PNH« . Izo a également révélé que les autorités envoient souvent des policiers « fournir des munitions aux hommes de baz Pilat ».

Comment les familles vivant au Village de Dieu, une zone totalement contrôlée par des bandits hors la loi, peuvent-elles partir en toute sécurité en 72 heures sans passer par les yeux de ces hommes qui opèrent à l’aveuglette ? N’est-ce pas une façon de les exposer à la fureur des hommes armés », a demandé l’organisation dans un communiqué publié samedi.

Ces dernières années, soulignons-le, ces groupes armés pour la plupart à la solde du pouvoir, dénonce-t-on, ont pris le contrôle de nombreux quartiers de la région métropolitaine, empêchant l’entrée des forces de sécurité, tout en semant la terreur dans la communauté, avec une augmentation des décès, des enlèvements, des vols, viols et d’autres crimes.

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