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  • Le taux de référence de la BRH pour ce mardi 30 juin 2020

    Le taux de référence de la BRH pour ce mardi 30 juin 2020

    Le taux de référence de la BRH pour ce mardi 30 juin 2020 est de 113,27 gourdes pour un dollar.

    Ce taux de référence, précise la Banque de la République d’Haïti, est calculé en fonction des transactions et opérations d’achat et de vente de dollars effectuées la veille sur le marché de change.

    Ce taux, de référence est toujours disponible sur le site de la BRH, www.brh.ht, sur le compte Twitter @BRHhaiti.

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  • Evolisyon: Izolan et sa fille ont enflammé la scène

    Evolisyon: Izolan et sa fille ont enflammé la scène

    Evolisyon: Izo et sa fille Regina ont enflammé la scène

    Izolan a livré une performace sans pareil le dimanche 28 juin. Comme il l’a dit lors d’une interview accordée à Juno7, ce live n’est pas realisé simplement pour le plaisir des yeux. Le rappeur veut offrir une ambulance à un centre de santé de sa ville natale, Arcahaie. Une cause assez noble pour lequel Izolan et son equipe se sont defoncés afin d’offrir un spectacle digne du nom.

    Comme son nom l’indique, ce show etait censé retracer le parcours du rappeur  de 38 ans. C’est ainsi qu’avant ne debute le spectacle, un film documentaire retracant l’histoire de Izo a été presenté. C’est Kondagana qui a ouvert le show avec une interprétation de l’hymne national. Tout feu tout flamme, Izo a fait son apparition sur la scène, sac au dos. Quelque uns de ses frères de BC l’ont accompagné dans certaines interprétations. Nous parlons bien sur de  Brics et Brital que les internautes etaient contents de voir.  Des rappeurs tels que 47, Cator, Asal Fresh, Lil Jerry, Personna, ont également produit à l’occasion de ce spectacle.

    Manvi pran bal, ki moun ou ye, pyem mele, Boukannen, Femen bouch yo, oyè oyè, ben aki, poukisa neg yo aretew Izo, ou konnen byen kem renmenw, ce sont, entre autres, les différents hits que Izolan a interpreté pour satisfaire son public virtuel. Mais l’un des moments les plus forts du spectacle reste celui où la fille de Izo, Regina, interprétait “bel tenis” avec son père. On était tous surpris de voir la performance de Regina qui etait  toute aussi énergique que son père.

    Des danseurs-euses professionnels ont accompagné Izo presque durant toute la soirée. On avait l’impression d’assister à un de ces  battle de danse hip hop dans les films. Ils étaient vraiment  exceptionnels. Chapeau. Pour clôturer le spectacle, Izo a invité ses frères du BC présents à le rejoindre sur scène et ensemble ils ont interpretés “toutouni”. Ce fut un vrai moment de bonheur.

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  • Le torchon brûle entre Caracas et l’Union européenne

    Le torchon brûle entre Caracas et l’Union européenne

    « Elle a soixante-douze heures pour quitter le Venezuela. C’en est fini du colonialisme européen dans notre pays ! », a déclaré le leader bolivarien, Nicolas Maduro après que l’union européenne a pris de nouvelles sanctions comme: Interdiction de voyager en Europe, gel des avoirs outre-Atlantique…, contre des fonctionnaires vénézuéliens.

    En revanche, l’UE a convoqué l’ambassadrice du Venezuela auprès des institutions européennes.

    Le quotidien “Ultimas Noticias”, proche du régime de Maduro, cité par RFI, assimile ces sanctions à une tentative de sabotage contre les prochaines législatives vénézuéliennes qui devraient se tenir bientôt.

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  • Code pénal : Le gouvernement a renforcé l’homosexualité, dixit Jean Renel Senatus

    Code pénal : Le gouvernement a renforcé l’homosexualité, dixit Jean Renel Senatus

    C’est avec regret que l’ancien parlementaire a informé, ce mardi 30 juin, que le code pénal sur lequel il a travaillé pendant près de deux ans avec plusieurs secteurs de la vie nationale n’est pas celui que l’exécutif a publié par décret récemment. Selon lui, le président de la République, Jovenel Moïse, a importé un texte de l’étranger. “C’est une copie du code pénal de l’occident qui ne répond pas aux aspirations du peuple haïtien”, a-t-il dit. 

    Jovenel Moïse a choisi un texte libéral, poursuit le  sénateur « Zokiki » qui a  cité plusieurs thématiques en exemple, notamment la majorité sexuelle, l’avortement et l’inceste.

    “Le garant de la bonne marche des institutions a décidé de légaliser totalement l’avortement qui était partiellement réprimé, fixer la majorité sexuelle a 15 ans, réduire l’inceste aux actes sexuelles pratiquées entre le père et leurs enfants et frères et sœurs”, a-t-il expliqué. 

