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  • La mère de la Première dame Martine Moïse est décédée

    La mère de la Première dame Martine Moïse est décédée

    La mère de Martine Moïse, Première dame de la République d’Haïti, a rendu l’âme en début de semaine des suites d’un malaise, a appris Loop Haïti ce mercredi d’une source de la Présidence. La défunte, Ermantide Joseph, vivait à Port-de-Paix, dans le Nord-Ouest d’Haïti. Elle avait été admise à un hôpital de la commune sous un autre nom, d’après un membre de la famille.

    Selon des informations obtenues de sources concordantes depuis Port-de-Paix, la patiente n’avait pas pu obtenir les soins hospitaliers appropriés à temps. Un avion avait été dépêché en vue de la transporter d’urgence à l’hôpital Bernard Mevs, à Port-au-Prince, mais il était trop tard, nous informent nos informateurs.

    Pour le moment, le cadavre de madame Joseph se trouve dans une morgue de la capitale, d’après les renseignements obtenus par Loop Haïti. Une note officielle devrait être publiée incessamment, nous a confié notre contact au Palais national. 

    Source Loop

  • Renforcement du Cerco Fronterizo, l’unité spéciale d’intervention de
l’armée dominicaineRenforcement du Cerco Fronterizo, l’unité spéciale
d’intervention de l’armée dominicaine

    Renforcement du Cerco Fronterizo, l’unité spéciale d’intervention de l’armée dominicaineRenforcement du Cerco Fronterizo, l’unité spéciale d’intervention de l’armée dominicaine

    Ce renforcement se traduit par le remodelage de l’infrastructure routière stratégique, des installations militaires, la construction d’un réseau d’unités de contrôle modernes inter-agences et le déploiement de plus de 9000 militaires pour assurer la surveillance à la frontière haïtiano-dominicaine.

    Le Ministre dominicain de La Défense, le Lieutenant général Rubén Darío Paulino Sem, a annoncé ce jeudi 28 novembre 2019, le renforcement de l’unité spéciale d’intervention de l’opération « Cerco Fronterizo » au niveau de la frontière haïtiano-dominicaine.

    Ce corps composé de 360 militaires formés pour faire face à toutes les situations nécessitant la protection et la défense du pays, dispose désormais de nouveaux équipements de transport et de surveillance, notamment des caméras de vidéo-surveillance, des drones et de moyens d’intervention maritime, a fait savoir le général Sem.

    Ce renforcement de la sécurité au niveau de la frontière haïtiano-dominicaine se traduit par le remodelage de l’infrastructure routière stratégique, des installations militaires, la construction d’un réseau d’unités de contrôle modernes inter-agences et le déploiement de plus de 9000 militaires pour assurer la surveillance au niveau de la frontière haïtiano-dominicaine.

    “Pour le moment, il n’est pas nécessaire d’en faire plus, mais on reste sur nos gardes et on surveille la situation politique chez nos voisins haïtiens”, a indiqué le haut responsable de l’armée dominicaine.

    Vant Bef Info (VBI)

  • Les avocats de la Sogener ont exercé une action en habeas corpus

    Les avocats de la Sogener ont exercé une action en habeas corpus

    Les avocats de la Sogener ont exercé jeudi une action en habeas corpus, quelques heures après que le parquet de Port-au-Prince a émis des mandats d’amener à l’encontre des responsables de la Sogener et d’anciens hauts fonctionnaires de l’État haïtien qui ont tous refusé de comparaitre au parquet.

    La batterie d’avocats des responsables de la Sogener était au tribunal de première instance de Port-au-Prince dans le cadre du recours en référé qu’ils ont exercé, afin d’annuler les invitations du parquet qui, selon eux, menace la liberté individuelle de leurs clients. Les avocats sont pris dans de beaux draps avec les mandats d’amener décernés contre d’anciens hauts fonctionnaires de l’État et les responsables de la Sogener qui ont décliné deux invitations du chef du parquet. Il n’était plus question d’annuler seulement les invitations car une autre étape a été franchie dans le cadre de ce dossier.

