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  • Séisme: Michel Martelly invite les Haïtiens à s’unir pour le progrès du pays

    Séisme: Michel Martelly invite les Haïtiens à s’unir pour le progrès du pays

    À l’occasion de la commémoration des 10 ans de ce cataclysme, l’ancien président Michel Martelly a lancé un appel à l’unité à tous les acteurs haïtiens afin de sortir le pays des conditions exécrables dans lesquelles vivent ses fils et filles.

    Dans un message audiovisuel de 9 minutes 15 secondes, l’ancien occupant du Palais national a repris quelques moments forts qu’il a vécus après le passage de ce séisme de magnitude 7.3 qui a secoué le pays, laissant peine et douleur dans les familles haïtiennes. Michel Martelly a expliqué que les impacts de cette catastrophe n’avait fait que renforcer sa motivation à s’engager politiquement.

    Tout en admettant que les conditions de vie de la population deviennent pires, 10 ans après, M. Martelly croit que l’esprit de solidarité et d’entreaide qui a pris naissance dans les communautés haitiennes après le séisme peut servir à relever le pays. Pour terminer son message, le dirigeant du parti PHTK a lancé un appel à la conscience.

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  • Haïti-Fake news : Certains Sénateurs dont leur mandat échoue ce 13 janvier accusent Jovenel Moïse et Laurent Lamothe 

    Haïti-Fake news : Certains Sénateurs dont leur mandat échoue ce 13 janvier accusent Jovenel Moïse et Laurent Lamothe 

    Le 13 janvier 2020 marquera bientôt une nouvelle date historique pour Haïti… Encore une fois, le Parlement haïtien fera face aux conséquences de ses inconséquences, car la Chambre des députés sera vide et 2/3 du Sénat déguerpira, ce qui amènera précisément à la caducité du pouvoir législatif.

    Mais paraît-il que cette évidence, aussi simple et aussi claire qu’elle serait, ne colle pas aux ambitions aveugles de certains Sénateurs qui, depuis quelques jours, font circuler des informations sur les réseaux sociaux faisant croire qu’un accord aurait été trouvé entre Jovenel Moïse et 4 Sénateurs du PHTK afin de prolonger leur mandat. Les Sénateurs accusés sont : Willot Joseph du Centre, Dieudonne Etienne Luma du Nord, Onondieu Louis du Nord-Ouest et Ronald Larêche du Nord-Est.

    De plus, les détracteurs ont insinué que c’est encore le génie de l’ancien Premier Ministre Laurent Lamothe qui aurait été à la base de cet accord.

    En revanche, selon les informations recueillies d’une source proche de notre rédaction, rien de tout cela n’a eu lieu. Il s’agit plutôt de « manipulations politiques » concoctées par les Sénateurs de l’opposition qui refusent de partir, alors que selon le décret électoral de 2015 et la Constitution haïtienne de 1987, le mandat de 2/3 du Sénat arrive à terme au 2ème lundi du mois de janvier 2020.

    Si à longueur de journée, les séances au Parlement se transforment en débats houleux sans fondement et sans issue, cette mauvaise pratique dépasse alors les limites, car même concernant la fin du mandat qui leur ont été confié par le peuple, certains malades du pouvoir font le dilatoire.

    Toutefois, en guise des rumeurs voulant dévier l’attention de la population sur l’échec de la de 50ème législature, n’oublions pas qu’à partir du lundi 13 janvier 2020, les Sénateurs suivants ne seront plus investis de cette fonction et devront libérer l’espace du Parlement haïtien :

    1. Antonio Chéramy
    2. Evalière Beauplan
    3. Nenel Cassy
    4. Youri Latortue
    5. Francenet Denius
    6. Hervé Lénine Fourcand
    7. Ricard Pierre
    8. Sorel Jacinthe
    9. Carl Murat Cantave
    10. Nawoon Marcellus
    11. Willot Joseph
    12. Wilfrid Gélin
    13. Jacques Sauveur Jean
    14. Ronald Larêche
    15. Dieudonne Luma Etienne
    16. Onondieu Louis
    17. Jean Marie Salomon
    18. Dieupie Chérubin
    19. Jean Renel Sénatus

     

     

    Haïti 24

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  • Tamara Suffren refait son deuil avec "Ale trankil", une nouvelle vidéoclip

    Tamara Suffren refait son deuil avec "Ale trankil", une nouvelle vidéoclip

    Si pour certains la perte d’un être aimé est une injustice sans nom, Pour Tamara, c’est différent. Alors qu’elle a récemment perdu ses deux parents en l’espace d’un mois et 12 jours, dans cette vidéo intitulée “Ale trankil”, même en étant éplorée, elle a su ramasser ses forces pour leur dire de partir dans le calme tout en leur promettant de ne pas lâcher…; Un modèle de courage !