    Toujours selon l’homme de loi, la grande nouveauté du code pénal est le renforcement de l’homosexualité. Il est traité dans les articles  248-264- 275-278-298-209, a-t-il énuméré.
    L’article 363 du décret paru dans le journal Le Moniteur #10 précise que «la discrimination définie dans l’article 362, commise à l’égard d’une personne physique ou morale, est passible d’un emprisonnement de un (1) à trois (3) ans de prison et d’une amende de 50 000 à 75 000 gourdes lorsque cela consiste à refuser la fourniture d’un bien ou d’un service, à entraver l’exercice normal d’une activité économique quelconque».
     
    Dans la section se rapportant aux entraves à l’exercice de la Justice, en son article 745, il est prévu dans le nouveau code pénal publié par Jovenel Moïse par décret que les juges purgeront une peine d’emprisonnement de un (1) à trois (3) ans et d’une amende de 50 000 gourdes à 100 000 gourdes ou de l’une de ces peines pour déni de justice. En clair, selon le nouveau Code pénal de Jovenel Moïse, 3 ans de prison sont prévus pour un juge qui refuse de siéger dans une affaire portée à sa connaissance, a souligné monsieur Senatus.
     
    Le sénateur Sénatus s’ insurge contre l’exécutif qui, dit-il, cherche à museler la population haïtienne et la presse nationale qui n’a pas fait une bonne publicité autour de ce décret, mise sur l’établissement d’un autre pouvoir pour la modification de ce texte qui, selon lui, est contraire à la culture haïtienne.

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  • Grâce présidentielle: Des criminels notoires relaxés, le MJSP disculpe Jovenel Moïse

    Grâce présidentielle: Des criminels notoires relaxés, le MJSP disculpe Jovenel Moïse

    Le ministère de la justice et de la sécurité publique s’en prend aux organisations de défense de droits humains, arguant que le président n’a pas participé à l’élaboration de la liste des détenus devant bénéficier de cette grâce.

    « Le ministère de la justice et de la sécurité publique rappelle à tous ceux et celles que la question peut intéresser que les condamnés sélectionnés pour bénéficier de la grâce présidentielle l’ont été suivant des critères établis en concertation avec l’OPC, le BINUH, le JSSP, le décanat du tribunal de première instance de Port-au-Prince et la Fédération des Barreaux d’Haïti», lit-on dans cette note du MJSP qui a, toutefois, reconnu que quelques erreurs peuvent échapper à l’attention des représentants des organismes susmentionnées vue la complexité du processus.

    Le MJSP n’écarte, non plus, la possibilité pour que des acteurs de mauvaises foi laissent glisser, dans la liste qui devrait être soumise au président, les noms des criminels et assassins.

    Quel que soit le cas, le ministère ne saurait tolérer que le président de la république soit indexé dans cette soi-disant erreur puisqu’il n’a pas participé à l’élaboration de la liste des détenus devant bénéficier de la grâce présidentielle.

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  • Capsule Economique. No 1 Pourquoi le niveau de vie des haïtiens baisse-t-il régulièrement ?

    Capsule Economique. No 1 Pourquoi le niveau de vie des haïtiens baisse-t-il régulièrement ?

    PIB per capita, c’est quoi ?

    L’indicateur le plus couramment utilisé par les économistes pour rendre compte de l’évolution et des progrès réalisés dans le niveau de vie de la population d’un pays est le PIB/cap. C’est la valeur de toutes les richesses produites par personne par année dans cette économie. Pour l’obtenir, les économistes déterminent d’abord ce qu’ils appellent la production intérieure brute (PIB), c’est-à-dire, la valeur de tous les biens et services produits par l’ensemble des agents de cette économie (entreprises, ménages, état). Ils divisent ensuite cette valeur par le nombre d’habitants du pays. C’est le PIB/cap ou PIB par tête d’habitant. Cet indicateur synthétique souffre toutefois de nombreuses lacunes. Il est, en effet, une mesure très imparfaite de la richesse réelle créée parce qu’il ne prend pas en compte tout ce qui participe dans la construction du bien-être réel des gens, c’est-à-dire : la qualité de vie, le niveau d’éducation, la santé, le travail non rémunéré, les impacts sur l’environnement de ce qui est produit, etc. Il ne permet pas non plus de rendre compte du niveau d’inégalité dans la distribution des richesses produites. C’est pourquoi son niveau est considéré moins important que son évolution dans le temps, pour autant qu’il est calculé strictement de la même manière d’une année sur l’autre.
    Pour essayer de combler ces lacunes ci-dessus évoquées, au début des années 1990, le Programme des Nations Unies pour le Développement, le PNUD, a adopté un nouvel indicateur, l’indice de développement humain (IDH), à la suite du travail réalisé par deux économistes dont le prix Nobel indien Amartya Sen et le pakistanais Mahbub ul Haq. Cependant, bien que ce nouvel indicateur prenne en compte, en plus du PIB/cap, toutes les préoccupations soulevées plus haut pour les intégrer dans cet indice composite, il n’est pas vraiment parvenu à détrôner le PIB/cap. Les deux indicateurs continuent d’être utilisés cote à cote pour rendre compte de la situation socioéconomique d’un pays. Pour les besoins de l’analyse, je n’utiliserai que le PIB/cap.
    Ce que je me propose de faire ici, c’est de présenter, à l’analyse des lecteurs, l’évolution de cet indicateur sur les soixante dernières années en Haïti. Pour faciliter les comparaisons internationales, j’ai utilisé une série d’informations tirée du site de l’université de Sherbrooke, construite à partir des données de la Banque Mondiale (world Development Indicators) à l’adresse suivante :
    https://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?codeTheme=2&codeStat=NY.GDP.PCAP.KD&codePays=HTI&optionsPeriodes=Aucune&codeTheme2=2&codeStat2=x&codePays2=HTI&optionsDetPeriodes=avecNomP&langue=fr.

