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  • Cité soleil: le calme est revenu après la mort de «Ti hougan»

    Cité soleil: le calme est revenu après la mort de «Ti hougan»

    Intervenant sur les ondes de Radio Caraïbes, le magistrat de la commune de Cité soleil, Joel Janéus l’a confirmé : «  tout est redevenu à la normale», a déclaré le premier citoyen de la commune.

    « Les autorité policières et judiciaires n’ont aucunement contribué au rétablissement de ce climat de paix », a toutefois précisé Joel Janéus arguant que les gangs armés ont décidé, de leur plein gré, de baisser les armes.

    Les familles qui avaient fui la commune peuvent désormais regagner leur demeure, à en croire Joel Janéus.

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  • Éditorial :Laissez les bandits défendre les bandits!

    Éditorial :Laissez les bandits défendre les bandits!

    L’homme politique a sorti cette affirmation lors d’une discussion autour d’un verre, entre amis dans un hôtel à Pétion-Ville.

    In vino veritas, dirait-on. L’homme politique, un peu grisé par son vin, a pourtant dit vrai: seul un chef de gang peut oser se faire, sans ambages, l’avocat du diable.

    Seul Youri Latortue, dont le nom est cité comme pourvoyeur d’armes aux semeurs de trouble de la Cité de l’Indépendance, peut présenter Arnel Bélizaire comme un enfant de choeur à qui Jovenel Moïse veut faire du tort, commençant par le faire coffrer.

    Pourtant, libre de ses mouvements et maître de ses paroles, le désormais prisonnier ne cachait jamais son bon rapport avec les armes avec lesquelles il partage même son lit.

    De fait, à Jacmel, Arnel Bélizaire a été arrêté en possession d’armes de guerre, de munitions et d’argents. Tous les éléments ou presque sont là pour parler de “terrorisme”.

    Pourtant, un sénateur de la République, qui est censé responsable dans la mesure de ses prérogatives, de faire régner l’ordre dans le pays, monte au créneau pour dénoncer un prétendu acte arbitraire.

    Ce même homme politique, rencontré au restaurant d’un hôtel à Pétion-Ville a dit à Youri Latortue : sénateur, même si le ridicule ne tue pas, il faut éviter de l’être.

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  • Me Claudy Gassant aux commandes de l’ULCC

    Me Claudy Gassant aux commandes de l’ULCC

    Il remplace à ce poste le major David Bazile, ancien ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales.

    Me Claudy Gassant qui avait déjà fait ses preuves comme chef du Parquet de Port-au-Prince en 2006, devra pouvoir se montrer à la hauteur de sa mission, d’autant que la corruption est un fléau qui gangrène la société à tous les échelons.

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  • Gonaïves: des militants proches d’Arnel Belizaire frappés par des mandats d’amener

    Gonaïves: des militants proches d’Arnel Belizaire frappés par des mandats d’amener

    Le chef du parquet des Gonaïves estime qu’Arnel Belizaire aurait distribué des armes et des munitions dans le quartier de Raboto lors de son passage. Maître Serard Gasius a fait remarquer qu’Arnel Belizaire avait en sa possession plusieurs armes de guerre au moment de son arrestation.

    Le commissaire du gouvernement des Gonaïves informe que l’institution policière entend renforcer la présence des policiers dans la cité de l’indépendance. Maître Serard Gasius estime qu’il y a beaucoup d’armes illégales en circulation dans la commune.

    Selon le journaliste Frantz Renel Lebrun, des tirs nourris ont été entendus dans la cité de l’indépendance hier dimanche. Cette situation a paralysé toutes les activités commerciales dans la commune des Gonaïves. Les portes des banques commerciales et de l’administration publique sont restées fermées.

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  • Des élèves reprennent le chemin de l’école sans uniforme

    Des élèves reprennent le chemin de l’école sans uniforme

    Elles sont nombreuses les écoles, publiques et privées, à rouvrir leurs portes ce lundi. À Port-au-Prince, à Delmas, à Pétion-Ville, des centaines d’élèves, sans uniforme, ont été remarqués tôt lundi matin dans les différents établissements. Comme annoncé la veille, l’Institution Sainte-Rose de Lima a accueilli ses élèves, majoritairement accompagnées de leurs parents, tôt ce lundi. Les responsables de cette institution n’ont pas souhaité répondre aux questions du journal. Un parent rencontré à la barrière principale a brièvement fait part de son soulagement que sa fille ait enfin repris le chemin de l’école. « Je ne sais pas quand ça va encore s’arrêter. Mais pour le moment, je me contente de l’emmener ici. Les jours de classe sont très précieux. Elle ne saurait rater la rentrée de ce lundi », a-t-elle déclaré.

