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  • Dysfonctionnement total du Parlement, Le senateur Parice Dumont évoque les
gangs armés

    Dysfonctionnement total du Parlement, Le senateur Parice Dumont évoque les gangs armés

    Définitivement, il est plus que clair que l’État ne contrôle presque rien dans le pays. A l’instar du Palais législatif muet depuis le pourrissement de la crise politique, les gangs armés contrôlent une bonne partie du territoire et l’environnement du Parlement n’est pas exempt constate l’Agence de presse en ligne Haiti Press Network.

    Le Parlement haïtien, alors co-dépositaire de la souveraineté nationale, est en état de dysfonctionnement total, à cause des gangs armés qui ont le contrôle du Bicentenaire, a indiqué à HPN le sénateur de la République, Patrice Dumont, interrogé par HPN, le jeudi 21 novembre 2019, dans le cadre d’un entretien exclusif accordé à l’Agence au téléphone.

    Gardant un mutisme inquiétant, beaucoup d’observateurs estiment que le Parlement, l’un des trois pouvoirs gardiens des institutions républicaines, ne fait, à la manière de l’homme de la rue, qu’observer dans l’expectative la situation qui sévit dans le pays.

    Apparemment, la prudence est de mise ! Ce, même pour les tenants des pouvoirs publics qui, normalement, devraient travailler pour garantir une certaine quiétude d’esprit à la population. 

    Le sénateur Patrice Dumont qui réagissait notamment à la situation du Sénat de la République qui, d’après la Constitution, siège en permanence, a fait savoir que réunir pour travailler devient presqu’impossible, avec le climat d’insécurité qui n’épargne pas le Parlement.

    « Outre des sénateurs qui boycottent des séances de travail, il y a également l’insécurité qui influe sur les activités. Les gangs créent en permanence une tension au Bicentenaire, où l’accès devient très limité. Cette atmosphère ne garantit nullement un climat propice permettant de travailler en toute tranquillité», regrette l’élu du département de l’Ouest.

    D’après M. Dumont, le président du grand Corps a tenté à maintes fois d’organiser des séances, mais ses tentatives se sont révélées vaines. Rares, sont des collègues sénateurs qui se présentent sur les lieux. D’autres, semble-t-il, choisissent tout bonnement de ne plus y mettre les pieds », déplore l’ancien entraîneur de la sélection nationale haïtienne de football, devenu homme politique.

    Voulant pallier à cette situation difficile à laquelle fait face le Parlement, des tentatives avaient été faites pour trouver un autre espace, afin de faciliter la tenue des séances de travail, informe M. Dumont.

    Par ailleurs, le parlementaire indique avoir l’impression, par rapport à cette crise socio-politique qui perdure, il semblerait qu’on attend le scénario du 2e lundi du mois de janvier qui marquera la fin du mandat des députés, pour voir enfin ce qui va se passer.

    Alix Laroche source HPN

    alix.l@hpnhaiti.com

  • ODETTE ROY FOMBRUN PRÉCISE

    ODETTE ROY FOMBRUN PRÉCISE

    Les GANGS ARMÉS, le problème majeur à résoudre. Depuis les 6/7 juillet 4 sénateurs DETRUISENT et donnent à la rue le ton de la destruction. Payés par qui ? Au bénéfice de qui ? Devant les caméras, ils ont saccagé les Chambres législatives.

    Ils renforcent la campagne pour le départ du Président. Ils multiplient les manifestations qui ont pour effets désastreux : la fermeture des écoles, la destruction de l’économie, l’augmentation de la MISERE.  Au lieu de demander d’arrêter cette œuvre de destruction et d’obscurantisme empêchant aux élèves et étudiants d’aller à l’école, et aux services de secours de fonctionner, des partis de l’opposition et du secteur privé s’en prennent uniquement au Président de la République comme seul responsable de cette faillite nationale.

              En fait, les barricades sont un moyen d’arrêter les activités certes mais surtout de rançonner une population aux abois. Actuellement, de grandes barricades divisent le pays en zones gérées par des gangs, sans échanges ni communication. Monseigneur Beauvoir supplie d’ouvrir des couloirs humanitaires pour laisser passer l’aide disponible, de même que le COSPE et bien d’autres groupes soucieux d’éducation plaident la cause des étudiants, écoliers et professeurs.

