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  • Les véhicules blindés peuvent-ils résister à tous les projectiles?

    Les véhicules blindés peuvent-ils résister à tous les projectiles?

    Pourtant, la réponse a déjà été donnée par les scientifiques il y a des années. En effet, le fonctionnement des véhicules blindés, le niveau de protection qu’ils offrent varient selon la qualité et le coût. Il a été prouvé que chaque catégorie de véhicules blindés encaisse selon le poids et la distance de l’explosion. D’ailleurs, certains véhicules sont plus blindés que d’autres.

    En outre, pour une voiture avec un blindage ultra sécurisé, il faut à ce client une somme importante. Le prix d’une voiture blindée va de 0,5 MDH jusqu’à 10 MDH. A titre d’exemple, chez Texas Armoring Corporation, les frais varient de 60 000 $ (près de 592.000 DH) à 400 000 $ (près de 4 DH).

    Selon Média 24 (2015), une voiture blindée dispose de vitrages, appelés blindage transparent. Ils peuvent bloquer jusqu’à 8 tirs lorsque les aciers constituants ces vitrages sont mis jusqu’à 15 millimètres pour parer aux balles perforantes dites “armor piercing”.

    De ce fait, cela démontre que le blindage des véhicules concerne principalement la variation du niveau de protection des véhicules blindés. Il faut donc noter qu’un véhicule blindé n’est pas en mesure de parer tous les projectiles d’assaut de guerre, car chaque véhicule a sa propre résistance aux chocs et aux projectiles.

    Par contre, l’important est que les conducteurs et passagers ne seront pas touchés par les projectiles.

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  • Gouvernement dominicain – Coronavirus : « dans deux semaines, ouverture d’une nouvelle infrastructure à la base navale Las Américas pour traiter les personnes infectées par le virus COVID-19 »

    Gouvernement dominicain – Coronavirus : « dans deux semaines, ouverture d’une nouvelle infrastructure à la base navale Las Américas pour traiter les personnes infectées par le virus COVID-19 »

    contrairement à son homologue haitien, le ministre dominicain de la santé a révélé les noms et adresses de tous les centres habilités à soigner d’éventuels patients atteints de coronavirus.

    Le ministre de la santé publique, Rafael Sánchez Cardenas, a annoncé que dans les deux prochaines semaines, une nouvelle infrastructure sera ouverte à la base navale des Amériques qui servira d’unité d’isolement pour traiter les personnes infectées par le virus COVID-19.

    Mardi 3 mars 2020 ((rezonodwes.com))–Au cours d’une conférence de presse au Palais national à Santo Domingo, Raphael Cardenas a indiqué que la préparation de l’unité d’isolement a lieu à la base navale de Las Americas, où se trouvera un centre d’opérations qui offrira de meilleures installations et une meilleure protection aux citoyens touchés par la maladie.

    Il a révélé les noms des autres endroits où d’éventuels patients seront traités. Il s’agit de l’hôpital universitaire Nuestra Señora de la Altagracia, l’hôpital général régional Dr Marcelino Vélez Santana, l’hôpital Dr Ricardo Limardo à Puerto Plata, ainsi que l’hôpital José María Cabral y Báez et l’hôpital militaire d’enseignement Dr Ramón de Lara (armée de l’air).

    Ce dimanche, le premier cas de COVID-19 a été signalé sur le territoire dominicain. Il s’agit d’un Italien de 62 ans, entré dans le pays sans symptômes le 22 février dernier.

    Ces derniers jours, il a été admis à l’hôpital Ramón de Lara, où il a reçu des soins médicaux.

    Le ministre de la santé publique a indiqué que le traitement médical appliqué a permis au patient d’évoluer.