    Au Collège Catts Pressoir qui a également rouvert ses portes, un autre parent s’est lui aussi montré très heureux de la reprise des activités scolaires. « Ce n’était pas une bonne chose que les élèves soient restés chez eux depuis tout ce temps. Cette fois, j’espère que c’est pour de bon. La police doit également sécuriser les parages des écoles», souhaite-t-il. Ce père de famille qui a requis l’anonymat confie par ailleurs qu’il a aussi payé un deuxième versement pour la scolarité de son enfant. « Je paie l’écolage parce que les professeurs n’ont pas chômé. Ils ont préparé des cours qu’ils ont transmis aux élèves via Internet », explique-t-il. 

    Chez les Sœurs de charité de Bourdon, il n’y avait pas grand monde ce lundi. Seules quelques dizaines d’écolières ont répondu à l’appel. Seulement quelques-unes d’entre elles portaient l’uniforme. 

    Le lycée national de Pétion-Ville est l’un des établissements ayant reçu le plus d’élèves ce lundi. Le directeur Jean Marc Charles indique que son lycée fonctionne pour les classes de 9e et de philo depuis mercredi dernier. Il révèle dans la foulée que la direction avait tout mis en œuvre pour permettre à une majorité d’élèves d’avoir accès aux cours via la plateforme Google class room. « Sur un effectif de 3800 élèves, plus de 2500 y ont eu accès », se félicite-t-il. 

    Jean Marc Charles espère avoir tout son effectif d’ici la fin de cette semaine. Dans la foulée, ce dernier indique que la direction a déjà préparé des stratégies pour rattraper plus de deux cents heures de classe perdues. « Nous avons installé des tableaux dans la cour de récréation. Les élèves de la vacation a.m. peuvent venir travailler le matin pendant que les autres sont en classe. Il en est de même de ceux de la vacation p.m. Ils peuvent rester travailler dans la cour pendant que la vacation PM est en classe. De plus nous comptons également dispenser des cours en week-end et lors des jours fériés », a-t-il fait savoir, espérant boucler cette première période le 23 décembre prochain.

    À quelques encablures du lycée, un autre établissement scolaire a ouvert ses portes ce lundi. Il s’agit du collège dirigé par les Frères de l’instruction chrétienne. Tous les écoliers portaient leur uniforme dans cette école. Les responsables n’ont pas souhaité répondre aux questions du journal. 

    À Thomassaint, un quartier de Pétion-Ville, les écoles ont pratiquement fonctionné en octobre et en novembre. Les activités se sont donc poursuivies ce lundi 2 décembre. Une responsable d’école interrogée par le journal a mis l’accent sur l’engouement de ses élèves. « Les filles viennent de par elles-mêmes. Nous avons l’obligation de les accueillir et dispenser les cours. Si le mois de septembre était complètement raté, nous avons travaillé durant les autres mois par intermittence . Nous avons pris une pause les 18 et 19 novembre parce qu’il y avait des menaces », a-t-elle révélé. Cette directrice espère organiser les évaluations pour le premier trimestre dès lundi prochain. 

    Le lycée Horacius Laventure réalise une reprise progressive des activités scolaires. L’établissement a accueilli les élèves de 9e AF et philo depuis le 19 novembre. Ce lundi, le lycée accueille également les élèves des classes de 3e, seconde et rhéto. « Nous allons observer comment ça va se passer et nous espérons recevoir les élèves de 7e et de 8e AF d’ici la fin de cette semaine », a déclaré le directeur Jean Cathony Dodard qui a souligné que les professeurs ont répondu en grand nombre à l’appel de la direction. L’Institution Saint-Louis de Gonzague à delmas 31 ou encore le Collège les Oliviers à Delmas 75 ont également fonctionné. Le Collège les oliviers fonctionnent en effet depuis plus d’un mois.

    Parmi les lycées de la capitale, seul le lycée Anténor Firmin a pu reprendre les cours. Seuls les élèves de 9e et de philo étaient présents. Les lycées Fritz Pierre Louis, Toussaint Louverture, Marie-Jeanne ou encore du Cent-Cinquantenaire n’ont pas fonctionné ce lundi. Tous ces établissements ont ouvert leurs portes mais les élèves étaient aux abonnés absents. 