    Invitée de Carel Pedre à l’émission “The morning show” ce vendredi, avant la sortie de cette toute dernière vidéo, la diva a confié qu’elle a dû surmonter un peine inqualifiable après la mort de son père, François Suffren, le 26 juin 2019 et celle de sa mère, Myrlande René Suffren, survenue le 8 août dernier.

    Parrallèment, elle a remercié les proches qui lui ont soutenu pour traverser cette triste impasse amère. Bien que le texte est un peu personnel, elle le dédie à chaque orphelin enchagriné dans le monde. Une façon pour elle de compatir à leur peine et leur souhaiter de continuer à vivre avec courage et espoir malgré tout, comme elle l’a fait, même s’il y a des souvenirs que rien ne pourra effacer, notamment avec cette phrase qui boucle la vidéo : << Lejann pa konn mouri, yo rete imòtèl nan kè nou ak nan vi nou. >>

    Le clip débute avec des notes quasi fantômes de la jeune et talentueuse pianiste Donalzie Théodore qui accompagne Tamara exécutant un délicat arpège avec sa guitare avant de marier avec ce sombre instrumental sa mélodieuse voix comme cerise sur le gâteau !

    Tout au long de la vidéo, Tamie chante une poésie qui exprime une nostalgie inflexible (coiffée par un refrain retentissant : << ale trankil ooooo (3 fwa), papa, n ape kenbe. Ale trankil ooooo (3 fwa), papa, n ap kontinye… ! >>) Mais aussi un courage produit par la probabilité que son père est une légende que Dieu a appelée. Donc, elle doit accepter cette mort malgré le vide qu’elle a créé et affronter la vie qui est devant elle, désormais.

    Bien que la chanson semble être enclin à son père, c’est plutôt un discours que la cantatrice adresse à ses deux parents. Si elle a choisi de le faire ainsi, c’est parce qu’elle avait commencé à écrire le texte rien que 2 semaines après la perte de son père et, jugeant que les mères sont beaucoup plus souvent honorées que les pères, elle a tout simplement fait un mélange pour dire à son père tout ce qu’elle veut dire à sa mère aussi (une façon aussi pour elle d’honorer l’amour qui a uni ses parents à jamais). Sa mère aurait été heureuse et fière de son geste. Si comme thérapie, auparavant, elle avait l’habitude de discuter avec ses frères et soeurs sur des moments inoubliables qu’ils ont vécus avec leur parent, elle compte à présent sur cette chanson pour l’aider à se souvenir d’eux et de continuer à vivre avec eux au plus profond d’elle. A-t-elle fait savoir à la rédaction de Chokarella.

    Puisque la sortie de “Ale trankil” coïncide à la veille de la commémoration de cette date où beaucoup sont ceux qui ont perdu des proches (notamment, leurs parents) (il y a de cela 10 ans), Tamara invite le grand public à venir chanter ce morceau avec elle, ce dimanche, sur la place Boyer et à Fubar, en mémoire des défuns du 12 janvier 2010. Toutefois, cette chanson prendra sûrement place parmi les classiques de la musique haïtienne.

    RÉDACTION : Peterson DORSAINVIL

    RÉVISION ET CORRECTION : Rodly SAINTINÉ

    COPYRIGHT : Chokarella 2020

  • 12 Janvier 2020: Honte à vous et merci pour CANAAN!

    12 Janvier 2020: Honte à vous et merci pour CANAAN!

    Je salue la mémoire des victimes du 12 janvier 2010 (les miens, les tiens). C’est comme si c’était hier, la douleur est intacte.

    “J’aurais souhaité me réveiller le 13 janvier et sauter le 12!” Tellement poignant, tellement douloureux! J’ai une pensée spéciale pour les parents des victimes du seisme. Nos prières sont avec vous.
     

    Quelle leçon a-t-on appris? Haïti est-elle mieux préparée? “Bondye bon” est la réponse la plus courante.

     Je garde en mémoire cette phrase de Madame Michaelle Jean: “Le vrai combat à mener en Haïti, c’est contre tous les facteurs persistants de vulnérabilité. Ici, on me donne raison: ce n’est pas le tremblement de terre qui a tué les gens, mais zéro règle dans la construction.”

    Et malheureusement, nous avons échoué! La reconstruction n’a pas eu lieu. Les milliards du CIRH ont été notre version tropicale de la “Casa de Papel” et l’argent des ONG a été une version haïtienne du film américain “The Takers”. Au tableau de l’indécence, Mention spéciale à la Croix-Rouge américaine. 

