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  • Le Nouveau Palais Présidentiel doit être un Bâtiment Stratégique de Sécurité Nationale

    Le Nouveau Palais Présidentiel doit être un Bâtiment Stratégique de Sécurité Nationale

    Dimanche 12 janvier 2020 ((rezonodwes.com))– Le Palais National, cet édifice public abritant le premier personnage de la République, le premier citoyen du pays, le chef de l’Etat et surtout le Commandant en chef des forces armées de la République, ayant été complètement détruit lors du séisme dévastateur du 12 janvier 2010, est officiellement aujourd’hui, l’un des plus grands projets nationaux de reconstruction du pays.

    Le Palais National demeurera pour plusieurs générations et se définira pour toujours comme le plus haut symbole d’autorité et de gouvernance de la République. Aussi, le Palais National se veut-il hautement stratégique dans la protection de la souveraineté nationale et dans la sûreté permanente de l’Etat?

    De toutes évidences, le prochain Palais présidentiel sera architecturalement une oeuvre de beaux arts, ingénieusement bien construit suivant les normes parasismiques avec la confirmation de la firme réputée de Sir David Adjaye comme gagnant du concours.

    Cependant, au delà des aspects architectural de beauté et ceux de résilience de la construction du Palais s’ajoutent les aspects stratégiques de sécurité nationale qui se définissent en quatre (4) phases de base:
    1- la conception intelligente et paramilitaire du bâtiment symbolisant l’autorité civile du Président en tant que commandant en chef des forces armées;
    2-la sécurisation permanente du site ou le périmètre abritant la fonction du chef d’Etat;
    3- la protection du centre de commande du territoire national au niveau du Palais;
    4- le contrôle strict aux accès des différents compartiments du plus important patrimoine historique des bâtiments publics….

    En conséquences, toute conceptualisation, procédures d’implémentation et opérations du plan stratégique de sécurité et d’urgence du nouveau Palais National devraient être strictement classées confidentielles…

    Un  Palais architecturalement beau est excellent pour la fierté nationale, un palais ingénieusement bien construit suivant les normes de résilience est parfait pour notre patrimoine de peuple et pour notre faible économie. Mais le plus important, un Palais stratégiquement bien planifié dans sa conception de base respectant les aspects de sécurité nationale, est un acte de grandeur souveraine qui protège et consolide l’intérêt national Haïtien. 

    La présidence Haïtienne est la plus haute autorité institutionnelle de la République. De ce fait, la construction de ce nouveau bâtiment ne doit pas être seulement soumise aux lois ou aux principes de construction moderne. Le Palais doit aussi faire l’objet de dispositions sécuritaires hautement stratégiques suivant son positionnement topographique, urbanistique et surtout suivant les risques et menaces historiques qu’exposent la faible gouvernance de la sécurité intérieure, qui constamment livre la présidence haïtienne aux assauts militaires, aux coups d’état, aux attentats qui une fois entraînent l’explosion du palais national le 8 Août 1912 avec le Président Cincinnatus Leconte mort à l’intérieur et le prochain Président, Vilbrun Guillaume Sam, lynché lors d’une révolte populaire le 27 Juillet 1915. 

    A ce niveau, La Maison Blanche n’est pas la plus belle architecture présidentielle du monde mais toutefois elle se veut être le bâtiment le plus sécurisé du monde. Mais cet édifice a été surtout stratégiquement construit et renové pour garantir la protection de la souveraineté nationale américaine et pour préserver l’intégrité physique du symbole institutionnel de la sécurité nationale des États-Unis qu’est le Président américain. Dès lors, experts et spécialistes en Sécurité et gestion d’urgence, (facility Strategic security planning), personnels militaires et d’intelligence se sont conviés aux differents phases des travaux d’architecture et d’ingénierie depuis la fondation de l’édiffice jusqu’aux opérations quotidiennes de sécurité et d’urgence pour perenniser la sureté permanente de l’Etat américaine.

