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  • Assassinat de Me Monferrier Dorval : le barreau de Port-au-Prince annonce une marche

    Assassinat de Me Monferrier Dorval : le barreau de Port-au-Prince annonce une marche

    Le Barreau de Port-au-Prince annonce, ce mardi dans une note de presse, une marche pour le 3 septembre 2020 pour protester contre l’assassinat du bâtonnier.

    Le secteur universitaire,  le secteur des professions  libérales, les organisations de défense des  droits humains, les organisations de la société civile, la population en général, tout le monde est invité à prendre part à cette marche qui démarrera à 9h am devant le cabinet de Me Monferrier Dorval( sise à la rue rivière) pour terminer à midi au siège de la cour de cassation.

    Cette marche figure parmi les mesures adoptées par l’assemblée générale des avocats de Port-au-prince, reunie en session extraordinaire, le 31 août, pour protester contre l’assassinat du bâtonnier.

    Entre autres mesures, le barreau a décidé de ne pas prendre part aux cérémonies d’hommage au bâtonnier organisées par l’exécutif et d’observer un arrêt complet de toutes prestations judiciaires jusqu’aux obsèques du bâtonnier.

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    Des étudiants dénoncent l’assassinat de Me Monferrier Dorval et réclament justice

  • Des étudiants dénoncent l’assassinat de Me Monferrier Dorval et réclament justice

    Des étudiants dénoncent l’assassinat de Me Monferrier Dorval et réclament justice

    Des étudiants dénoncent l’assassinat de Me Monferrier Dorval et réclament justice

    Des pneus enflammés, Des routes barricadées, une situation de tension a régné dans les parages de la Faculté de Droit et des sciences économiques, dans la matinée du 1er septembre 2020. Pour leur deuxième journée  de mobilisation, les etudiants affichent leur détermination à dénoncer l’insécurité et l’impunité qui gangrènent le pays. Ils entendent poursuivre la mobilisation jusqu’à ce que justice soit rendue à Maitre Dorval.

    Des étudiants dénoncent l'assassinat de Me Monferrier Dorval et réclament justice

    Des étudiants de l’université d’Etat d’Haïti ( UEH) notamment  de la faculté de droit et des sciences économiques, indignés par l’assassinat de Me Monferrier Dorval, ont foulé le macadam, dans la matinée  du 1er septembre 2020, munis de pancartes et de photos du feu bâtonnier, pour exiger que justice soit rendue. ” Si à quelques mètres de chez le Président, des malfrats arrivent à  commettre un tel crime, quel sort est réservé à nous autres étudiants qui habitent dans les quartiers populaires”, s’inquiète un étudiant de la FDSE.

    Ils condamnent aussi les actes de violences et de terreur survenus à Bel Air, le 31 août 2020. C’est une autre preuve que l’insécurité continue de gagner du terrain, et personne n’est à l’abri. Et il n’est pas question pour ces étudiants de se taire. L’insécurité touche tout le monde, d’une façon ou d’une autre.

    Selon certains étudiants, les  trois journées de deuil national décrétées par le Président Jovenel Moïse ne mettront fin ni à l’insécurité ni à l’impunité dans le pays. Ils exhortent donc le chef de l’Etat à prendre les décisions qui s’imposent afin de freiner l’insécurité et rendre justice aux parents des victimes.

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    L’assassinat de Me Dorval envoie un message terrifiant estime la FJKL, le MTVAyiti en colère

  • L’assassinat de Me Dorval envoie un message terrifiant estime la FJKL, le MTVAyiti en colère

    L’assassinat de Me Dorval envoie un message terrifiant estime la FJKL, le MTVAyiti en colère

    La Fondasyon Je Klere et le MTVAyiti dénoncent eux aussi l’assassinat odieux du Bâtonnier Monferrier Dorval le 28 août dernier.

