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  • Haïti-Élections : les États-Unis veulent des législatives au plus vite, avec un CEP inclusif

    Haïti-Élections : les États-Unis veulent des législatives au plus vite, avec un CEP inclusif

    Le processus a trop duré ! Mike Pompeo, secrétaire d’Etat américain, l’a dit au président de la République, Jovenel Moïse, lors d’une rencontre tenue dimanche, en marge de l’investiture du nouveau chef d’État dominicain, Luis Abinader.

    “Il est essentiel qu’Haïti programme ses élections législatives, forme un CEP inclusif et renforce l’état de droit et le soutien aux droits humains. Ce sont les clés du processus démocratique”, a écrit le chef de la diplomatie américaine, dans un tweet.

    Entre-temps, le contexte socio-politique actuel se montre de plus en plus corsé. En plus des conséquences de la pandémie de Covid-19, la désignation des représentants des secteurs au CEP et la volonté des acteurs à emboiter le pas dans le processus font défaut au pouvoir en place.

    Rappelons que le locataire du palais national avait dit constater la caducité du Parlement depuis le 13 janvier 2020, dans un tweet peu après minuit. Depuis, l’Executif concentre presque tous les pouvoirs entre ses mains.

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  • Les démocrates se rassemblent (en ligne) pour désigner Biden face à Trump

    Les démocrates se rassemblent (en ligne) pour désigner Biden face à Trump

    par Elodie CUZIN

    Progressistes et modérés, les démocrates veulent présenter un front uni lors d’une convention virtuelle inédite qui s’ouvre lundi, pour lancer officiellement la candidature de Joe Biden à la Maison Blanche contre Donald Trump, accusé de vouloir détruire la poste américaine à des fins électorales.

    Affirmant que le républicain cherchait à « saboter l’élection », la présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a annoncé dimanche la tenue d’une séance extraordinaire cette semaine afin d’approuver une loi qui empêcherait tout changement dans les opérations de la poste.

    Le vote par courrier, utilisé depuis des années aux Etats-Unis, doit être plus largement déployé pour l’élection présidentielle du 3 novembre en raison de la pandémie de Covid-19.

    Mais Donald Trump, 74 ans, s’y oppose, criant à la fraude annoncée qui bénéficierait selon lui, à Joe Biden, 77 ans. 

    Si le président a assuré ce week-end ne pas chercher « du tout » à entraver les services postaux, les démocrates voient derrière les réformes en cours, qui ont déjà mené à des retards dans la livraison du courrier, sa volonté de saper la participation.

    Le candidat démocrate le martèle: Donald Trump « ne veut pas d’élection ». 

    – Convention inédite – 

    Cette nouvelle controverse vient encore secouer une année électorale déjà bouleversée par la pandémie de nouveau coronavirus, une profonde crise économique et une vague historique de colère contre le racisme et les brutalités policières.  

    Dans une décision sans précédent, les démocrates ont annoncé début août qu’à cause de « l’aggravation de la pandémie », aucun intervenant ne viendrait parler en personne à la convention qui s’ouvre officiellement lundi à Milwaukee, dans l’Etat-clé du Wisconsin, jusqu’à jeudi. 

    Oubliée l’ambiance traditionnelle de ces grand-messes politiques qui marquent tous les quatre ans le coup d’envoi officiel de la campagne, attirant des milliers de membres survoltés des deux partis.

    Dans cette ville en bord du lac Michigan, le Wisconsin Center ne devrait accueillir qu’une activité très réduite. Ses abords étaient très peu fréquentés au cours du week-end.

    – Biden à Wilmington – 

    Au dernier soir, jeudi, « Joe Biden parlera de sa vision pour rassembler l’Amérique afin de nous faire sortir du chaos constant et de la crise », ont annoncé les démocrates. 

    Le vétéran de la politique, sénateur pendant plus de 35 ans, acceptera alors sa nomination pour défier le milliardaire républicain.

    Le discours de la candidate à la vice-présidence tout nouvellement désignée, Kamala Harris, 55 ans sera aussi très attendu mercredi. 