    Le Petit séminaire Collège Saint-Martial espèrer ouvrir ses portes ce mardi. « Vu notre position géographique, nous n’avons pas souhaité ouvrir nos portes avant les autres écoles. Ce qui aurait pu avoir une connotation politique. Étant donné que les autres établissements ont travaillé ce lundi, nous allons ouvrir nos portes dès demain », a confié un responsable sous le couvert de l’anonymat.

    Les activités scolaires ont été paralysées depuis deux mois dans plusieurs villes lors des manifestations antigouvernementales. Nombreux ont été les acteurs et les institutions qui avaient appelé à la réouverture des classes en Haïti après deux mois de blocage. Le 20 novembre dernier, à l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance, l’Unicef et l’Unesco avaient exhorté les institutions étatiques ainsi que tous les acteurs politiques, sociaux et économiques à travailler ensemble pour permettre la reprise immédiate des activités normales de toutes les écoles publiques et privées en Haïti, pour la continuité de l’éducation de tous les enfants. Le ministère de l’Éducation n’avait pas réagi à ces appels. Il n’a encore rien communiqué sur la reprise des activités scolaires dans les villes où elles ont été bloquées.

    SOURCE LE NOUVELLISTE

  • Haïti : un taux d’intérêt annuel de 69,59 % sur des cartes de crédit

    Haïti : un taux d’intérêt annuel de 69,59 % sur des cartes de crédit

    Certains détenteurs de cartes de crédit en Haïti avaient été prévenus par des banques commerciales à la fin du mois de juillet : « Suite aux nouvelles dispositions de politique monétaire prises par la Banque de la République d’Haïti (BRH), notamment la hausse des taux directeurs et des taux de réserves obligatoires sur les dépôts, nous vous informons avoir modifié à la hausse les tarifs appliqués à votre carte de crédit. Ce changement prend effet, dans 30 jours, à compter de la date d’émission de ce relevé. » Les taux d’intérêt mensuels sont effectivement passés de 3,33 % à 4,5 % depuis le mois d’août 2019 pour certains détenteurs de cartes de crédit, soit une hausse substantielle de 35,14 %.

    À rappeler qu’à la fin du mois de mai 2019, la BRH avait pour la première fois, depuis juillet 2015, relevé les taux d’intérêt sur les bons BRH à 10 %, 14 % et 22 % sur les maturités de 7, 28 et 91 jours respectivement contre 6 %, 8 % et 12 % auparavant. De même, le taux de mise en pension avait augmenté de 7 points de pourcentage pour s’établir à 27 %. Comme mesures incitatives pour encourager l’épargne en monnaie nationale, la banque centrale a exonéré de réserves obligatoires les dépôts à terme en gourdes rémunérés à un taux d’intérêt supérieur ou égal à 7 %, augmenté de la variation positive du taux moyen d’acquisition des devises étrangères sur la période de détention du titre.

    Bien avant ces mesures de la BRH, les taux d’intérêt sur les cartes de crédit étaient déjà très élevés. Ce n’est donc pas sans raison que les banques commerciales haïtiennes communiquent le taux d’intérêt mensuel alors que les banques étrangères communiquent plutôt un taux d’intérêt annuel sur les cartes de crédit. Avec le taux mensuel, la pilule apparait beaucoup plus facile à avaler pour les détenteurs de cartes de crédit. Pour comprendre l’ampleur de cette décision des banques commerciales, il faut regarder le taux d’intérêt annuel équivalent. Les mathématiques financières permettent de passer d’un taux d’intérêt mensuel à un taux d’intérêt annuel en utilisant la formule suivante : (1 i_annuel) = (1 i_mensuel)^12.

    C’est le principe des taux d’intérêt équivalents qui, pour un placement initial identique sur un même intervalle de temps (une année complète par exemple), aboutissent aux mêmes valeurs acquises par le placement initial calculées aux deux taux. En appliquant la formule, on obtient (1 i_an) = (1,033)^12 ou un taux annuel de 48,16 %. Si l’on reprend le même calcul pour le taux mensuel de 4,5 %, on obtient (1 i_an) = (1,045)^12 =1,6959 ou un taux annuel (i_an) de 69,59 %, soit une hausse de 44,50 %. En d’autres termes, le taux annuel de 69,59 % est celui qui permet d’obtenir la même valeur acquise d’une dette sur un an que le taux mensuel de 4,5 %.

