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  • L’État prend un décret pour réprimer par des emprisonnements

    L’État prend un décret pour réprimer par des emprisonnements

    L’État haïtien prend un décret pour réprimer par des emprisonnements de 5 jours tous les contrevenants aux mesures de l’état d’urgence.

    Le pouvoir en place a pris un décret, en date du jeudi 21 mai 2020, pour imposer des peines d’emprisonnement, faire payer des amendes et de soumettre à des travaux d’intérêt général les contrevenants, les gens qui violent l’état d’urgence sanitaire. Ces mesures, qui constituent le « cadre légal » pour réprimer toute personne refusant de porter de masque dans les lieux publics ou qui ne respecte pas le couvre-feu, sont prises afin de limiter la propagation de la Covid-19 dans le pays.

    Même si certaines dispositions du décret peuvent prêter à équivoque ou difficilement applicable connaissant la mentalité des haïtiens, l’ambiguïté des mesures comme celle sur les 30% du nez qui doit être caché (comment déterminer ces 30 %) ou la passivité des agents de police dans les rues, l’administration Moïse-Jouthe veut forcer la population à changer de comportement ppur mieux mener la lutte contre le coronavirus.

    Désinfection des véhicules de transport

    L’article 3 du décret adopté en Conseil des ministres, précise que: « tout conducteur de véhicule ou matériel de transport procède au nettoyage du véhicule ou matériel de transport au moins une fois par jour. Le véhicule ou matériel de transport est en permanence aéré. La violation de ces dispositions par le conducteur est passible de trois mille (3,000.00) gourdes d’amende, de cinq (5) jours d’emprisonnement ou de quinze (15) jours de travail d’intérêt général à déterminer par le Conseil Municipal ».

    Le transport en commun

    L’article 4 avance: « le conducteur de véhicule ou matériel de transport communique aux voyageurs les mesures d’hygiène et de distanciation sociale, dites « barrières », ou toutes autres mesures nécessaires suivant la nature de pandémie / épidémie, comportant notamment l’obligation pour les voyageurs de porter un masque de protection ou un équipement de protection individuelle protégeant au moins la bouche et le nez. Le conducteur s’assure du respect de ces mesures par les voyageurs. En cas de violation, il est passible de l’une des peines prévues au troisième alinéa de l’article 3 ».

    Les rassemblements de 10 personnes

    L’article 6 du décret précise : « tout rassemblement, réunion ou activité mettant en présence de manière simultanée plus de cinq (5) personnes, en milieu clos ou ouvert, est interdit sur le territoire de la République, sous peine de trois mille (3,000.00) gourdes d’amende, de cinq (5) jours d’emprisonnement ou de quinze jours de travail d’intérêt général à déterminer par le Conseil Municipal ».

    Le port du masque obligatoire

    L’article 8 du décret stipule : « le port du masque de protection ou d’un équipement de protection individuelle, protégeant au moins la bouche et le nez ou de tout autre équipement de lutte contre la pandémie / épidémie, déterminé par Arrêté pris en Conseil des Ministres, est obligatoire pour toute personne se trouvant ou circulant sur la voie publique, sous peine de trois mille (3,000.00) gourdes d’amende, de cinq (5) jours d’emprisonnement ou de quinze (15) jours de travail d’intérêt général à déterminer par le Conseil Municipal. Cette obligation s’applique dans tous les centres et établissements commerciaux, les institutions publiques et privées et tous espaces ou zones recevant du public ».

    Toujours selon l’article 8 le masque ne doit pas couvrir moins de 30 % du nez. Il doit laisser visible les oreilles. Tout autre dispositif utilisé à des fins de protection sanitaire doit laisser visibles plus de 70% du nez, les yeux, les oreilles et le front. En aucun cas, une cagoule ne peut remplacer ou être substituée à un masque. Les responsables de ces centres et institutions, les gardiens de ces espaces et zones s’assurent du respect de ces dispositions sous peine de trois mille (3,000.00) gourdes d’amende, de cinq (5) jours d’emprisonnement ou de quinze (15) jours de travail d’intérêt général à déterminer par le Conseil Municipal.