  • Le bilan de l’épidémie de coronavirus dans le monde dépasse les 3.000 morts

    Le bilan de l’épidémie de coronavirus dans le monde dépasse les 3.000 morts

    L’épidémie de nouveau coronavirus a dépassé lundi la barre des 3.000 morts dans le monde. Le nombre de cas de nouveau coronavirus s’élevait à 88.930, dont 3.043 décès, dans une soixantaine de pays, selon un bilan établi ce lundi après-midi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

    Lundi 2 mars 2020 ((rezonodwes.com))– La Chine, où l’épidémie s’est déclarée fin décembre, comptait 80.174 cas, dont 2.915 décès. Dans ce pays, le nombre de cas continue de diminuer et 206 cas ont été signalés hier dimanche à l’OMS, soit le nombre le plus bas depuis le 22 janvier.

    « Seuls 8 cas ont été signalés en dehors de la province de Hubei », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS lors d’un point de presse ce lundi à Genève.

    Ailleurs dans le monde, 8.756 cas sont recensés lundi, dont 128 décès dans 61 pays. Selon l’Agence onusienne, il y a eu presque 9 fois plus de cas signalés en dehors de la Chine qu’à l’intérieur de la Chine au cours des dernières 24 heures.

    « Les épidémies en République de Corée, en Italie, en Iran et au Japon sont notre plus grande préoccupation », relève l’OMS.

    Les pays les plus touchés après la Chine sont donc la Corée du Sud (4.212 cas dont 476 nouveaux, 22 décès) l’Italie (1.689 cas, 35 décès) l’Iran (978 cas, 54 décès) et le Japon (239 cas, 6 décès). Le Japon a par ailleurs enregistré plus de 706 cas dont six décès sur le navire de croisière Diamond Princess.

    Assistance médicale de l’OMS en Iran

    « Avec plus 4.200 cas et 22 décès rapportés par la République de Corée, cela signifie qu’elle a plus de la moitié de tous les cas en dehors de la Chine », a souligné l’OMS qui précise toutefois que les cas en Corée semblent provenir principalement de cas suspects des 5 groupes connus, plutôt que de la communauté.

    Avec 978 cas et 54 décès, l’Iran reste aussi l’autre source de préoccupation pour l’Agence onusienne. D’ailleurs, un membre du personnel du Bureau de l’OMS dans ce pays a été testé positif pour le Covid-19. « Il souffre d’une maladie bénigne », a ajouté Dr Tedros.

    Le confinement est faisable et doit rester la priorité absolue pour tous les pays – Dr Tedros, Directeur général de l’OMS

    Dans ce contexte, une équipe de l’OMS est arrivée ce lundi après-midi en Iran pour livrer des fournitures et soutenir Téhéran. Le vol a acheminé 7,5 tonnes de matériels, essentiellement les produits nécessaires à la prévention et au contrôle des infections afin de soutenir les équipes sanitaires en Iran. Il s’agit de fournitures médicales et d’équipements de protection pour plus de 15.000 travailleurs de la santé, ainsi que 1.000 tests de dépistage Covid-19, assez pour dépister près de 100.000 personnes.

    Même si au cours des dernières 24 heures, il y a eu près de neuf fois plus de cas de Covid-19 signalés en dehors de la Chine qu’en Chine, l’OMS rappelle une nouvelle fois l’importance du confinement.

    « Le confinement est faisable et doit rester la priorité absolue pour tous les pays », rappelle Dr Tedros, tout en ajoutant que « grâce à des mesures précoces et agressives », les pays peuvent arrêter la transmission et sauver des vies.

  • Gonaives – HPG en crise : entretien avec le directeur administratif, Dr. Renelique, au sujet de plusieurs affaires de vol et de corruption

    Gonaives – HPG en crise : entretien avec le directeur administratif, Dr. Renelique, au sujet de plusieurs affaires de vol et de corruption

    L’hôpital la Providence des Gonaives qui a vu naître de nombreux cadres et intellectuels de la Cité de l’Indépendance évoluant soit en Haïti et ou à l’étranger, est loin le temps où l’on pouvait compter sur sa gestion administrative saine et transparente. L’HPG est censé actuellement fonctionner en autarcie financière. La disparition mystérieuse des panneaux solaires, du toit de ses principaux immeubles en février dernier, n’est qu’une partie immergée de l’iceberg. Une question dont Rezo Nòdwès débat dans cette deuxième et dernière partie d’un entretien réalisé avec Jude Renelique, médecin-orthopédiste et directeur administratif à l’Hôpital la Providence des Gonaives.