    Me Monferrier Dorval, avocat de la Sogener, a confié aux journalistes présents qu’il va y avoir une audience. « Vous serez informés très bientôt. L’affaire a pris une autre dimension. Maintenant il ne s’agit plus d’invitation, mais de préférence de mandat d’amener. Il y a une autre étape qui est franchie, on doit en tenir compte. Je ne vous dirai pas plus », a déclaré l’avocat. Cependant, il a souligné qu’ils avaient attaqué l’invitation du commissaire du gouvernement pour menaces. C’est ce qui a été fait, assure Me Monferrier Dorval. Maintenant qu’il y a un mandat d’amener émis par le parquet, les avocats sont obligés de l’attaquer. « Ce sera fait incessamment », dit-il pour répondre aux journalistes qui lui ont demandé s’ils ont attaqué le mandat d’amener par-devant le doyen.

    Plus loin, l’avocat aguerri a fait savoir que lui et ses pairs considèrent que le mandat d’amener est illégal. C’est contraire à l’article 30 du code d’instruction criminelle, habilitant un commissaire du gouvernement de n’émettre un tel mandat qu’en cas de flagrant délit, selon lui. Ainsi rappelle-t-il les dispositions de cet article : « Dans le cas de flagrant délit, le commissaire du gouvernement fera saisir les prévenus présents, contre lesquels il existerait des indices graves, et, après les avoir interrogés, décernera contre eux le mandat de dépôt. Si le prévenu n’est pas présent, le commissaire du gouvernement rendra une ordonnance à l’effet de le faire comparaître : Cette ordonnance s’appelle mandat d’amener. La dénonciation seule ne constitue pas une présomption suffisante pour décerner cette ordonnance contre un individu ayant domicile. Le commissaire du gouvernement interrogera sur-le-champ le prévenu amené devant lui, et, s’il y a lieu, décernera contre lui un mandat de dépôt. »

    « On a vu que le parquet a émis un mandat d’amener en dehors du cas de flagrant délit. Par conséquent, nous entendons exercer tous les recours pour attaquer ce mandat d’amener. On va le faire et très bientôt vous le saurez », a conclu l’homme de loi. Les autres avocats de la batterie n’ont pas voulu se confier au Nouvelliste illico.

    De sources concordantes, le journal a appris que les avocats de la Sogener ont exercé un recours en habeas corpus afin d’annuler lesdits mandats obligeant la DCPJ d’amener les prévenus au parquet de Port-au-Prince afin de répondre des accusations qui pèsent sur leurs personnes. Cette action se repose notamment sur les dispositions des articles 7 et 22 de la Convention américaine relative aux droits de l’homme. Ainsi, les avocats appellent le doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince, garant de la liberté individuelle, à préserver leurs clients de toute arrestation ou détention illégale et garantir leur liberté de circulation sur le territoire, entre autres.

    Une audience devrait donc se tenir audit tribunal, soit le vendredi 29 novembre 2019, afin que la juridiction saisie se prononce. Au cas où les avocats n’obtiendraient pas gain de cause, ils pourraient saisir la cour d’appel de Port-au-Prince pour faire valoir entre autres les articles 30 et 51 du code d’instruction criminelle.

    Mercredi, le chef du parquet avait souligné sur les ondes de Magik9 qu’un commissaire du gouvernement peut « instruire soit par une dénonciation, soit par toute autre voie », en vertu de l’article 37 du code d’instruction criminelle. « Nous avons pris des dispositions pour qu’on nous les amène », avait déclaré au Nouvelliste le commissaire du gouvernement a.i. qui avait également mis en garde les prévenus qui ne se sont pas présentés au parquet.

