Jovenel Moïse est clair. Pas question d’écourter son mandat, comme le réclament des opposants. «Il me reste un an et onze mois à passer au pouvoir», a souligné M. Moïse, rejetant une fois de plus la demande de l’opposition politique voulant installer un gouvernement de transition après son départ. « Je suis le président de la dernière transition. Les pouvoirs de transition font trop de mal à ce pays », a-t-il fait savoir sur une station de la métropole du Sud-Est.
Les discussions visant à trouver une solution concertée autour de la crise n’aboutissent pas encore à une issue. En ce sens, Jovenel Moïse a affirmé qu’il va trancher. «Je ne vais pas accepter de passer tout ce temps à dialoguer…», a averti M. Moïse, affirmant toutefois qu’il est prêt à poursuivre les échanges dans le but de trouver un accord politique.
Notons que le pays ne dispose pas de gouvernement légalement installé depuis le départ de Jean Henry Céant à la tête de la Primature en mars 2019. Les récentes discussions entre les acteurs avaient pour objectif la formation d’un gouvernent d’union nationale. Mais les acteurs peinent encore à trouver une entente autour du respect ou non de la durée du mandat du président de la République.
Rappelons que l’ancien représentant de la circonscription Delmas/Tabarre à la 49ème législature (2011-2015), a été arrêté le 30 novembre dernier sur ordre du commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Jacques Lafontant, qui avait émis un mandat d’amener contre Arnel Bélizaire pour complot contre la sûreté intérieure de l’État.
La tension était montée d’un cran dans la journée du dimanche, suite à la décision de la junte centrale électorale de suspendre le déroulement des municipalités après avoir constaté des failles dans le système de vote électronique.
Frustrés, des milliers d’électeurs ont gagné les rues en vue de dénoncer cette décision de la JCE. Les forces de l’ordre ont été dépassées par les évènements. Beaucoup d’actes de vandalisme ont été enregistrés.
Les médias dominicains parlent de « profonde crise électorale ». La première de l’histoire du pays.
Soulignons que cette crise a éclaté à moins de 90 jours des présidentielles et législatives dominicaines.
Durant ce coup de filet, le présumé chef de gang « Ti Petuel » a été tué au cours d’un échange de tirs avec la police des Cayes. Deux autres personnes en sont sorties blessées. Un pistolet a été saisi.
Le commissaire du gouvernement par intérim de la ville des Cayes, Ronald Richemond, a précisé qu’environ vingt (20) personnes ont été arrêtées durant cette opération.
Le report des élections municipales par la Junte Electorale Centrale (JCE) dans les quelques heures qui ont suivi l’ouverture des bureaux, a eu un large impact en République dominicaine.
Dimanche 16 février 2020 ((rezonodwes.com))– Beaucoup de dominicains ont qualifié la suspension dimanche des élections d’un scandale inacceptable pour la société et ont jeté la responsabilité sur la JCE, mais d’autres, par contre, ont déclaré attendre l’enquête annoncée par le président de l’entité électorale, Julio César Castaños, pour se prononcer ouvertement.
Tous les médias ont fait écho de la situation qui se produit pour la première fois en République dominicaine et ont analysé les réactions des différents dirigeants politiques et de leurs organisations respectives, ainsi que des observateurs internationaux.
Un mort et des pneus incendiés sur la chaussée
Pour l’instant, le calme est rétabli dans le pays toutefois des échauffourées ont éclaté dans des endroits où des pneus usagés sont allumés sur la chaussée et le plus grave, reportent les médias, la mort d’un jeune homme à Guaricanos, une province de Santo Domingo, suite à une discussion présumée tournée autour des dirigeants du Parti de la Libération Dominicaine et ceux du Parti Révolutionnaire Moderne (PRM).
« Cela ne fait que commencer« , commente-on, et à partir de maintenant, de nouvelles évidences doivent émerger pour tout clarifier alors que le panorama politique et les Dominicains attendent de savoir exactement ce qui s’est passé dimanche dans le système de vote automatisé.
« il y a eu une manipulation grossière qui a exclu certains des partis participant au processus électoral » Guillermo Moreno
Santo Domingo, dimanche 16 février 2020 ((rezonodwes.com))– Le candidat à la présidentielle pour l’Alliance du Pays, Guillermo Moreno, a appelé la population à manifester pacifiquement pour exiger la démission des juges de la Commission électorale centrale (JCE), après la suspension des élections municipales dimanche en raison de défaillances du système de vote automatisé.
« Et dans le cas d’Alianza País, dans de nombreuses écoles où le vote automatisé allait avoir lieu, nos candidats ont été exclus du scrutin« , a poursuivi Moreno.
Les événements enregistrés depuis le début du scrutin de ce dimanche « ont révélé une manipulation grossière qui a exclu certains des partis participant au processus« , a dénoncé Moreno lors d’une comparution devant la presse.
« Nous ne sommes donc pas seulement devant un simple échec technique, mais devant un véritable boycott avec des intentions frauduleuses qui ne peuvent être menées qu’avec une certaine complicité au sein même du corps électoral« , a expliqué l’ancien procureur de la République.