    Les tendances observées

    Le graphe.1, présenté plus bas, traduit l’évolution de cet indicateur depuis 1960. Les statistiques disponibles ne remontent pas à la période d’avant. Il est vrai qu’on trouve des données éparses dans des documents divers qui laissent avec le sentiment que l’activité économique peut avoir été relativement plus dynamique et plus prospère par exemple avant la période sous étude quand on compare les données actuelles du commerce extérieur avec celles relatives au volume et à la diversité des exportations du pays publiées dans : Pierre Benoit, 1804-1954, 150 ans de commerce extérieur d’Haïti, collection du cent cinquantenaire, IHSI. En tout état de cause, sur l’ensemble des soixante années observées, le PIB/cap haïtien accuse une tendance globalement décroissante. Cela veut dire que le niveau de vie des haïtiens se dégrade à mesure que les années passent, un enfant vit moins bien et a accès à une quantité de richesses moins importante que ses parents et ainsi de suite…
    En réalité, de manière plus précise, à l’analyse trois tendances se dégagent :
    – Une stagnation puis une baisse de ce niveau du PIB/cap de 1960 à 1970 passant d’environ 1000 dollars américains en 1960 à 889 dollars en 1970.
    – Une récupération et un accroissement du niveau de vie atteignant le plateau de 1225 dollars en 1980 ;
    – Une décélération entamée en 1981 qui s’est transformée en chute brutale depuis 1986 que les tentatives courtes et sporadiques de relance de l’activité en 1995, 2004 et 2011 n’ont pas réussi à inverser.