    Port-au-Prince, Haïti.- 4 jours après l’assassinat spectaculaire du Bâtonnier de l’Ordre des Avocats de Port-au-Prince, maître Monferrier Dorval, le crime odieux continue de soulever consternation, émoi, indignation et colère des secteurs ou personnalités de la société civile.

    C’est au tour de la Fondasyon Je Klere de réagir pour dénoncer un crime porteur d’un message terrifiant.

    Selon l’organisation de promotion et de défense des droits humains, les assassins du juriste et professeur Monferrier Dorval veulent faire passer un message sans toutefois élaborer davantage autour de cette assertion.

    « La Fondasyon Je Klere (FJKL) a appris avec consternation et indignation la nouvelle de l’assassinat à son domicile du bâtonnier de l’Ordre des avocats du barreau de Port-au-Prince ; le très respecté professeur de droit constitutionnel, Me Monferrier DORVAL. Cet assassinat est survenu dans la soirée du vendredi 28 août 2020, dans le quartier résidentiel du Président de la République, le quartier hautement sécurisé de Pèlerin 5. La FJKL juge terrifiant le message que veulent faire passer les assassins de Me DORVAL. » écrit la FJKL dans cette note datée du mardi 1er septembre signée par son président, l’avocat et ancien sénateur Samuel Madistin.

    De l’avis de la Fondasyon Je Klere, l’assassinat du Bâtonnier Monferrier Dorval participe d’une stratégie visant à museler les avocats et les empêcher d’exercer librement leur profession pour la défense de la justice et de la vérité.

    Cette attaque vise à museler les avocats et les empêcher d’exercer librement leur profession pour la défense de la justice et de la liberté. Cette attaque vise à intimider les défenseurs des droits humains, les travailleurs de la presse, les organisations féministes, paysannes, les jeunes, ceux et celles qui portent la parole critique et la parole libre s’insurge la FJKL qui dit souhaiter que l’assassinat de Me Monferrier Dorval soit l’exemple à ne pas reproduire dans la société haïtienne.

    Le Mouvman Twazyèm Vwa-Ayiti en colère

    Le MTVAyiti n’a pas caché sa colère en dénonçant l’assassinat par balles de l’éminent juriste Monferrier Dorval.Le parti politique MTVAyiti a estimé, dans une note en date du lundi 31 août 2020, qui porte la signature de son président Pierre Réginald Boulos et son secrétaire général , que le seul centre d’intérêt du président Jovenel Moïse est de planifier des élections frauduleuses alors que le pays est à la merci des gangs armés qui terrorisent la population et endeuillent les familles haïtiennes.

    Le MTVAyiti appelle la population à se soulever en vue de faire obstacle à ce train de la mort au service d’un pouvoir en déni avec la réalité. La structure politique invite également les pays qui se disent « amis » d’Haïti à écouter la voix d’un peuple qui crie son ras-le-bol.

    En savoir plus :

    Assassinat du Bâtonnier Dorval : un coup dur pour la démocratie selon Joseph Domingue Orgella

  • Insécurité : Arios Jean Charles dénonce “l’incompétence” du CSPN

    Insécurité : Arios Jean Charles dénonce “l’incompétence” du CSPN

    Réagissant à l’assassinat, vendredi soir, du bâtonnier de l’Ordre des avocats de Port-au-Prince, Me Monferrier Dorval, M. Jean Charles se questionne sur les mesures de sécurité mises en place à Pèlerin 5, zone de résidence du président de la République.

    “Nous constatons que le Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) n’a pas de chef”, a dit Arios Jean Charles, comme pour pointer du doigt l’incompétence du Premier ministre, Joseph Jouthe.

    D’un autre côté, Arios Jean Charles se demande pourquoi les autorités n’adoptent pas les mesures nécessaires visant à freiner les actions des bandits.

    “Quel est le rôle du chef du CSPN, du ministre de la Justice, du ministre de l’Intérieur? S’ils sont incapables de donner des résultats, pourquoi sont-ils encore en poste?”, se demande le porte-parole de Bouclier.