     

  • Pour l'Union européenne, la situation actuelle en Haïti est clairement
insoutenable

    Pour l'Union européenne, la situation actuelle en Haïti est clairement insoutenable

    S’exprimant lors d’un débat en plénière au Parlement européen sur les cas de violation des droits de l’homme, de la démocratie et de l’État de droit en Haïti, jeudi 28 novembre 2019, Federica Mogherini, Haute Représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne (HRVP), a, durant son discours, brossé un tableau sombre de la conjoncture actuelle et en a appelé à un processus politique à même de créer les conditions permettant à la communauté internationale de soutenir le développement à long terme du pays.

    « Permettez-moi […] de rappeler que l’Union européenne coordonne également ses efforts avec ceux d’autres donateurs pour fournir une aide d’urgence à l’intérieur du pays, car la situation humanitaire est dramatique.  Il ne s’agit pas uniquement d’une aide humanitaire, c’est un processus politique qui peut créer les conditions permettant à la communauté internationale de soutenir le développement à long terme du pays », a déclaré la fonctionnaire européenne, soulignant pour les parlementaires, qu’en Haïti, « les positions politiques deviennent plus radicales, la crise humanitaire s’aggrave et la violence liée aux gangs augmente également ».

    Après des années de crise économique, a poursuivi Federica Mogherini, le pays est également confronté à une crise institutionnelle, sans gouvernement ni Parlement.

    « Nous avons suivi et suivons de près la crise actuelle, en coordination avec les pays et les institutions du Core Group. Nous avons également exhorté les autorités à mener des enquêtes efficaces et approfondies sur les crimes », a assuré Mme Mogherini, exhortant les autorités haïtiennes à garantir le droit de manifester librement et pacifiquement tout en bannissant la violence en toutes circonstances.

    « J’ai exprimé cette position au nom des vingt-huit États membres plus tôt ce mois-ci. Nous avons également appelé tous les acteurs à engager un dialogue national pour identifier des solutions consensuelles à la crise actuelle, dans ses dimensions politique, économique et humanitaire », a rappelé Federica Mogherini.

    De larges couches de la population protestent contre la manière dont le pays est gouverné actuellement et en particulier contre les affaires de corruption et de mauvaise gestion qui ont impliqué des personnalités élevées dans les institutions.

    « Les manifestations ont commencé contre la pénurie de carburant au cours de l’été, et elles paralysent maintenant le pays : les entreprises, les hôpitaux, les écoles et les institutions gouvernementales sont souvent fermés. Circuler à travers le pays est devenu très compliqué, y compris pour l’aide humanitaire, et le pays est fondamentalement au point mort », a résumé la responsable européenne revenant sur les retombées de la crise à la fois politique, sociale et économique qui paralyse actuellement Haïti.

    Patrick STPRE source le nouvelliste

  • Clifford Dumé: Nouvelle étoile de la musique haïtienne

    Clifford Dumé: Nouvelle étoile de la musique haïtienne

    Sacré champion de la 3e édition du prestigieux concours organisé par la Radio Télévision Caraïbes et Réal Production dénommé «Podium Quartiers» Clifford Dumé est une étoile montante de la musique haïtienne. . Lors de la finale, il a interprété avec justesse la célèbre chanson du chanteur québécois Garou intitulé «Seul». Un morceau qui lui a permis de sortir premier gagnant de cette belle aventure musicale consacrée à tous les jeunes d’horizons divers.

    On se rappelle tous du prodigieux Clifford Dumé à Soleil D’été en 2013, où il était vainqueur. C’est un concours de chant initié par la Chaîne 25, pour les enfants âgés de 9 à 12 ans. Il était tout petit, déterminé, dévoué et bourré d’une bonne énergie. L’enfant a su hypnotiser plus d’un par la qualité de sa voix, sa façon propre à lui de gérer le public et sa manière d’animer ces prestations sur le plateau de Soleil d’été. On voyait déjà en lui un avenir sûr dans le milieu musical. 5 ans plus tard, soit en 2018, il a fait sa grande réapparition  dans un autre concours de chant dédié à tous les jeunes écoliers baptisé «Podium Écoliers», organisé par Réal Production. Cette fois-ci, Clifford sortait en deuxième position. Un an plus tard, il met le cap sur Podium Quartiers, une activité qui lui tient à coeur.