    Le couvre-feu

    Selon l’article 9, le couvre-feu est maintenu de 8 h du soir à 5 h du matin sous peine de trois mille (3,000.00) gourdes d’amende, de cinq (5) jours d’emprisonnement ou de quinze (15) jours de travail d’intérêt général à déterminer par le Conseil Municipal. « Les dispositions du premier alinéa ne s’appliquent pas aux journalistes, aux agents de la force publique de service, aux personnels médicaux, pompiers, ambulanciers en service, ni aux autres catégories de professionnels ou personnes munis d’une autorisation délivrée dans les conditions prévues par arrêté pris en Conseil des Ministres ».

    L’article 10 avance que « les agents de la force publique, qui ne sont pas de service ou qui ne sont pas en uniforme, sont tenus de respecter le couvre-feu comme tout autre citoyen, sous peine de cinq mille (5.000) gourdes d’amende, de dix (10) jours d’emprisonnement ou de trente (30) jours de travail d’intérêt général à déterminer par le Conseil Municipal ».

    Les policiers toujours masqués

    L’article 11 précise que « tout agent de la force publique, qui contrôle l’identité d’une personne, doit porter son masque ou son équipement de protection individuelle protégeant au moins la bouche et le nez et respecter une distance d’au moins un (1) mètre de la personne qu’il contrôle ou toutes autres mesures de lutte contre la pandémie / épidémie adoptées par Arrêté pris en Conseil des Ministres, sous peine de cinq mille (5.000) gourdes d’amende, de dix (10) jours d’emprisonnement ou de trente (30) jours de travail d’intérêt général à déterminer par le Conseil Municipal ».

    La quarantaine obligatoire

    L’article 12 du décret exige à toute personne ayant été en contact étroit avec un malade atteint de la Covid-19 de se mettre automatiquement en quarantaine ou d’aller se faire dépister dans un délai ne dépassant pas quarante-huit (48) heures ou tout laps de temps plus court prévu par le ministère chargé de la Santé publique.

    Interdiction de la stigmatisation

    L’article 13 du présent décret interdit toutes formes de stigmatisation et de discrimination sous peine des sanctions prévues par la loi. Les articles 14 et 15 indique que « la prise de photo, de vidéo ou toute autre technique de capture d’image d’un malade atteint du virus de la pandémie / épidémie, est interdite sans son autorisation, sous peine de dix mille (10.000) gourdes d’amende, de quinze (15) jours d’emprisonnement ou de trente (30) jours de travail d’intérêt général à déterminer par le Conseil Municipal.

    La publication de photo, de vidéo ou toute autre technique de capture d’image, sur les réseaux sociaux, de cadavres de personnes mortes de la pandémie / épidémie est interdite, sous peine de vingt mille (20.000) gourdes d’amende, de quinze (15) jours d’emprisonnement ou de trente (30) jours de travail d’intérêt général à déterminer par le Conseil Municipal ».
    L’article 16 interdit formellement la publication de résultats de test d’un patient sans son autorisation.

    Limitation des déplacements des malades de covid-19

    L’article 17 du décret précise que tout déplacement d’une personne atteinte du coronavirus est interdit sauf pour aller à l’hôpital ou sur autorisation accordée dans les conditions prévues par arrêté pris en Conseil des ministres. L’article 18 dispose que « toute personne atteinte de la pandémie / épidémie, qui partage volontairement le virus avec une autre personne, encourt une amende de vingt-cinq (25.000) mille gourdes, sans préjudice des autres peines prévues par le Code Pénal ».

    Protection du personnel soignant

    L’article 19 indique que tout propos malsain ou toute forme de manque de respect manifesté à l’endroit des médecins, des infirmières, des auxiliaires ou tout autre membre du personnel soignant est interdit dans les centres de traitement des personnes atteintes de la pandémie / épidémie. « L’usage d’armes à feu dans les locaux des centres de traitement de personnes atteintes de la pandémie / épidémie est interdit sauf autorisation du chef de la police », selon l’article 20.