    Lundi 2 mars 2020 ((rezonodwes.com))–Pour continuer avec notre entretien de dimanche soir engagé avec le Dr. Jude Renelique au sujet de vols de panneaux solaires à l’UPG, et de tout ce qui s’ensuit, Rezo Nòdwès, journal en ligne totalement indépendant et entièrement autonome, reproduit fidèlement la teneur des discussions ayant eu cours.

    RN : justement, nous allions venir à cette question. A la pharmacie de la rue Lozama, le juge de paix du tribunal de la section Nord a débarqué, mandat de perquisition en main, il était au juste à la recherche de quoi ? Les batteries saisies feraient-elles partie de l’inventaire de l’HPG ?

    Dr. Renelique : avant tout, laissez-moi vous faire une confidence. Dr. Chatelier m’a appelé pour me dire qu’il condamne la perquisition des locaux privés de Jude Renelique car personne n’est passé aux aveux. Et d’autant plus, s’ils étaient à la recherche de panneaux, comment se fait-il que des batteries aient été enlevées ?

    RN : accordez-moi une seconde, comment Chatelier aurait-il pu savoir que « personne n’est passé aux aveux ». Jij la se moun’n pal, li te pale avè’l ? Et pourquoi ces arrestations vendredi ?

    Dr. Renelique : le juge a fait ordre de dépôt et moi bien avant, j’avais répondu à son invitation. Dr. Chatelier ne sait pas trop pourquoi qu’une question de batteries rentre en jeu sachant que le système à l’UHP ne fonctionne pas avec de batteries sèches. Voilà. Si vous me permettez bien, je continue.

    RN : je vous en prie

    Dr. Renelique : pour l’histoire et pour la vérité, les batteries retrouvées à la pharmacie proviennent de la Floride et à toutes fins utiles, je soumettrai à votre appréciation la fiche d’achat. Ces batteries ainsi qu’un inverter m’ont été délivrées à partir du port de warf Sedren. Ne trouvez-vous pas vous-même, M. le rédacteur, un peu drôle qu’ils sont venus perquisitionner la maison pour une accusation non fondée de complicité dans la disparition de panneaux solaires et que finalement, ils s’emparent de mes effets personnels. Tandis que c’est moi qui ai recommandé les investigations.

    RN : et les boites de médicaments qui seraient retrouvées dont la destination finale porterait l’adressee HPG, d’après ce que nous avions appris, qu’est-ce que vous pouvez nous en dire davantage, Dr. Renelique ?

    Dr. Renelique : précision et elle est d’une grande importance. Il y a tout un niveau élevé de méchanceté et d’instrumentalisation dans cette affaire. Les hommes du juge Darius n’ont remarqué qu’une seule boite à l’intérieur de la RX avec l’adresse que vous avez mentionnée plus haut. En effet, cette boite avec l’adresse HPG a atterri chez moi quand elle était complètement vidée de son contenu, ensuite, je m’en suis servi pour déposer des fruits qu’un bon vieux paysan de Savan’n Moulen m’a apportés en signe de reconnaissance d’avoir réussi une intervention chirurgicale à succès sur un de ses proches.

    RN : il y a eu perquisition vendredi à la rue Lozama et samedi matin à la Grand Rue au point, à votre clinique médicale, et au final ?

    Dr. Renelique : ils n’ont rien trouvé. Ils ont fait un simple constat que je possède une pharmacie bien achalandée.

    RN : à part ces deux adresses, en existe-il d’autres inconnues du milieu judiciaire ?

    Dr. Renelique : j’ai une maison de résidence en construction dans une banlieue de la ville, et libres à eux d’aller poursuivre leur investigation. Les résultats seront les mêmes.

    RN : avant vous disiez que des batteries ne devaient en aucun cas faire l’objet de perquisition, pouviez-vous être beaucoup plus direct, Docteur ?