    “Nous demandons à Jovenel Moïse, élu par le peuple, de garantir la sécurité des citoyens”, a ajouté M. Jean Charles, rappelant que l’insécurité fait rage dans plusieurs départements du pays.

    Arios Jean Charles a lancé un cri d’alarme en faveur des habitants de l’Artibonite qui n’en peuvent plus.

    “Où sont les responsables de sécurité du département”, se demande le responsable politique, invitant les hauts gradés de la Police de l’Artibonite à répondre à leur mission.

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  • Haïti, une véritable hécatombe

    Haïti, une véritable hécatombe

    Mardi 1er septembre 2020 ((rezonodwes.com))– Le droit à la vie est un droit sacré devant inspirer crainte et respect absolu. Il doit être le premier des droits fondamentaux le plus garanti et protégé. Le droit à la vie est aussi le droit de ne pas être assassiné.

    Dans son article 19, la Constitution de 1987 (version amendée) on peut lire ceci : «  l’État a l’impérieuse obligation de garantir le droit à la vie, à la santé, au respect de la personne humaine, à tous les citoyens sans distinction, conformément à la déclaration universelle des droits de l’homme ». Mais, que fait l’État face à cette obligation ?

    Depuis le début de l’année en cours, une peur bleue s’installe au sein de la population. Le sang des compatriotes ne cesse de répandre tribord et bâbord à travers le pays. Chaque jour, chaque heure un concitoyen est tombé sous les balles assassines. Rien n’est dit. Rien n’est fait. Malgré tout, nous adoptons une attitude je-m’en-foutiste.

    La machine mortifère ne compte pas chômer. Nous sommes tous sur la liste. Si Me Monferrier DORVAL n’est pas épargné, qui sera épargné ? Et, qui peut penser qu’il sera épargné si ce n’est lui qui manipule cette machine qui fait couler autant de sang.

    Nombreux sont ceux qui croient que dans une telle atmosphère Dieu les épargnera. Ogou feray les protègera. Leurs anges gardiens leur assisteront. Leurs talismans leur rendront invincibles. Ils gardent leur sang-froid face à une véritable hécatombe.

    Le vase est saturé. Il a déjà trop débordé. Il doit être renversé. Les bornes sont longtemps dépassées. Trop de limites sont franchies. Se twòp atò. La déconstruction de cette machine infernale est possible. Déconstruisons-la pour notre bonheur !

    Marius MARECHAL
    Tél. : (509) 38 00 4198
    E-mail :marechalmarius365@gmail.com

  • Venezuela: Maduro gracie plus d’une centaine d’opposants

    Venezuela: Maduro gracie plus d’une centaine d’opposants

    mardi 1er septembre 2020 ((rezonodwes.com))– Le président vénézuélien Nicolas Maduro a gracié plus de cent opposants, dont des députés et des collaborateurs du chef de file de l’opposition Juan Guaido, « dans le but de promouvoir la réconciliation nationale », à trois mois de législatives que l’opposition appelle à boycotter.

    Le gouvernement utilise ces grâces « comme monnaie d’échange » pour « légitimer une farce », c’est-à-dire les élections législatives du 6 décembre que l’opposition compte boycotter, a réagi M. Guaido. « On ne gracie pas des innocents ni ceux qui ont une immunité ».

    « Une grâce présidentielle est accordée aux citoyens mentionnés ci-dessous », avait un peu plus tôt déclaré le ministre de la Communication Jorge Rodriguez, en lisant une liste de noms lors d’une conférence de presse diffusée par la télévision d’Etat. Dans cette liste longue de 110 noms figurent des opposants détenus. D’autres sont en liberté ou en exil.

    Venezuela: Roberto Marrero, ancien chef de cabinet de Guaido, libéréLa figure la plus emblématique de cette liste est Roberto Marrero, bras droit et chef de cabinet de Juan Guaido. Il avait été arrêté pour « terrorisme » et incarcéré en mars 2019, deux mois après que M. Guaido s’est déclaré président par intérim du Venezuela, en janvier de cette année-là.