    Les gens qui ne comprennent pas le fonctionnement de l’intérêt composé ont tendance à considérer 54 % (4,5 % x 12 =  54 %) comme taux annuel. Ils oublient le fait que le montant payé le premier mois va rapporter des intérêts composés pour les 11 autres mois. C’est pourquoi le vrai calcul de taux équivalent aboutit plutôt à 69,59 %.

    Cette augmentation de 44,5 % du taux d’intérêt sur les cartes de crédit pose plusieurs problématiques. D’abord, sur quelles bases les banques commerciales décident de l’amplitude de la hausse à imposer aux détenteurs de cartes de crédit? Pourquoi pas 20 ou 30 %? Auraient-elles pu augmenter les taux de taux de 100 % ou plus comme bon leur semble? Quel est le rôle de la BRH à ce niveau? N’existe-t-il pas de collusion entre les banques commerciales, c’est-à-dire qu’elles s’entendent pour imposer à peu près le même taux d’intérêt à tous les clients? Dans ce dernier cas, il n’y aurait pas du tout de concurrence. Au détriment des consommateurs. C’est pourquoi les autorités de régulation des pays industrialisés pénalisent la collusion comme une forme de corruption et encouragent la concurrence.

    Juste pour donner une idée : au Canada, particulièrement au Québec, le taux d’intérêt annuel sur les cartes de crédit est généralement de 19,8 % pour un nouveau client. Si ce dernier détient une bonne cote de crédit, le taux peut être plus faible. Le taux d’intérêt pour le même profil est donc 3,5 fois plus élevé en Haïti. Il est vrai que les conditions sont très difficiles en Haïti. Mais peuvent-elles justifier un tel écart?

    Toujours à titre illustratif : au Canada, « avec un taux d’intérêt annuel de 19,8 %, il faudra 80 ans pour payer la totalité d’une dette de 10 000 $ si le détenteur de la carte rembourse seulement le montant minimum de 2 % ». Au bout du compte, le montant total des frais de crédit que le consommateur aura payé s’élève à 45 350 $, plus de 4,5 fois le montant du prêt. Et puisque la carte est fournie à des adultes, on comprend qu’avec le paiement minimum, un consommateur risque de ne pas avoir le temps de tout rembourser durant sa vie sur terre. La dette serait alors refilée aux héritiers.

    Pour éviter un tel scénario, les autorités canadiennes ont pris des dispositions pour que le seuil minimal passe à 2 % en 2019 et ensuite augmenté d’un demi-point de pourcentage par année à compter du 1er août 2020, jusqu’à ce qu’il atteigne 5 % après une période de 6 ans. Rendu à cette date, les nouvelles règles prévoient que pour tout nouveau contrat de carte de crédit, le paiement minimum mensuel ne pourra, dès le départ, être inférieur à 5 % du solde.

    Imaginons maintenant ce qui se passe à un taux d’intérêt annuel de 69,59 % en remboursant le montant minimum à chaque fois. Si avec 19,8 % d’intérêt, on rembourse 4,5 fois le montant emprunté, avec 69,59 %, on remboursera au moins 15 fois le montant emprunté. Depuis septembre 2010, la réglementation canadienne exige que les banques commerciales et les autres institutions financières régies par la réglementation fédérale indiquent sur le relevé mensuel de carte de crédit le temps approximatif qu’il faudra au client pour régler son solde en n’effectuant que le paiement minimum requis.

    Cette mesure vise à conscientiser le consommateur sur l’effort à consentir pour éponger sa dette au complet. Par exemple, pour un solde de 467 dollars, au taux de 19,8 % l’an, il faudra 6 ans et un mois pour l’acquitter complètement si l’on paie uniquement le montant minimum de 2 %. À un taux de 69,59 % l’an, il faudrait plus de 21 ans.

    Quel est l’état de la réglementation haïtienne en matière de gestion des cartes de crédit ? Jusqu’où peuvent aller les banques commerciales? Qui protège les utilisateurs de services financiers en Haïti? Autant de questions qui devraient intéresser les pouvoirs exécutif et législatif.