    Sénatrice, ex-procureure, cette fille d’immigrés jamaïcain et indienne est la première candidate à la vice-présidence noire et originaire du sud de l’Asie choisie par un grand parti.

    Tous deux s’exprimeront depuis Wilmington, dans le Delaware, où réside l’ancien vice-président de Barack Obama.

    Signe de leur grande popularité chez les démocrates, Barack et Michelle Obama partageront la tête d’affiche (mercredi et lundi) avec les Biden.

    Enseignante, l’épouse du candidat, Jill Biden, 69 ans, sera l’invitée d’honneur mardi.

    Grand rival de Joe Biden dans la primaire, le sénateur indépendant Bernie Sanders fera un discours lundi soir et la jeune star du Congrès, Alexandria Ocasio-Cortez, aura droit à… une minute mardi.

    Egalement au calendrier: l’ancien président Bill Clinton (mardi) et Hillary Clinton (mercredi). 

    Entrecoupés de concerts, les grands discours auront lieu dans la soirée (01H00 à 03H00 GMT). Les journées seront rythmées par des réunions en ligne de membres du parti.

    – Trump s’invite – 

    Les démocrates n’avaient pas choisi le Wisconsin au hasard: Donald Trump avait créé la surprise en remportant en 2016 cet Etat avec une très courte avance, lui ouvrant les portes, avec d’autres victoires sur le fil dans des Etats du Midwest, de la Maison Blanche.

    Beaucoup de « Wisconsinites » démocrates déplorent encore que Hillary Clinton n’y ait pas fait campagne.

    Donald Trump s’est d’ailleurs saisi de l’annonce que la convention serait uniquement virtuelle pour affirmer que les démocrates « ignor(ai)ent encore une fois les gens merveilleux du Wisconsin ». 

    Et dans un pied de nez évident, le président républicain viendra prononcer lundi un discours, en personne, à Oshkosh, au nord de Milwaukee. 

    Donald Trump ne devrait pas non plus se rendre à la convention républicaine, prévue du 24 au 27 août. 

    S’il comprend les précautions sanitaires, Stephen Weiser, chef des démocrates du comté de Juneau, qui avait basculé en faveur de Donald Trump après avoir voté deux fois pour Barack Obama, s’inquiète d’une nouvelle absence de Joe Biden dans le Wisconsin d’ici le scrutin.

    « Il faut qu’il vienne », déclare-t-il à l’ AFP. Son équipe « devrait bien trouver le moyen qu’il vienne pour 24 heures, ou 10 heures, ou au moins quelque chose. »   

    elc-bur/roc 

    © Agence France-Presse

  • Flashback – Gonaives 1er janvier 2019 | Jovenel Moise : « 2019 sera une année de lutte acharnée contre la misère et également une année électorale »

    Flashback – Gonaives 1er janvier 2019 | Jovenel Moise : « 2019 sera une année de lutte acharnée contre la misère et également une année électorale »

    Jovenel Moise a-t-il menti au Blanc dimanche à Santo Domingo ?

    Les déclarations de l’apprenti-dictateur Jovenel Moise, dimanche soir à l’Aéroport Toussaint Louverture à son retour de Santo Domingo, à savoir la tenue d’élections générales en 2020, ne sont que des répétitions après avoir essuyé une rebuffade, car l’annonce des élections à la carte Dermalog n’a soulevé ni en 2019 voire en 2020 aucun intérêt et d’autant plus, le président est gagnant d’avance.

    Jovenel Moise aux Gonaives, le 1er janvier 2019 : « 2019 qui est une année de lutte acharnée contre la misère » sera également une année électorale où des prochaines joutes à organiser seront « libres, honnêtes et transparentes« .