    Nous autres simples citoyens, nous avons été complices par négligence ou par ignorance.

    Nos dirigeants sur cette période ont été des “BETIZÈ PROFESYONÈL” et /ou des VOLEURS ULTRA-COMPÉTENTS. Indignes fils de la Patrie!

    Vous devriez avoir HONTE! Malheureusement, ce noble sentiment n’est pas dans le vocabulaire des dirigeants haïtiens.

    Au final, la plus importante réalisation et certainement la plus visible des dirigeants haïtiens a été la construction du bidonville de CANAAN. Et cette terre là, elle n’a rien d’une terre promise. 

    Le Président de la République est encore dans un abris provisoire dix ans après le séisme. 

    Nou gen sou nou.

    Honte à vous!

    Fernando ESTIMÉ

  • ONA: Note du Député Jerry Tardieu

    ONA: Note du Député Jerry Tardieu

    Par la présente, je tiens à informer le grand public que je n’ai aucune dette envers l’ONA, institution de laquelle je n’ai jamais prêté une gourde de ma vie, ni pour moi ni pour aucune des entreprises auxquelles j’ai pris part (même quand cela aurait été mon droit puisque prévu par la loi régissant la matière).

    Je tiens à porter cette précision après avoir entendu le sieur Newton Saint-Juste, qui se présente comme un avocat de l’État haïtien, mentionner plusieurs fois mon nom comme un débiteurde l’ONA. Personne n’est dupe. Il ne fait aucun doute que ces attaques calomnieuses et mensongères, en dehors de toute éthique professionnelle et déontologique, participent d’une velléité du pouvoir en place à salir les personnalités qui osent critiquer la gestion désastreuse du pays.

    Aucune tentative d’intimidation ni de persécution politique n’empêchera le citoyen engagé que je suis de continuer à m’impliquer dans les affaires de la cité. Contre vents et marées, je n’abdiquerai jamais à l’honneur d’être leur cible pour paraphraser Edmond Rostand.

    J’en profite pour attirer l’attention de la communauté nationale et internationale, et les organismes de défense des droits humains, sur les graves dangers qui pèsent sur la démocratie haïtienne. Oser critiquer les autorités actuelles, même en étant parlementaire, c’est désormais s’exposer à des attaques sans fondement et à visière levée de sbires déguisés en juristes qui, sous prétexte de mensonges erronés et dossiers montés de toutes pièces, salissent impunément la réputation de celles et ceux qui ne baissent pas l’échine devant leur régime. Dans ses diatribes, souvent cet inquisiteur des temps modernes m’associe à l’hôtel Oasis, dont je ne suis, à l’instar de l’ONA et 200 autres investisseurs, qu’un simple et fier actionnaire. S’il avait pris la peine de s’adresser au conseil d’Administration de cetétablissement hôtelier de renom, il lui aurait certainement confirmé que cette société ne bénéficie d’aucun prêt de l’ONA. 

    Tout en me réservant le droit d’initier telle action que de droit, je rejette d’un revers de main ces accusations sans fondement et indignes d’un homme de loi. D’ailleurs en écoutant l’abracadabrant argumentaire de cet « avocat », je ne peux m’empêcher de penser à Me. Gérard Gourgues, qui devant les manœuvres des fossoyeurs maladroits de notre démocratie balbutiante s’exclamait à bon escient : « Même le mal, ils le font mal ». 

    Jerry Tardieu

  • Une série d’activités pour commémorer les 10 ans du séisme du 12
janvier 2010 en Haïti

    Une série d’activités pour commémorer les 10 ans du séisme du 12 janvier 2010 en Haïti

    Un ensembles d’activités sont prévues, en Haiti et à l’étranger, en vue de commémorer le 10e anniversaire (12 janvier 2020) du tremblement de terre dévastateur du mardi 12 janvier 2020, ayant fait environ 300 mille morts, autant de blessés et d’immenses dégâts matériels, selon les informations rassemblées par lagence en ligne AlterPresse.

    Le mouvement citoyen Amouni Semans Limyè organise une cérémonie commémorative sur différentes places publiques et plusieurs quartiers, dans la zone métropolitaine de la capitale, Port-au-Prince : Place Jérémie (périphérie sud-est) , Onaville (au nord-est), Chavez (à proximité de l’Aéroport international de Port-au-Prince, au nord), Bel Air (centre-ville), Canaan, Camp Caradeux (au nord-est, à Tabarre).

    Il y aura des témoignages, musiques et danses, durant toute la journée du dimanche 12 janvier 2020.

    Vers 4:53 pm (21:53 gmt), l’heure du passage du tremblement de terre destructeur en Haiti, une communion générale symbolique se résumera en une chaîne de solidarité Men nan men, durant une minute de silence, en signe de recueillement, entre autres.