              IL FAUT ARRETER CETTE DESTRUCTION.

              Le président a pour devoir de demander aux PAYS AMIS de lui porter assistance dans la formation de nos MILITAIRES pour résoudre effectivement et définitivement le problème des GANGS.

  • Avec ou sans Jovenel Moïse, le pire est à venir…

    Avec ou sans Jovenel Moïse, le pire est à venir…

    Le président Jovenel Moïse a fait le dos rond, s’est accroché au pouvoir et a survécu, après février 2018, à un autre temps fort dans la mobilisation de l’opposition politique. Il semble se renforcer de la maladresse et du déficit de confiance de certains de ses adversaires.

    Le « lòk » interminable, la fermeture de l’école depuis deux mois, l’instrumentalisation de gangs armés dans le combat politique et les exactions signalées ici et là ont provoqué des tiédeurs.

    Les appels à manifester de l’opposition, dimanche dernier et le 18 novembre, n’ont pas drainé grand monde. L’opposition peine encore à convaincre qu’elle veut effectivement changer le système et non renverser Jovenel Moïse pour faire main basse sur le pouvoir.

    Le président Jovenel Moïse, toujours très impopulaire, contraint de passer comme une comète au Champ de Mars pour ne pas se faire caillasser, n’en finit pas de parler au nom d’une majorité silencieuse dont une bonne partie, inexorablement, s’’enfonce dans la pauvreté. Les chiffres, à glacer le sang, racontent un désastre, une descente aux enfers accélérée sous la présidence de Jovenel Moïse.

    Le président Moïse, appuyé par les fusils de la PNH, des FAd’H, par les Américains et ses alliés du secteur privé des affaires est, en 2019, à la tête d’Haïti qui, pour la première fois depuis le séisme de 2010, connait  un taux de croissance du PIB négatif – 0,6 %.

    En pleine contraction de l’économie, les prix continuent de s’envoler. L’inflation est supérieure à 20 % en octobre et la gourde, en quelques mois, a perdu presque 30 % de sa valeur par rapport au dollar.

    L’État, privé de dons, a continué de vivre au-dessus de ses moyens. Le déficit budgétaire, si l’on fait cas de la quatrième note de politique monétaire corrigée, est de 27 milliards de gourdes. Sur les 103 milliards de dépenses publiques indiqués par la BRH, l’État, selon le TOFE d’octobre 2018 à août 2019, a investi un peu plus de 2 milliards de gourdes.

    Le pays, resté peu attractif pour les investissements locaux et investissements directs étrangers, a des entreprises qui, après les « lòk » successifs de juillet 2018 à novembre 2019, meurent. Avec des perspectives loin d’être encourageantes, des capitaines d’entreprises ayant dit non à l’exode, et au dépôt de bilan, sont passés en mode compression, de mise en disponibilité ou licenciement.  

    Pour la population active qui tente de survivre déjà avec un taux de chômage supérieur à 60 %, il n’y a pas photo. Les temps difficiles, extrêmement difficiles, sont à venir.

    Pour noircir un peu plus les perspectives, il y a l’insécurité alimentaire. Le PAM, citant une étude menée en octobre 2019,  a indiqué récemment que sur 11 millions d’Haïtiens, 3,7 millions sont en situation «d’urgence». 

    Selon les 5 phases de la classification de la sécurité alimentaire (IPC) utilisée par le PAM, la situation «d’urgence» (phase 4) signifie que les familles doivent faire face à des difficultés extrêmes pour satisfaire leurs besoins alimentaires. La phase 5 est la situation de «famine». En Haïti où 59 % des revenus des ménages sont utilisés par acheter des produits alimentaires, selon une étude la BID, juillet 2019, la vache enragée sera l’unique plat au menu.

    L’incapacité du président Jovenel Moïse à préserver la stabilité politique, à rassembler le pays sur de vrais projets de réformes, a déçu. Les lendemains qui chantent vendus par ce dernier est comme Godot que l’on attendra indéfiniment.