    Dimanche 16 août 2020 ((rezonodwes.com))–Flashback–https://rezonodwes.com/2019/01/01/gonaives-une-annee-en-surcroit-avec-des-elections-libres-honnetes-et-transparentes-preconise-jovenel-moise/

    Gonaïves: une année en surcroît avec des élections « libres, honnêtes et transparentes » préconise Jovenel Moise

    Sans jamais et même une seule fois, en 2018, citer « l’ affaire de Dermalog » à laquelle est associé le nom de Martine Moise, selon des parlementaires, le président Jovenel Moise, dans son discours du 1er janvier 2019 à Gonaives, opte déjà pour des élections « libres, honnêtes, transparentes et démocratiques« , alors que la corruption et l’impunité dénoncées, ont défini tout au long de 2018 les règles de jeu en Haïti


    Gonaives, Jour de l’Indépendance, Mardi 1er Janvier 2019 ((rezonodwes.com))–L’année 2019 sera qui sera, selon le Chef de l’Etat, « une année de lutte acharnée contre la misère » « sera également une année électorale » où des prochaines joutes à la Dermalog à organiser seront « libres, honnêtes et transparentes« .

    Le président qui mise sur la publication éventuelle d’une loi électorale, n’a dans son discours lu en direct, sur la Place d’Armes des Gonaives, parlé de la lutte effective contre la corruption et la tenue du procès PetroCaribe, et s’est contenté de rappeler que « 2019 sera une année décisive pour la nation« .

    « L’entente est une nécessité et le dialogue n’est pas une option » s’est exclamé Jovenel Moise, qui a fait, depuis le 17 octobre 2018, son premier déplacement dans une grande ville de province et ce qui a également permis aux soldats de FAd’H, absents à Vertières le 18 novembre dernier, de défiler en ordre serré et rangé sur la Place d’Armes des Gonaives.

    Une menace pèse sur la souveraineté nationale, a révélé M. Moise oubliant que des troupes étrangères, regroupées en 2004 sous la bannière de Minustah et depuis 2017, en Minujusth, accompagnent les policiers haïtiens et aident au renforcement d’un système judiciaire « corrompu et décrié », comme l’a stipulé mardi, le prélat des Gonaives, dans son homélie de circonstance.

    A signaler que le mandat des membres de l’actuel CEP devrait longtemps arriver à terme, en vertu d’un décret électoral, une fois les résultats des élections tenues en novembre 2016, définitivement proclamés et les élus investis dans leurs fonctions.

  • Mexique-Corruption | 96% de Mexicains en faveur de l’arrestation et de la mise en accusation des anciens présidents présumés corrompus

    Mexique-Corruption | 96% de Mexicains en faveur de l’arrestation et de la mise en accusation des anciens présidents présumés corrompus

    Dimanche 16 août 2020 ((rezonodwes.com))–Selon La Jornada, 96 % des Mexicains interrogés sur les réseaux sociaux estiment que les anciens présidents Enrique Peña Nieto (2012-2018) et Felipe Calderón (2006-2012) devraient être jugés pour corruption.

    Le journal explique que l’enquête a été diffusée par les réseaux sociaux avec la participation de 1 751 personnes ; sur Twitter, 257 ; sur El Foro Mexico, 468, et sur Facebook, 1026 et que le sujet était centré sur les déclarations du procureur général, Alejandro Gertz Manero, à propos des aveux d’Emilio Lozoya, ancien directeur de Petroleos Mexicanos.

    La Jornada a affirmé que les révélations de l’ancien fonctionnaire de Pemex ont impliqué les anciens présidents Peña Nieto et Calderon dans des actes présumés illégaux.

    Le sondage de cette semaine a soulevé plusieurs questions, dont les réponses sont les plus répétées, selon le journal. Sur Twitter, il rapporte que l’opinion suivante a prévalu : les deux (Peña et Calderón) sont coupables ; toutes les personnes impliquées devraient être jointes, même Fox et peut-être Zedillo et Salinas de Gortari. Pour trahison, fraude, criminalité, insensibilité, trafiquants de drogue, meurtriers, détournement de fonds et autres circonstances aggravantes.