    Pour rendre les choses plus claires, le graphe.2 ci-dessus décrit l’évolution de la croissance du PIB/cap, c’est-à-dire sa variation relative d’une année sur l’autre. Elle permet de faire ressortir clairement que de 1971 à 1980, le niveau de vie général de la population s’est globalement amélioré. Puis survint, à partir de 1981, la période de la crise ayant culminé au départ du pouvoir du Président Jean-Claude Duvalier. Les effets de cette crise – qui ne se sont pas complètement estompés encore aujourd’hui – ont eu leur impact maximum en 1993-94, quand le PIB/cap s’est effondré et a perdu presque la moitié (45%) de sa valeur réalisée en 1980 pour se situer à environ 676 US$. Pour dire les choses plus simplement, en ne considérant que la période sous étude, les quarante dernières ont été, sans aucun doute, les années les plus difficiles pour le pouvoir d’achat des citoyens haïtiens. Pour chacune de ces années, le niveau de vie du citoyen moyen mesuré par le PIB/cap perd environ 0.78% de sa valeur. Le rythme de croissance réalisée dans les trois tentatives de relance économique citées plus haut, à chaque fois interrompues par des crises politiques de plus en plus violentes, a été trop faible pour faciliter une récupération de ce qui a été perdu en termes de niveau général de vie de la population.
    En résumé, nous pouvons dire que :
    – si le rythme de croissance réalisé de 1971 à 1980 était maintenu, le PIB per capita aujourd’hui aurait été 5 fois supérieur à son niveau actuel. Il serait 8 fois plus élevé, si la période de croissance de 1976 à 1980 (la plus forte des 60 dernières) – qui correspond à la période de mise en œuvre du deuxième plan quinquennal national – a été retenue pour l’analyse ;
    – Ces résultats ne sont pas du tout chimériques quand on considère que le PIB per capita de la République dominicaine – qui n’était pas plus élevé que le nôtre en 1960 – lui est 10 fois supérieur aujourd’hui ; le Honduras, dont le PIB per capita était, en 1960, plus de deux fois plus faible que le nôtre, l’a plus de quatre fois plus élevé que celui d’Haïti ou la Corée du Sud qui avait à peu près les mêmes conditions de départ dont le PIB/cap vaut 40 fois celui d’Haïti actuellement.
    Comment expliquer cette pauvre performance haïtienne ?
    Les économistes utilisent des modèles économétriques souvent sophistiqués pour chercher à dégager les déterminants ainsi que leurs poids relatifs dans l’explication de ce phénomène bizarre observé, où Haïti se retrouve être le seul pays au monde à avoir accumulé des baisses aussi fortes du niveau de vie de ses citoyens sur une période de temps aussi longue. La situation est d’autant plus paradoxale que même des pays engagés dans des guerres n’ont pas trainé de si mauvais résultats pendant aussi longtemps.
    Ce qui parait évident sur ces graphes, c’est que les chutes brutales du PIB/cap (1981-1994 ; 2000-2004) correspondent à des périodes où le pays était traversé par de profondes crises politiques que les temps d’accalmie – qui paraissent exceptionnels tant leurs durées sont courtes – ne permettent pas de dépasser voire compenser. Les effets des cyclones (2004, 2008, 2012) et du tremblement de terre (2010) se révèlent au demeurant moins dramatiques sur le niveau de vie des citoyens comparés à ceux des crises politiques provoquées.
    Comme mis en exergue dans mon dernier ouvrage : « Haïti, Pétro Caribe et ses déraisons. Manifeste pour une éthique de responsabilité », notre pays, au cours de ses 216 ans d’indépendance, n’a jamais pu suivre une même politique économique sur une période suffisamment longue pour en tirer vraiment parti, à l’exception notable de la période de l’occupation américaine 1915-1934. Une telle économie, basée sur les à-coups, privilégie le court terme, s’accommode difficilement du travail patient, réfléchi, et n’arrive pas à inciter les entrepreneurs à s’engager dans des projets d’investissements à rentabilité étalée dans le temps. Les tentatives d’industrialisation par substitution d’importations des années 70 qui ont valu les résultats mis en exergue plus haut, ont vite tourné court et certains entrepreneurs haïtiens, découragés par les politiques publiques incohérentes et les crises intempestives, ont été poussés à se délocaliser et à produire en République Dominicaine pour approvisionner le marché haïtien en biens de base. C’est l’une des raisons qui condamnent le pays à vivre davantage de revenus de transferts et de l’aide étrangère et qui encouragent les départs massifs de jeunes haïtiens vers l’étranger.
    Comprendre la dégradation de l’économie à travers la grille de Louis-Joseph Janvier
    Ce n’est pas pour ses exagérations langagières – qui étaient sa manière à lui de se défendre des accusations, des pièges, des malveillances dont il était l’objet de la part de ses adversaires qui l’ont porté à vivre dans une sorte d’exil en France – que Janvier nous plait. Il est vrai que l’auteur en a profité pour régler ses comptes personnels avec ses ennemis de l’époque qu’ils qualifiaient, dans une violente et dédaigneuse riposte, de « bélitres morveux ». Un bonus exceptionnel de ce double livre est de se terminer sur un extraordinaire conte fantastique – « Le Vieux Piquet », – d’une puissance évocatrice si forte qu’il vous met dans l’ambiance de ce que c’était la vie de l’haïtien réel du XIXe siècle, vivant en province, ou dans les campagnes, fier de son passé, qui cultivait un sens rare de l’honneur, de la famille, un sens du pays qui vous fait vous sentir petit, insignifiant pour ce que nous sommes devenus collectivement. Nous devons ici rendre un vibrant hommage à l’illustre patriarche, Dieudonné Fardin, qui a eu l’heureuse idée de rééditer ce livre avec un ensemble d’autres ouvrages essentiels d’auteurs haïtiens qui, sans quoi, seraient passés dans l’oubli.
    Dans cet ouvrage, Janvier, en témoin privilégié, passe en revue, à gros traits, les orientations des politiques publiques mises en œuvre depuis l’indépendance jusqu’à la présidence de Salomon. Il fustige l’inaptitude des politiques publiques mises en œuvre par les différents gouvernements à favoriser la mise en place d’un système économique à la hauteur des légitimes idées que la Nation était en droit de se faire d’elle-même. Pour permettre à tous les haïtiens de vivre librement et dans la dignité. Des politiques qui déstructurent la société et qui sont mues par « l’avidité des grands commerçants et grâce à l’impéritie ou plutôt à la complicité du gouvernement dont ils étaient les bailleurs de fonds et les soutiens intéressés ».
    Donc, politiques publiques non orientées vers la recherche du bien-être collectif, désintérêt pour les questions économiques essentielles que sont : l’augmentation et la diversification de la production réelle de biens et services, des emplois qualifiés, amélioration des pouvoirs d’achats, mais ; gout très affirmé pour les dépenses, sans efforts équivalents pour améliorer la performance du système fiscal, préférence pour le court terme manifestée à travers les coups d’état sanglants et les insurrections récurrentes. Voilà pour les causes de l’échec haïtien. Il résume en 12 points le programme du gouvernement de Salomon qui s’était engagé pour la première fois dans l’histoire de ce pays à institutionnaliser le système d’encadrement et de promotion de l’économie en initiant : la création de la Banque Nationale, Industrielle et Commerciale ; la création d’une banque agricole ; la généralisation de l’instruction primaire obligatoire à l’ensemble des enfants filles et garçons, des villes comme des campagnes ; la distribution des terres aux paysans ; l’érection de chemins de fer ; la réforme fiscale, etc. Les guerres civiles ont eu raison de ce projet et n’ont permis à Salomon de réaliser les objectifs de son programme que très partiellement.
    140 ans après, ces questions ne sont toujours pas encore résolues.