    Le refus d’attendre, de croire en un chef d’État décrié, a mis le feu aux poudres, une nouvelle fois, entre septembre et début octobre 2019. Les morts, les tueries imputées au pouvoir Tèt Kale, la casse, la peur… alimentent la chronique d’un pays pris au piège d’un déficit d’implication citoyenne, de l’incompétence, de l’appétit démesuré du pouvoir, du refus de lutter contre la corruption, la pauvreté et de ses élites indigentes.

    Sans avoir de boule de crystal, une évidence saute aux yeux. Quelle que soit l’issue politique, le pire est à venir. Les factures salées de l’économie ne font qu’arriver. Les gangs, au besoin, changeront de maitres, continueront d’imposer leur présence sur l’échiquier politique et dans la vie des paisibles citoyens et citoyennes qui devront redouter le retour en force des kidnappings.

    Entre-temps, il faut écraser une larme de regret face à l’incapacité de ceux qui ont allumé le feu de la contestation contre la corruption, pour la reddition de comptes, contre ce système. Ils ont allumé ce feu nécessaire mais sans stratégie, sans savoir jusqu’où il faut aller pour transformer ce pays, faire de l’égalité, de la solidarité une réalité.

    Les sociétés, en dehors de la société politique, n’ont pas été capables de mener à terme la bataille pour faire triompher l’intérêt collectif et tempérer l’ardeur de ceux qui veulent le pouvoir pour le pouvoir, pour perpétuer le même. 

    Au point où se trouve le pays, les “solutions comestiques”, sans un plan de sauvetage de l’économie dont les fondements devront changer, échoueront. Autant se le dire pour ne plus mettre le temps au service du pire…

    Source Le Nouvelliste

  • Haïti est -il delock

    Haïti est -il delock

    A l’exception des établissements scolaires toutes les activités économiques ont repris dans la région métropolitaine de Port-au-Prince ce mercredi 20 novembre 2019. Les leaders de l’opposition n’ont pas annoncé de trêve encore moins la fin de la mobilisation du lock.

    Toutefois le mouvement de contestation semble perdre en intensité. Lors de la manifestation du 18 novembre 2019 plusieurs centaines de personnes avaient répondu à l’appel des leaders de l’opposition.

    En dépit de tout des poches de résistance du mouvement lock par le biais des barricades perdurent. Une unité des forces armées d’Haiti est intervenue hier à Tabarre pour détruire les barricades.

    A Miragiane un policier de l’UDMO a été tué alors qu’il était impliqué dans l’enlèvement d’une barricade. Des affrontements entre forces de l’ordre et individus armés sont récurrents dans le cadre de la guerre des barricades lancée depuis plusieurs semaines.

    Le coordonnateur du Fronosc, Rosemond Jean, presse les forces de l’ordre à réaliser des interventions pour enlever les barricades. Il soutient que la population est l’otsge d’une opposition violente et terroriste et d’un pouvoir qui ne fait montre d’aucune volonté politique. Il insiste sur la nécessité d’une relance des activités durant la période des fêtes de fin d’année.

    Le spécialiste politique Stanley Lucas indique qu’au cours des 21 mois de lock Haïti a perdu 1 milliards 450 millions de dollars ainsi que 45 000 emplois.

    source Radio Metropole

  • Attaque armée des agents de l'USGPN à l'École Normale Supérieure (ENS) :
la direction proteste

    Attaque armée des agents de l'USGPN à l'École Normale Supérieure (ENS) : la direction proteste

    Le conseil de direction de l’École Normale Supérieure (ENS) a vigoureusement dénoncé et condamné mercredi une attaque perpétrée la veille par des agents de l’Unité de Sécurité du Palais National (USGPN) contre des étudiants qui se trouvaient au sein de l’établissement.

    « Des agents de l’USGPN ont criblé de balles le portail principal de l’École en tirant à hauteur d’homme sur des étudiants qui réclamaient du Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle, leur dû dans le cadre d’un stage académique pour l’année scolaire 2018-2019 », a informé dans une note le Conseil de direction de l’ENS.

    Selon la note de l’ENS, les étudiants ont organisé un mouvement de protestation lorsque les agents de l’USGPN ont attaqué .

    « Le Conseil proteste contre cet acte des agents de l’USGPN d’une extrême gravité mettant en danger la vie de toutes les composantes de l’École : Membres du personnel, Professeurs, Étudiants et les gens du voisinage », a soutenu l’ENS.