    Dès son premier cri, le nom qui résonne fort, Clifford Dumé berce dans le berceau de la musique. Depuis tout petit, il se laisse emporter par le doux vent de la symphonie. Il a fait son premier pas dans l’univers de la musique lors d’un concert spirituel organisé à l’Église Adventiste de Port-Margot à l’âge de 6 ans. Pour le jeune chanteur, la musique est tout, sa vie, son inspiration et ce qui lui procure un bien-être. Passionné surtout des chansonnettes françaises. 

    « Mon début dans la musique n’a pas été facile. J’ai dû rencontrer d’énormes difficultés notamment pour ma préparation à Soleil d’été, Podium Écoliers. A un moment, je pensais que j’en aurais plus la chance. Mais ma famille était là pour m’aider à surmonter tous ces moments de désespoir en me réconfortant avec de belle paroles.Je suis né pour chanter et faire flotter le bicolore haïtien», explique le natif du Cap-Haïtien

    «Ma participation à Podium Quartiers été une excellente expérience et très enrichissante. A travers ce concours, j’ai appris de la vie. J’ai vécu des moments qui vont me manquer, surtout ma familiarité avec les autres postulants», partage l’élève de l’Institution Alexandre Dumas, en classe NS3

    Il poursuit que « Ce prix veut dire si une personne croit en son travaille et ne se laisse pas découragée, elle peut accomplir de grands exploits dans sa vie».

    Le champion de la commune de la Croix-Des-Bouquets prodigue de sages conseils aux jeunes pour les encourager à croire dur comme fer à leur rêve. « La réalité qu’il y a en tout, c’est que la route est difficile. Mais  si on a confiance en soi et des bons conseillers, on peut aller de l’avant. La question   d’entourage est très important. Et ensuite, ce pays est une machine à talents, il nous faut beaucoup plus d’initiatives du genre», suggère- t-il

    Clifford Dumé veut faire une grande carrière dans la musique et faire la fierté d’ Haïti partout à travers le monde. Après ses études classiques, il souhaite faire des études en Sciences Juridiques. En attendant il travaille sur un nouveau projet qui sortira pendant la Noël.

    Billy Gervé

  • La République Dominicaine craint le pire en Haïti,  Washington s’empresse

    La République Dominicaine craint le pire en Haïti, Washington s’empresse

    Si Washington multiplie des démarches pour forcer les protagonistes haïtiens à former un nouveau Gouvernement avant la fête de Noël, la République Dominicaine à travers son candidat à la présidence du PNVC, Ramfis Domínguez Trujillo va dans le même sens ce jeudi 28 novembre 2019, en proposant que son pays soutienne le processus de dialogue et le projet de reconstruction en Haïti, de façon à mettre un terme au joug que représente le poids de la migration illégale haïtienne dans le budget national dominicain.

     Le candidat à la présidence, Ramfis Domínguez Trujillo, déclare avoir prédit, il y a possibilité d’une guerre civile en Haïti, si rien n’est fait pour stopper cette hémorragie avec de graves répercussions pour la République dominicaine.

    Le candidat à la première magistrature de la nation dominicaine indique que la République Dominicaine risque d’avoir plus d’haïtiens que dominicains dans l’alma mater, et ce serait une tragédie nationale, lance Ramfis Domínguez Trujillo

    Une déclaration qui précède la visite officielle cette fin de semaine en Haïti, du Sous-secrétaire d’état aux affaires politiques des Etats Unis, David Hale.

    Le Diplomate américain  effectuera sa visite 9 mois après la première en février dernier  et deux semaines après la visite de la Représentante permanente des États-Unis auprès des Nations Unies, Mme Kelly Knight Craft. Le département d’Etat affiche sa détermination à favoriser une issue à la crise politique en Haïti qui semble perdurer et dérangerait même la Maison Blanche.  

