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Suite à la mutinerie à la prison des Gonaïves le 7 novembre dernier où plusieurs prisonniers, ont profité des circonstances pour investir le quartier de la prison réservé aux femmes et se livrer à un viol collectif sauvage sur 13 prisonnières… |
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Haïti – Social : Vives réactions sur le viol collectif à la Prison des Gonaïves
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iciHaïti – Sud-Sud : La révolution numérique au service des pays émergents

L’ancien Premier Ministre d’Haïti Laurent Lamothe, à participé au Maroc au Forum MED 2019, pour encourager la promotion de la coopération Sud-Sud aux côtés de celle Nord-Sud dans le cadre de l’expansion de la révolution numérique des pays émergents… -

Haïti – Crise : Une délégation américaine attendue en Haïti

Mercredi alors que la communauté internationale ne cesse de lancer des appels au dialogue, une délégation américaine conduite par l’Ambassadrice des État-Unis auprès de Nations Unies Kelly Dawn Knight Craft, se rendra à Port-au-Prince… -

iciHaïti – Crise : Des individus enlèvent une partie du tablier du pont de la ville de Léogâne

Lundi des individus non identifiés réclamant la démission du Président Moïse, ont démonté et enlevé une partie du tablier du pont de la ville de Léogâne. Une action particulièrement dangereuse, laissant de larges ouvertures sur le vide… -

Haïti – FLASH : Delta Airlines va cesser définitivement de desservir Haïti

Delta Airlines, après une décennie de service en Haïti effectuera son dernier vol entre Atlanta et Port-au-Prince le 9 janvier 2020, a confirmé la compagnie aérienne… -