  • Mike Pompeo demande à Jovenel Moise de constituer « un CEP inclusif » avant de parler d’élections qui, d’ailleurs « ont trop tardé »

    Mike Pompeo demande à Jovenel Moise de constituer « un CEP inclusif » avant de parler d’élections qui, d’ailleurs « ont trop tardé »

    Gonaives, le 1er janvier 2019, Jovenel Moise a annoncé le déclenchement de « l’année électorale » et dimanche encore, il tient le même discours en présence d’une autorité espagnole, sans pour autant admettre qu’il n’est plus à la hauteur de la tâche et qu’il a piteusement échoué. En moins de 4 ans de présidence, les haitiens sont devenus beaucoup plus pauvres qu’ils ne l’étaient avant sa présence imposée au Palais National.

    « Jovenel Moise symbolise l’échec et la corruption« , répètent des leaders politiques lors des dernières conférences de presse et qu’ils ne veulent participer à aucune consultation électorale organisée par celui-ci ayant déclaré être le vainqueur d’avance.

    Dimanche 16 août 2020 ((rezonodwes.com))–L’apprenti-dictateur haitien Jovenel Moise, encore en poste grâce à l’appui des américains, a reçu dimanche l’ordre formel de reconsidérer la formation de son CEP-Dermalog.

    Venu à Santo Domingo dans l’objectif premier de rencontrer le Secrétaire d’Etat américain, en marge de la prestation de serment de Luis Abinader, Jovenel Moise a été admonesté par le chef de la diplomatie américaine trouvant que « la tenue des élections législatives a trop tardé« .

    « Il est essentiel qu’Haïti planifie ses élections législatives, qui n’ont que trop tardé, forme un @cep_haiti inclusif et renforce l’État de droit et le soutien aux droits de l’homme« , a tweeté M. Pompeo pour résumer son entretien avec l’apprenti-dictateur haitien et, par ricochet, chef suprême et effectif des gangs G9 fédérés, selon Me. Reynold Georges.

    Si pour le régime Moise-Jouthe, la démocratie est l’imposition des décisions à partir de décrets et arrêtés en folie, comme ce fut le cas pour le code pénal contesté, le budget 2020, la nomination du directeur de l’ULCC pour venir persécuter les opposants au régime ou encore un zélé Commissaire du Gouvernement, pour les américains, M. Pompeo, en particulier, »les éléments clés du processus démocratique » sont la constitution d’un CEP inclusif issu d’un accord politique et le respect des droits humains.

  • Somalie: au moins 5 morts dans l’attaque d’un hôtel de Mogadiscio par les shebab

    Somalie: au moins 5 morts dans l’attaque d’un hôtel de Mogadiscio par les shebab

    Dimanche 16 août 2020 ((rezonodwes.com))– Les jihadistes somaliens shebab ont lancé dimanche une attaque d’envergure sur un hôtel réputé de Mogadiscio, tuant au moins cinq personnes, dont un responsable gouvernemental.

    L’attaque a débuté par l’explosion d’une voiture piégée près de l’hôtel Elite sur la plage du Lido, fréquenté par les dirigeants somaliens, puis des hommes armés on investi l’établissement où des coups de feu ont été entendus.

    Dimanche soir, les forces de sécurité tentaient de reprendre le contrôle de l’hôtel.

    « Il y a encore des tirs sporadiques dans l’hôtel, et selon les premières informations reçues, il y a 5 morts et plus de 10 blessés », selon un responsable sécuritaire du gouvernement.

    Il a ajouté que « le bilan des morts » pouvait encore augmenter car l’explosion de la voiture piégée qui a précédé l’attaque de l’établissement par des hommes armés « a été massive » et il y a « des otages dans l’hôtel ».

    Une compagnie privée, Aamin Ambulance, a chiffré le nombre de blessés à au moins 28.  

    « Il y a eu l’explosion d’une voiture piégée ciblant l’hôtel Elite sur la plage du Lido » et « il y a des coups de feu importants à l’intérieur de l’hôtel », avait auparavant déclaré Adan Ibrahim, officier de police dans la zone.