    En conclusion, Il est totalement certain qu’avec David Adjaye Asocciates et Raco Deco comme firmes d’architecture sélectionnées, notre prochain Palais National sera artistiquement beau, bien conçu et en même temps résilient; Mais le plus  important, il revient à l’Administration de Moise, au groupe de travail et de réflexion sur la reconstruction du Palais National (GTRRPN) et l’ULCPB de considérer les aspects stratégiques de sécurité nationale pour engager des experts civils en sécurité, des professionnels venant des unités de protection du Palais, de l’Armée et des spécialistes étrangers strictement « vetted et cleared » aux cotés des firmes d’exécution pour que cette nouveau chef d’oeuvre soit hautement sécurisé et stratégiquement bien conçu à la hauteur de notre dimension de peuple fier d’être la République Noire du monde.

    Gumais Jean Jacques
    AvMPDisaster Manager,
    Aviation security Specialist
    jjgumais@gmail.com

  • Discours du Président Jovenel Moise à l’occasion du 10e anniversaire du séisme du 12 janvier 2010

    Discours du Président Jovenel Moise à l’occasion du 10e anniversaire du séisme du 12 janvier 2010

    DISKOU PREZIDAN REPIBLIK LA
    KOMEMORASYON DIZYÈM ANIVÈSÈ TRANBLEMAN TÈ KI TE FWAPE PEYI A 12 JANVYE 2010

    Dimanche 12 janvier 2020 ((rezonodwes.com))–
    Frèm ak sèm,
    Ayisyen, Ayisyèn, nan kat kwen peyi a ak nan diapora,
    Sa gen 10 zan dat pou dat, Ayiti te sou tout ekran televizyon, nan bouch tout kòmantatè radyo ak televisyon nan mond lan. Yon gwo tranbleman de tè pèsonn pat pare pou li te frape plizyè kote nan peyi a.

    Jou sa a, se pa sèlman tè a ki te tranble. Se zantray chak grenn Ayisyèn ak chak grenn ayisyen ki te boulvèse. Jou sa a, se pa sèlman lavi moun ki te pèdi. Se anpil kwayans, konviksyon, abitid ak atitid nou ki te kouri ale. Jou sa a, se pa sèlman kay ki te tonbe. Movèz fwa, kòlè, rayisans, divisyon, te kraze rak.

    Anba mas beton , pousyè ak lafimen, lespwa ak solidarite te sèl sous limyè.

    Sa gen 10 zan dat pou dat, Ayisyen-Ayisyèn te mete yon sèl mo nan bouch mond la : rezilyans ! Tout lòt nasyon tap poze tèt yo kesyon pou konnen kote nou jwenn fos ak kouraj pou siviv anba gwosè katastwòf saa.

    Sa yo te bliye se deviz nou ki se « MEN ANPIL, CHAY PA LOU » se deviz saa ki te ban nou fòs ak kouraj pou’n te fè fas kare ak gwo eprèv sa.

    Blòk beton , feray, anyen pat ka reziste anba fòs lespwa ak solidarite fanm tankou gason te mete nan jefò yo tap fè pou sove lavi yon fanmi, yon zanmi, yon kòlèg, yon vwazen, yon enkoni.

    Malgre sa tout kalite rapò ka di : 12 janvye 2010, premye èd imanitè a te soti nan men Ayisyèn-Ayisyen sivivan yo. Machann sachè dlo yo, machann manje kwit yo, machann pen yo, malere, malerèz ki tap pwomennen bwason glase sou tèt yo, gason ak fanm gwo ponyèt yo. Se te yo menm ki te pote premye èd yo. Se yo ki te reponn an premye ak ijans moman an.

    12 Janvye 2010, okenn chay pat lou paske nou te ini, nou te ansanm. Nou te manje ansanm, nou te dòmi ansanm, nou te kriye ansanm, nou te priye ansanm. Menm nan lanmò nou te ansanm paske pi fò viktim yo te antere nan fòs komin.

    Tranbleman de tè sa mete dlo nan je moun rich tankou moun pòv, moun anwo tankou moun anba, moun po nwa tankou moun po klè, moun an deyò tankou moun lavil.

    Pandan nap onore kouraj chak gason ak fanm vanyan ki te fè lemond antye wè ki gwosè mirak solidarite ka fè nan la vi yon pèp, nap pwofite salye memwa sila yo ki pèdi lavi yo nan katastwòf saa. An nou fè yon ti kanpe pou nou obsève yon minit silans pou 300 mil viktim sa yo.