    Le conseil de direction de l’École Normale Supérieure dit attendre l’ouverture d’une enquête de la police judiciaire. « Une plainte formelle sera déposée en ce sens », a-t-il annoncé.

    GL source HPN

  • Le centre-ville du Cap-Haïtien inondé

    Le centre-ville du Cap-Haïtien inondé

    Des rues et maisons du centre-ville du Cap-Haïtien, dans le Nord d’Haïti, sont sous les eaux, ce mercredi 20 novembre 2019, suite aux pluies diluviennes qui se sont abattues sur la deuxième ville du pays.

    Les responsables de la protection civile du Cap-Haïtien, dans le Nord d’Haïti, ont signalé la montée des eaux à plusieurs endroits du centre-ville, ce mercredi 20 novembre 2019, suite à des averses sur la ville.

    Cette situation a rendu les habitants inquiets qui ont tenté par tous les moyens de se protéger, ont précisé, à la rédaction de Vant Bèf Info (VBI), les responsables de la protection civile.

    Les problèmes de curage, de canalisation et de nettoyage des canaux sont les principales causes des inondations à répétition dans la deuxième ville du pays.

    Vant Bèf Info (VBI)

  • Sauver sa tête, ne pas perdre la face

    Sauver sa tête, ne pas perdre la face

    La visite était attendue et redoutée. Attendue, car quoi qu’en disent les parties concernant la crise politique en Haïti, tous les acteurs sont prêts à parler aux envoyés étrangers tout en refusant de se parler entre eux. En fait, ils n’acceptent de se parler qu’à travers l’étranger.

    La visite de l’ambassadeur américain auprès des Nations unies était donc attendue par tous.

    L’opposition pensait qu’après l’accord du Marriott elle était en position de force pour imposer ses vues. Le président Jovenel Moïse après le retour presque à la normale des activités sur Port-au-Prince, estimait sans doute qu’il était plus que jamais le président de la République.

    La visite de l’ambassadeur Kelly Craft suscitait aussi des craintes. Aucune des parties ne voulait essuyer de désaveu de la part de la diplomate de Donald Trump.

    Pour ne pas perdre sa tête et sa place, le président Jovenel Moïse a accepté l’idée d’un gouvernement de cohabitation. L’opposition allait pouvoir désigner un premier ministre et avoir des ministères. Il se dit que la présidence était prête à se contenter de peu, de presque rien, même de rien du tout, pourvu que le chef de l’État garde son fauteuil.

    L’opposition, pour ne pas perdre la face, est restée sur sa position publique. Le départ de Jovenel Moïse, sinon rien. Tout ou rien. Mieux vaut rien du tout qu’un verre à moitié plein.

    Madame Craft est repartie en avion comme elle était venue. Sans même une feuille de papier de plus où un début d’accord aurait pu être ébauché. Rien.

    Selon toute vraisemblance, les Américains vont continuer à suivre la situation haïtienne, à supporter le président élu qui leur a déjà tout concédé sans rien demander en retour, et prendre le poids au jour le jour de l’opposition haïtienne.

    Souvent, en face d’émissaires, les parties haïtiennes ont préféré satisfaire leur ego, miser sur leurs intérêts et se dire que l’avenir leur donnera raison.

    Personne n’a perdu sa tête ce 20 novembre. Personne n’a perdu la face non plus.

    Haïti n’a rien gagné. Même pas la date d’une prochaine rencontre.

    La gouvernance va rester chaotique, l’économie en faillite, l’insécurité chronique, le désespoir tenace. Chacun campe sur sa position par épisode ou de façon soutenue. Le pire est certain.

    Edito du Nouvelliste

  • L’ambassadeur Kelly Craft appelle à « une solution inclusive au
bénéfice du peuple haïtien …»

    L’ambassadeur Kelly Craft appelle à « une solution inclusive au bénéfice du peuple haïtien …»

    Les États-Unis, après les appels pour la mise en place d’un gouvernement, ont dépêché un top diplomate en Haïti. Elle a écouté les positions de l’exécutif et de l’opposition et a plaidé pour une solution inclusive au bénéfice du peuple haïtien.