    Au Canada, plus de deux Canadiens sur trois font leurs achats par carte de crédit. L’Association des banquiers canadiens estime que 40 % des Canadiens ne remboursent pas leur solde à l’intérieur de la période de grâce de 21 jours. D’après une étude publiée récemment par la compagnie de cotation TransUnion, 39 % des Canadiens ne saisissent pas vraiment l’avantage de payer plus que le montant minimum sur le solde de leur carte de crédit. Combien d’Haïtiens le savent? L’utilisation efficace de la carte de crédit est d’un enjeu socioéconomique important. En Haïti comme ailleurs.

    La fin de l’année approche. Beaucoup de consommateurs utiliseront leurs cartes de crédit sans penser à la hausse récente du taux d’intérêt qui les fera payer davantage en intérêts que le montant du prêt. Pour des gens qui avaient déjà des dettes, les banques haïtiennes appliqueront-elles les nouveaux taux d’intérêt aux soldes précédents ou seulement sur les nouveaux achats ?

    Quand le prix de l’essence augmente, le ministère des Affaires sociales s’assoit avec les représentants des syndicats de transports en commun pour fixer les nouveaux prix des courses. Pourquoi la BRH ne pourrait pas faire la même chose avec l’Association professionnelle des banques (APB) ? 

    Une préoccupation beaucoup plus technique est le mécanisme de transmission de la hausse des taux directeurs et des taux des réserves obligatoires sur les dépôts aux taux d’intérêt pratiqués par les banques commerciales. Comme dans les autres secteurs, les baisses ne profitent pas aux consommateurs. Quand les prix des biens et services augmentent suite à la dépréciation de la gourde, ils ne diminuent pas, même si le taux de change baisse. Le taux d’intérêt sur les cartes de crédit (qui est également un prix) ne fait pas exception. Quand les taux directeurs de la BRH augmentent, les banques commerciales augmentent les taux d’intérêt.

    La banque centrale vient justement d’annoncer la baisse des taux directeurs. Depuis le 19 novembre 2019, les taux d’intérêt sur les bons estimés en base annuelle sont de 5 %, 7 % et 15 % sur les maturités de 7, 28 et 91 jours respectivement. La BRH a également fixé le taux de mise en pension, c’est-à-dire le taux plafond appliqué aux banques qui lui empruntent des liquidités contre remise de titres, à 22 %.

    Tous les détenteurs de cartes de crédit et de prêts qui ont vu leurs taux d’intérêt augmenter attendent une nouvelle note des banques commerciales qui leur annoncent une baisse des taux d’intérêt. On est tout aussi curieux de voir l’amplitude de la baisse qui sera annoncée. Si baisse il y aura.

    source nouvelliste

  • Claudy Gassant à la tête de l’Unité de Lutte contre la Corruption

    Claudy Gassant à la tête de l’Unité de Lutte contre la Corruption

    L’ancien Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince, Me. Claudy Gassant, est nommé, par arrêté présidentiel, en date du 27 novembre 2019, Directeur Général de l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC).

    Dans un arrêté présidentiel portant la date du 27 novembre 2019, l’ancien Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince, Me. Claudy Gassant est nommé Directeur Général de l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC).

    Cet arrêté est publié dans le journal officiel de la République, Le Moniteur daté du Vendredi 29 novembre 2019.

    Le nouveau titulaire de l’ULCC sera installé dans ses nouvelles fonctions dans les prochaines heures, avons-nous appris à la rédaction de Vant Bèf Info (VBI).

    Me. Claudy Gassant remplace à ce poste le major David Bazile.

    Vant Bèf Info (VBI)

  • L'insécurité persiste dans la capitale

    L'insécurité persiste dans la capitale

    Les autorités gouvernementales haïtiennes sont préoccupées par la persistance du climat d’insécurité à l’approche des fêtes de fin d’année. En dèbut de semaine un membre du cabinet du chef de la Police a été tuè. M Michael Lusius, avait été chef de la Police judiciaire en 2004. Il a été tuè de 9 projectiles dans ce qui s’apparente à un guet apens.

    Par ailleurs deux policiers de la Cimo ont été blessés lors d’une opération visant à enlever des barricades sur la route nationale numero 1.

    Des individus armés continuent à consolider les barricades en dépit de la reprise des activités sur l’ensemble du territoire.

    Par ailleurs des individus armés ont tué 3 jeunes et blessé deux autres dans le quartier de Mariani. Les victimes ont été surpris alors qu’il participaient à une fête.