    M. Marrero a été libéré lundi soir, ainsi que d’autres opposants tels les parlementaires Gilber Caro et Renzo Prieto, farouchement anti-Maduro, ou l’avocate Antonia Turbay.

    Depuis janvier 2019, Juan Guaido, que près de soixante pays dont les Etats-Unis reconnaissent comme chef d’Etat par intérim, tente d’évincer Nicolas Maduro du pouvoir. Il estime que le président socialiste, qui jouit du soutien de Cuba, de la Chine et de la Russie, est un « usurpateur » après sa réélection « frauduleuse » lors de la présidentielle de 2018.

    Juan Guaido ne figure pas parmi les personnes graciées. La justice vénézuélienne, que l’opposition accuse d’être aux ordres du pouvoir, le poursuit dans plus d’une demi-douzaine d’affaires. Il est notamment accusé d’avoir voulu renverser Nicolas Maduro lors d’un appel au soulèvement de l’armée — resté sans effet — le 30 avril 2019, mais il est libre de ses mouvements à l’heure actuelle.

    Certains opposants graciés ont été condamnés ou font l’objet de poursuites sans pour autant être incarcérés. C’est le cas par exemple de Henry Ramos Allup, une figure de l’opposition. D’autres sont en exil, comme le député Luis Florido. 

    Freddy Guevara, qui appartient à Voluntad Popular (Volonté populaire), le parti de Juan Guaido, est, lui, réfugié dans l’ambassade du Chili à Caracas depuis novembre 2017. Il avait été à la pointe des manifestations anti-gouvernementales organisées cette année-là, où plus de 125 personnes avaient été tuées.

    – Maduro en quête de « légitimité » –

    L’annonce de la grâce présidentielle intervient trois mois avant les élections législatives du 6 décembre que Juan Guaido ainsi qu’une trentaine de partis d’opposition comptent boycotter. Ils jugent que leur organisation par les autorités chavistes est « frauduleuse ».

    Côté gouvernemental, M. Maduro a affirmé dimanche qu’il comptait appuyer des mesures qui mènent le Venezuela à un « dialogue profond » et à la « réconciliation » avant le scrutin. 

    Mais, juge l’analyste Felix Seijas de l’institut de sondages Delphos, la grâce qu’il vient d’accorder a « comme tout premier objectif la légitimation » des élections.

    L’idée étant que les « poids lourds de l’opposition » qui ont appelé à leur boycott soient finalement prêts à y « participer ».

    Le facteur externe a aussi joué un rôle, note l’avocat Rafael Alvarez Loscher, directeur du cabinet juridique IURISCORP. Le Venezuela a besoin d’ »oxygène » et de « rétablir des ponts » avec la communauté internationale.

    Face aux sanctions de plus en plus draconiennes, des Etats-Unis, notamment, Nicolas Maduro « a besoin de capitaux, de contrats avec des organismes internationaux, de prêts et de restructurer la dette », souligne M. Alvarez Loscher. « Le Venezuela a besoin d’argent », dit-il. D’où une « légitimité de façade » qui découlerait de la grâce présidentielle.

    Outre la crise politique, le Venezuela traverse la pire crise économique de son histoire récente. L’hyperinflation a dépassé les 9.000% l’an dernier et les pénuries d’essence et de médicaments sont récurrentes.

    Et la communauté médicale est très préoccupée par les effets de la pandémie due au coronavirus dans ce pays de 30 millions d’habitants dont le système de santé est à genoux. Officiellement, près de 46.000 cas de Covid-19 ont été recensés et 381 décès liés à la maladie, mais l’opposition et des ONG comme Human Rights Watch mettent ces chiffres en doute.

    mbj-gde-atm/ybl/ob

  • « Avocats sans frontières Canada » dénonce l’assassinat du bâtonnier Monferrier Dorval

    « Avocats sans frontières Canada » dénonce l’assassinat du bâtonnier Monferrier Dorval

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

     »Avocats sans frontières Canada » dénonce l’assassinat du bâtonnier de l’Ordre des avocats de Port-au-Prince et demande une enquête indépendante

    Port-au-Prince,   mardi 1er septembre 2020 ((rezonodwes.com))– Avocats   sans   frontières   Canada   (ASFC)   est profondément choquée et attristée par l’assassinat, le vendredi 28 août, du Bâtonnier de l’Ordre des avocats de Port-au-Prince, Maître Monferrier Dorval.