    Congé maladie obligatoire et payé

    L’article 21 du décret exige que tout travailleur présentant un symptôme s’apparentant à la pandémie / épidémie doit cesser de travailler pour rentrer à la maison ou pour aller à l’hôpital. Le concerné doit être rémunéré conformément à la Loi.

    L’article 23 précise que les peines prévues par le présent Décret sont prononcées par le tribunal de simple police compétent toutes affaires cessantes, sans remise ni tour de rôle, sans préjudice des dommages et intérêts. Aussi, ces règles s’appliquent à partir de l’entrée en vigueur de l’arrêté déclarant l’état d’urgence sanitaire jusqu’à son abrogation.

    A lire aussi: Covid-19 – Haïti: 812 cas confirmés, 78 nouveaux cas en 24 heures

  • Haïti : L’essentiel de l’actualité du samedi 23 mai 2020

    Haïti : L’essentiel de l’actualité du samedi 23 mai 2020

    Haïti : l’essentiel de l’actualité

    Ne ratez aucune info, Retrouvez toutes les informations et l’essentiel de l’actualité Haïtienne tous les jours sur Juno7.

     

    1- Covid-19 – Haïti: 812 cas confirmés, 78 nouveaux cas en 24 heures

    Le ministère de la santé publique et de la population (MSPP) a informé ce vendredi 22 mai que le pays compte 812 cas testés positifs au covid-19. “Le ministère de la santé publique informe la population autour de 78 nouveaux cas de contamination en date du 21 mai dans le pays. Ce qui porte le bilan à 812 personnes testées positives au Covid-19, 762 actifs, 25 décès et 22 cas de guérison “, selon le communiqué numéro 52 du MSPP.

    Le département de l’Ouest est le plus touché avec 626 cas, dont 59 nouveaux cas de contamination en 24 heures. Delmas est la commune la plus touchée avec 164 cas. Port-au-Prince (151) Petion-Ville (146), Croix-des-Bouquets (50), Tabarre (43), Carrefour (34), Cité Soleil (13) sont les communes de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince où plus de cas de coronavirus sont recensés.

    2- “Vérifié”: une initiative de l’ONU pour combattre la désinformation

    Les Nations Unies ont lancé le 21 mai une nouvelle campagne mondiale baptisée “Vérifié”, une initiative pour lutter contre le fléau de la désinformation liée à la COVID-19 en élargissant le volume et la portée des informations fiables et précises sur la maladie. Elaborée par le Département de la communication globale de l’ONU,”Vérifié” en appelle à la responsabilité des utilisateurs du numérique dans ce contexte de crise sanitaire. Elle fournira principalement des informations autour de trois thèmes : la science, la solidarité, et les solutions.

    3- Haïti sollicite l’appui technique de L’OEA pour réaliser les élections

    Le ministre des affaires étrangères et des cultes, Claude Joseph, a profité ce mercredi 20 mai, d’une séance extraordinaire virtuelle du Conseil permanent de l’Organisation des États américains (OEA), pour lancer un vibrant appel à une solidarité régionale plus forte. Le chancelier rappelle que le mandat du président arrivera à terme en 2022 et sollicte l’appui technique de l’OEA pour réaliser les élections.

    Rappelant le contexte particulier dans lequel Haïti est appelé à presider le conseil permanent  de l’OEA, le docteur Claude Joseph invite les Etats à développer des synergies en vue de protéger les populations.

    4- La Fusion prône l’idée d’une transition après le 7 février 2021

    Le mandat du président de la République, Jovenel Moïse continue d’agiter l’opinion publique. Des personnalités publiques et des partis politiques placent leur mot. La Fusion des Sociaux Démocrates Haïtiens est claire sur sa position: Jovenel Moïse doit partir le 7 février prochain car c’est à cette date que son mandat prendra fin.

    Pour la présidente de la fusion, l’ancienne sénateure, Edmonde Supplice Beauzile la constitution est claire sur ce point. Le départ à cette date de Jovenel Moïse permettra de revenir à l’ordre constitutionnel.

