Le docteur Sinal Bertrand, ancien député de Port Salut, une commune du département du Sud, a été enlevé hier jeudi 20 février dans la soirée à Delmas. La nouvelle est confirmée par un de ses proches à qui il a parlé étant entre les mains des ravisseurs. L’ancien député était à bord de sa voiture avec d’autres personnes quand il a été enlevé.
Le proche de Sinal Bertrand qui a cumulé deux mandats sous la bannière de Fanmi Lavalas n’a pas voulu communiquer le montant de la rançon exigée par les ravisseurs de l’ancien parlementaire.
La situation d’Haïti a fait l’objet ce jeudi d’une audience au siège de l’ONU. Alors que certains des intervenants décrivaient une situation catastrophique, d’autres à l’instar de Mme Kelly Craft ont une fois de plus appelé à la tenue d’élections.
La Représentante des États-Unis à l’ONU a plaidé pour la tenue des législatives en Haïti. Mme Kelly Craft a indiqué devant le conseil de sécurité que les réformes constitutionnelles ne doivent pas servir de prétexte pour retarder l’organisation des législatives en Haïti.
«Le peuple haïtien doit avoir une voix dans le choix de ses dirigeants. Et en outre, si les réformes constitutionnelles sont nécessaires et bienvenues, elles ne doivent pas devenir un prétexte pour retarder les élections », a déclaré Kraft, dans ses propos rapportés par Miami Herald.
Pour sa part, la Représentante permanente adjointe de la France a dénoncé la persistance de la crise en Haïti. Anne Gueguen a appelé le Président Moïse et l’opposition à engager un vrai dialogue pour résoudre la crise et tenir les législatives.
« Haïti manque actuellement de toutes les formes de représentations parlementaires et l’histoire politique d’Haïti nous dit que cette situation est intenable. » a déclaré Mme Gueguen.
Pour sa part, l’envoyée des Nations Unies en Haïti, Mme Helen Lalime, a déploré devant le Conseil de sécurité l’impasse politique dans laquelle demeure le pays depuis juillet 2018 et appelé les acteurs politiques à faire preuve de leadership pour sortir de la crise.
Une « impasse politique » qui, selon la Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU en Haïti, a « paralysé le fonctionnement des institutions haïtiennes, plombé l’économie du pays et alimenté une insécurité continue ».
Pour la cheffe du BINUH, seule la « combinaison d’une forte volonté nationale et d’un ferme soutien international » peut permettre à Haïti de surmonter la crise multiforme à laquelle il est confronté.
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– Une commission composée de cinq (5) membres dont quatre (4) policiers de différents grades et un cadre du Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique (MJSP) a été créée hier jeudi 20 février, en vue d’évaluer les différentes revendications des policiers notamment ceux qui ont manifesté dans les rues pour réclamer leur droit de syndiquer et de meilleures conditions de travail. Cette commission qui a vu le jour à la suite de la résolution adoptée au Conseil Supérieur de la Police Nationale d’Haïti (CSPN) dispose de quarante-huit (48) heures pour produire son rapport assorti de recommandations, selon un communiqué signé du ministre Jean Roudy ALY. [lire la suite ici]
– Plusieurs endroits de la Capitale ont connu une fin de journée très mouvementée le mercredi 18 février. Outre des véhicules, le cabinet de Me Samuel Madistin, président de la Fondasyon Je Klere, a été l’objet d’une tentative d’incendie. Un acte dénoncé par l’organisme de défense des droits humains. Selon la FJKL, les auteurs de cet acte ne sont autres que des policiers « intolérants », « partisans de la pensée unique », qui ont décidé de contester par les armes la position de la FJKL à travers son président. [lire la suite ici]
– Le Ministre démissionnaire des affaires étrangères et des Cultes Bocchit Edmond a pris part les 18 et 19 février 2020 à la 31e réunion de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CARICOM, tenue à Bridgetown, capitale de la Barbade. Le Chancelier, qui a remplacé le président Jovenel Moïse à cette réunion a eu pour missions de motiver et d’excuser l’absence du chef de l’État auprès de ses homologues de la communauté caribéenne. Il devait également réaffirmer l’ancrage d’Haïti à la Caraïbes et sa foi dans l’intégration régionale, selon une note du Ministère des Affaires étrangères. [lire la suite ici]
– Les réactions continuent d’affluer à la suite de l’attaque perpétrée mercredi 18 février par des manifestants contre le bâtiment logeant le cabinet de Samuel Madistin. L’une des dernières en date est celle d’un ensemble d’organisations de défense de droits qui condamne ces actes et demande l’ouverture d’une enquête. Le RNDDH, le CARDH, la POHDH, la CE-JILAP « invitent l’Inspection Générale de la PNH à mener une enquête célère dans le but d’identifier les coupables et de les transférer par devant les autorités judiciaires, afin qu’ils soient jugés conformément à la Loi ». [lire la suite ici]
– Lors du lancement du Fonds BRH pour la Recherche et le Développement, le mercredi 19 février 2020, le Directeur Général de la banque de la République d’Haïti, Ronald Gabriel a mis en avant le défi que représente le futur immédiat et lointain de ce Fonds. Il s’est dit amplement rassuré par l’entrain qui caractérise actuellement les travaux de mise en opération du fonds; une attitude qui cadre parfaitement avec l’enthousiasme qui a caractérisé le déroulement des travaux de sa mise en place depuis mars 2017. Il a par ailleurs remercié les recteurs et professeurs qui sont parmi les premiers d’une liste plus large de responsables académiques qui ont manifesté leur volonté de collaborer. [lire la suite ici]
– En prélude à la troisième édition du Salon des Droits Humains qui se tiendra cette année les 30 et 31 mars, le Centre d’Analyse et de Recherche en Droits Humains (CARDH), publie un rapport de 273 pages présentant un tableau sombre de la situation des Droits Humains en Haïti pour l’année 2019. Le CARD affirme avoir constaté entre autres un désintéressement aux droits de la personne; une consolidation de la corruption; un affaiblissement des institutions ; le non-respect des principes de la gouvernance démocratique ; une criminalité d’État par l’extension des groupes armés et une «mercenarisation » du pays. [lire la suite ici]
Une deuxième cohorte de trois mille personnes issues de plusieurs quartiers populaires de la région métropolitaine de Port-au-Prince ont reçu chacun un chèque d’un montant évalué entre 15 mille et 25 gourdes du président Jovenel Moïse, ce jeudi 20 février. Ce programme baptisé”kredi atè plat” est piloté par le ministère du Commerce et de l’Industrie. Aussi le chef de l’État a fait des annonces sur l’augmentation des allocations sur la carte de débit des policiers
Ces chèques ont été distribués aux 3 000 bénéficiaires à l’issue de la cérémonie tenue au palais national en la circonstance. Le président de la République accompagné du ministre du commerce a remis des chèques à quelques bénéficiaires. Satisfait de son accomplissement, Jovenel Moïse dit vouloir démocratiser le système de crédit dans le pays qui est souvent orienté au profit d’un petit groupe.