    Des témoins ont confirmé que l’attaque de l’hôtel Elite avait débuté par une forte explosion et qu’ensuite des gens fuyaient en courant le secteur de l’établissement où des coups de feu étaient entendus.

    « L’explosion a été très forte et j’ai vu de la fumée dans la zone, c’est le chaos et les gens fuient les bâtiments alentour », selon l’un de ces témoins, Ali Sayid Adan. 

    Les shebab ont revendiqué l’attaque dans un communiqué à SITE, groupe de surveillance des sites islamistes, affirmant que leurs « martyrs » avaient « pris le contrôle de l’hôtel » et qu’ils avaient infligé « de lourdes pertes » aux personnes qui y étaient présentes.

    Parmi les morts figure au moins un haut fonctionnaire du ministère de l’information, Abdirasak Abdi, selon l’un de ses collègues, Hussein Ali.

    La Somalie a plongé dans le chaos après la chute du régime militaire du président Siad Barre en 1991, suivie d’une guerre de chefs de clans et de la montée en puissance des shebab.

    – Les hôtels, « extension » du pouvoir –

    Chassés de la capitale somalienne en 2011, les shebab ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides y compris dans la capitale, contre des objectifs gouvernementaux, sécuritaires ou civils.

    Lundi, au moins quatre personnes ont été tuées dans des échanges de coups de feu à l’intérieur de la prison centrale de Mogadiscio après que des prisonniers ont réussi à s’emparer d’armes détenues par leurs gardiens.

    Tous les prisonniers impliqués dans l’incident étaient des islamistes radicaux shebab, dont certains purgeaient une peine de prison à perpétuité, a affirmé un responsable de la police ayant requis l’anonymat.

    Les hôtels ont longtemps été la cible des shebab.

    En février 2019 une  attaque de près de 24h avait fait au moins 20 morts à Mogadiscio. Un mois plus tôt, ils avaient attaqué un hôtel de luxe de Nairobi, tuant 21 personnes et démontrant la capacité des shebab à agir en dehors des frontières somaliennes.

    Leur dernière action massive à Mogadiscio remonte à décembre 2019: ils avaient fait exploser un véhicule piégé, tuant 81 personnes, essentiellement des civils.

    Dans leur revendication de l’attaque de dimanche, les shebab soulignent que l’hôtel Elite « est habité par un grand nombre de responsables gouvernementaux ».

    Selon Omar Mahmood de International crisis group (ICG), s’en prendre de nouveau à un hôtel est pour les shebab « un retour aux attaques qu’ils avaient l’habitude de mener ». Ils voient « plus où moins ces hôtels comme une extension du gouvernement, raison pour laquelle ils les ciblent ».

    Affiliés à Al-Qaïda, les shebab  ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 20.000 hommes de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

    str-rcb/stb/fjb

    © Agence France-Presse

  • Haïti – Élections: “il est essentiel d’organiser les élections qui ont trop tardé”, a dit Mike Pompeo

    Haïti – Élections: “il est essentiel d’organiser les élections qui ont trop tardé”, a dit Mike Pompeo

    Jovenel Moïse rencontre Mike Pompeo et l’Espagne autour de l’organisation des élections législatives, présidentielles et municipales en 2021.

    Le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo a informé sur Twitter de sa rencontre avec le président Jovenel Moïse. Malheureusement c’est l’oncle Sam qui a montré la voie à suivre au chef de l’État en insistant sur la nécessité de renouveler le parlement en organisant des élections au plus vite.

    ” [Nous avons eu] une bonne conversation avec le président haïtien Jovenel Moïse à Saint-Domingue. Il est essentiel qu’Haïti planifie ses élections législatives, qui n’ont que trop tardé, forme un Conseil électoral inclusif, renforce l’État de droit et le soutien aux droits de l’homme. Ce sont là des éléments clés du processus démocratique”, a précisé le chef de la diplomatie américaine.