    Outre des fusillades les vols de véhicules se sont intensifiés. Le secrétaire général de l’association des propriétaires chauffeurs (APCH), Chanjeux Mehu, informe que 150 véhicules ont été volés ou incendiés par des groupes armés.

    Il presse les autorités à adopter des dispositions urgentes pour garantir la sécurité dans la zone de Martissant.

    Les autorités sécuritaires ont annoncé la mise en application d’un nouveau plan pour la période des fêtes de fin d’année.

    LLM / radio Metropole Haïti

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  • Haïti invite la CIDH à effectuer une visite dans le pays

    Haïti invite la CIDH à effectuer une visite dans le pays

    Le gouvernement haïtien a annoncé avoir invité la commission inter-américaine des droits humains (CIDH) à envoyer une mission dans le pays suite aux allégations de violations des droits de l’homme lors de la répression des manifestations qui ont éclaté en septembre dernier.

    C’est le chancelier haïtien Bocchit Edmond qui l’a confirmé sur son compte Twitter, tout en renouvelant la « détermination et la volonté d’Haïti de défendre les valeurs et les principes de droits humains ».

    Récemment, le forum patriotique de Papaye (dans le Plateau Central), une structure regroupant plusieurs partis et organisations de l’opposition, a dénoncé et condamné les violences contre les militants qui exigent la démission du président Jovenel Moise à travers des manifestations de rue.

    Le leader du mouvement Chavannes Jean-Baptiste a évoqué « une répression sauvage contre les militants dans les quartiers populaires et dans plusieurs villes de province ».   

    Le Bureau des Nations Unies pour les droits de l’homme a signalé qu’au moins 42 personnes étaient mortes entre la mi-septembre et la fin octobre, au cours de manifestations qui paralysaient le pays.

    Le Parlement européen a adopté la semaine dernière une résolution condamnant la “répression brutale” des manifestations pacifiques (…) ainsi que des pratiques telles que les détentions arbitraires, l’intimidation, le harcèlement et les violences sexuelles.

    DO source HPN

     

     

  • Lancement de l'Atelier sur le Renforcement de la Gouvernance du Secteur
Culturel et de la Communication en Haïti

    Lancement de l'Atelier sur le Renforcement de la Gouvernance du Secteur Culturel et de la Communication en Haïti

    Conjointement avec l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), le Ministère de la Culture et de la Communication (MCC) a procédé ce lundi 2 décembre 2019, à la salle Olivia de l’hôtel Montana, au lancement de l’Atelier sur le Renforcement de la Gouvernance du Secteur Culturel et de la Communication en Haïti.

    Cette activité, la deuxième organisée avec l’OIF, a pour objectif d’adresser le dossier des industries culturelles, de renforcer les compétences des cadres au sein de l’Institution et de développer la vision de la culture comme levier de réhabilitation de l’identité nationale et de développement économique.

    Pour atteindre ces objectifs, le Ministère croit qu’il est urgent de commencer d’abord à renforcer les capacités des opérateurs, des cadres de l’Institution devant servir comme interface et cheville ouvrière à l’élaboration et la mise en œuvre des politiques et plans stratégiques dans le secteur de la culture, affirme M. Pradel Henriquez, Directeur de Cabinet qui a donné le coup d’envoi à cet Atelier, en lieu et place du Ministre Jean Michel Lapin empêché.

    « Nous allons travailler pour renforcer les capacités des opérateurs, des cadres de l’Institution devant servir comme interface et cheville ouvrière à l’élaboration et la mise en œuvre des politiques et plans stratégiques dans le secteur de la culture » affirme l’écrivain Pradel Henriquez, plaidant pour la construction du secteur culturel public. Selon lui, sans l’absence des lois, c’est une aventure vouée à l’échec.

    Cet Atelier qui réunit plus de 20 Directeurs techniques et cadres des Directions Autonomes vont s’échanger avec les experts de l’OIF, qui se donne pour mission d’accompagner les États francophones du Sud dans l’élaboration et la mise en œuvre de politiques publiques dédiées au soutien, à l’encadrement et au développement du secteur culturel et de ses industries pour contribuer au renforcement de la diversité des expressions culturelles dans l’espace francophone. 

    Prenant la parole à cette occasion, le Directeur régional de l’Organisation Internationale de la Francophonie, Emmanuel Adjovi, réaffirme l’engagement de son institution à la mise en œuvre de politiques et industries de la culture à l’ère du numérique. 

     

    Yves Paul Léandre source hpn

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