    5- “Vert je m’engage”, pour une transition au propane en Haïti

    A l’idée de remplacer le charbon de bois par le gaz propane comme énergie de cuisson, la compagnie switch a lancé le programme ” Vert, je m’engage”. Lancé en pleine pandémie, ce programme offre la possibilité aux employés des entreprises d’acheter à crédit un four  ou un réchaud à gaz propane payable sur 9 mois et vise à convertir 20000 familles haïtiennes d’ici la fin de l’année 2020.

    Grâce à la collaboration de plusieurs entreprises, notamment Valerio Canez, MSC Trading, Ferre Haiti, Super Home et Co et la firme Panthéon bleu, une gamme de réchauds et de fours accessibles à toutes les bourses est offerte aux employés contre des mensualités allant de 900 gdes à 2,175, dépendamment du modèle choisi.

    6- Affaire Yves Jean Bart: le RNDDH exige une enquête judiciaire sérieuse

    Interpellé par le dossier Yves Jean Bart, Le Réseau National de Défense des Droits Humains ( RNDDH) a diligenté une enquête du 6 au 20 mai sur cette affaire. Cadres de la FHF, Joueuses de football, dirigeants de clubs de football et journalistes sportifs, ils ont été vingt-six à être entendus dans le cadre de cette enquête.

    Les déclarations sont divergentes. Si certains trouvent que  le Président Yves Jean Bart est une simple victime et ne manquent pas de le tarir d’éloge, comme c’est le cas des jeunes filles en formation, ou d’anciennes joueuses de football; d’autres, par contre, trouvent qu’ il est loin d’être innocent comme on le prétend.

    7- L’APM salue le départ du Magistrat Sténio BELLEVUE

    Le jeudi 21 mai 2020, un juge à la Cour de Cassation s’est éteint subitement dans la ville des Cayes à la suite d’un malaise. Il s’agit du Magistrat Sténio BELLEVUE, avocat de carrière. Cette triste nouvelle plonge dans la tristesse toute la corporation. Dans une note de sympathie, l’Association Professionnelle des Magistrats (APM), salue son départ pour l’au-delà.

    Dans ce document portant la signature du Magistrat Wando SAINT-VILLIER, Président de l’APM, cette structure campe Me BELLEVUE comme étant un homme intègre, dévoué pour l’avancement de la justice haïtienne trop longtemps mal vue.

  • Insécurité : À Tokyo, les trois policiers enlevés par des bandits relâchés

    Insécurité : À Tokyo, les trois policiers enlevés par des bandits relâchés

    Ces agents de police qui ont été kidnappés revenaient des funérailles. Ils ont été libérés par la suite.

    Une source policière contactée par la rédaction de Haïti 24 a révélé que ces policiers ont été libérés à la suite d’une négociation très soutenue. Cette source précise que les policiers ont pu repartir avec leurs armes à feu de service ainsi que le véhicule à bord duquel ils se trouvaient.

    Cependant, d’autres informations font croire que les ravisseurs ont gardé les armes à feu des policiers qui, pour l’instant, se portent bien.

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  • Les policiers du SPNH-17 souhaitent rencontrer Lucmane Delille pour partager un document d’agrément

    Les policiers du SPNH-17 souhaitent rencontrer Lucmane Delille pour partager un document d’agrément

    Quatre points devront figurer dans l’agenda des échanges entre les membres du Syndicat de la Police nationale d’Haïti (SPNH-17) et le ministre de facto de la Justice et la Sécurité publique Lucmane Delille. Les policiers explorent les meilleures options devant apaiser les tensions.

    Samedi 23 mai 2020 ((rezonodwes.com))–La commission mise sur pied  par le comité central du SPNH-17 voulait s’entretenir, jeudi 21 mai, avec le ministre Lucmane Delille pour exposer les préoccupations du syndicat relatives aux derniers mouvements policiers organisés à Port-au-Prince, a restitué l’agent Abelson Gros-Nègre. Le porte-parole du SPNH-17 a également fait état de 4 points d’un document récemment élaboré devant être soumis à l’appréciation de M. Delille aux fins de fixer la position du syndicat et d’assouplir les relations.