    L’ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU, Kelly Craft, a bouclé sa mission de quelques heures en Haïti, mercredi 20 novembre 2019. Au terme de son périple, dont l’un des objectifs était « d’encourager les leaders haïtiens à adopter des mesures urgentes pour former un gouvernement au service du peuple haïtien », les services de l’ambassadeur Craft ont publié un communiqué qui exprime, entre autres, l’obligation des leaders haïtiens à trouver un consensus, les attentes de la diplomate pour que les défis soient surmontés et la nécessité que les responsables de tueries à La Saline et au Bel-Air soient poursuivis par la justice haïtienne.  « Le président Jovenel Moïse et les autres leaders élus ont l’obligation de se mettre ensemble, de mettre de côté leurs différences et de chercher une solution inclusive au bénéfice du peuple haïtien. Les États-Unis se tiennent prêts à supporter. Je quitte Haïti avec l’attente qu’ils surmonteront les défis », a indiqué ce communiqué, mercredi 20 novembre 2019.  

    Le président Jovenel Moïse, selon ce communiqué,  a évoqué son engagement de promouvoir un meilleur futur pour tous les Haïtiens. « Durant ma rencontre aujourd’hui avec Jovenel Moïse, le président démocratiquement élu d’Haïti, il a clarifié son engagement à adresser les besoins urgents, promouvoir la prospérité économique et à bâtir un futur meilleur pour tous les Haïtiens », a indiqué le communiqué. « Mon engagement avec les responsables politiques et économiques, a poursuivi le communiqué, renforce le besoin urgent  de supporter les institutions de l’État. Un gouvernement pleinement fonctionnel pour lutter contre la corruption, investiguer et poursuivre les responsables de violations de droits humains, incluant ceux responsables pour les tueries de La Saline, de Bel-Air et combattre le trafic de drogue et d’être humain », a indiqué ce communiqué.

    Quelques heures auparavant, le président Jovenel Moïse a évoqué sa rencontre avec l’ambassadeur Craft. « Je me suis entretenu avec l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’ONU, Mme Kelly Craft, autour des voies et moyens à mettre en œuvre, dans le cadre d’un dialogue inclusif, en vue de parvenir à une résolution consensuelle de la crise politique que connaît le pays », a tweeté le président Jovenel Moïse. Le sénateur Youri Latortue, membre de l’Alternative, a indiqué, qu’à l’ambassadeur Craft, venue « écouter » et non « décider », l’opposition reste sur la position exprimée dans l’accord de Marriott. « Nous avons défendu la position de l’accord de Marriott. Nous avons dit qu’il faut de toute façon une transition. Le président ne pourra pas faire les élections. Il faut que nous allions vers la transition », a confié le sénateur Latortue au journal.

    « Nous lui avons dit que tout le pays est bloqué. En ce qui a trait à ce blocage, nous pouvons arriver à une situation de chaos. Il faut trouver une solution. Nous avons déjà conclu l’accord de Marriott. Nous essayons de rallier d’autres partis pour avoir une position unitaire », a poursuivi le sénateur Youri Latortue, qui indique avoir attiré l’attention de l’ambassadeur Craft sur la perception d’un soutien des Etats-Unis au président Jovenel Moïse, pas au peuple haïtien.

    Joël Édouard Vorbe, membre du directoire de Fanmi Lavalas, a indiqué avoir souligné à l’attention de l’ambassadeur Kelly Craft « que le départ sans condition de Jovenel Moïse est la solution acceptable pour la majorité de la population ».

    Le président du Parti haïtien Tèt Kale, (PHTK) Sainphor Liné Balthazar, présent à la rencontre, a indiqué avoir défendu la position de son parti. Le PHTK ne souscrit pas à l’accord de Marriott qui demande  le départ du président Moïse. Il faut que ce soit un élu qui remplace un élu, a expliqué Saimphor Liné Balthazar. « Nous pensons que tout accord inclusif doit déboucher sur la mise sur pied d’un gouvernement d’union nationale qui inclut toutes les forces politiques et sociales pour engager les réformes politiques et économiques jusqu’à la tenue d’élections générales qui peuvent être anticipées ou non anticipées », a expliqué Sainphor Liné Balthazar. « La formation d’un gouvernement d’union nationale n’a pas été   discutée », a révélé Sainphor Liné Balthazar. Ce qui a été confirmé par le sénateur Latortue et M. Vorbe. Le journal a appris que les sénateurs Joseph Lambert, Évallière Beauplan, l’ex-sénatrice Edmonde Supplice Beauzile et le président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Haïti, Bernard Craan, ont participé à cette réunion avec l’ambassadeur Kelly Craft.