    Dr. Renelique : à l’HPG, le système de panneaux solaire est obsolète. Depuis mon arrivée à la tête de la direction administrative, les panneaux ne répondaient pas au besoin énorme de l’hôpital en énergie électrique que fournissent principalement deux sources : EDH, parfois ou très rarement et notre génératrice. Il n’est pas du tout question d’usage de batteries de stockage d’énergie à l’HPG.

    RN : Dr. Renelique, veuillez le considérer comme votre version des faits, car nos informations nous disent quelque chose tout autrement. Si avant de conclure, vous nous parlez un peu de certaines ordonnances médicales qui sont exécutées en dehors d ela pharmacie de l’hôpital ?

    Dr. Renelique : cet état de fait existait bien avant moi, mais apprenez chers lecteurs que l’hôpital la Providence des Gonaives ne fonctionne qu’avec ses propres recettes – grès kochon an ki kwit kochon an –

    RN : sans blague. Epi gouvènman an ap fè tout pwopagann sa nan Port-au-Prince alors que vous venez de nous dire qu’il n’y a pas un budget fixe pour l’HPG ?

    Dr. Renelique : à cause des recettes internes insuffisantes, il nous est parfois difficile d’avoir tous les molécules qui des fois, s’obtiennent ailleurs. J’ai déployé beaucoup de dynamisme. Avec moi, j’ai résolu plusieurs problèmes tels la sonographie médicale.

    RN : Dr. Renelique, le mot de la fin.

    Dr. Renelique : il y a plusieurs autres versions publiées qui ne sont pas correctes et ne cadrent pas avec moi, si vous me le permettez, je vais énumérer quelques-unes. Mon chauffeur n’a pas été arrêté vendredi car je n’ai pas de véhicule qui m’est directement affecté, donc, je ne saurais avoir un chauffeur personnel. Puis, je n’ai pas de proches parents parmi les employés placés en détention préventive vendredi dernier…Enfin, pour ceux qui claironnent que je ne suis jamais à l’heure au bureau, je ne laisse jamais passer 10:00 am, à moins que je sois retenu pour ne pas être à mon poste le matin du lundi au vendredi.

    Avec moi, HPG joue actuellement le rôle de référence départementale… J’ai dû férocement lutter pour combattre la corruption basée en tout premier lieu sur les chèques zonbis dont le montant des salaires mensuels sont perçus par des employés vivant à l’étranger depuis 2 ou 3 ans. Et c’est tout ce qui a valu ces attaques contre ma personnalité pour une histoire de vol de panneaux qui n’a rien à voir avec moi.A l’HPG, je gagne une pitance et c’est par amour pour ma ville que j’ai accepté ce boulot.

    propos recueillis par cba, Rédacteur en chef à Rezo Nòdwès.

  • Coronavirus : Le gouvernement haïtien refuse de dévoiler l’adresse des prochains centres de réception des malades « pour raison de sécurité »

    Coronavirus : Le gouvernement haïtien refuse de dévoiler l’adresse des prochains centres de réception des malades « pour raison de sécurité »

    Coronavirus : Mystère sur les 200 lits de secours annoncés par le pouvoir. Au siège de la Présidence, devenu depuis peu salle de conférence pour l’administration et les entreprises publiques, la ministre de la Santé publique et de la Population, Marie Greta Roy a maintenu le mystère sur la disponibilité de plus de 200 lits devant accueillir les possibles cas de Coronavirus en Haïti. Les motifs de sécurité ont été mis en avant par la responsable du MSPP pour garder le secret sur les centres de confinement

    Lundi 2 mars 2020 ((rezonodwes.com))– Alors que la menace du Coronavirus plane sur Haïti, les dirigeants haïtiens misent sur l’imprévisible pour accompagner la population à se protéger et limiter les dégâts liés à la maladie.

    En République dominicaine, à la suite de la découverte d’un premier cas avéré de contamination, les autorités voisines ont renforcé les mesures  de surveillance et optimisé le volet communication de crise en guise de réponse à une possible propagation.

    Ce lundi, à l’occasion d’une conférence de presse, la ministre de la Santé publique du gouvernement démissionnaire, docteur Marie Greta Roy Clément, a renforcé le doute en ce qui concerne la volonté réelle de l’Exécutif haïtien de faire face au Coronavirus. À propos des espaces de confinement, inévitable à réduire l’expansion du virus,  la ministre a annoncé des dispositions, sans lever les doutes.