    Peuple Haïtien, Mesdames et Messieurs,
    Notre pays, en raison de sa position géographique, n’est malheureusement pas à l’abri des catastrophes naturelles : séisme, tsunami… et autres dangers connexes.

    Plusieurs failles actives traversent le pays dont celles d’Enriquillo et du Grand Nord. Rien que pour l’année 2019, nous avons enregistré pas moins de 301 secousses sismiques dont deux de 4.8 sur l’échelle de Richter.

    De plus, en raison du réchauffement climatique et comme petit État insulaire, nous sommes appelés à enregistrer plus fréquemment des cyclones avec des vents de plus en plus violents.

    Le cyclone Mathieu, qui en octobre 2016 avait sévèrement frappé les départements de la Grand’Anse et du Sud, avait emporté la vie de plusieurs centaines de nos compatriotes et causé des dégâts à hauteur de plus de deux milliard de dollars américains et fait plusieurs milliers de sans abris.

    La science, malheureusement a ses limites en matière de prévision, nous devons donc anticiper les phénomènes naturels. Même si nous sommes impuissants face aux risques en raison de notre position géographique, nous avons l’impérieuse obligation de faire preuve d’une certaine capacité de résilience et réduire notre niveau de vulnérabilité.

    Ce tremblement de terre avait mis à nu non seulement notre très faible capacité de réactions aux catastrophes naturelles, mais aussi l’absence de normes de construction parasismiques.

    Nous ne saurions oublier que le séisme de 7.3 sur l’échelle de Richter qui nous a frappé le 12 Janvier 2010 a fait plus de 300.000 morts, presque autant de blessés et plus d’un million de sans-abris en seulement 35 secondes.

    Depuis le tremblement de terre de 2010, des décisions, lois et dispositions ont été prises pour mieux répondre à une éventuelle catastrophe.

    En plus d’avoir décrété cette date comme journée nationale de réflexions et de sensibilisation à la vulnérabilité d’Haïti face aux risques et désastres, nous pouvons également mentionner le Projet de loi sur les normes d’accessibilité à l’environnement bâti qui a été déposé et voté au Parlement par l’Exécutif qui l’a aussi publié.

    Entre autres actions, 100 ingénieurs ont été recrutés sur concours avec l’aide de l’OMRH pour être affectés aux municipalités d’ici le mois de février.

    L’État s’assure également aujourd’hui que les institutions comme l’EPPLS et l’UCLBP respectent scrupuleusement les normes parasismiques dans la construction des logements sociaux et des bâtiments publics.

    Peuple Haïtien, Mesdames, Messieurs,
    Aujourd’hui, pendant que nous pleurons nos morts, nous devons aussi saluer la générosité de tous ceux et de toutes celles qui se sont comporté en véritables Héros et Héroïnes.
    Nous devons saluer le courage de ceux et de celles qui ont survécu des heures, des jours sous les décombres confiants qu’au dehors tout était entrepris pour qu’ils puissent s’en sortir vivants.

    Nous en profitons pour exprimer, encore une fois, notre plus sincère reconnaissance et nos remerciements à tous ces pays frères qui dans un élan de compassion et de solidarité ont volé à notre secours.

    Nous devons saluer et encourager également la grande fraternité, la grande solidarité inter haïtienne où des compatriotes ont, à mains nues, dégageaient nos frères et sœurs des masses de béton armé.

    Dans la province où sont allés se réfugier des centaines de milliers de victimes, ils ont été accueillis à bras ouverts et nos pauvres paysans ont partagé leur pain, leur toit, le peu qu’ils n’ont pas.

    Combien de gens avons-nous croisé transportant, sur des civières de fortune, les corps déchiquetés d’un proche, d’un voisin, d’un collègue ? Combien, dans les jours qui ont suivi la catastrophe, ont fouillé tous les recoins de leurs maisons á la recherche de tout ce qui pouvait aider et soulager une voisine, un inconnu aux côtés duquel ils avaient trouvé refuge ?

    Nous avons vu des gens risquer leur vie pour sauver celle de quelqu’un dont ils ne connaissent que le filet de voix filtrant á travers les décombres. Nous avons vu des commerçants vider leur magasin pour offrir boissons et nourritures à des enfants livrés à eux- mêmes.