    Pour sa part, Jovenel Moïse a réagi sur Twitter en insistant sur la portée de sa rencontre avec ce haut responsable américain. “Je me suis entretenu avec le Secrétaire d’État américain Mike Pompeo. L’entretien a porté essentiellement sur l’organisation des élections. Tout comme moi, nos partenaires américains croient que les élections restent et demeurent la voie idéale pour la survie de la démocratie” a t-il écrit.

    2021 une année électorale

    Dans la même veine, le ministre Haitien des affaires étrangères, Dr Claude Joseph au micro de John Fritz Moreau a insisté sur le fait que les américains tiennent mordicus à la question des élections. Pour eux, seules les élections peuvent amener à un changement du personnel politique.

    “Nous avons eu une bilatérale fructueuse avec Mike Pompeo aussi et nous sommes sur la même longueur d’onde avec nos partenaires américains. Ils reconnaissent que les élections devraient avoir lieu, mais elles ont été reportées à cause des turbulences politiques. 2021 une année électorale c’est pourquoi j’ai été à Washington pour demander l’assistance technique et financière à nos partenaires pour organiser les élections législatives, présidentielles et municipales”, a-t-il expliqué.

    Le président Jovenel Moïse, a aussi rencontré ce dimanche la ministre des Affaires étrangères de l’Espagne, Arancha González Laya, pour lui expliquer qu’il avait l’intention d’organiser les élections législatives l’année prochaine. Ces élections qui devaient avoir lieu en 2019, ainsi que les élections présidentielles et municipales seront organisées en 2021.

    Haïti - Élections:

    Le chef de l’État a aussi sollicité l’aide de l’Espagne pour mettre en place des “changements institutionnels et constitutionnels nécessaires pour soutenir la tenue de ces élections”, selon les mots du chef de la diplomatie espagnole, rapporté par l’agence EFE. L’Espagne enverra des experts en matière constitutionnelle pour aider à la rédaction d’une nouvelle Constitution.

    Jusqu’à présent les tentatives pour nommer les nouveaux membres du CEP se sont révélés vaines. Mais la communauté internationale, notamment les américains, insistent de plus en plus sur la nécessité de tenir des joutes pour renouveler le personnel politique.

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    La relation avec Haïti est importante pour la République dominicaine, selon Luis Abinader

  • La relation avec Haïti est importante pour la République dominicaine, selon Luis Abinader

    La relation avec Haïti est importante pour la République dominicaine, selon Luis Abinader

    Le nouveau président Luis Abinader est pour l’établissement de bonnes relations entre Haïti et la République dominicaine, selon Claude Joseph.

    Le nouveau président dominicain, Luis Rodolfo Abinader Corona a évoqué dans son discours d’investiture, prononcé en présence notamment du président Jovenel Moïse, l’importance des relations entre les deux pays qui partagent l’île Quisqueya.

    “La relation bilatérale avec Haïti est très importante pour la République dominicaine”, a déclaré d’entrée de jeu le président Abinader. “Nous sommes conscients que le succès de cette relation dépend de la présence active, cohérente et persévérante des deux États”, a-t-il ajouté.

    Le nouveau président a aussi mis l’accent sur la nécessité de continuer à “renforcer les instruments de coopération et de bon voisinage afin de promouvoir le développement global de la frontière et à concevoir une politique de sécurité efficace pour aider au bien-être des deux nations.”

    Pour le ministre des affaires étrangères haïtien, Dr Claude Joseph l’actuel président dominicain est très ouvert à l’idée de collaborer avec Haïti. “Nous avons eu une réunion bilatérale fructueuse d’une heure entre les deux présidents et les chanceliers. Nous nous sommes entendus pour renforcer les rapports entre les deux pays “, a-t-il indiqué dans une interview exclusive à Juno7.

    Toujours selon le chancelier haïtien, les dominicains sont conscients du déséquilibre au niveau des échanges commerciaux entre les deux et ceci à leur avantage. Aussi, ils sont intéressés par les enjeux binationaux, comme la formalisation de échanges commerciaux, la lutte contre la contrebande et les trafics illicites.