    ‘’Pour des raisons sécuritaires, nous garderons de révéler les centres hospitaliers en charge d’accueillir les patients diagnostiqués positifs au Coronavirus. Dans le département de l’Ouest, du Centre et d’autres départements combinés, nous disposons de plus de 200, lits d’isolement. Cette stratégie vise à protéger les patients et les sites’’, a-t-elle indiqué avant de réviser sur une possibilité de dévoiler les sites de confinement et de prise en charge si le besoin se fait sentir.

    Hervé Noel
    vevenoel@gmail.com

  • Elections en Israël : Netanyahou, inculpé pour corruption, se félicite d’une victoire contre «toute attente»

    Elections en Israël : Netanyahou, inculpé pour corruption, se félicite d’une victoire contre «toute attente»

    Les élections législatives de lundi étaient cruciales à la survie politique du Premier ministre israélien,

    « Je serai le Premier ministre de tous les citoyens israéliens, il est temps de s’unir », a ajouté le Premier ministre, dont le procès pour corruption, malversation et abus de confiance doit s’ouvrir dans deux semaines à Jérusalem.

    Lundi 2 mars 2020 ((rezonodwes.com))– Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, inculpé pour corruption dans une série d’affaires, s’est félicité mardi de la « plus grande victoire de sa vie », « contre toute attente », aux élections législatives de lundi qui étaient cruciales à sa survie politique.

    « Je me souviens de notre première victoire en 1996, mais ce soir c’est une victoire encore plus grande car contre toute attente », a déclaré le Premier ministre, se réjouissant d’avoir déjoué les pronostics de ceux qui avaient « prédit la fin de l’ère Netanyahou » en Israël.

    Benjamin Netanyahou, 70 ans, avait été élu pour la première fois à la tête du gouvernement israélien en 1996 avant de perdre le pouvoir trois ans plus tard. Il est revenu aux affaires en 2009 et a dirigé depuis, et sans interruption, le gouvernement pour devenir le plus pérenne des Premiers ministres de l’Histoire de l’Etat hébreu.

    36 ou 37 sièges, contre 32 à 34 sièges pour le parti de Gantz

    « Il s’agit de la plus importante victoire de ma vie », a déclaré Benjamin Netanyahou devant ses partisans réunis à Tel-Aviv, au terme de ses troisièmes élections en moins d’un an en Israël après deux scrutins n’ayant pas réussi à le départager de son rival Benny Gantz.

    source : 20minuters.fr

  • «Ainsi parla la mer»: Arnold Antonin sonne l’hallali pour la mer d’Haïti

    «Ainsi parla la mer»: Arnold Antonin sonne l’hallali pour la mer d’Haïti

    Il n’y  a pas de mer plus belle que la mer des Caraïbes. Située près de l’équateur, dans le bassin atlantique, elle longe les côtes de la Colombie, du Panama, du Venezuela, du Honduras, de Cuba, de la Jamaïque et d’autres pays. De la Riviera Maya, au Mexique, à La Playa de las Aguilas à Barahona, en République dominicaine, on y trouve des plages de rêve au sable fin, une eau claire, des stations balnéaires bien connues, des régions pittoresques qui font des Caraïbes une destination touristique excessivement prisée. La richesse et la beauté du monde sous-marin des Caraïbes attire des milliers de plongeurs. La plupart des stations sont visitées par les habitants de la région mais aussi des États-Unis, de l’Europe, du Canada et du Brésil.