    La mission de l’ambassadeur Kelly Craft intervient à un moment où deux appels à manifester de l’opposition n’ont pas drainé la foule. À Port-au-Prince et dans d’autres villes l’étau du « lòk » s’est quelque peu desserré. Toutefois, dans plusieurs points du territoire, des gangs continuent de commettre des exactions contre des membres de la population.

    La diplomate américaine a effectué sa mission à un moment où l’économie haïtienne coule à pic. En 2019, pour la première fois depuis le séisme de 2010, Haïti connait  un taux de croissance du PIB négatif – 0,6 % et le taux d’inflation a été supérieur à 20 % en octobre.

    Source Le Nouvelliste

  • Préoccupée par le banditisme, Odette Roy Fombrun conseille à Jovenel Moïse

    Préoccupée par le banditisme, Odette Roy Fombrun conseille à Jovenel Moïse

    Ils renforcent la campagne pour le départ du Président. Ils multiplient les manifestations qui ont pour effets désastreux : la fermeture des écoles, la destruction de l’économie, l’augmentation de la MISERE. Au lieu de demander d’arrêter cette œuvre de destruction et d’obscurantisme empêchant aux élèves et étudiants d’aller à l’école, et aux services de secours de fonctionner, des partis de l’opposition et du secteur privé s’en prennent uniquement au Président de la République comme seul responsable de cette faillite nationale. En fait, les barricades sont un moyen d’arrêter les activités certes mais surtout de rançonner une population aux abois. Actuellement, de grandes barricades divisent le pays en zones gérées par des gangs, sans échanges ni communication. Monseigneur Beauvoir supplie d’ouvrir des couloirs humanitaires pour laisser passer l’aide disponible, de même que le COSPE et bien d’autres groupes soucieux d’éducation plaident la cause des étudiants, écoliers et professeurs.

    ​IL FAUT ARRETER CETTE DESTRUCTION.
    ​Le président a pour devoir de demander aux PAYS AMIS de lui porter assistance dans la formation de nos MILITAIRES pour résoudre effectivement et définitivement le problème des GANGS.

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  • Chine-Taiwan appuie le projet «Kore pèp » à hauteur de 4.5 millions de dollars

    Chine-Taiwan appuie le projet «Kore pèp » à hauteur de 4.5 millions de dollars

    Ce don sera versé en 3 phases à raison de 1.5 millions de dollars chacune.

    Le directeur général du FAES, Charles Ernest Chatelier, s’est réjouit de la signature de ce protocole d’accord qui, a-t-il souligné, intervient dans un contexte socio-politique paralysant presque toutes les sphères d’activités économiques. Une situation qui, selon M. Chatelier, affecte les conditions socio-économiques, déjà précaires, des couches les plus vulnérables du pays, notamment celles vivant dans les régions les plus reculées du pays.

    Le numéro 1 du FAES promet que ces fonds seront utilisés à bon escient.

    Cette signature de protocole d’accord fait suite à la demande du gouvernement haïtien auprès des autorités taïwanaises, en besoin alimentaires, a fait savoir le ministre des affaires étrangères et des cultes, Bocchit Edmond qui a pris la parole à l’occasion de cette cérémonie de signature.

    Le chancelier appelle les protestataires à dégager les routes afin de permettre que les aides humanitaires atteignent les régions où la faim se fait sentir.

    De son côté, l’ambassadeur de la République Chine-Taïwan en Haïti, Bernard Bang-Zyh Liu, a salué les efforts déployés par le gouvernement en vue de voler au secours de la population, en ces temps difficiles, par la mise en œuvre de projets sociaux dont « Kore pèp ».

    Le diplomate a renouvelé l’engagement de son pays à continuer de collaborer avec Haïti dans l’implémentation de projets sociaux capables de soulager la population.

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