    La surdétermination ou l’impotence du politique ?

    Philippe Rouzier publie en 1989 un livre dont le titre:« En deux ans, comme en deux siècles » résume tout à fait l’histoire économique et politique d’Haïti : rien n’a changé. Le pays est comme pris dans une sorte de piège bi-séculaire tissé par des génies malfaisants dont il n’arrive pas à s’affranchir. Les années passent, les noms des acteurs changent, les problèmes sont vécus à l’identique, les questions se rapportant à l’économie et au bien-être collectif sont toujours considérées comme des sujets de distraction, sans importance. Un homme politique au pouvoir qui s’avise de toucher de manière sérieuse à ces questions est mis ipso facto en difficulté parce que le domaine de l’économie est confisqué par les « grands commerçants », – pour reprendre le bon mot de Janvier -, qui s’approprient la manne des commandes publiques qu’ils satisfont à partir de biens importés empêchant ainsi le développement et la densification du tissu entrepreneurial national.
    Toutefois, la belle formule de la « surdétermination du politique sur l’économique » énoncée par Rouzier pour expliquer cet échec convainc moins. En réalité, si l’histoire haïtienne est marquée par des saccades répétitives qui réduisent l’homme politique à ce statut d’insignifiant, c’est parce que ce dernier n’arrive pas à donner du sens à la politique. C’est par ce que la politique chez nous ne porte pas sur les actions qui recherchent et promeuvent l’équilibre, le développement de la société dans ses rapports avec elle-même et dans ses relations avec les autres. C’est parce qu’elle n’arrive pas « à créer un monde commun dans lequel l’ensemble des citoyens reconnaissent la nécessité de faire corps pour se protéger ensemble, pour progresser ensemble, pour espérer ensemble. C’est parce qu’elle laisse les individus complètement désemparés démunis et inquiets ». La politique, chez nous, est réduite à son acception la plus restrictive qui soit de luttes de pouvoir et de représentativité entre les hommes et les femmes politiques qui font le jeu des acteurs puissants en empêchant au peuple d’exercer complètement sa souveraineté. C’est le sens que lui donne l’auteur dans son texte. Et c’est justement la raison de l’impotence du politique et de « l’instabilité permanente » du pays.
    Une preuve parmi des millions : en 1988, quatre mois après sa prise de fonction, le Président Lesly François Manigat a été renversé du pouvoir par un coup d’Etat spectaculaire. La première décision du nouveau pouvoir qui prend place est de supprimer le Ministère des Coopératives et du Développement Communautaire que le Président avait créé en vue de procéder à la modernisation des structures de l’économie et à sa réorientation au bénéfice du plus grand nombre. C’est ce qui lui a fait dire plus tard « qu’il avait tort d’avoir eu raison trop tôt ». C’est, animés de ce même réflexe contre une économie au service du bien commun, que ceux qui ont « amendé » la constitution de 1987 se sont attribués le droit de supprimer les dispositions de son article premier qui définissaient Haïti comme une République « coopératiste ». Parce qu’ils font assez peu cas du développement des secteurs fragiles de l’économie et du rôle que peut jouer la réduction de la pauvreté et des inégalités dans la stabilisation du pays. Pourtant, il est évident pour tout esprit lucide, honnête et compétent aujourd‘hui, – tenant compte du morcellement des terres agricoles, des difficultés d’accès au crédit pour financer les petites et moyennes entreprises et de l’incapacité du pays à mobiliser les capitaux financiers par d’autres moyens et, pour lutter efficacement contre les inégalités dans la distribution des richesses -, qu’un « capitalisme coopératif » est la meilleure sinon la seule chance de créer un système économique vigoureux en Haïti