    Un potentiel bleu en grande souffrance

    Ainsi, pour des millions de touristes dans le monde, la mer des Caraïbes est synonyme de vacances et de rêves. Malheureusement, Haïti, qui possédait des plages de toute beauté et encore sauvages, n’a pas su préserver la beauté de ses côtes et de sa mer. De la pollution des eaux de la Côte des Arcadins, jusqu’au village des Abricots, où des mammifères marins sont tués et dépecés, en passant par Anse-à-Veau où les marchandes jettent leurs détritus depuis les falaises, pour aboutir au dépotoir de la Fossette au Cap Haïtien; la mer en Haïti se transforme partout en poubelle ou toilette publique. «  Il n’y a personne qui, en s’approchant de nos zones côtières, ne soit choqué par cette vaste et dégoûtante poubelle qu’elles sont devenues. Comme tout Haïtien je suis interpellé par notre avenir et cet avenir est étroitement lié à la mer et à la protection de l’environnement », déclare le réalisateur Arnold Antonin. Pourtant, beaucoup d’Haïtiens s’en moquent, à commencer par l’État qui a laissé faire.

    « Le brutal contraste entre la beauté naturelle de la mer, entre ces baies somptueuses et les conditions misérables de la vie, la crasse dans laquelle croupissent les êtres humains, nos frères et sœurs, qui habitent la côte; je ne peux m’empêcher de les voir, avec une immense tristesse, comme des condamnés à mort en sursis, en pensant aux changements climatiques et à la montée des eaux », m’avoue le cinéaste Arnold Antonin.

    Pour son nouveau film, « Ainsi parla la Mer », il a passé deux ans à sillonner les côtes haïtiennes  afin de montrer aux enfants d’Haïti « ce que la mer représente pour nous, ce qu’elle endure à cause de nous, les saletés en plastique que nous lui envoyons en cadeau, de notre façon de pêcher, de traiter les mangroves et les coraux ». Cette destruction massive nous l’imposons à la mer sans vergogne, sans contrôle de l’État, alors que nous pourrions en tirer une richesse incommensurable, comme dans les autres iles de la Caraïbe. 

    A travers la voix de l’actrice Gessica Geneus et sur un texte de Gary Victor, la mer nous parle. Elle nous raconte sa beauté, son lien avec le peuple haïtien à travers les pêcheurs, la crainte qu’elle nous inspire depuis l’esclavage et qui fait que seuls 5% des Haïtiens savent nager, elle nous décline sa beauté tout en hurlant sa souffrance de nous voir la maltraiter. Malgré tout, elle insiste et nous lance un appel :

    « Mes vagues sont autant d’opportunités à saisir pour une Haïti prospère; mes richesses marines se déclinent sous plusieurs formes; mes entrailles sont les sources de la vie », dit-elle.

    Et de fait, l’organisation spatiale de l’époque coloniale en Haïti n’a pas été remise en cause par deux siècles d’indépendance, et le contraste littoral/intérieur est toujours aussi fort. Même si le monde marin occupe une place importante dans la mentalité collective des Haïtiens (Agoué, dieu de la mer, est l’une des grandes figures de la cosmogonie vaudou), la pêche reste une activité artisanale et marginale dans une société principalement tournée vers la production agricole. L’instabilité politique a en outre limité l’impact sur la côte d’un tourisme international qui dispose cependant d’un fort potentiel de développement.* 

    Un tournage difficile

    Pour réaliser ce film, Arnold Antonin et son équipe ont dû faire face au climat de terreur qui a régné ces deux dernières années en Haïti. « Sans une ferme détermination, on aurait dû abandonner ce projet qui nous a pris plus du double du temps prévu. Une anecdote et un grain  d’aventure: on avait programmé quinze jours de tournage dans le Sud. On est tombé sur une barricade, il y a eu quelques tirs. Notre équipe a failli paniquer. On a travaillé cinq jours et on est resté onze jours enfermés dans un hôtel. Finalement, c’est un hélicoptère qui nous a évacués. On a dû planifier une nouvelle tournée afin de faire les images qu’il nous fallait ».

    Au-delà de nos vicissitudes, ce documentaire nous montre ce potentiel délaissé à travers des vues superbes prises par les drones d’une équipe de professionnels venue du Panama, grâce au Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE). Nous y découvrons des images uniques de Pestel, l’un des rares villages de pêcheurs que compte le littoral haïtien; des bijoux de notre biodiversité et faune marine tels que le Lagon des Huitres à Belle-Anse, dans le Sud-Est, ou le Lagon aux Bœufs, un lac d’eau saumâtre situé à l’est de la ville de Fort-Liberté dans le Nord-Est d’ Haïti.