    Nous avons vu des femmes portant sur leur dos des hommes faisant deux fois leur poids, sur des mètres et des kilomètres afin qu’ils puissent recevoir des soins.

    Dix ans après, Haïti offre malheureusement une autre image au monde. Où est donc passé cette solidarité ? Le constat aujourd’hui est que la haine et la discorde ont gagné nos cœurs. L’incitation à la haine et à la violence nous a transformés. Ce peuple réputé bon est devenu méconnaissable.
    C’est pour cela que je ne cesse de prêcher le dialogue depuis mon ascension à la tête du pays.

    Les conséquences de longues périodes de trouble, d’instabilité politique et en particulier le phénomène « peyi lok » et ses impacts inestimables ont certainement causé plus de dégâts dans notre économie et fait plus de tort à notre société que le tremblement de terre du 12 janvier 2010.

    C’est un autre constat !

    Si en 2010, le monde s’est apitoyé sur le cas d’Haïti en montrant de la compassion et une grande solidarité, aujourd’hui les derniers évènements ont plutôt suscité la peur et le repli sur soi au point que certains pays qui se ruaient pour nous porter secours en 2010, déconseillent à leurs ressortissants de nous visiter. La plupart de nos hôtels ont dû fermer leurs portes ou réduire considérablement leur personnel.

    Pèp Ayisyen,
    Frèm ak Sèm,
    Jodia, ou menm ki te soti anba dekonb pa lagras yon enkoni, gade tèt ou nan glas, poze tè ou kesyon sa yo : Ki sa w fè ak lavi w ? Ki sa w fè ak peyi w ? Ki sa w fè ak solidarite sa a?

    Mande tèt ou eske’w sonje kiyès ki te retire w anba dekonb ? Eske’w te menm konnen moun saa ? Eske w sonje kiyès ki te fè’w jwenn premye plat manje cho ou te manje aprè katastwòf la ? Moun ki te ba’w premye gòje dlo ki te lave pousyè nan gòj ou ? Pèsonèl medikal ki te sove lavi w ?

    Si’w te sonje, si nou te sonje nou tap gade yon lot nan je epi nou bay yo gwo akolad. Yon akolad lanmou, yon akolad lespwa !

    Nan moman nap travèse la yo, nou bezwen plis ke jamè solidarite saa, linite saa, fwatènite saa ki te fè fòs nou, ki te fè nou pat pèdi lespwa nan moman difisil saa.

    Nou bezwen plis ke jamè solidarite saa, linite saa, fwatènite saa ki te ban nou kouraj, ki te fè nou kwè ke nou ka rekonstwi peyi nou, remete peyi nou sou ray chanjman, devlopman ak kwasans ekonomik.

    Nou bezwen plis ke jamè solidarite saa, linite saa, fwatènite saa ki te fè nou blye tèt nou pou’n bay la vi ak frè nou, sè nou ki te nan difikilte.

    Nou bezwen plis ke jamè solidarite saa, linite saa, fwatènite saa kap pèmèt nou mete sou kote ògèy nou, vye lide rayisans, anvi boule, kraze-brize, pou nou chita ansanm, pou nou deside ansanm kisa nou vle fè, kisa nou dwe fè ak peyi-a.

    Pèp Ayisyen,
    Frèm ak Sèm,
    Nan okazyon komemorasyon dizyèm lane tranbleman de tè-a, ijans lan jodi-a se pou nou mete tèt ansanm, nan linite, pou nou rekonstwi peyi-a, pou nou rekonstwi Nasyon-an, pou nou rekonstwi jenès la.

    ​Wi ! Nou dwe chita ansanm paske nou gen yon devwa memwa anvè tout viktim yo, fanmi yo, sivivan yo, moun katastwòf la kite ak andikap fizik tankou mantal yo. Nou gen yon devwa memwa anvè espas senbolik ak enstitisyonèl peyi-a.

    Yon lòt fwa ankò, map envite tout moun ki fe pati de fos politik yo, fos sosyal yo, ak fos ekonomik yo pou nou ka chita ansanm . Se sèlman konsa, se sèlman ansanm nap ka fè refòm kap pemet peyi-a pran chimen devlopman ekonomik ak sosyal, tout bon vre.

    Bon kouraj tout moun !

    Mèsi !