Le bureau du Premier ministre du Canada a annoncé l’annulation dimanche soir, moins de 24 heures avant que Trudeau ne se rende à la Barbade où il devait expliquer aux dirigeants caribéens pourquoi le Canada devrait obtenir un siège au Conseil de sécurité des Nations Unies.
Ottawa, dimanche 16 février 2020 ((rezonodwes.com))– Le Premier ministre canadien Justin Trudeau annule son voyage prévu dans les Caraïbes cette semaine au milieu des critiques concernant la gestion par son gouvernement d’une série de manifestations anti-pipelines qui ont perturbé le service ferroviaire dans certaines régions du Canada.
Le PMO (Prime Minister Office) affirme que le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, représentera le Canada à sa place alors que Trudeau reste sur place pour faire face aux protestations en cours.
The PM will no longer attend the CARICOM meeting. He’s spoken with the Secretary General, as well as PMs of Barbados & Jamaica to inform them. will be well represented by @FP_Champagne to advance our shared priorities with Caribbean partners.
La note de Eddy Jakson Alexis invite la population à bien analyser les dispositions que contient le texte de cet arrêté – rédigé uniquement en français – pour se faire une idée juste de l’objectif poursuivi par le régime Tèt Kalé, alors qu’Haïti est déjà classé comme le pays le plus pauvre et le plus corrompu de la région.
Dimanche 16 février 2020 ((rezonodwes.com))–Tout d’abord, sans rappeler qu’il s’agit des actes posés par un gouvernement démissionnaire depuis le 30 avril 2019, et dont la seule mission était de se garder dans « la liquidation des affaires courantes« , dans un communiqué à en-tête du Ministère de la Culture et de la Communication, ne portant toutefois aucune signature, il est mentionné que « le Gouvernement souhaite informer la population dela publication de l’arrêté soumettant les marchés publics de défense ou de sécurité nationale au respect des principes de passation des marchés« .
Or, le respect des principes de passation des marchés soulevé dans ce communiqué a été fortement critiqué dans le rapport Petro Caribe, lequel document n’a jamais eu de suivi car le président Jovenel Moise, lui-même, au nom de Agritrans et autres firmes fictives, a eu à décrocher de juteux contrats pour des travaux non exécutés, au prix de « stratagème » dénoncé, révèle le rapport de la Cour.
L’arrêté pris par un conseil de ministres sans aucune autorité légale serait, d’après les explications fournies par Eddy Jackson Alexis, ouverte à tout compétiteur car il « ne ferme pas la porte à la compétition mais met des garde-fous pour sélectionner des fournisseurs crédibles et fiables« . Soulignons que Transparency International octroie une note d’un écolier retardé de 18/100 à l’administration de Jovenel Moise du fait que les indices de perception de corruption sont trop élevés et même au plus haut niveau dans la Caraïbe en 2019.
L’arrêté renforce le contrôle de la Cour Supérieure des Comptes sur le processus en amont et à sa conclusion, précise le communiqué. Cependant plusieurs secteurs avisés de la société civile y voient le contraire. Cet arrêté est venu « réduire comme l’Ucref et Ulcc, la Cour des Comptes à sa plus simple expression« . Au point que l’avocat André Michel compte lundi accompagner un plaignant pour attaquer cet « arrêté », considéré selon eux comme « un point de départ pour la liquidation des richesses du sous-soul du pays par ce régime soutenu par l’international« .
Toutefois, le sénateur Youri Latortue n’en démord pas. « Jovenel Moise publie un arrêté le 12 Fév. 2020, classifiant les contrats d’électricité: de: «Sécurité Nationale» » s’étonne le parlementaire concluant que celui-ci « a désormais le pouvoir de choisir toutes les firmes auxquelles donner ces contrats, sans aucune obligation de transparence. «Sécurité Nationale» = «Secret d’Etat»!!! «
En fin de compte, le gouvernement de facto prompt à faire la leçon en se faisant passer pour « la seule équipe dirigeante d’Haïti n’ayant pas mis ses intérêts au devant de ceux de la Nation » a écrit Alexis, invite la population à bien analyser les dispositions que le texte [de cet arrêté] – (rédigé en français) – « contient pour se faire une idée juste de l’objectif poursuivi » par le régime fermant réellement toute porte à un vrai dialogue devant apporter une solution à la grave crise qui secoue le pays, l’un des plus pauvres au monde.
l’arrêté du 12 Février 2020 fait disparaître totalement le Champ d’intervention et la marge de manœuvre de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif
L’arrêté pris en Conseil des ministres et publié le 12 Février 2020 dans le Journal officiel le Moniteur donne un Boulevard au président Jovenel Moïse et à son Gouvernement de facto, s’empresse de dénoncer André Michel, l’une des figures de l’opposition haïtienne.
L’ancien député Bossé : « Avec l’arrêté du 12 février 2020, Jovenel MOÏSE a quasiment mis à l’écart la Commission Nationale des Marchés Publics (CNMP) et la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA).