    Alors que l’UNESCO estime que les récifs coralliens du monde entier (de la Grande barrière de corail située au large de l’Australie aux Seychelles au large de l’Afrique de l’Est) sont menacés de disparaître complètement d’ici 2050 si les émissions de carbone ne diminuent pas suffisamment pour ralentir le réchauffement des océans; on découvre leur beauté en Haïti mais, comme ailleurs, ils sont menacés par les activités humaines et la pollution. Pire ! En Haïti, la majorité de la population ignore que le corail est un animal et pense plutôt que c’est une roche de mer !

    Dans un pays déboisé où l’érosion côtière menace la plupart des villes du littoral, les images dévoilant la richesse des mangroves de Saint Jean du Sud et de Limonade sont éblouissantes et nous donnent encore l’espoir de pouvoir renverser le « génocide à action retardée que constitue notre environnement», comme aime à le répéter Arnold Antonin, en reprenant les mots du Commandant Cousteau lorsqu’il a découvert Haïti dans les années 80. 

    « Je crois que tout être vivant aspire au bonheur et à l’épanouissement. Notre bonheur d’insulaires dépend de la mer », souligne Arnold Antonin. « Nous ne pouvons  atteindre le bonheur et  nous épanouir qu’en protégeant la mer,  par  petites actions individuelles et surtout par une action collective et politique », croit-il.

    Mais le chemin sera long à parcourir. Si ce documentaire de 52 minutes est une invitation au voyage et à la découverte, il est aussi un cri d’alarme à la prise de conscience citoyenne :« Malgré notre méchanceté et notre inconscience, la nature et la mer sont encore bien généreuses à notre égard. Le patrimoine  est encore là. Mais il faut un sursaut. A nous de décider si nous le détruirons jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien. J’ai voulu montrer l’importance et la beauté de ce qui reste et dire que tout n’est pas perdu », conclut Arnold Antonin. La morale de ce film, hautement pédagogique et à voir absolument. est simple : l’horizon d’Haïti sera côtier ou ne sera pas !

    La grande première est prévue ce 4 mars au Karibe Convention Center.

    Nancy Roc, le 2 mars 2020.

    *Haïti et la mer : une insularité ambiguë, Jean Marie Théodat, chapitre 3.

    Toutes les images sont tirées du film.

  • Assassinat par balles d’un huissier à Pétion-Ville

    Assassinat par balles d’un huissier à Pétion-Ville

    Jean Fenel Monfleury, un huissier affecté au tribunal de paix de Pétion-Ville a été tué de plusieurs balles ce lundi vers 19 heures à la rue Lambert à Pétion-Ville non loin de son lieu de travail.

    Jean Frenel Monfleury, 52 ans a été candidat au poste de délégué sous la bannière du parti Fanmi Lavalas, il était l’un des représentants du secteur démocratique à Pétion-Ville.

    Duprévil Jean Rigaud, un des camarades de combat de Jean Frenel Monfleury a qualifié de politique son assassinat.

    Le juge de paix Clément Noël qui a fait le constat légal a ordonné la levée du corps vers 20 heures 20.
    4 personnes ont été tuées par balles le samedi 29 février à Pétion-Ville, 3 à la rue Lambert (Lissayon Noël, 19 ans, Jonathan Joseph alias colonel 26 ans et Jude ainsi connu, 26 ans) et l’autre Joseph Jean Yves à l’avenue Panaméricaine au niveau du Club Contigo.
    Joseph Jean Yves dit Pascal serait victime d’un règlement de compte. La police de Pétion-Ville est sur une bonne piste dans le cadre d’une enquête ouverte sur cet assassinat.

  • Publication de l’arrêté présidentiel nommant Jouthe Joseph premier ministre

    Publication de l’arrêté présidentiel nommant Jouthe Joseph premier ministre

    L’arrêté nommant le citoyen Jouthe Joseph premier ministre a été publié ce lundi après-midi, quelques heures après que le président de la République a annoncé son choix. L’ancien ministre de l’environnement devient ainsi le cinquième premier ministre de Jovenel Moïse.