    « Avocats sans frontières dénonce avec vigueur l’assassinat du bâtonnier Dorval. Bien que les circonstances de ce crime doivent encore être élucidées, il s’agit d’une attaque d’une extrême gravité perpétrée contre le plus haut représentant d’une institution clé pour la justice haïtienne. Nous appelons l’État haïtien à ouvrir sans délai une enquête pour élucider  les  circonstances  de  ce  crime,  identifier  les  responsables  et  les  traduire  en justice », a affirmé maître Pascal Paradis, directeur général d’ASFC.

    Partenaire d’ASFC dans le cadre d’une coopération entre le Barreau de Port-au-Prince, ASFC et l’École du Barreau du Québec visant à la formation continue des avocat.e.s et le renforcement des capacités de jeunes avocat.e.s en matière d’éthique et de déontologie, Me Dorval était une figure de proue de la communauté juridique haïtienne. « Le Bâtonnier était une personne de conviction et engagée dans la défense de l’État de droit et de la justice  en  Haïti.  Cet  assassinat  constitue  aussi  une  attaque  contre  les  valeurs  qu’il  a toujours défendues », rappelle le chef de mission d’ASFC, Me Appolinaire Fotso.

    Comme le soulignait Maître Dorval lui-même dans son discours inaugural, « le premier élément de l’État de droit fondé sur les droits fondamentaux est le droit à la vie. Le Barreau ne saurait admettre que le droit à la vie soit ôté aux avocats, aux avocates et aux citoyens en général. ». Les autorités haïtiennes doivent quant à elles protéger les avocats menacés dans l’exercice de leurs fonctions comme l’indiquent les Principes de base relatifs au rôle du Barreau de l’ONU.

    Depuis plusieurs années, la population et les organisations de droits humains ne cessent de  dénoncer  des  cas  de  violations  graves  de  droits  humains  qui  restent,  jusque-là, impunis.  Parce  que  l’impunité  alimente  l’insécurité,  ASFC  exhorte  l’État  haïtien  à  tout mettre en œuvre pour combattre l’impunité sous toutes ses formes et assurer la sécurité de la population, conformément à ses obligations nationales et internationales.

    ASFC présente ses sincères condoléances aux proches, ami.e.s, confrères, consœurs et collègues de Me Dorval pour cette perte tragique, et invite les membres de la communauté juridique   à   lui   rendre   hommage   en   poursuivant   son   engagement   en   faveur   du renforcement de l’État de droit en Haïti.

    Contact :

    En Haïti : Taïna NOSTER

    Au Canada : Martin LANOUETTE

  • Haïti : une alternative citoyenne pour un gouvernement de transition

    Haïti : une alternative citoyenne pour un gouvernement de transition

    A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles !

    Par Sergo Alexis

    Mardi 1er septembre 2020 ((rezonodwes.com))– La Conférence nationale, sous la bannière de la société civile, des organisations politiques, du secteur privé des affaires et de l’Eglise, telle que celle proposée en 2004, a montré ses limites. D’ailleurs, une fois Aristide renversé, personne n’a plus parlé de conférence nationale. Le renversement du régime Lavalas n’aura pas permis aux détracteurs de faire la rupture avec les dysfonctionnements politiques. Pire, ils se sont aggravés.