    Un accord entre l’opposition et le président Jovenel Moïse est indispensable pour la ratification d’un nouveau Premier Ministre par les deux branches du Parlement. La démarche de l’administration américaine est d’installer un gouvernement légitime avant la caducité du Parlement en janvier 2020.

    Yves Paul LEANDRE source hpn

  • Le patronat s’insurge contre la résiliation des contrats entre l’EDH et
la SOGENER

    Le patronat s’insurge contre la résiliation des contrats entre l’EDH et la SOGENER

    L’Association des Industries d’Haïti (ADIH), la Chambre de Commerce des Industries d’Haïti (CCIH) et la Chambre Franco-Haïtienne de Commerce et d’Industrie (CFHCI) s’insurgent contre la décision de l’État haïtien de résilier des contrats entre l’Électricité d’Haïti et des fournisseurs d’énergie électrique, notamment la compagnie SOGENER. Ces contrats stipulent clairement les modes de résolution des conflits, rappellent ces organisations patronales dans une note presse.

    Des organisations patronales affirment se solidariser avec la compagnie SOGENER dans le cadre du conflit qui l’oppose à l’État Haïtien.

    L’Association des Industries d’Haïti, la Chambre de Commerce des Industries d’Haïti et la Chambre Franco-Haïtienne de Commerce et d’Industrie s’insurgent contre la décision de l’État Haïtien de résilier des contrats entre l’Électricité d’Haïti (Ed’H) et des fournisseurs d’énergie électrique, notamment la compagnie SOGENER.

    Ces contrats d’achat d’énergie électrique sont explicites sur les modes de résolution des conflits si ceux-là apparaissent, a précisé un note de presse ce jeudi 28 novembre.

    Ces organisations patronales ont estimé que le respect des conventions contractuelles est une des pierres angulaires d’un État de droit dans lequel règne la libre entreprise.

    L’ADIH, la CCIH et la CFHCI déplorent que l’État haïtien soit en train l’instrumentaliser la justice à des fins politiques. Ces associations patronales estiment que des autorités publiques utilisent des méthodes arbitraires et illégales dans le cadre de ce conflit.

    Vant Bef Info (VBI)

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  • Un conseil des ministres pour adresser les grandes questions de l’heure

    Un conseil des ministres pour adresser les grandes questions de l’heure

    Faire face aux grands défis du moment était la toile de fond de ce conseil des ministres du mercredi 27 novembre dirigé par le président Jovenel Moïse.

    Ce conseil des ministres, du mercredi 27 novembre 2019, présidé par le chef de l’Etat Jovenel Moïse, était notamment tourné autour des problèmes de sécurité auxquels fait face pays et les stratégies à mettre en place pour les résoudre.

    Les discussions ont également porté sur la nécessité de protéger les droits humains en toute circonstance, à l’intérieur des frontières d’Haïti. 

    Des programmes sociaux spécifiques seront mis en œuvre pour assister les personnes les plus vulnérables.

    Et, dans leurs interventions, la Police et de la Justice, opteront pour des stratégies visant le respect de la dignité humaine et les conventions internationales y relatives, signées par Haïti.

    Le président Jovenel Moïse a aussi plaidé en faveur de l’adoption de mesures visant à dynamiser le Conseil National d’Assistance Légale (CNAL), en le dotant de ressources humaines compétentes et de moyens financiers adéquats.

    Cette disposition devrait permettre au CNAL d’être plus efficace dans sa mission d’accompagnement des citoyens dans les procédures judiciaires.

    Le chef de l’Etat dit faire du respect des droits humains l’une des priorités de son quinquennat et cela inclut le fait de vivre dans un environnement salubre.

    Au cours de ce conseil des ministres, il a été décidé d’élaborer un plan de lutte contre l’insalubrité à Port-au-Prince et dans les grandes villes du pays. 

    Ce plan d’intervention, impliquant tous les acteurs étatiques concernés par la question, favorisera aussi la création d’emplois temporaires dans les milieux défavorisés notamment durant les fêtes de fin d’année.