    Du vendredi 10 au samedi 25 janvier 2019, la Fondasyon Konesans ak Libète (Fokal) consacre le premier mois de l’année 2020 à un mémento du séisme.

    Conférences, spectacles, causeries, discours de circonstance, vernissage auront lieu dans les locaux de la Fokal, à Port-au-Prince.

    En dernière heure, la présidence déclare le dimanche 12 janvier 2020 journée de commémoration et de réflexion, à la mémoire des victimes de la catastrophe provoquée par le séisme du 12 janvier 2010.

    « Le drapeau sera mis en berne, les discothèques et autres établissements assimilés resteront fermés. Les stations de radios et de télévisions sont invitées à programmer des émissions et de la musique de circonstance ».

    A l’étranger, certaines structures ont également annoncé une série d’activités pour marquer la date du 12 janvier 2020.

    La Maison d’Haïti et la Tohu à Montréal prévoient deux jours d’activités, organisées par plus d’une quarantaine de groupes, organismes et artistes, les samedi 11 et dimanche 12 janvier 2020.

    Il est également prévu des conférences, projections, présentations et discussions.

    A Québec, une conférence-débat, sur le thème « 10 ans après le séisme, quel bilan » ?, se tiendra, à l’Université Laval, pour toute la communauté haïtienne de Québec ainsi que des amies et amis du peuple haïtien.

    L’activité se poursuivra avec une projection du documentaire « Assistance mortelle » du cinéaste Raoul Peck.

    Toujours dans cette perspective commémorative, l’ambassade d’Haïti à Washington lance deux activités pour cette date significative : une veillée aux chandelles à l’Église du Sacré-Cœur et une soirée du souvenir à l’ambassade d’Haïti, située au 2311 Massachusetts Ave, NW, Washington, D.C. [dj emb rc apr 10/01/2020 15:35] source Alter

  • 10 ans après : Les projets de villages Lumane Casimir et Zoranje, vitrines
de l’échec de la reconstruction post-séisme en Haïti

    10 ans après : Les projets de villages Lumane Casimir et Zoranje, vitrines de l’échec de la reconstruction post-séisme en Haïti

    Les projets de villages Lumane Casimir et Zoranje sont devenus les vitrines de l’échec de la reconstruction, après le tremblement de terre du mardi 12 janvier 2010 en Haïti. Ce devait être deux quartiers modèles, aux limites de l’agglomération de Port-au-Prince, pour montrer qu’il était possible de construire vite et bien, pour les familles sinistrées das le séisme de janvier 2010. Dix ans plus tard, les habitantes et habitants attendent toujours l’eau potable et les services de base. Gabegie financière, détournements et corruption sont passés par là.

    Ce sont, chaque jour, les mêmes scènes de désolation à Zoranje, à vingt kilomètres au nord de Port-au Prince, dans la commune de Cité Soleil, observe l’agence en ligne AlterPresse.

    Des centaines de personnes, les bras chargés de bidons, marchent dans une eau boueuse et entre des tas d’ordures pour gagner le puits communautaire. Des enfants, des femmes, des vieux viennent s’approvisionner en eau. Certains poussent des brouettes, chargées de récipients. Toutes et tous habitent le « village de la Renaissance », à Zoranje.

    Des jeunes à la recherche de l’eau au puits communautaire de Zoranje

    Ce sont également les mêmes corvées quotidiennes d’eau, au « village Lumane Casimir », aux pieds du Morne à Cabris, à vingt-cinq kilomètres au nord-est de la capitale haïtienne. Là, les camions citernes passent régulièrement. Les habitantes et habitants peuvent dépenser jusqu’à 400.00 gourdes par semaine (environ 4 euros ou une journée de salaire minimum en Haïti) pour remplir ce qu’ils appellent leurs « châteaux d’eau ».

    Village de la Renaissance, village Lumane Casimir : ces deux grands projets devaient démontrer combien il était possible de reconstruire Port-au-Prince, au lendemain du tremblement de terre dévastateur du mardi 12 janvier 2010.

    Ces projets étaient tellement emblématiques que les deux chantiers furent inaugurés par le président de la république d’alors, Joseph Michel Martelly, et William Jefferson (Bill) Clinton, l’ancien président étasunien, nommé par le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (Onu) co-président (avec le premier ministre d’alors Joseph Jean Max Bellerive) de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (Cirh).

    A travers ces projets, il s’agissait aussi de préfigurer la grande agglomération de Port-au-Prince, de construire bien et vite, pour loger, dans de bonnes conditions, les familles sinistrées. Avec plus d’1 million 300 mille personnes sans-abris, le séisme du 12 janvier 2010 venait de tuer plus de 300,000 personnes, de détruire ou endommager plus de 172,000 logements.