    Pour renverser le président Jean Bertrand Aristide en porte-à-faux avec les institutions financières internationales et le secteur privé des affaires, la Convergence démocratique et le Collectif Non mettaient en avant le projet d’un nouveau contrat social pour la nation, lequel n’a jamais vu le jour. En 2011, les mêmes leaders politiques et économiques des années 2003/2004 ont facilité directement ou indirectement le régime « politique » PHTK à la tête du pays. Présentement, presque les mêmes constatent que la situation est beaucoup plus préoccupante qu’elle ne l’était sous le gouvernement d’Aristide.

    Aujourd’hui, les bourreaux et les victimes de 2004 s’unissent peut-être pour un « nouveau contrat social » ; en tout cas pour une refondation de l’État. Pourrait-on utiliser du vieux pour refaire du neuf ? Difficile et même très compliqué, mais pas impossible, si chacun pense à l’unité de la nation en dehors de toutes ambitions individuelles. Néanmoins, même avec la volonté de bien faire, cela nécessite énormément d’intelligence.

    D’autant plus que beaucoup de leaders politiques qui soutiennent cette transition gen yon grenn zanno kay ôfèv. De ce fait, il serait sans doute plus judicieux que ces mouvements pour la rupture avec le statu quo et la refondation de l’État adoptent une démarche citoyenne et laïque et que les entités qui étaient devant la scène en 2004, soient au second plan afin de convaincre l’opinion publique nationale du bien fondé du projet.

    Comment organiser la pré-transition

    Même si la très grande majorité de la population constate l’échec du régime PHTK, à mon humble avis, on ne prend pas les bonnes mesures pour parvenir aux objectifs fixés qui sont de renverser Jovenel Moise et mettre en place un gouvernement de transition. Car on devrait d’abord commencer par la conférence citoyenne pour accoucher d’une feuille de route pour un gouvernement de transition en incluant ou pas la démission de M. Moise. Le plus important, ce n’est pas la démission de ce monsieur avant la fin de son mandat, mais la bonne formule pour une transition efficace et réussie. D’ailleurs, d’après ce que j’ai lu dans la presse, on est loin d’être sortir de l’auberge : « Ne voulant pas mettre les charrues avant les bœufs, Lyonel Trouillot n’était pas en mesure de dire si ce sont des structures de l’opposition qui prendront les rênes de la transition dans l’éventualité d’un départ du chef de l’Etat, Jovenel Moise. » ; parce que justement, un gouvernement provisoire devrait comporter le moins de dirigeants possible des organisations politiques.

    La conférence citoyenne que je soutiens devrait être composée de personnalités de l’intelligentsia haïtienne (une dizaine) vivant en Haïti comprenant entre autres un représentant du mouvement petrochallengers, un représentant de la jeunesse, dont quelques-uns venant de l’extérieur (trois maximum Canada, France, USA) connus pour leurs prises de position en faveur d’un Etat de droit en Haïti ; et qui n’ont rien à se reprocher au niveau de l’ éthique et de la morale. Certains de ces personnages, s’ils l’acceptent pourraient intégrer le Conseil électoral permanent qui depuis 33 ans attend sa création. A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles, cela suppose que pour apporter des solutions en faveur de la nation, que l’on devrait accepter de mettre la Constitution en veilleuse durant la période de transition.

    Demander le départ de Jovenel Moise avant la conférence nationale qui, en toute logique, devrait produire la feuille de route pour le gouvernement de transition, c’est aussi mettre la charrue avant les bœufs. Et l’on risque de tomber une fois de plus dans un autre « ôte-toi que je m’y mette ». Mais si l’on tient à respecter le mieux possible la Constitution en choisissant un juge de la Cour de cassation comme président par intérim, une personnalité issue des Haïtiens expatriés, sans accointance particulière avec la classe politique et le secteur privé des affaires serait le Premier ministre idéal. Mais à défaut, Steven Benoit me paraît le politique le plus consensuel pour occuper cette fonction. Pour éviter tout soupçon de conflit d’intérêts, aucun membre du gouvernement de transition ne pourra, pour une question de confiance à la population, se présenter à un poste électif aux échéances électorales même s’il n’est plus ministre au moment de l’inscription des candidatures au CEP.