    Vant Bef Info (VBI)

  • La banque centrale et le ministère de l’économie signent un pacte de
gouvernance

    La banque centrale et le ministère de l’économie signent un pacte de gouvernance

    Le ministère de l’économie et des finances et la banque centrale ont signé mercredi un « pacte de gouvernance économique et financière”. Ce protocole d’accord, qui vise une gestion efficace de l’exécution des dépenses publiques, s’étend sur une période de douze mois, allant du 1er octobre 2019 au 30 septembre 2020.

    Un nouveau pacte de gouvernance économique et financière a été signé le mercredi 27 novembre 2019 entre le Ministère de l’Economie et des Finances (MEF) et la Banque Centrale pour une gestion efficace de l’exécution des dépenses publiques.

    Ce protocole d’accord s’étend sur une durée de douze mois et couvre l’année fiscale en cours allant du 1er octobre 2019 au 30 septembre 2020. 

    Le Gouverneur de la Banque Centrale, Jean Badin Dubois a fait savoir que la signature de ce pacte est une garentie donnée aux acteurs économiques, que malgré la crise socio-politique qui ronge le pays, il n’y a aucun dérapage au niveau des indicateurs macro-économiques. 

    Le ministère de l’économie et la banque centrale veulent ainsi, a-t-il dit, s’assurer de la stabilité de la gourde, la monnaie nationale.

    M. Dubois déplore également les pertes enregistrées au niveau du secteur économique à cause de la crise socio-politique à laquelle le pays est confronté.

    Il évoque notamment la fermeture de certaines entreprises privées mais aussi le fait par des entreprises publiques dont la Direction Générale des Impôts (DGI) et le Ministère de l’Economie et des finances de n’avoir pas pu fonctionner normalement.

    Le Gouverneur de la Banque Centrale promet que les signataires du pacte de gouvernance tâcheront de bien le respecter.

    Pour sa part, le Ministre a.i de l’Economie et des Finances Jouthe Joseph, a fait savoir que ce protocole d’accord témoigne de la volonté à avancer dans les réformes institutionnelles déjà engagés par le Gouvernement à travers le Ministère de l’Economie et des Finances. 

    Le titulaire du MEF a dressé un tableau sombre de la situation économique du pays malgré les efforts consentis. 

    Il ajoute qu’Haïti n’a reçu aucun support budgétaire pour l’année fiscale 2018-2019, alors que, fait-il remarquer, les besoins de l’État sont en constante augmentation.

    Jouthe Joseph a indiqué que les dettes de l’État s’élèvent à 3.1 milliards de dollars américains. 

    Il assure que le gouvernement met tout en œuvre en vue d’apporter une réponse appropriée à la crise et permettre au secteur économique, particulièrement affecté par la crise, de se relever.

    Vant Bèf Info (VBI)

  • Les Etats-Unis de Donald Trump et la crise politique haïtienne de l'ère
Jovenel Moïse: une diplomatie calculée de “lèse grennen” et de jeu de
dupes

    Les Etats-Unis de Donald Trump et la crise politique haïtienne de l'ère Jovenel Moïse: une diplomatie calculée de “lèse grennen” et de jeu de dupes

    La majorité des Haïtiens en général persistent à croire que les Etats-Unis peuvent jouer un rôle déterminant dans la résolution ou la non-résolution de la crise dans laquelle le pays continue de s’enfoncer au cours de la présidence de Jovenel Moise.

    Le président Jovenel Moïse, depuis les protestations violentes du 5-6-7 juillet 2018 à cause d’une tentative du gouvernement d’augmenter les prix de l’essence, n’a pas prouvé  sa capacité à répondre à la crise multiforme de gouvernance qui déstabilise le pays.