    À l’avenue Christophe, la délégation conduite par le policier Gros-Nègre s’est repartie bredouille après plusieurs minutes d’attente. Le ministre de la Justice, Lucmane Delille  qui manquait à l’appel semble avoir bouleversé l’agenda de la journée, a tenu à signaler le porte-parole. En conséquence, l’inspecteur Frantzy Termilus, membre du cabinet du ministre, a été instruit de recevoir les membres de la commission, pouvait-on observer.

    La teneur du document n’a pas été divulguée par l’agent II de la PNH également porte-parole du SPNH-17. Cependant, certains avisés devinent des revendications liées à la décision du Parquet de Port-au-Prince d’interdire à la coordonnatrice du syndicat Yanick Joseph de laisser le pays.

    La correspondance du substitut du commissaire du gouvernement près le Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince Gulmail Nicolas ordonne au directeur du Service de l’Immigration et de l’Émigration, Joseph Ciancuilli d’empêcher à la cheffe de file du SPNH-17 de laisser le pays.  

    Entre temps, les agents envisagent de rencontrer le ministre Delille dans les jours à venir pour débattre des intérêts du SPNH-17. Ils espèrent également rencontrer le Premier ministre Joseph Jouthe pour tenter d’assouplir les rapports.

    Hervé Noël
    vevenoel@gmail.com

  • Rameau Normil serait-il un DG PNH de doublure ?

    Rameau Normil serait-il un DG PNH de doublure ?

    un billet de la rédaction

    Samedi 23 mai 2020 ((rezonodwes.com))–Le DG de la PNH, Rameau Normil, nommé dans les conditions que nous savons, a bénéficié d’un traitement de faveur de la part d’un gouvernement de facto et d’un président décrié et dénoncé de corruption, et ne pouvait espérer mieux que de continuer à jouir des avantages d’être le numéro Un des policiers sans jamais chercher à gérer ceux-ci. D’ailleurs, le Palais national qui a placé les commandes de la dizaine de blindés « améliorés » au nom de la PNH, en fait lui-même la gestion et les utilise pour mater les manifestants, notamment.

    Rameau Normil qui se croyait réellement DG de la PNH, le seul maître à bord oubliant que le président Jovenel Moise ne fait pas de cadeau, a vu durant cette semaine écoulée son autorité remise en cause. Il a essuyé un refus de suivi d’exécution d’ordre. Normil avait-il pris le soin de contacter ses supérieurs du CSPN avant d’effectuer un quelconque transfert ? A-t-il été trahi par le PM de facto qui a promis de se courber devant les décisions du président Jovenel Moise ?

    Le Palais National a donné un contre-ordre alors qu’il était décidé au sein de la direction générale de la PNH de muter un haut cadre d’un poste à celui de Commissaire de l’arrondissement de Delmas. L’installation a lieu, néanmoins, pour des raisons inavouées et inavouables, les adieux de l’employé transféré n’étaient que de courte durée. On ne touche pas aux rares compétences de Jovenel Moise. Souvenez-vous bien que les manifestations anti-gouvernementales, pour atteindre Pétion-Ville, la cité interdite qui cache les 9 pensionnaires du CEP, grassement payés sans rien faire, passent inexorablement par la commune de Delmas…

    Et ce n’est pas tout. Le DG a.i. qui sera bientôt à son douzième mois de nomination, une entorse à la Constitution, a pris une nouvelle décision, et cette deuxième rapportée en moins d’une semaine, est balayée du revers de la main.

    Rezo Nòdwès qui a contacté vendredi un haut cadre de l’institution policière, a eu pour toute réponse à la question suivante :

    RN : Le DG Rameau Normil comme la copie de cette lettre l’indique, a procédé au transfert du Commissaire Boyer, mais quelque temps après les cérémonies d’installation de celui-ci, le Palais national a exigé que le Commissaire Gospel reste en poste à Delmas, pourriez-vous infirmer ou confirmer pour nous s’il s’agit d’une rumeur ?

    Cadre de la PNH : Ce dossier ne m’ intéresse pas, mais map suivre li de près.