    A Port-au-Prince, plus de 200,000 personnes déplacées croupissaient encore dans les camps ou dans trois grandes nouvelles agglomérations anarchiques (à partir d’août 2010), appelées Canaan, Jérusalem et Onaville (dans l’axe nord/nord-est de la capitale).

    Des constructions inachevées de Lumane Casimir

    Dix ans plus tard, en 2020, les deux villages restent encore inachevés, isolés, comme abandonnés par les autorités. Les infrastructures essentielles manquent toujours.

    Des dizaines de millions de dollars américains (Ndlr : US $ 1.00 = 96.00 gourdes ; 1 euro = 111.00 gourdes ; 1 peso dominicain = 2.00 gourdes aujourd’hui) ont été dépensés pour leur aménagement, alors que des soupçons de corruption et de détournement de fonds ont été relevés dans deux rapports (rendus publics en janvier et mai 2019) de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (Cscca) d’Haïti.

    Des enfants qui s’amusent dans les rues de Zoranje

    Le village de la Renaissance avait été baptisé « projet 400 % », soit « 400 maisons en 100 jours ».

    Inauguré, le 27 février 2012, par Martelly, il a été réalisé grâce à une subvention de 30 millions de dollars américains de la Banque interaméricaine de développement (Bid). Etaient aussi prévus trois kilomètres de routes, un système d’adduction d’eau potable, des réseaux électriques, des lampadaires, un terrain de basketball et une place publique, .

    Force est de constater que très peu de ces promesses ont été réalisées à date (janvier 2020).

    Mini-parc du village Lumane Casimir

    Le village Lumane Casimir était un projet encore plus ambitieux. Pour un montant de 44 millions de dollars américains, ledit projet prévoyait la construction de 3,000 logements modernes, dotés d’eau courante, d’électricité, de toilettes et d’installations sanitaires décentes, des rues pavées, des trottoirs…

    Dans les deux cas, les habitantes et habitants ont très vite déchanté.

    Il y a d’abord l’isolement.

    L’éloignement du centre de Port-au-Prince est un handicap majeur pour les personnes les plus démunies. Dépourvus de moyens de déplacement, la plupart des habitantes et habitants doivent « payer jusqu’à 35.00 gourdes pour se rendre en ville », raconte Elvire Nelson, une jeune femme de 25 ans, qui habite au village Zoranje, depuis sa construction.

    De plus, la majorité des habitantes et habitants sont sans emploi. Certaines et certains se débrouillent dans des activités de petit commerce. Très peu travaillent dans des institutions étatiques ou dans les usines textiles, au Parc industriel métropolitain de Port-au-Prince, de la Société nationale des parcs industriels (Sonapi).

    Au village Lumane Casimir, inauguré en mai 2013, les habitantes et habitants sont aussi confrontés à des difficultés d’approvisionnement en différents biens essentiels.

    Ils doivent payer jusqu’à 80.00 gourdes aller-retour, pour se rendre en ville et revenir de Port-au-Prince.

    Insatisfactions des habitantes et habitants du projet 400%

    Ce matin-là, sous un soleil de plomb, des habitantes et habitants du village de Zoranje sont déjà partis travailler. D’autres se sont installés devant leurs maisonnettes. Des enfants jouent tranquillement dans les rues.

    Le village a été installé au milieu de champs abandonnés. Des bosquets de fleurs entourent les maisons, bien entretenues et peintes de plusieurs couleurs.

    Mais, derrière ces belles images, les familles vulnérables sont privées d’accès aux services sociaux de base : centres de santé, eau potable et électricité, entre autres.

    « Nous voulons que quelque chose change dans la zone », exprime Madona Borgella, 17 ans, contrainte, dit-elle, de parcourir plusieurs kilomètres, sur des routes boueuses, un récipient sur la tête, pour pouvoir s’approvisionner en eau.

    Madona Borgella

    « La situation, que nous vivons, n’est pas acceptable. La mauvaise qualité de l’eau achetée nous donne des grattelles et infections, particulièrement au niveau de notre partie génitale », se plaint Madona Borgella, qui appelle les autorités à rendre l’eau potable accessible à toute la population.

    Les conditions de vie de la population ne cessent point de se dégrader, à cause du manque d’infrastructures sanitaires dans la zone, ajoute Junior Ostin, ancien président du projet 400% au village de la Renaissance, réparti en sept blocs respectifs, dénommés Préval, Chavez, Aristide, Cubain, Expo, Day et Martelly.