Ce programme de crédit initié en 2018 permet à des personnes qui vivent dans les quartiers populaires d’avoir accès à un crédit compris entre 15 et 50 mille gourdes avec un taux d’intérêt de 1%. Le ministre du commerce, Enold Joseph a exhorté les bénéficiaires à rembourser l’argent emprunté afin de permettre à d’autres personnes d’en bénéficier.
Parallèlement, le chef de l’État, face aux mouvements de protestation au sein de la Police nationale d’Haïti, a annoncé qu’une série de mesures urgentes vont être adoptées en vue de trouver une solution aux revendications salariales des policiers. Jovenel Moïse a demandé au directeur de l’ONA de mettre en place un programme de crédit dans l’objectif d’aider les policiers à faire face aux problèmes du quotidien. Selon lui, le gouvernement envisage d’augmenter le montant de l’allocation versée aux policiers sur leur carte de débit.
Cette année le président se lance le défi d’octroyer au total 80 mille crédits dans le pays. 40 mille seront dédiés aux femmes à travers le programme ONAFANM, 40 mille autres devraient être délivrés aux petits commerçants via le crédit « atè plat ». Jovenel Moïse demande aussi à l’ONA qui possède un porte-feuille de crédit de 20 milliards de gourdes d’octroyer 2 milliards au peuple sous forme de crédit.
Le locataire du Palais national a été accueilli par un groupe de citoyens qui ont défilé derrière le cortège présidentiel.
Malgré les inconvénients malencontreux survenus, notamment l’incendie d’environ trois (3) stands carnavalesques par des individus non identifiés, le carnaval aura lieu comme prévu les 23, 24, et 25 février.
Selon certaines informations, les autorités capoises n’entendent pas ménager leurs efforts pour rendre possible le carnaval.
En effet, lors d’une vérification conduite par des agents douaniers basés au Cap-Haïtien, renforcés par une brigade venue de Port-au-Prince, supportés par des agents de la Brigade de Lutte contre le Trafic des Stupéfiants (BLTS), une importante saisie d’armes a été effectuée, ce vendredi 21 février 2020, au port de la troisième ville du pays.
Au total, 10 armes de poing, 9 unités de calibre 9 mm et 1 unité de calibre 38, 3 fusils de calibre 12 et 1 fusil am 15, 350 cartouches de calibre 12, 199 cartouches de calibre 5.56, 480 cartouches de calibre7.62, 100 cartouches de calibre 3.80, 224 cartouches de calibre 40, 2625 cartouches de calibre 9mm, 200 cartouches de calibre 38, 2 chargeurs 5.56×45, 5 chargeurs 7.62×39, 3 chargeurs calibre 12, 6 lunettes tactiques ont été confisqués.
Lors de cette opération, les agents de la Brigade de Lutte Contre le Trafic des Stupéfiants ont appréhendé le nommé Alcime Joseph, chargé de recevoir le conteneur Metro services, en provenance des USA.
Au cours du déroulement de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, organisée ce jeudi, Haïti a été au centre des débats en ce qui a trait à l’insécurité qui gangrène le pays. Intervenant à l’occasion, la représentante des USA à l’ONU, Mme Kelly Craft, a recommandé l’organisation des législatives pour le retour à l’ordre démocratique.
Selon Mme Craft, « les réformes constitutionnelles ne doivent pas servir de prétexte pour retarder l’organisation des législatives en Haïti ».
Les malfrats, armés et encagoulés, se sont présentés devant la maison en demandant à la femme pour son mari. Ayant répondu que ce dernier n’était pas là, ils ont alors pénétré dans la maison, à la recherche du mari, vu que la voiture de ce dernier était toujours sur les lieux. Après avoir constaté l’absence du mari, les malfrats se sont rabattus sur la jeune fille l’emportant avec eux sous l’oeil impuissant de la mère.
D’après les informations obtenues, aucune demande de rançon n’a été faite. Jusqu’à présent, les parents inquiets n’ont aucune nouvelle de l’enfant et de ce que veulent les assaillants.
Ce sont, entre autres, cinq armes de guerres, neuf armes de poing, ainsi que des chargeurs d’armes automatiques qui sont entrées par contrebande dans la deuxième ville du pays.
Suite à cette découverte, un juge de paix s’est rendu sur place pour effectuer le constat légal des objets saisis qui seront considérés comme des preuves à conviction dans le cadre des poursuites judiciaires.