    Pourrions-nous à partir de cette réponse sèche en déduire l’existence d’un malaise et de manque de coordination entre l’Exécutif et la plus haute sphère de compétences de l’institution policière. Tout cela ne serait pas arrivé si Rameau Normil avait le mandat d’un Parlement après avoir été dûment nommé, selon les règles, par un premier-ministre légitime, légal et constitutionnel. Devant ces petits jeux d’intérêt, la nation en pâlit.

  • Sport – « Ce virus est grave et ne doit pas être pris à la légère », Patrick Ewing, testé positif au coronavirus

    Sport – « Ce virus est grave et ne doit pas être pris à la légère », Patrick Ewing, testé positif au coronavirus

    « Je tiens à vous faire savoir que j’ai été testé positif à la COVID-19. Ce virus est grave et ne doit pas être pris à la légère », Patrick Ewing

    Vendredi 22 mai 2020 ((rezonodwes.com))–L’ancienne star de la NBA et actuel entraîneur en chef de l’équipe masculine de basketball de Georgetown a tweeté qu’il est actuellement interné à l’hôpital après avoir été testé positif de Covid-19.

    Le « Hall of Famer de la NBA », âgé aujourd’hui de 57 ans, a choisi de rendre public son diagnostic vendredi.

    « Je veux encourager tout le monde à rester en sécurité et à prendre soin de soi et de ses proches. Maintenant plus que jamais, je veux remercier les travailleurs de la santé et tous ceux qui sont en première ligne. Je vais me rétablir et nous allons tous nous en sortir », a indiqué M. Ewing dans un communiqué publié vendredi soir.

  • Flash-back – Haïti : Le budget de la santé est passé de 16,6% en 2004 à 4,4% en 2017 (Banque Mondiale) [Rezo Nòdwès 21 oct. 2017]

    Flash-back – Haïti : Le budget de la santé est passé de 16,6% en 2004 à 4,4% en 2017 (Banque Mondiale) [Rezo Nòdwès 21 oct. 2017]

    Cliquer ICI pour lire ce rapport de la Banque Mondiale annexé au texte original du 21 octobre 2017. Marie Greta Clément était déjà ministre de la santé dans le gouvernement de Jack Guy Lafontant.

    Samedi 21 octobre 2017 ((rezonodwes.com))– Mieux dépenser pour mieux soigner : un regard sur le financement de la santé en Haïti

    • Malgré l’augmentation de l’espérance de vie et la réduction de la mortalité infantile et maternelle, Haïti demeure confronté à de nombreux problèmes de santé.
    • Fournir une meilleure couverture sanitaire pour les plus démunis va requérir une augmentation des dépenses publiques pour la santé et une meilleure utilisation des ressources existantes.
    • Avec le déclin de l’aide internationale, une couverture sanitaire universelle ne peut être atteinte qu’en priorisant les soins de santé primaires et en étendant l’accès aux traitements essentiels pour les plus pauvres.

    Bien que l’espérance de vie ait augmenté entre 1990 et 2015, Haïti reste confronté à de nombreux défis pour le système de santé. L’accès aux soins de santé primaires et préventifs demeure faible, en particulier parmi les plus démunis.

    La mortalité infantile et maternelle est encore 3 à 5 fois supérieure à la moyenne régionale, et seulement 68 pour cent des enfants de moins de 24 mois ont reçu les trois vaccins pour prévenir la diphtérie, le tétanos et la coqueluche, comparé à 80 pour cent dans les pays de revenu économique similaire.

    À 13 $ par habitant par an, les dépenses publiques en santé sont inférieures à la moyenne des pays à faible revenu. Par ailleurs, plus de la moitié de toutes les dépenses de santé sont allouées à des soins curatifs plutôt que préventifs : Haïti possède de nombreux hôpitaux sous-équipés, mais seulement 0,3 dispensaires pour 10 000 personnes.

    Le rapport propose plusieurs options afin de « mieux dépenser pour mieux soigner » : Une meilleure couverture sanitaire pour les plus démunis va requérir une augmentation des dépenses publiques pour la santé et une meilleure utilisation des ressources existantes.