  • Nous sommes des morts en sursis!

    Nous sommes des morts en sursis!

    Dimanche 12 janvier 2020 ((rezonodwes.com))– Pour faire notre deuil, nous avons arrêté de nous plaindre, de protester, de critiquer, de proposer aux autorités. Nous avons du nous rendre à l’évidence que nous parlons des langues différentes. Que non seulement, ils ne comprennent ou ne se soucient pas de notre sécurité, de la leur aussi par la même occasion. Ce sont des inconscients qui pensent qu’ils auront le temps de partir à Miami ou en République Dominicaine.

    La prévarication de nos dirigeants a fait de nous des morts en sursis!

    Voilà 10 ans de cela, une terrible secousse a balayé notre pays et tué des centaines de milliers de gens, hommes , femmes ,enfants, bébés, civils, policiers, militaires, vodouisants, catholiques, protestants, honnêtes, criminels, hommes politiques de gauche, de droite, sans étiquette, hommes et femmes « savé », hommes et femmes illettré(es), hommes et femmes des mornes les plus reculées, les plus pauvres du pays, mais aussi hommes et femmes les plus puissants, les plus riches, habitant les plus beaux quartiers du pays. Comme un animal se débarrassant de ses puces, la terre nous a valdingué avec nos maisons et nos édifices.

    Personne,
    ni aucune catégorie sociale ne fut épargnée.

    On
    a connu l’enfer de survivre sous les masses de béton, dans les
    entrailles des immeubles, estropiés à vie, physiquement et
    mentalement. On a vécu une éternité dans les gravats, à la belle
    étoile, sous les tentes, au point que ces dernières sont devenues
    putrides.

    Comment
    a-t-on fait pour ne pas en tirer des leçons? Comment a-t-on fait
    pour 10 ans après , revenir à une situation pire qu’avant?

    Si les herbes folles ont bien poussé dans les décombres, à regarder de près, dans la capitale haïtienne, pas un endroit où on porte notre regard sans rencontrer une cicatrice du 12 janvier. Des êtres vivants, 10 ans après, vivent encore dans des tentes pourries, d’autres exposent leurs vies dans les ravines, les pentes, sur le littoral, d’autres encore habitent des immeubles fortement endommagés, d’autres ont regagné les bidonvilles où la violence des gangs tente de dépasser la violence des catastrophes naturelles.

    Certains
    bâtiments des beaux quartiers appartenant à des propriétaires peu
    scrupuleux, ne sont réhabilités qu’en surface.

    Si
    un an après, on a pu sentir un frémissement avec la publication du
    Code de construction, mais ce dernier fut vite relégué aux
    oubliettes. La ceinture mitoyenne sur les murs, qui était la mesure
    la plus respectée, s’amincit de plus en plus. On recommence de plus
    en plus à construire, à qui mieux mieux, comme au bon vieux temps.
    Les services des architectes et ingénieurs en bâtiment, sont
    toujours aussi délaissés.

    Il
    n’y a ni plan d’aménagement du territoire, ni plan d’aménagement
    d’aucune de la trentaine des bassins versants qui quadrillent le
    territoire.

    Il
    n’y a pas de plan d’urbanisme, stricto sensu. Les Mairies ainsi que
    d’autres organismes, tel l’OFATMA se contentent de faire payer des
    taxes. Taxes, qui très souvent sont détournées. Les autorités
    influents comme les Sénateurs, les députés, les Commissaires du
    Gouvernement, les juges interviennent également pour éviter à
    leurs amis de passer outre des raidissements des Mairies.

    Les bidonvilles poussent de plus belle, comme djon-djon sur bois pourri. 10 ans, c’est largement le temps nécessaire pour absorber au moins la moitié des bidonvilles. Au lieu de cela, nous, voici avec sur les bras, le plus grand bidonville de la Caraïbe, Canaan avec tous les défis humains, sécuritaires notamment qui viennent avec.

    Le laboratoire national du Bâtiment et des Travaux Publics, cantonné à Port-au-Prince, ne travaille qu’exceptionnellement sur des travaux d’envergure à financement international. Les autorités soient, ont accaparé les zones non aedificandi appartenant à l’état, ou ont fait pression sur les mairies pour les « donner  » à leurs partisans.