    Conclusion.
    Janvier, comme Marcelin, comme Delorme dénoncent depuis le 19e siècle, les crises politiques et l’absence d’initiatives volontaristes des hommes politiques au pouvoir pour moderniser l’économie. « Ils avaient le mot à la bouche [à chaque discours] mais ne faisaient rien pour pratiquer la chose », disait Delorme. C’est la principale explication de l’échec haïtien et de la détérioration des conditions de vie générales des citoyens. Malheureusement, en utilisant le mot crise, nous ne sommes pas à un contresens près. Certains parlent même de crise permanente. C’est un oxymore. Si le mot crise réfère à situations : de rupture d’équilibre, de mouvement brusque et passager, de période de tension conflictuelle, etc., il est possible que les effets de ces changements brutaux soient durables, mais, – c’est une loi physique -, aucun système ne peut survivre durablement en état de chocs permanents. Une crise, dans son principe, ne peut pas être permanente. Ce sont les rares périodes d’accalmie ou de stabilité sociale et politique en Haïti qui sont les vraies périodes de crise, parce qu’elles sont exceptionnelles dans notre histoire. C’est pour cela qu’il est aussi difficile d’interpréter nos réalités économiques et sociales à partir de catégories ou de modèles construits pour des pays qui vivent dans d’autres réalités.
    La détérioration systématique des conditions de vie en Haïti s’explique par ce qui est devenu notre signe distinctif : une tradition caractérisée par notre incompétence au dialogue social, l’orgueil mal placé qui nous pousse à rechercher le bannissement de l’adversaire et à toujours privilégier le court terme et la politique du pire. C’est une donnée de l’histoire haïtienne.
    Pour moderniser la société et son économie, nous devons accepter un examen approfondi de cette tradition. La majorité silencieuse connait déjà le refrain. Si elle s’engage résolument pour en changer, elle peut exiger de la classe politique une entente pour sortir le pays du bourbier. Comme je l’ai écrit à un ami, hier : « en Haïti, le système est ainsi fait qu’il n’y a pas, face à face, des parangons de vertu dans un camp et des satrapes apatrides dans un autre. Tous, dépendant des circonstances, sont catalogués indifféremment, à tort ou à raison, dans un camp ou dans l’autre. Seul un acte de contrition collectif peut sauver la République, en mettant tout sur la table et en s’engageant à « reprendre l’ouvrage avec le fil et au crochet d’un autre âge » disait un professeur de philo dont j’ai oublié le nom. Sinon, nous risquons tous de le regretter. Haïti de 2020 n’est pas Haïti de 1986. Un seul indicateur, le PIB per capita rend compte du chemin parcouru. Un total gâchis ! Explication unique : tradition politique faite de crises répétitives. L’histoire immédiate est là pour nous enseigner le chemin à ne pas prendre.
    Voilà deux siècles, nous avons inauguré, le front haut, à l’échelle de la planète entière, une ère nouvelle, un monde nouveau qui remettait l’Homme debout dans ses différences. Nous ne pouvons pas nous-mêmes accepter d’y vivre en rampant.

    Par Wilson Laleau

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  • Revendications des étudiants en médecine de l’UNIQ: le rectorat fait le point

    Revendications des étudiants en médecine de l’UNIQ: le rectorat fait le point

    Il faut signaler que ces étudiants en médecine qui se sont confiés à l’agence accusent l’Université Quisqueya :

    1-d’exiger le versement de frais pour l’achat de matériaux médicaux, rendu nécessaire dans le cadre de la pandémie;
    2-de fixer la reprise de l’internat (interrompu depuis mars en raison de la Covid-19) au 1er juillet 2020;
    3-d’avoir mis un bus à disposition des étudiants qui ont accepté de payer l’argent demandé;
    4-d’avoir attendu le beau milieu de l’année pour exiger un frais spécifique de 51 000 Gourdes pour les stages.