    Les priorités du gouvernement de transition

    Les têtes d’affiches de la tenue de la conférence nationale sont nombreuses ces récentes années, si bien que celle-ci aurait tendance à devenir un cliché. Une formule présentée par divers leaders politiques sans qu’ils n’aient pour autant une vision concrète des procédures, des participants ou des points de discussion pour sa réalisation.

    Le premier acte politique fort à accomplir par ce gouvernement de transition démocratique serait d’établir les cadres juridiques et techniques et les moyens humains et financiers pour que le procès PetroCaribe débute dans les meilleures conditions souhaitées. Les trois juges pressentis comme présidents provisoires, ou les deux autres qui ne seront pas choisis comme présidents pourraient intégrer l’Exécutif, l’un en tant que ministre de la Justice et l’autre en tant que conseiller spécial du Premier ministre ou chef de cabinet du ministre de la Justice.

    Ce gouvernement mettra enfin en place le Conseil électoral permanent. Il serait souhaitable que certains membres de la conférence citoyenne ou de la Commission de facilitation qui ne sont membres d’aucune organisation politique fassent partie du Conseil électoral permanent. Un ministre du gouvernement de transition ne pourra en aucune manière devenir ministre du président élu après la transition. Pour assurer une réelle transition démocratique, un gouvernement dont aucun membre n’a d’ambition politique immédiate est le plus apte à organiser le Conseil électoral permanent.

    Il est souhaitable que ce gouvernement de transition fasse les réformes nécessaires dans la Constitution de 1987 pour résoudre en priorité la problématique des crises électorales, de la nomination du Premier ministre et de redéfinir les droits des Haïtiens vivant à l’étranger aux processus des élections mais aussi de définir les droits et les devoirs de ceux qui ont une autre nationalité autre que la nationalité haïtienne.

    Ce gouvernement même en n’étant que de transition devrait créer un ministère de la Fonction publique avec pour mission l’évaluation des moyens à utiliser pour commencer les réformes à opérer dans l’administration. Ses objectifs seraient de réduire les privilèges et la corruption au sein de l’Etat : justice, Palais présidentiel, Parlement, ministères, institutions publiques, services douaniers, etc. de façon à permettre au ministère des Finances de mettre de l’ordre dans les recettes fiscales. L’Etat a besoin d’argent pour réduire à court terme le coût élevé de la vie qui touche en premier les masses défavorisées. Mais aussi de l’argent pour organiser les élections à venir afin d’éviter que ce soit le Blan qui les finance.

    La mobilisation populaire et une communication massive sur le plan international, afin d’informer les citoyens du monde de la situation catastrophique du pays, sont les seules armes solides dont nous disposons pour équilibrer les rapports de force. Pour l’instant, seule la presse écrite internationale divulgue des informations sur la corruption et la dilapidation des fonds PetroCaribe.

    Et malgré tout, je ne pense pas que le pouvoir laissera faire sans réagir. Il faut se préparer à une intensification de la violence de sa part. D’ailleurs, l’assassinat du bâtonnier de Port-au-Prince n’est que le début des assassinats ciblés. On ne doit pas perdre de l’espoir pour un changement de régime ; car en aucune manière, le régime PHTK ne pourra résister à la mobilisation de peuple haïtien. Ce qu’il faut craindre, c’est le manque de pensée de la classe politique et des citoyens petrochallengers qui aspirent à changer le système !

  • Haïti – Au moins 20 morts enregistrés lors d’une opération meurtrière des gangs pro-pouvoir sur les habitants à Bel’Air, les victimes passent la nuit au Champ-de-Mars

    Haïti – Au moins 20 morts enregistrés lors d’une opération meurtrière des gangs pro-pouvoir sur les habitants à Bel’Air, les victimes passent la nuit au Champ-de-Mars

    Selon des témoins, la police qui agit selon les ordres reçus du Palais national, n’est pas intervenue pour bloquer une opération meurtrière des gangs G9 lundi soir à Bel Air, alors que de nombreuses familles prévoient de passer la nuit devant leur domicile par crainte de représailles.