    Puisque le slogan de Luis Abinader est “changement”, le président Moïse a partagé ses expériences dans la lutte contre la corruption avec son homologue dominicain. Par ailleurs, le ministre Claude Joseph a annoncé la création de deux commissions pour aborder des questions comme le commerce,la sécurité, l’énergie entre autres.

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    Luis Rodolfo Abinader investi comme le 54e président dominicain

  • Luis Rodolfo Abinader investi comme le 54e président dominicain

    Luis Rodolfo Abinader investi comme le 54e président dominicain

    Luis Rodolfo Abinader investi comme le 54e président dominicain.

    République dominicaine .- Issu des élections générales du 5 juillet dernier, Luis Rodolfo Abinader a été investi, ce dimanche 16 août, comme le 54e président dominicain. Agé de 53 ans, le nouveau président a prêté serment devant l’Assemblée nationale, peu avant midi. La cérémonie s’est déroulée en présence notamment de Jovenel Moïse, président d’Haïti, du chancelier haïtien Claude Joseph et du secrétaire d’État américain, Mike Pompeo.

    Luis Rodolfo Abinader Corona est ainsi devenu le 54e président de la République dominicaine, et aussi le premier dirigeant du Parti révolutionnaire moderne (PRM) à être élu à tête de ce pays. Il a reçu l’écharpe présidentielle qui a été remise au président de l’Assemblée nationale, Eduardo Estrella, par l’ancien président Danilo Médina en poste depuis 2012 (8 ans). Ce dernier n’a pas pris part à la cérémonie, ce qui est sans précédent.

    Relance économique

    Durant son mandat de quatre ans, il aura à faire face à de nombreux défis notamment la relance de l’économie dans le contexte de la pandémie du Covid-19 qui a fortement touché son pays. Il a fait savoir que, pour atteindre les objectifs fixés pour la reprise de l’économie, il sera nécessaire de recourir à des sources de financement tant internes qu’externes.

    Pour se justifier, le nouveau président a indiqué que “l’ampleur de la crise est si énorme que ce nouveau gouvernement fera tout ce qui est nécessaire, et aussi longtemps que nécessaire pour sauver l’économie et protéger les gens et leurs emplois”.

    Pas moins de six mesures économiques ont été annoncées par le nouveau président dominicain pour faire face aux effets de la crise provoquée par la pandémie comme l’extension des facilités fiscales en particulier pour les PME, la mise en œuvre d’un programme de garantie et de financement de plus d’un milliard de pesos destinés aux secteurs touchés par la pandémie, un plan de réparation et de construction de plus de 30 000 maisons.

    Lutte contre l’impunité et la corruption

    Par ailleurs, Abinader a aussi mis l’accent sur la lutte contre la corruption, l’impunité et annoncé des mesures d’urgence à prendre afin de redresser la situation sanitaire. “Je tiens à réitérer pour que personne ne soit confus, qu’il n’y aura pas d’impunité pour la corruption dans le passé, ni pour celle commise dans le futur”, a-t-il indiqué.

    L’entrepreneur devenu président, dans son discours d’investiture prononcé depuis l’estrade du Congrès, a aussi martelé : “Dans le gouvernement que nous commençons aujourd’hui, il ne sera en aucun cas permis que la corruption du passé reste impunie, quiconque a volé de l’argent au peuple, doit nécessairement payer pour ses actions en justice.”

    Le Coronavirus et ses conséquences

    Le nouveau président compte aussi accorder une attention particulière à la pandémie de Covid-19 et à ses conséquences. “Personne ne va être abandonné à son sort, parce que nous allons sortir ensemble de cette crise”, a-t-il indiqué.

    “Je tiens à vous annoncer aujourd’hui que notre gouvernement lancera un plan national de détection, d’isolement, de suivi et de traitement des personnes infectées à une échelle sans précédent dans notre histoire, avec l’engagement de garantir l’accès au vaccin contre le virus à l’ensemble de la population de la République dominicaine dès qu’il sera disponible “, a-t-il ajouté.