« Désormais, le pouvoir PHTK n’a pas de compétiteur en matière de corruption » Bossé
Port-au-Prince, dimanche 16 février 2020 ((rezonodwes.com))–La Caricom qui, à sa dernière Intersessions de 2019, avait planifié l’envoi d’une mission d’observateurs en Haïti, s’intéresserait-elle toujours à la crise aiguë sévissant en Haïti, s’interroge un membre de l’opposition ayant récemment participé au « dialogue » à la Nonciature Apostolique. Il a appelé l’organisation régionale à tirer la sonnette d’alarme sur le danger menaçant le système démocratique dans la région et notamment en Haïti avec le président Jovenel Moise, entouré d’un cabinet de ministres illégaux et illégitimes, s’amuse déjà à prendre son premier décret de façon intéressée, en dehors des normes constitutionnelles.
Selon cette même source ayant requis l’anonymat, « la Caricom n’aurait même pas pensé à soulever le problème que traverse Haïti dans les discussions qui auront lieu à la Barbade, les 17 et 18 février prochain, tout en regrettant que « Jovenel Moise constitue un danger pour la nation haïtienne en prenant des décisions unilatérales secondées par une équipe de ministres démissionnaires et illégitimes d’un gouvernement de facto« .
Par ailleurs, Me. André Michel a indiqué dans un communiqué qu’ à travers cet arrêté, « Jovenel Moïse et son Gouvernement se sont octroyés les pleins pouvoirs au Grand Dam de la Constitution, des lois de la République et des principes régissant la séparation des pouvoirs, la transparence financière, la lutte contre la corruption, la permanence du contrôle de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif, la passation des marchés publics et la gestion saine des affaires de l’Etat« .
En effet, rapporte Michel, qui a parcouru les lignes du premier décret pris par le président Jovenel Moise qui a failli à sa mission de « garant de la bonne marche des institutions » depuis son constat de la « caducité » du parlement, il est indiqué à l’article 2 dudit arrêté, que « l’exécutif considère les marchés publics d’électricité, les activités de Recherche et de développement entre États, les marchés conçus de gré à gré dans le cadre de la mise en œuvre d’un protocole d’accord ou entente signés entre l’Etat Haitien et un autre Etat ou entre l’Etat Haïtien et une institution publique ou privée relevant d’un autre État ainsi que les marchés intéressant les domaines qui concourent à la Stabilité et au développement de la Nation et des valeurs qui la fondent ou au bien Être général de la population, approuvés en conseil des ministres, comme des domaines relevant la Sécurité Nationale« .
Une aberration
Intellectuellement parlant, explique André Michel, « on peut dire qu’avec des considérations aussi banales et aussi vagues, l’article du 2 de l’arrêté en question considère toutes les questions de la vie Nationale comme des questions de défense ou de sécurité Nationale. C’est une véritable aberration. Mais le plus important, c’est qu’avec cet arrêté, Jovenel Moïse peut octroyer des contrats juteux en matière d’électricité à ses amis. C’est maintenant que l’on commence à comprendre pourquoi il fallait anéantir la SOGENER«
« Jovenel Moïse bezwen vann richès peyi dayiti genyen anba tè yo ». André Michel
Avec cet arrêté, selon les analyses de André Michel, Jovenel Moïse peut passer facilement des contrats avec des compagnies étrangères pour l’exploitation de nos mines et de notre sous sol. ( Jovenel Moïse bezwen vann richès peyi dayiti genyen anba tè yo.) Il a poursuivi en indiquant qu’également « avec cet arrêté, Jovenel Moïse peut distribuer des contrats de grande importance financière à ses amis dans tous les domaines de la vie nationale pourvu que le conseil des Ministres considère qu’il s’agit d’une question relevant de la sécurité Nationale. De plus, il faut faire remarquer que l’article 6 de l’arrêté du 12 Février 2020 fait disparaître totalement le Champ d’intervention et la marge de manœuvre de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif. »
l’arrêté du 12 Février 2020 représente un véritable scandale d’état
Selon le sixième alinéa de l’article 6, a détaillé l’opposant ne voyant aux ministres démissionnaires aucune compétence légale pour approuver ou co-signer de telles dispositions avec Jovenel Moise, « il suffit pour la personne morale responsable du Marché de recueillir l’avis de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif sur tous projets de contrat. La cour des Comptes intervient seulement sur le projet de contrat mais pas sur le contrat en lui même. Selon l’esprit de cet article, Le contrat en lui même n’a pas besoin d’être validé par la cour. La Cour n’intervient pas au cours de l’exécution du Contrat. Elle n’intervient pas non plus après l’exécution du Contrat. Bref, l’arrêté du 12 Février 2020 représente un véritable scandale d’état. Cet arrêté est un prétexte pour dilapider ce qui reste des nos maigres ressources. J’appelle les citoyens à assumer leurs responsabilités« .
Jovenel Moise serait-il entrain de conduire Haïti davantage dans le sh***?
Le citoyen Johnson Colin, assisté de son Avocat, Maitre André Michel , va s’opposer formellement à l’exécution de l’arrêté du 12 Février 2020 avant de l’attaquer par devant la Cour supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif, a promis André Michel.
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