    « Les gens, qui habitent au Village de la Renaissance, depuis presque 10 ans, vivent dans des conditions précaires. L’Etat a remis aux habitantes et habitants les maisons, pour lesquelles ils ont l’obligation de payer 2 mille gourdes chaque mois, alors que les gens ont de grandes difficultés pour obtenir de l’eau potable pour la consommation ».

    Malgré l’installation d’une grande citerne, depuis plusieurs années, l’eau a toujours du mal à couler dans les robinets de ces gens.

    Les autorités n’ont pas respecté les principes de base du contrat, qu’elles avaient préalablement signé avec leurs locataires. L’Etat doit venir en aide à la population abandonnée, souhaite Junior Ostin.

    Junior Ostin

    Plusieurs habitantes et habitants de la zone sont tombés malades, à cause de l’eau qui serait contaminée.

    Il n’existe aucun centre de santé pour les soins d’urgence. Les habitantes et habitants sont obligés de se rendre à l’hôpital Saint Camille, situé dans la zone de Marin, se plaint Junior Ostin.

    Un village dénaturé par les habitantes et habitants

    L’ingénieur Borgella Euzèbre a travaillé à la construction de ces logements sociaux, pour le compte du Fonds d’assistance économique et sociale (Faes). Lui aussi déplore le fait que la construction d’un centre de santé n’ait jamais vu le jour.

    L’ingenieur Borgella Euzèbre

    « Sept ans après la construction, la situation tend à empirer, tant le village a perdu de sa beauté. Immédiatement après être entrés dans les maisons, les habitantes et habitants ont fait des aménagements, qui ont dénaturé la beauté du Village », fulmine-t-il.

    L’ingénieur critique des constructions parallèles, faites par les habitants pour agrandir des maisons, parfois trop petites pour accueillir tous les membres d’une famille.

    « Un terrain dans la zone a été réservé pour faire un magasin communautaire, qui n’a jamais vu le jour. A la place, ont été installés des espaces de jeux pour enfants. Le projet a été inauguré prématurément par le président Joseph Michel Martelly, qui s’est empressé de livrer les logements aux milliers de personnes, qui vivaient sous des tentes à cette époque », explique l’ancien cadre du Faes.

    Assis devant sa maison, à Zoranje, Borgella Euzèbre dit regretter les difficultés, auxquelles sont confrontés les habitantes et habitants pour s’approvisionner en eau.

    Faute d’entretien et d’aménagement approprié, un forage, fait dans la zone par le Faes, ne sert à rien. Les démarches, menées auprès des instances compétentes, pour alimenter la zone en eau, sont restées vaines.

    Au village Lumane Casimir, une population abandonnée

    Autre village censé être modèle, Village Lumane Casimir.

    Wilson Jusmé y vit depuis plusieurs années.

    « La situation est très précaire », dit-il.

    « Depuis la remise des clefs aux habitantes et habitants du Village, toutes les instances étatiques nous ont abandonnés. Les problèmes s’accumulent : insécurité, absence de courant électrique public, pas de système d’adduction d’eau potable … ».

    Wilson Jusmé

    Ce sont les habitantes et habitants, qui s’organisent entre eux pour gérer le village et veiller à leur sécurité. Ils sont livrés à eux-mêmes, au milieu de terrains arides et isolés, ajoute-t-il.

    « Un grand réservoir, installé à l’entrée du village, devait distribuer l’eau potable. Il n’a jamais été opérationnel », montre-t-il.

    La zone n’a pas de centre de santé, encore moins de sous-commissariat de police.

    Mini-parc industriel inachevé du village Lumane Casimir

    Après le départ de Michel Martelly de la présidence, plus personne ne paie les redevances, dues à l’organisme « Unité de construction de logements et de bâtiments publics » (Uclbp). Même l’annexe de la mairie de la Croix-des-Bouquets a été contrainte de fermer ses portes, faute de moyens, se plaint Natacha Pierre, une représentante du conseil municipal de la Croix-des-Bouquets.

    Elle explique que seule la présence de policiers nationaux, qui habitent dans la zone, permet de contenir l’insécurité.

    Selon elle, plus d’une centaine d’enfants vulnérables y vivent dans des conditions très précaires.

    Que dire du programme de fonds PetroCaribe ?

    Selon le projet initial de mai 2001, 22 millions de dollars américains devaient être transférés, du programme PetroCaribe d’aide vénézuélienne à Haïti, pour la construction de 1,500 maisons et d’infrastructures.

    Le groupe de BTP Hadom, propriété du sénateur de la République Dominicaine Félix Bautista, a emporté le marché. Selon le journal Le Nouvelliste, 1,280 logements ont été livrés, puis le chantier a été abandonné. Des poursuites judiciaires ont été engagées, sans succès, en République Dominicaine, contre le sénateur et magnat de la construction.