    Le Rectorat de l’UniQ s’inscrit en faux contre ces accusations. Il fait observer point par point que:

    1.- Ce n’est pas l’UniQ, mais l’institution d’accueil qui demande aux internes de faire l’acquisition de matériels médicaux pour leur protection personnelle, sachant qu’il revient à l’hôpital, tel que prévu par les dispositions-cadre, de fournir aux internes le matériel de soin dans le cadre de leur stage;
    2.- Ce n’est pas l’UniQ qui a fixé la date du 1er juillet, mais l’institution d’accueil;
    3.- L’UniQ met à disposition de TOUS les internes, sans discrimination, un bus pour assurer leur transport dans de bonnes conditions;
    4.- Une entente a été trouvée en décembre 2019 entre les responsables de l’Université et la promotion du Docteur Frantz Théodore pour régler en 2019-2020 la question de la prise en charge des coûts liés à l’internat. Ces coûts s’élèvent à 102 949 Gourdes par interne et correspondent aux frais payés aux hôpitaux pour l’encadrement des internes et comme contribution à l’acquisition du matériel de soins. Ces frais sont imputables aux internes mais l’Université, consciente des difficultés des familles, a décidé de prendre à sa charge 50% de ces coûts pour cette année. (Note du Rectoral en date du 5 décembre 2020).
    Ce n’est donc pas « au beau milieu de l’année » ni par surprise que les étudiants sont « obligés de débourser une somme de 51 000 Gourdes supplémentaires ».

    Ces accusations sont graves d’autant qu’elles ont été accompagnées, ce lundi matin, d’une tentative d’irruption dans les locaux du Rectorat, d’agressions verbales, d’insultes indignes d’un professionnel et de menaces vis-à-vis du Vice-recteur aux Affaires administratives. Les étudiants protestataires ont posé un ultimatum au Rectorat le menaçant d’incendier demain locaux et véhicules sur le campus s’ils n’obtenaient pas satisfaction.

    L’Université ne fera pas appel aux forces de l’ordre pour défendre ses locaux. Elle s’en remet au sens des responsabilités des étudiants en question et à la vision qu’ils ont de cette noble profession qu’ils ont pour ambition d’embrasser.
    L’Université Quisqueya n’est pas une entreprise capitaliste motivée par la recherche de profits pour ses actionnaires. Elle est une véritable entreprise sociale qui, si elle dégage des marges, les met exclusivement au service de sa mission de service public.

    En date du 29 juin 2020,
    Le Rectorat de l’Université Quisqueya

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  • Konrad de la Fuente, un jeune d’origine haïtienne s’engage avec le FC Barcelone

    Konrad de la Fuente, un jeune d’origine haïtienne s’engage avec le FC Barcelone

    Konrad de la Fuente, né à Miami de parents haïtiens vient de parapher, le dimanche 28 juin 2020, un contrat professionnel avec le FC Barcelone. L’ailier de 18 ans va évoluer avec l’équipe B catalane.

    C’est le club catalan qui en a fait l’annonce. L’accord a été conclu sur une prolongation de contrat jusqu’en 2022, avec une option pour 2 années supplémentaires.

    Cet accord du jeune prodige haïtiano-américain comprend une clause libératoire de plus de 50 millions de dollars qui passera à plus de 100 millions de dollars s’il est promu dans la première équipe avant l’expiration de l’accord. Ce qui semble ne pas trop tenter le petit de la Fuente présentement.

    «Cela a toujours été mon rêve de jouer pour la première équipe, et c’est pourquoi je veux rester ici pour essayer de le réaliser», a-t-il déclaré dans un communiqué.

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  • Flashback – 8 septembre 2015. Jonas Coffy dénonce « les manœuvres mafieuses et politiciennes en étroite complicité avec 3 Juges de la CSCCA »

    Flashback – 8 septembre 2015. Jonas Coffy dénonce « les manœuvres mafieuses et politiciennes en étroite complicité avec 3 Juges de la CSCCA »

    Aujourd’hui, Jonas Coffy membre d’un gouvernement illégal, illégitime et inconstitutionnel, s’apprête à parapher un décret pour donner à Haïti ses élections les plus frauduleuses de toute son histoire.

    Jonas Coffy écrit le 8 septembre 2015 et nous citons « AYISYEN POU AYITI, sur la base d’informations vérifiées , est en mesure d’affirmer qu’il n’y a jamais eu d’audience publique en date du 3 juin 2015 tenue par le collège de la Chambre des Affaires financières, présidé par Monsieur Fritz Robert Saint Paul, avec St Juste Momprevil et Jean Ariel Joseph comme membres » et aujourd’hui, sur quelle base, il s’est permis de donner à Haiti un nouveau Code Pénal, encore caché dans un tiroir par peur de l’éclatement d’un scandale et d’un rejet pur et simple de cette énième provocation…

    Coffy parodie président Abraham Lincoln : « You can fool some people sometimes, But you can’t fool all the people all the time » (Vous pouvez tromper quelques personnes, parfois, Mais vous ne pouvez pas tromper tout le monde tout le temps.)