    L’actuel ministre ai de l’économie et des finances est appelé « à former, dans les meilleurs délais, un Gouvernement d’ouverture et de consensus, capable de répondre aux urgences de l’heure, selon ce qu’a indiqué le Président.

    Né le 17 octobre 1961 à Thomonde, dans le Centre, Jouthe Joseph est un Ingénieur Civil, administrateur et comptable. Il a occupé, entre autres, la fonction de Directeur d’Analyse et d’Evaluation au Bureau de Monétisation des Programmes d’Aides au Développement (BMPAD), Conseiller spécial au cabinet du Premier Ministre Jack Guy Lafontant pour les projets spéciaux, les travaux publics et la passation des marchés publics. Il a été également fonctionnaire des Nations-Unies, de 1989 à 2006, en tant que consultant, agent de liaison, logisticien, administrateur.

    Signalons que cette nomination est loin de faire l’unanimité au sein de la classe politique en Haïti. Plusieurs responsables politiques ont fait remarquer que le président Jovenel Moïse a trompé tout le monde en choisissant un nom qui n’était pas sur la table des négociations.

    Ainsi pour le porte-parole du Secteur Démocratique et populaire, la nomination de Jouthe Joseph à ce poste ne fera qu’envenimer la situation. Ce choix, selon André Michel, prouve une fois de plus que le chef de l’État n’est pas un homme de dialogue et de compromis.

    Pour sa part, le coordonnateur national de la Force Louverturienne dit prendre acte du choix « unilatéral de Jovenel Moïse de mettre fin aux négociations ». Emmanuel Ménard qui avait signé l’Accord Marriot et qui a pris part aux discussions s’est dit « étonné » que le président jette son dévolu sur M. Joseph, un nom qui n’a jamais été sur la table.

  • L’ANAMAH préoccupée par l’apparition du coronavirus en République dominicaine

    L’ANAMAH préoccupée par l’apparition du coronavirus en République dominicaine

    L’Association Nationale des Magistrats Haïtiens (ANAMAH) exprime ses inquiétudes après l’arrivée du COVID-19 sur le territoire dominicain. Cette situation représente une menace pour Haïti, selon l’association de magistrats.

    « L’Association Nationale des Magistrats Haïtiens (ANAMAH) est préoccupée par les informations relatives à la découverte d’au moins une personne atteinte du nouveau coronavirus (COVID – 19) en République dominicaine » lit-on dans une note de presse signée du président de cette structure, le juge Jean Wilner Morin.

    « Tenant compte du flux d’échanges commerciaux journaliers qui existe entre les deux peuples, jamais Haïti n’aura été autant menacée par cette redoutable épidémie » poursuit l’association.

    L’ANAMAH va plus loin affirmant « qu’il ne s’agit pas de savoir si Haïti sera atteinte mais quand elle sera atteinte ».

    Appelant ses collègues magistrats à la prudence, l’ANAMAH conseille aux chefs de juridiction d’organiser au plus vite des séances intra personnelles de partages et de diffusions d’informations.

    « L’ANAMAH rappelle aux collègues Magistrats qu’il n’existe à date aucun vaccin préventif à la maladie, bien qu’elle demeure traitable, le système de santé haïtien déjà décrié, aura beaucoup de mal à prendre en charge de manière efficiente des cas à grande échelle », prévient-elle.

    La République dominicaine a détecté ce dimanche le premier cas de COVID-19 sur son territoire. Il s’agit d’un italien de 62 ans qui est arrivé dans le pays le 22 février dernier sans aucun symptôme de la maladie.

    De leur côté, les autorités haïtiennes affirment avoir pris des mesures pour contrecarrer l’arrivée éventuelle du nouveau coronavirus dans le pays. Un task force a été mis en place. Des équipes du ministère de la santé publique sont déjà mobilisées au niveau des différents points frontaliers entre la République et Haïti, entre autres. L’aéroport international Toussaint Louverture, Labadie, également, sont sous surveillance, à en croire les propos des membres du Pouvoir exécutif.

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