    Pour la rénovation urbaine et le développement du village à Morne à Cabris, une autre somme de près de 27 millions de dollars américains a été débloquée. Dans un rapport d’audit, rendu public en mai 2019, la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (Cscca) pointe douze contrats, passés de gré à gré, par l’Uclbp, avec des firmes ou des particuliers, ouvrant ainsi la possibilité de surfacturation et de détournements.

    « Dans certains cas, c’est permis par la loi, et donc ce n’est pas toujours une faute. L’Uclbp n’a rien à cacher. Elle dispose de toutes les pièces justificatives de sa gestion », souligne l’ancien directeur de l’Uclbp, Harry Adam, contacté sur ces contrats, qui ont été signés durant son administration.

    En outre, sur une autre somme de 10 millions dollars américains, qui devait être versée, en 2013, à l’Uclbp, seuls 5 millions l’ont été, relève la Cscca.

    Les enquêteurs de la Cscca relèvent bien d’autres irrégularités, dont trois contrats de près de 9 millions de gourdes et de 14,000 dollars américains, conclus avec une consultante Marie Franconette Prussien.

    Interrogée à ce sujet, la consultante a répondu que son travail était achevé et qu’elle n’avait pas le droit de s’expliquer sur ces contrats.

    Même cas de figure, pour le directeur général de l’Uclbp, Clément Bélizaire, qui dit attendre l’autorisation de son ministère de tutelle pour s’exprimer.

    Lemoine Bonneau, responsable de communication à la Cscca, défend le travail de la Cour des comptes.

    Des ministres et des premiers ministres ont signé ces contrats, malgré les nombreuses irrégularités constatées. La Cscca transmettra son rapport au sénat qui, lui, l’enverra au parquet du tribunal civil de Port-au-Prince, dit-il.

    « Le tribunal de la Cour des comptes se réunira pour regarder toutes les données », explique Lemoine Bonneau.

    « Pour les autres hauts fonctionnaires de l’Etat, qui ont participé au gaspillage de ces fonds, avant même d’engager des poursuites pénales, il faudra que la Cscca les mette en débet ». Ce n’est qu’ensuite que le parquet, s’il est saisi, décidera d’éventuelles poursuites pénales.

    Le procès de la gabegie et de la corruption, qui ont accompagné la reconstruction post-séisme du 12 janvier 2010, n’est pas encore pour demain. [jep rc apr 10/01/2020 17:00]

    Reportage*

    Par Jean Elie Paul, journaliste à AlterPresse et AlterRadio

    * Reportage réalisé par AlterPresse et AlterRadio, avec l’appui de la Fondasyon konesans ak libète (Fokal), dans le cadre de l’appel d’enquêtes et grands reportages pour les 10 ans du séisme

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  • « Le Sénat comptera 19 membres au 13 janvier 2020 », selon 3 membres du
bureau

    « Le Sénat comptera 19 membres au 13 janvier 2020 », selon 3 membres du bureau

    Trois sénateurs Jean Marie Salomon, vice-président du grand corps, Dieupie Chérubin premier secrétaire et Willot Joseph deuxième secrétaire ont, dans une note à la nation, fixé leur position sur les mandats des sénateurs jugeant que 19 sénateurs resteront en poste après le 13 janvier.

    « Le bureau du Sénat rappelle à tous que la durée des mandats des parlementaires ne peut souffrir des caprices et velléités anti-démocratiques de quiconque, ce, en raison du fait qu’elle est fixée par la Constitution et le décret électoral de 2015 », peut-on lire dans la note.

    Les trois (3) Sénateurs également concernés par ce débat ont mis en avant l’article 50.3 du décret électoral de 2015. « À l’occasion des élections sénatoriales impliquant à la fois un renouvellement et une ou deux vacances au sein d’un même département, les électeurs votent pour autant de candidats qu’il y a de postes à pourvoir. Le candidat ayant obtenu le plus grand nombre de voix reste en fonction jusqu’au deuxième lundi de janvier de la sixième année de son mandat. Le Sénateur élu avec un nombre de voix immédiatement inférieur comble la vacance produite en cours de mandat pour le temps qui reste à courir. Tout éventuel troisième Sénateur élu, soit celui qui vient en troisième position, termine le mandat qui arrive à terme en premier », stipule le décret électoral.

    Au deuxième lundi de janvier 2020, soulignent les signataires de la note, le sénat comptera 19 membres. « Il est fortement souhaitable qu’eux tous, pour le bien de la Nation et de la démocratie, fassent leurs devoirs, en toute liberté », précisent-t-ils.