    Lundi 29 juin 2020 ((rezonodwes.com))–Flashback–

    Jonas Coffy persiste dans ses dénonciations contre des juges de la Cour des Comptes


    Fritz Robert Saint Paul
    Fritz Robert Saint Paul

    Jonas Coffy persiste dans ses dénonciations contre des Juges de la Cour Supérieure des Comptes.-

    Lettre au Sénat de la République:
    Port-au-Prince, le 8 septembre 2015

    Monsieur Andris RICHE
    Président du Sénat de la République
    Sénat de la République – Port-au-Prince

    Monsieur le Président,

    Le Parti AYISYEN POU AYITI vous présente ses patriotiques salutations et profite de l’occasion pour signaler  à  votre bienveillante attention  un cas de corruption impliquant trois  (3)  Juges-Conseillers de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif CSC/CA.

    En effet, les Juges-Conseillers : Fritz Robert Saint Paul, Saint-Juste Momprévil et Jean Ariel Joseph ont reçu des pots de vin pour blanchir l’ex-candidat à la Présidence  de la PLATEFORME  VERITE, Monsieur Jacky Lumarque, écarté par le Conseil Electoral Provisoire pour absence de décharge.

    AYISYEN POU AYITI tient aussi à rappeler qu’il avait publiquement dénoncé dans sa note de Presse datée du 25 aout 2015, les manœuvres mafieuses et politiciennes concoctées par l’ancien Président René Préval en étroite complicité avec les trois Juges- Conseillers sus-cités, en dehors de la Loi et en violation du Décret du 23 novembre 2005, régissant le Statut et le Fonctionnement de la CSC/CA.

    AYISYEN POU AYITI relève dans l’arrêt  rendu  par les Juges-Conseillers, Fritz Robert St Paul, Saint-Juste Momprevil et Jean  Ariel Joseph des contradictions  qui défient la logique et le bon sens.

    AYISYEN POU AYITI, sur la base d’informations vérifiées , est en  mesure  d’affirmer  qu’il n’y a jamais eu d’audience publique en date du 3 juin 2015 tenue par le collège de la Chambre des Affaires financières, présidé par Monsieur Fritz Robert Saint Paul, avec St Juste Momprevil et Jean Ariel Joseph comme membres.

    De plus, selon le compte rendu de la commission chargée d’auditer la gestion de Monsieur Jacky Lumarque, il y est rapporté au paragraphe 3’’ le mercredi 3 juin 2015, la commission s’est encore rendue au Palais National et a rencontré Monsieur Jean Hibert Lebrun, actuel Administrateur et qui à l’époque était comptable  en Chef.  Dans notre rencontre, il nous a relaté que la commission n’a jamais eu de fonds mis à sa disposition.

    Il est donc matériellement, administrativement et logiquement impossible de constituer ledit collège de jugement des Affaires Financières ce même mercredi 3 juin 2015, encore moins de produire un rapport  et de prononcer un arrêt dans ce même laps de temps.

    Face à une telle situation de forfaiture caractérisée, AYISYEN POU AYITI  sollicite, Monsieur le Président, la mise sur pied d’une commission d’enquête par le  Sénat de la République, le cas échéant, s’ériger en Haute Cour de Justice  pour juger les Juges-Conseillers : Fritz Robert Saint Paul, Saint-Juste Momprévil et Jean Ariel Joseph, conformément aux dispositions de l’article 185 de la Constitution Haïtienne du 29 mars 1987 amendée.

    Recevez, Monsieur le Président, l’expression de sa haute considération.

    Pour AYISYEN Pou AYITI :

    Jonas COFFY
    Secrétaire Exécutif National

    RESEAU CITADELLE : LE COURAGE DE DIRE LAVERITE!!! »You can fool some people sometimes,  But you can’t fool all the people all the time. »  (Vous pouvez tromper quelques personnes, parfois,  Mais vous ne pouvez pas tromper tout le monde tout le temps.) dixit Abraham Lincoln.

  • Haïti se rapproche de 6 000 cas de Covid-19 avec les 86 nouvelles infections dépistées lundi

    Haïti se rapproche de 6 000 cas de Covid-19 avec les 86 nouvelles infections dépistées lundi

    Mardi 30 juin 2020 ((rezonodwes.com))–A la fermeture de l’aéroport à Port-au-Prince en mars dernier, le pays avait enregistré un nombre infirme de 3 cas de covid-19, alors qu’à sa réouverture le mardi 30 juin 2020, au son du tambour et de la cornemuse, nous avons atteint le stade de 5 933 infections au coronavirus.

    En plus, le nombre de décès enregistrés est passé en l’espace de trois mois de 1 à 105, un chiffre tiré du bulletin #88 communiqué lundi soir par les autorités haïtiennes relatant que 839 patients ont été rétablis.

    Rappelons qu’avec ses 4,989 cas actifs, 84.09 % des personnes infectées en Haïti sont encore malades.

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