    Mardi 1er septembre 2020 ((rezonodwes.com))–Des violentes incursions des gangs armés pro-pouvoir PHTK dans la zone de Bel Air, ont contraint lundi soir les habitants à fuir leurs maisons et à se réfugier sur le Champs de Mars, non loin du Palais National d’où viennent, selon Me. Reynold Georges, des ordres passés à des chefs de gangs.

    Les gangs ont incendié plusieurs maisons et les victimes ont perdu la vie dans les tirs croisés. Une marée humaine a envahi les environs du Palais national et a appelé à l’aide la police n’agissant qu’aux ordres de l’apprenti-dictateur.

    Selon plusieurs médias, au moins 20 personnes ont été tuées dans ce qui serait un autre massacre dans un quartier défavorisé de Port-au-Prince, moins de 48 heures après l’assassinat d’un éminent homme de loi haitien, Dr. Monferrier Dorval.

    Les réfugiés ont accusé Jimmy Chérisier, dit Barbecue, et chef présumé du gang Delmas 6, allié du pouvoir, d’avoir commis ces crimes. D’autres pointent du doigt la récente fédération des gangs G-9, dont le président Jovenel Moise est également accusé d’être le chef suprême et effectif.

  • 1er septembre 1985: anniversaire de naissance d’Etzer Emile

    1er septembre 1985: anniversaire de naissance d’Etzer Emile

    “Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir”, disait Aimé Césaire.  Voici l’éphéméride du 1er Septembre 2020.

    1er septembre 1985: anniversaire de naissance d’Etzer Emile, Économiste , écrivain et PDG Haïti Efficace. Etzer Emile est aussi un influenceur très actif sur les réseaux sociaux.

    1er septembre 1842. Fondation aux Cayes de la “Société des Droits de l’Homme et du Citoyen”

    Ayant pour président Hérard Dumesle, cette société, malgré son nom se présentait plutôt comme un parti d’opposition au gouvernement du président Jean Pierre Boyer. Ses membres, par cet outil politique, préparaient l’après-Boyer. En effet, leur acte de naissance porte la résolution suivante:

    “II sera proclamé un gouvernement provisoire, composé des notabilités tant dans la magistrature que dans l’armée et qui sont les citoyens Imbert, Bonnet, Borgella, Voltaire et Guerrier. Les haïtiens comptent sur le patriotisme de ces grands citoyens, qui ont si souvent donné des preuves de leur dévouement quand il s’est agi du bien public pour accepter la haute mission qui leur est déférée par tous les cœurs. Le gouvernement provisoire constitué, l’autorité du pouvoir exécutif ainsi que celle du sénat et de la chambre des représentants des communes, cesseront.”

    Le saviez vous ?

    Il existe un lézard nommé « Lézard Jésus-Christ » en raison de sa capacité à courir sur l’eau !

    Le Basiliscus, communément appelé basilic ou lézard Jésus-Christ, est un genre de lézards corytophanides qui sont endémiques de l’Amérique centrale et du sud du Mexique.

    Il y a un lézard nommé “Lézard Jésus-Christ” en raison de sa capacité à courir sur l’eau !
    Le lézard Jésus-Christ est appelé ainsi en raison de sa capacité à courir sur l’eau sur des distances importantes avant de couler pour continuer à nager.

    Les lézards Jésus-Christ peuvent courir à une vitesse de 1,5 mètre par seconde pendant environ 4,5 mètres en raison de leur poids qui ne dépasse pas en moyenne 90 g.

    Pensée du jour

    Seuls ceux qui prennent le risque d’échouer spectaculairement réussiront brillamment. Robert Kennedy

    En savoir plus :

    Météo Haïti: les prévisions pour ce Mardi 1er Septembre 2020

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