    Il est aussi prévu une augmentation du budget de la santé à plus de 66 milliards de pesos au cours des 4 premiers mois de son gouvernement pour une transformation complète du système de soins de santé. Également cet argent servira à augmenter le nombre de lits. Il prévoit une augmentation du nombre de lits dans les unités de soins intensifs, l’ouverture de 12 hôpitaux temporaires, la formation de plus de 1 000 médecins et infirmières.

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    Le nouveau conseil exécutif de l’UEH investit dans ses fonctions

  • Le nouveau conseil exécutif de l’UEH investit dans ses fonctions

    Le nouveau conseil exécutif de l’UEH investit dans ses fonctions

    Le nouveau conseil exécutif de l’UEH , présidé par le Recteur réélu Fritz Deshommes a été investi dans ses fonctions en présence des représentants de la communauté universitaire et des membres du gouvernement.

    Le nouveau conseil exécutif de l'UEH investit dans ses fonctions

    Port-au-Prince , Haïti .- La cérémonie d’investiture du nouveau conseil de l’Université d’État d’Haïti (UEH) s’est déroulée le vendredi 14 août 2020 en présence de plusieurs représentants de la communauté universitaire et des officiels de l’administration de Jovenel Moïse. Étaient présents dans l’assistance des professeurs, des étudiants, des représentants de quelques missions diplomatiques en Haïti et, évidemment, des représentants du pouvoir exécutif.

    Le premier ministre Joseph Jouthe, le ministre de la culture et de la communication Pradel Henriquez et le conseiller spécial du Président de la République Guichard Doré ont pris part à cette cérémonie qui s’est tenue dans un hôtel privé à Pétion-Ville. La cérémonie d’investiture du nouveau conseil de l’Université d’État d’Haïti composé de Fritz Deshommes, Recteur; Jean Poincy, Vice-recteur aux affaires académiques et Jacques Blaise, Vice-recteur à la recherche, vient compléter un processus électoral tumultueux au sein du plus grand centre de formation universitaire du pays.

    Dès son élection à la tête du Rectorat de l’UEH pour son premier mandat, le Recteur réélu Fritz Deshommes a été contesté par une frange de la communauté universitaire, majoritairement des étudiants. Il est accusé de corruption, de malversation. En plus, il aurait menti sur sa formation universitaire. Toutefois, ces accusations graves n’ont pas suffi à barrer la route au professeur Fritz Deshommes qui s’est présenté dans un premier temps pour briguer un 2e mandat et est réélu avec une large avance.

    À l’issue d’une élection réalisée sur fonds de controverses et d’une gestion souvent décriée à la tête de l’UEH, le professeur Fritz Deshommes a réussi à récolter 62.5% des voix devant ses concurrents Claude Péan et Samuel Regulus qui ont obtenu chacun 18,75% des votes. Ces adversaires ont évoqué « une peur bleue du changement à la tête de l’Université d’État d’Haïti » pour justifier cette large défaite. Tout compte fait, à aucun moment le Recteur réélu n’a semblé douté de sa victoire.

    Le recteur réélu Fritz Deshommes est originaire des Gonaïves, il est marié, père de deux enfants et grand-père. Détenteur d’une maîtrise en économie et planification du développement de la Universidad Nacional Autonoma de Honduras (UNAH), il a été, à deux reprises, vice-recteur à la recherche de l’UEH entre 2003 et 2016.

    Il a occupé les fonctions de Directeur Général des Douanes, Directeur Général du Ministère de l’Économie et des Finances, Vice-recteur à la Recherche de l’Université d’État d’Haïti, entre autres. Parmi ses réalisations figurent la création des « Cahiers de l’INAGHEI » (1981), la déconcentration territoriale du Ministère de l’Économie et des Finances (1995), la création des Éditions de l’Université d’État d’Haïti (2009). Il a également joué un rôle prépondérant dans la mise en place de l’Académie du Créole Haïtien en 2014. Il est le Président de la Conférence des Recteurs et Présidents d’Universités d’Haïti et membre de l’Académie du Créole Haïtien.

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