    Le
    séisme du 12 janvier 2010, reste symbolique, anecdotique même. Nous
    n’avons pas formé de secouristes supplémentaires; nous n’avons pas
    renforcé la protection civile, au contraire. Aucun cours dans les
    écoles, aucun spot de radio-télévision ne rappelle à la
    population les gestes qui sauvent, les attitudes à avoir durant un
    tremblement de terre. Pire nos hôpitaux sont dans un état de
    délabrement , tels qu’ils sont transformés partiellement en
    mouroirs.

    Des
    progrès certes ont été faits sur la cartographie sismique du pays.
    Nous savons , les autorités savent que nous vivons sur un gruyère
    traversé de failles sismiques dont les plus importantes et connues
    jusqu’ici, la failles septentrionale et la faille Enriquillo qui
    accumulent de l’énergie depuis un certain temps, sont mûres et
    peuvent céder à tout moment.

    Nous
    avons le devoir de l’annoncer à la nation, au monde entier. Si
    demain, un séisme de même ampleur devait encore frapper notre pays,
    nous aurons beaucoup plus de victimes. Il fera beaucoup plus de
    dégâts, parce qu’ici la prévarication de nos dirigeants règne en
    maitre, avec la complicité de la communauté internationale.

    Nous
    avons en vain essayé, à de multiples reprises, de les convaincre de
    l’impérieuse nécessité d’avoir un plan national de logement . A ce
    stade, nous sommes dans l’obligation de tirer la conclusion qui
    s’impose: Ce n’est pas uniquement les gouvernements qui ont du mal à
    prendre leurs responsabilités face aux risques majeurs encourus par
    la population, c’est le système de gouvernance politique, sociale et
    économique qui n’en veut pas.

    En
    attendant l’avènement de l’autre Haïti que nous sommes des millions
    de citoyens à réclamer, à l’Observatoire du logement en Haïti,
    nous continuerons à observer les pratiques du secteur, à suivre les
    évolutions, de façon à apporter notre contribution citoyenne à
    l’édification de la nouvelle Haïti.

    Pour
    l’Observatoire du logement en Haïti

    Joël Jean-Baptiste
    Coordonnateur de MOSOSAH-porteur du projet.

  • Haïti – Séisme 2010 : Déclaration du Premier Ministre du Canada Justin Trudeau

    Haïti – Séisme 2010 : Déclaration du Premier Ministre du Canada Justin Trudeau

    Haïti - Séisme 2010 : Déclaration du Premier Ministre du Canada Justin Trudeau
    Dans le cadre 10e anniversaire du séisme du 12 janvier 2010, le Premier Ministre du Canada Justin Trudeau a fait aujourd’hui la déclaration suivante…
  • Haïti – Politique : Jovenel Moïse n'abusera pas des décrets, affirme le Chancelier Edmond

    Haïti – Politique : Jovenel Moïse n'abusera pas des décrets, affirme le Chancelier Edmond

    Haïti - Politique : Jovenel Moïse n'abusera pas des décrets, affirme le Chancelier Edmond
    Lundi, la 50ème législature s’achèvera sans que la 51e législature prenne la relève comme le stipule la Constitution, faute d’avoir pu réaliser des élections. Le départ de tous les députés et d’1/3 des sénateurs rendra dysfonctionnel le Parlement…
  • Haïti – Séisme 2010 : Message de l'Ambassade d'Allemagne

    Haïti – Séisme 2010 : Message de l'Ambassade d'Allemagne

    Haïti - Séisme 2010 : Message de l'Ambassade d'Allemagne
    « À l’occasion du 10e anniversaire du séisme dévastateur du 12 janvier 2010, l’Ambassade d’Allemagne tient à exprimer ses sympathies les plus profondes et sa proximité au peuple haïtien tout entier. Les dommages physiques et les souffrances morales…
  • Haïti – Séisme 2010 : Un jour gravée dans notre mémoire collective…

    Haïti – Séisme 2010 : Un jour gravée dans notre mémoire collective…

    Haïti - Séisme 2010 : Un jour gravée dans notre mémoire collective...
    Dans le cadre de la commémoration du 10e anniversaire du séisme du 12 juin 2010, le Bureau du Secrétaire d’État (Gerald Oriol Jr.) à l’Intégration des Personnes Handicapées, partage dans un message ses réflexions rappelant que ce jour restera…
  • Haïti – Séisme 2010 : «Pitye pou Ayiti, Papa» une chanson de Joël Lorquet en hommage aux victimes