    Ces trois sénateurs qui signent au nom du bureau du Sénat disent inviter les détracteurs à se ressaisir et à s’inscrire dans les lignes des grandes théories de la démocratie et de l’État de Droit.

    source HPN

  • Bocchit Edmond tente de rassurer la communauté internationale sur l’après
13 janvier…

    Bocchit Edmond tente de rassurer la communauté internationale sur l’après 13 janvier…

    Ce lundi 13 janvier marquera la fin de la 50e législature et entrainera la caducité du Parlement à cause des retards enregistrés dans l’organisation des élections en Haïti. Le président de la République sera appelé à diriger le pays par décret et sans contre-pouvoir. Une situation qui inquiète les partenaires internationaux. En visite cette semaine au Mexique, à Washington et à New York, le ministre haïtien des affaires étrangères a tenté de rassurer la communauté internationale.

    Des parlementaires ont déjà remis des matériels de l’Etat mis à leur disposition. Le mandat de la 50e législature touche à fin et il n’y aura pas de 51e législature pour la remplacer comme le veut la Constitution. Ce 13 janvier 2020, le pays se réveillera sans un Parlement fonctionnel en attendant les élections. Il n’y aura donc au pays ni gouvernement légitime, ni budget ni Parlement. Le chef de l’Etat sera seul aux commandes et cette situation préoccupe la communauté internationale.

    Selon Bocchit Edmond, le président Moïse n’a pas l’intention d’abuser des décrets. « Comme il y a pas de Parlement et l’Etat doit continuer à fonctionner, il y a des décisions nécessaires comme le budget, la loi électorale entre autres, il faut des décrets pour les adopter… », c’est ce que le ministre des Affaires étrangères dit avoir expliqué aux partenaires internationaux qu’il a rencontrés à Washington, à New York et au Mexique cette semaine.

    « J’ai rencontré le président du Mexique le mercredi 8 janvier, Manuel Lopez Obrador et les ministres des affaires étrangères de 34 pays lors d’une réunion de la Communauté des Etats Latino-américain et de la Caraïbe (CELAC). J’en ai profité pour parler de la situation du pays et pour leur rassurer sur la question de diriger par décret après le 13 janvier », a rapporté le ministre au Nouvelliste.

    Invité au Conseil de sécurité de l’ONU jeudi dernier, le ministre haïtien des Affaires étrangères dit avoir rassuré les membres du Conseil « de la volonté du président de la République pour assurer la continuer de l’Etat sans abuser des décrets et de remettre en fonction les institutions démocratiques… » Bocchit Edmond dit avoir aussi discuté avec l’ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU, Kelly Craft sur la situation du pays.

    A Washington au Département de sécurité intérieure cette semaine, le ministre dit avoir rencontré, Valérie Smith Boyd, secrétaire d’Etat aux affaires internationales. « Des rumeurs laissaient croire qu’à partir du 14 janvier, des réfugiés Haïtiens allaient envahir les côtes de la Floride. Je lui ai rassuré en ce sens…  Elle a promis une aide en équipements aux garde-côtes haïtiennes pour les patrouilles côtières », a-t-il ajouté.

    Au Département d’Etat vendredi, Bocchit Edmond dit avoir discuté avec Michael Kozack, assistant secrétaire d’Etat pour les affaires hémisphériques. « Je lui ai dit le président prendra au  plus vite toutes les mesures pour faire fonctionner les institutions démocratiques… », a indiqué le ministre.

    S’il est clair que le 13 janvier marquera la fin du mandat de la Chambre des députés, la société est divisée sur la fin du mandat des sénateurs. Une catégorie estime que seul un tiers du Sénat partira le 13 janvier alors qu’une autre catégorie indique que cette date marquera la fin du mandat de deux tiers du Sénat. Quel que soit le cas de figure, le parlement sera dysfonctionnel et Jovenel Moïse sera seul aux commandes à la tête du pays…

    Robenson Geffrards Source Le Nouvelliste

  • Ki Sa yon Imigran Ki Gen TPS Kapab Fè Si Imigrasyon Pa Renouvle Pèmi Travay li?

    Ki Sa yon Imigran Ki Gen TPS Kapab Fè Si Imigrasyon Pa Renouvle Pèmi Travay li?

    Estati Pwoteksyon Tanporè, TPS ap eskpire an janvye 2021 pou plis pase 300 mil benefisyè. Sepandan, anpil nan benefisyè yo gen difikilte pou renouvle pèmi travay yo. Farah Larieux, pòt pawòl moun ki gen TPS yo ap eksplike rekou ki genyen si yon moun ta gen difikilte pou l renouvle kat travay li.

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