    Une crise interne agonisante

    Le pays agonise à tous les points de vue. Sur le plan économique, l’inflation est de l’ordre de 20,3%  accompagné d’un niveau de croissance en dessous de 1%, soit entre 0,6% et 0% d’après une note

    de la Banque de la République d’Haiti (BRH) publiée au cours du mois de novembre 2019. Sur le plan politique, Haïti fonctionne sans gouvernement ou sans premier ministre depuis mars 2019. Au niveau de l’insécurité, les bandits imposent leur loi de la jungle dans tous les coins du territoire national face à un État réduit en peau de chagrin. La répression, les massacres contre les quartiers populaires sont devenus la formule de prédilection d’un léviathan venimeux. La colère populaire contre Jovenel Moïse et le pouvoir en place a atteint son paroxysme au cours du dernier long épisode tragique de “peyi lòk”. Le pays est barricadé de partout, même le président, “louloup louloup eyappa, e eyappa”, saute des barricades pour se rendre au Palais national.

    En plus de l’opposition politique traditionnelle et les PetroChallengers, presque tous les autres secteurs de la vie nationale réclament le départ du président. Pendant que l’opposition politique a réussi le rare tour de force de se rallier et produire l’accord de Marriott pour parvenir, comme ils disent, à un “ départ ordonné” du président, ce dernier montre ses muscles face à  des oligarques locaux dans une affaire juteuse de contrats d’électricité. Pour le président, c’est le seul sujet sur lequel tout le monde doit se concentrer 24h/24. Entre temps, la lueur d’espoir pour sortir véritablement de la crise reste sporadique et incertaine.

    Les duperies de la diplomatie américaine “ lèse grennen”

    Dans cette situation, le regard est tourné vers Washington pour trouver une issue à la crise. Le poids des Etats-Unis dans la politique intérieure d’Haïti est indéniable. En fait, dès le début du XXe siècle, notamment à travers l’occupation américaine (1915-1934) avec ses  conséquences destructrices, pour reprendre Dantès Bellegarde, sur les “ forces morales supérieures” de la nation, l’hégémonie américaine” a pris le relais de  la “ prépondérance française” dans la politique interne d’Haïti. Depuis lors, l’influence américaine est une constante dans la politique haïtienne. L’Oncle Sam calibre son support aux dirigeants en fonction de ses intérêts stratégiques ou géopolitiques.

    Ainsi, la dictature duvaliériste a joui de la bénédiction de Washington à cause de la position anticommuniste du régime duvaliériste pendant la période de la guerre froide.  Les défis internes du pays sont secondaires par rapport aux impératifs stratégiques et géopolitiques de notre grand voisin. L’appui  accordé à Jovenel répond ainsi à un impératif géopolitique de la situation post guerre froide et du nouvel ordre mondial multipolaire.  Le Venezuela est un symbole important de la résistance à l’influence américaine dans la région et ses alliances avec la Chine ou surtout la Russie permettent à ces acteurs  d’étendre leurs tentacules dans la sphère d’influence américaine. La guerre froide ne s’est pas complètement refroidie; ” le passé n’est jamais totalement dépassé”, ajouterait Leslie Manigat. Par son vote contre le régime de Maduro, le président haïtien avait démontré qu’il s’aligne sur la politique américaine dans la région. En échange, peu importent les griefs du peuple haïtien contre son gouvernement, l’administration en place peut compter sur  l’administration du président Trump pour continuer son petit bonhomme de chemin.

    Pour masquer son manque d’intérêt véritable envers la crise haïtienne, les Etats-Unis ont envoyé au moins deux représentants au cours de l’année pour rencontrer différents acteurs de la scène politique haïtienne. Le sous-secrétaire David Hale en mars dernier ou Kelly Craft, la représentante permanente des Etats-Unis aux Nations Unies au cours du mois de novembre ont utilisé la langue de bois diplomatique en insistant sur le dialogue ou la démocratie, mais en réalité ils étaient  là  pour faire passer le temps et appliquer une diplomatie savamment calculée de lèse grennen.  Un véritable jeu de dupes.  Au fond, la résolution de la crise haïtienne est le cadet des soucis de l’administration de Donald Trump. La politique étrangère américaine à l’heure actuelle est dominée par la vision américaine isolationniste et exceptionnaliste de la doctrine America First prônée et embrassée par Donald Trump.