    Les soins de santé primaires doivent être priorisés et l’élimination des barrières financières et géographiques permettront d’accroître l’accès à des soins de qualité.

  • Haïti passe le cap des 800 infections de covid-19 avec 78 nouveaux cas diagnostiqués en 24 heures

    Haïti passe le cap des 800 infections de covid-19 avec 78 nouveaux cas diagnostiqués en 24 heures

    En moins d’une semaine, Haïti a quadruplé le nombre de cas de Covid-19 et ajouté huit nouveaux décès, tandis que la transmission locale a explosé, touchant 812 personnes.

    Vendredi 22 mai 2020 ((rezonodwes.com))–Haïti compte désormais un total de 812 infections par le nouveau coronavirus, après que 78 cas positifs de maladie Covid-19 ont été confirmés au cours des dernières 24 heures.

    Selon le communiqué #52 publié vendredi soir par le ministère de la santé, au total, il y a 812 cas confirmés, 765 actifs, 25 décès et 22 guérisons, avec une incidence plus élevée à Port-au-Prince capitale, qui compte plus de 70% des personnes diagnostiquées.

  • Covid-19 – Haïti: 812 cas confirmés, 78 nouveaux cas en 24 heures

    Covid-19 – Haïti: 812 cas confirmés, 78 nouveaux cas en 24 heures

    Le bilan officiel de la pandémie du Coronavirus (Covid-19) en Haïti s’élève à 812 cas testés positifs. Le pays compte 25 morts et 22 personnes guéries.

    812 CAS covid-19

    Le ministère de la santé publique et de la population (MSPP) a informé ce vendredi 22 mai que le pays compte 812 cas testés positifs au covid-19. “Le ministère de la santé publique informe la population autour de 78 nouveaux cas de contamination en date du 21 mai dans le pays. Ce qui porte le bilan à 812 personnes testées positives au Covid-19, 762 actifs, 25 décès et 22 cas de guérison “, selon le communiqué numéro 52 du MSPP.

    Le département de l’Ouest est le plus touché avec 626 cas, dont 59 nouveaux cas de contamination (Covid-19) en 24 heures. Delmas est la commune la plus touchée avec 164 cas. Port-au-Prince (151) Petion-Ville (146), Croix-des-Bouquets (50), Tabarre (43), Carrefour (34), Cité Soleil (13) sont les communes de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince où plus de cas de coronavirus sont recensés.

    Ensuite viennent St marc (36), Gonaives (21), Cap-Haïtien (15), Jacmel (13), Mirebalais (10), Ouanaminthe (7), Mirebalais (10), Léogâne (8), Port-de-Paix (8), Gressier (7), Kenscoff (5), Saint-Michel (4), Hinche (4), Cayes (4), Miragoâne (4), Trou du Nord (3), Verrettes (4), Jérémie (4), Marchand Dessalines (3), Fond des nègres (3), Côte de fer (3), Jean Rabel (2), Belle-Anse (2), Acul du Nord (2), Cabaret (2), Plaisance du Nord (2), Limbé (2), Belle Anse (2).

    Ennery, Cavaillon, La vallée de Jacmel, Chantal, Aquin, Camp Perrin, Arcahaie, Savanette, Desdunes, Grande Saline, Marmelade, L’Estère, Ennery, Petite Rivière de l’Artibonite,Belladère, Savanette, Saut d’eau, Boucan Caré, Paillant, L’Asile, Anse à Veau, Ganthier, Petit-Goâve, Limonade, Arcahaie comptent respectivement 1 cas.

    Le dernier rapport de la direction d’épidémiologie, des laboratoires et de la recherche (DELR) précise que le pays a enregistré 2 582 cas suspects et 812 cas confirmés dont 78 nouveaux cas et une guérison en un jour. Le pays a enregistré aussi 52 cas importés et 760 cas de contamination communautaire.