    Haïti – Séisme 2010 : «Pitye pou Ayiti, Papa» une chanson de Joël Lorquet en hommage aux victimes

    Haïti - Séisme 2010 : «Pitye pou Ayiti, Papa» une chanson de Joël Lorquet en hommage aux victimes
    Dans le cadre de la commémoration du 10e anniversaire du tremblement de terre du 12 janvier 2010, l’écrivain et artiste évangéliste très connu Joël Lorquet, présente au public « Pitye pou Ayiti, Papa ! », une chanson qui se veut un hommage aux victimes…
  • Haïti – Séisme 2010 : Déclaration de la Congressite Frederica S. Wilson

    Haïti – Séisme 2010 : Déclaration de la Congressite Frederica S. Wilson

    Haïti - Séisme 2010 : Déclaration de la Congressite Frederica S. Wilson
    Dans le cadre du 10e anniversaire du tremblement de terre d’une magnitude de 7,2 survenu en Haïti le 12 janvier 2010 qui a fait près de 300,000 victimes, la Congressise Frederica S. Wilson a publié une déclaration que nous vous invitons à partager…
  • Commémoration du séisme: Jovenel Moïse prêche l’union pour la reconstruction de la nation

    Commémoration du séisme: Jovenel Moïse prêche l’union pour la reconstruction de la nation

    commémorer cette date, Jovenel Moïse, accompagné, entre autres, du chef de gouvernement, du président de l’assemblée nationale, Carl Murat Cantave, a effectué une offrande florale à Saint-Christophe où sont enterrées plusieurs milliers de victimes de cette catastrophe dans des fosses communes.

    Dans le cadre de cette cérémonie commémorative, le président de la République s’est, ensuite, rendu au musée du panthéon national où il a pris la parole pour continuer à precher le dialogue afin de sortir le pays dans l’impasse difficile dans laquelle il se trouve.

    Tout au long de son discours, Jovenel Moïse a fait éloge de l’élan de solidarité qu’il y avait au lendemain du sinistre qui a touché le pays. 10 ans après nous projetons une autre image qui fait fuir du pays les étrangers qui nous ont secourus après cette catastrophe”. L’incitation à la violence, la haine nous a transformés regrette M. Moïse qui souligne l’impact du “pays lock” sur l’économie.

    En ce moment, nous avons besoin de l’unité qui nous a donné la force pour appréhender le lendemain après le séisme dévastateur. L’urgence est de trouver cette unité pour la reconstruction de la nation, a indiqué le locataire du palais national qui est revenu sur les risques simsiques qui planent sur Haïti.

    “Le pays n’est pas à l’abri des catastrophes naturelles. Il est traversé par plusieurs failles actives dont Enriquillo qui traverse le grand nord. Rien que pour l’année 2019 nous avons enregistré 301 secousses sismiques dans le pays. En outre, nous sommes appelés à enregistrer plus de cyclones avec des vents violents en tant qu’État insulaire exposé aux conséquences du réchauffement climatique. La science a ses limites en matière de prévision. Nous devons donc anticiper les catastrophes ,augmenter la capacité de résilience du pays, réduire notre vulnérabilité”, a conclu Jovenel Moïse.

    Plus loin, il a souligné des décisions qui ont été prises pour mieux répondre à une éventuelle catastrophe.

    “En plus d’avoir décrété cette date journée nationale de réflexion et de sensibilisation à la vulnérabilité d’Haïti face aux risques et aux désastres, nous pouvons également mentionner le projet de loi sur les normes d’accessibilités à l’environnement du bâti qui a été voté au parlement. L’État, note-t-il, s’assure également que l’EPPLS et l’UCLPB respectent les normes dans la construction des logements sociaux.


    Monsieur Moïse en a profité pour dévoiler le nom du lauréat du concours architectural pour la reconstruction du Palais national organisé par le Groupe de travail et de réflexion pour la reconstruction du palais national (GTRRPN).
    La proposition de Raco Laco est celle qui a été sélectionnée.

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