    Dans ce cas, les problèmes internes d’un pays nègre vu comme une “ entité chaotique ingouvernable”  ne représentent pas une priorité, même secondaire de la puissance américaine. À leurs yeux, nous ne sommes même pas un Etat véritable digne d’intérêt. Pire qu’un “ junior partner”, nous sommes un “ failed state”. Nous ne prendrons de l’intérêt à leurs yeux qu’à condition de nous efforcer à créer un Etat viable, “ car lorsqu’en ce cas une puissance quelconque aura un intérêt à débattre avec nous, elle y mettra la forme et la conscience dont elle use avec tout pays en pleine possession de sa souveraineté”, insistait Anténor Firmin. 

    En vérité, les acteurs externes ne sont pas placés pour résoudre nos défis internes et complexes. Il s’agit pour le pays de prendre “ la pleine conscience de sa destinée”,  “en tant que nation indépendante”. La liberté ou souveraineté comporte des risques et des  coûts qu’il nous faut assumer en tant que nation. Leslie Manigat exprime cela en des termes lucides: “ L’indépendance politique signifiait pour Haïti un droit d’initiative, même limité, et la possibilité, bon gré mal gré, de l’exercer et donc de fausser le simple jeu du rapport de forces en introduisant une inconnue: l’option personnelle des dirigeants et du peuple haïtiens, leur vision propre des choses, leur évaluation du rapport réel des forces.” Fallait-il que ces dirigeants soient en premier lieu motivés par la défense de l’intérêt national et possèdent la capacité réelle de gouverner. 

    Une classe politique mature et autonome pour résoudre les conflits et défis internes

    Il ne s’agit pas de diaboliser non plus la communauté internationale, mais c’est à nous  d’atteindre le niveau de maturité nécessaire pour gouverner notre propre pays. Le père de la nation, Jean Jacques Dessalines, le résumait ainsi: “ Nous avons osé être libres, osons l’être par nous mêmes et pour nous-mêmes.” La classe politique haïtienne doit apprendre à résoudre les conflits politiques internes avec ses propres moyens en cherchant désespérément à préserver l’intérêt national.

    La pratique malsaine de s’appuyer sur l’étranger pour martyriser son propre peuple maintient le pays dans le cercle vicieux de nation parasitaire au sein de la communauté internationale. Dans nos rapports inégaux avec les puissants du monde, les dirigeants haïtiens doivent habilement et consciemment trouver la “ marge de jeu” qui leur permettra de faire respecter bon gré mal gré les intérêts d’Haïti.  Mieux, le peuple haïtien dans son ensemble doit exercer une nouvelle sagacité en évitant à répétition de porter au pouvoir des “ antinationaux” qui s’acoquinent avec les adversaires historiques du pays pour nous maintenir dans la dépendance et la misère. 

     

    Joseph Wendy Alliance

     

     

    Références:

     

    1. Manigat, Leslie. La substitution de la prépondérance américaine à                                la prépondérance française en Haïti au début du                                                       XXe siècle: la conjoncture 1910-1911. Revue d’histoire Contemporaine. Octobre-Decembre 1967.
    2. Firmin, Anténor. M. Roosevelt, president des Etats-Unis, et la République d’Haïti. 1905.  
    3. “>http://maginfos.over-blog.com/2019/11/haiti-economie-pas-de-croissance-economique-en-vue-pour-haiti-en-2019-note-la-brh.html
    4. “>https://www.monde-diplomatique.fr/1971/06/MANIGAT/30336
    5. Sachs, Jeffrey.D. A New Foreign Policy: Beyond American Exceptionalism. Columbia University Press, New York, 2018.
    6. “>https://www.telesurenglish.net/news/Haitians-Reject-Visit-of-US-Representative-as-US-Interference–20191121-0018.html

     

     

     

     

     

     

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