    De ces 812 cas, 39.8 % sont des femmes et 60,2% sont des hommes. Toujours selon le rapport 57 des cas confirmés et 2 morts ont entre zéro et 19 ans. 460 des cas confirmés et 6 morts ont entre 20 à 44 ans. 226 des casconfirmés et 8 morts ont entre 44 à 65 ans. 69 des cas confirmés et 9 morts ont 65 ans et plus. Le taux de létalité est de 3.1 % ce qui signifie que si les données restent ainsi, le Coronavirus pourrait tuer 3 personnes sur chaque 100 cas d’infection.

    La majorité des cas se trouve dans le département de l’Ouest, 626 cas et 16 morts. Artibonite, 74 cas et 5 morts, Nord, 22 cas et un mort. Nord’Est, 19 cas et deux morts, Sud-est, 19 cas et 1 mort. Centre, 18 cas et zéro mort. Nippes, 11 cas et zéro mort. Nord-Ouest, 10 cas et zéro mort. Sud, 9 cas et zéro mort. Grand’Anse 4 cas et zéro mort.

    Le ministère de la santé publique rappelle, par ailleurs, à la population la nécessité de respecter les gestes barrières pour se prémunir contre la propagation du covid-19.

    A lire aussi : Covid-19 Haïti: 11 prisonniers testés positifs au Pénitencier National

  • “Vert je m’engage”, pour une transition au propane en Haïti

    “Vert je m’engage”, pour une transition au propane en Haïti

    “Vert je m’engage”, un programme innovant lancé par Switch

    A l’idée de remplacer le charbon de bois par le gaz propane comme énergie de cuisson, la compagnie switch a lancé le programme ” Vert, je m’engage”. Lancé en pleine pandémie, ce programme offre la possibilité aux employés des entreprises d’acheter à crédit un four  ou un réchaud à gaz propane payable sur 9 mois et vise à convertir 20000 familles haïtiennes d’ici la fin de l’année 2020.

    Grâce à la collaboration de plusieurs entreprises, notamment Valerio Canez, MSC Trading, Ferre Haiti, Super Home et Co et la firme Panthéon bleu, une gamme de réchauds et de fours accessibles à toutes les bourses est offerte aux employés contre des mensualités allant de 900 gdes à 2,175, dépendamment du modèle choisi.

    « Au niveau de  Caribbean Craft, nous sommes satisfaits de cette première phase qui permet à 35% de nos employés de passer au vert par l’achat d’un four à gaz propane », se réjouit Magalie Noel Dresse, Présidente et fondatrice de Caribean, avant d’inviter les autres entreprises à emboiter le pas c’est à dire à être éco-responsables par leur implication dans la transition du charbon au gaz propane.

    Caribean Craft est la première entreprise à ouvrir ses portes à ce programme (” Vert, je m’engage”) et a reçu sa première livraison de fours et de réchauds de Switch, le 20 mai 2020. “Maintenant, grâce à ce programme,    j’ai pu faire l’acquisition d’un    four à partir de    mon salaire. Puisque le gaz propane est    plus économique que le charbon de bois,    je pense que cela tombe bien pendant    la crise liée au coronavirus » a déclaré Jeanine, une employée de Caribbean Craft bénéficiaire de l’initiative de Switch.

    L’objectif de la Compagnie Switch est de faciliter une transition massive au propane dans le pays. Conçu avant la Covid-19 avec le concours de Michele Bayard    Gehy, le programme “Vert, je m’engage” a une double portée selon Kalinda Magloire, directrice de Switch. Kalinda Magloire met en relief l’aspect économique du programme arguant que, pour une même cuisson, une famille dépensera deux fois moins en utilisant le propane plutôt que le charbon.

    Aussi, a-t-elle  mis l’accent sur la portée sanitaire de ce programme ( ” Vert, je m’engage” ) qui joue particulièrement un rôle assez important dans la lutte contre la Covid-19, car, les difficultés respiratoires créées par l’inhalation de la fumée et les particules de charbon peuvent rendre les cuisinières plus  vulnérables à la  COVID-19 et d’après les chiffres de l’OMS, 8000 femmes et enfants meurent chaque année en Haïti de complications respiratoires dues à l’inhalation de la fumée de charbon de bois.

    A lire aussi : “Vérifié”: une initiative de l’ONU pour combattre la désinformation

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