Colette Senghor, épouse de Léopold Sédar Senghor, est morte à 93 ans
L’épouse de l’ancien président et chantre de la négritude Léopold Sédar Senghor est décédée à l’âge de 93 ans à Verson (Calvados).
L’ancienne première dame du Sénégal Colette Senghor, épouse de l’ancien président et chantre de la négritude Léopold Sédar Senghor, est décédée à l’âge de 93 ans à Verson (Calvados). “Mme Senghor nous a quittés”, a annoncé la municipalité exprimant son “immense tristesse” après avoir appris lundi ce décès intervenu “dans sa demeure familiale”.
“J’ai appris avec émotion le rappel à Dieu de Mme Colette Senghor, je rends hommage à la 1ère Première Dame du Sénégal, femme discrète et femme de l’ombre de feu le Pdt Léopold S. Senghor. A sa famille, je présente, au nom de la nation, mes condoléances les plus attristées”, a réagi dans la nuit sur Twitter le président sénégalais Macky Sall.
“Élégante et discrète”
Née le 20 novembre 1925 à Mouzay (Meuse), Colette Senghor, née Hubert, avait épousé Léopold Sédar Senghor, alors député du Sénégal, le 18 octobre 1957. “Élégante et discrète”, Colette Senghor était devenue première dame du Sénégal et “a toujours veillé et épaulé son mari dans sa vie politique et a été la source de son inspiration dans sa vie artistique”, souligne la commune.
Décédé en 2001 à Verson, Léopold Sédar Senghor avait consacré à sa “muse” et “tendre compagne”, le recueil de poèmes Lettres d’hivernage, rappelle la ville de Verson.
“C’est également elle qui lia à jamais le poète président à la Normandie, et plus spécifiquement à Verson, où le couple prit l’habitude de venir en villégiature dans la maison familiale de Mme Senghor, au 150 rue du Général Leclerc, puis d’y résider à partir des années 1980”, rappelle la commune.
“Colette Senghor a toujours veillé sur la mémoire de son mari”
Lors des cérémonies du centenaire de Léopold Sédar Senghor à Verson en 2006, le secrétaire général de la francophonie, Abdou Diouf, avait rendu hommage à Mme Senghor, souligne la commune.
“Colette Senghor a toujours veillé sur la mémoire de son mari. Elle a fait en sorte qu’une partie de ses archives soit conservée, notamment, au sein de la salle Djilor dans l’Espace Senghor à Verson”, ajoute la commune qui rend chaque année hommage à ce “bel héritage” à travers sa programmation culturelle.
Poète et écrivain, Léopold Sédar Senghor a été un chantre de la Négritude, un mouvement pour la défense des valeurs culturelles du monde noir qu’il a fondé dans les années 30 avec le Martiniquais Aimé Césaire et le Guyanais Léon Gontran Damas. Agrégé en grammaire française, il a été le premier Africain membre de l’Académie française.
source AFP
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Haïti : les jeunes entre envie de s’en aller et volonté de résister
La migration a toujours été un phénomène fort en Haïti. A plusieurs périodes de notre histoire, diverses obligations ont porté des gens à quitter ce sol pour se rendre ailleurs à la recherche d’un mieux-être. Dans le temps, on pourrait croire que les migrants étaient surtout des adultes avec des responsabilités qui fuyaient le pays. Mais depuis peu, c’est au tour de la majorité des jeunes de partir ou penser à laisser le pays.
On a tous eu vent des années où les « rakèt » abondaient et amenaient à la Guadeloupe, aux USA… Pères, mères de famille, citoyens à bout de souffle optaient pour des embarcations de fortune afin d’arriver quelque part où la vie paraissait moins sombre. Après le tremblement de terre de 2010, le nombre d’Haïtiens à avoir laissé le pays s’est accru terriblement. Si avant, la République dominicaine et les États-Unis d’Amérique passaient pour les « El Dorado », les destinations récentes ont été le Brésil et surtout le Chili. Beaucoup de jeunes ont fait le choix de partir et parmi ceux qui restent encore, le désir s’intensifie, surtout avec les événements récents qui n’aident pas beaucoup. On sent que ce n’est plus qu’une question de temps pour certains.
Interrogés par la rédaction de Balistrad, des jeunes de 20 à 30 ans ne cachent pas leur scepticisme face à une éventuelle amélioration de la situation. De jeunes professionnels ne voient qu’une solution à leurs problèmes récurrents : partir. Plusieurs d’entre eux, dont quelques-uns ont souhaité garder l’anonymat, ont livré leurs impressions et étalé leurs motivations.
Un jeune homme de 23 ans, licencié en gestion des affaires, a un poste au sein de la douane de La Saline. Tous les jours, il brave les dangers pour se rendre au travail et le chemin du retour ne s’avère pas moins dangereux. Ces derniers temps, toute cette situation lui donne des pensées noires et il exprime sa lassitude. « On arrive à dégoûter ce pays qui jette trop d’embûches sous les pieds des jeunes qui veulent réaliser quelque chose. », regrette-t-il. Selon lui, les premiers responsables restent les dirigeants qui n’ont rien fait pour améliorer les conditions de vie.
Comme d’autres jeunes de son âge, un ami voit son avenir obnubilé par les nuages de l’incertitude, sur cette île. Le dessinateur et étudiant ne jure que par un voyage sans retour. « Parce qu’ici il n’y a pas de sécurité, pas de pouvoir d’achat, pas de loisirs, pas de travail. En gros, il n’y a pratiquement rien. Et nous avons sans cesse des problèmes politiques. », s’indigne ce jeune homme dont la tête grouille d’idées. Quand on lui demande s’il croit vraiment que l’herbe est plus verte ailleurs, il répond tout de go, oui.
Si la précarité, les difficultés économiques constituaient autrefois le seul motif, aujourd’hui un autre vient s’inscrire : l’insécurité galopante. A en croire certains citoyens, la vie devient une espèce en voie de disparition, d’où les formules récentes : « Chak Ayisyen g on grenn bal », « Si w pa mouri deja se pa fòt leta » en référence à tous ses fils que cette terre a avalés avec leurs rêves. Ce climat de peur renforce le désir de plusieurs de se tirer.Une étudiante en Sciences Juridiques trouve que l’ensemble de ses rêves est peut-être plus grand que le pays. Elle s’explique : « Je dois partir pour les réaliser sinon ils seront étouffés, engloutis comme s’ils n’avaient jamais existé. L’environnement n’est pas propice pour apprendre voire produire. Pour atteindre le fil de réussite suspendu juste sur ma tête, il faut au moins que je puisse lever la main et le saisir mais pas ici, peut-être là-bas, sûrement de l’autre côté. »
Interrogée sur la manière dont on peut arrêter cette fuite de cerveaux, elle lâche tout simplement : « Une fois que le pays ou encore les dirigeants auront appris à les apprécier. Tous ces cerveaux ont besoin de s’épanouir, de grandir ou d’être utiles. »D’ailleurs, un étudiant à la Faculté de Droit et des Sciences Économique et PDG d’une agence, en fait mention : « La toute première raison qui me pousse à partir est l’insécurité galopante. La seconde ? J’estime qu’Haïti ne m’offre pas la possibilité de réaliser certains rêves que je chéris. Je désire ardemment être utile à ma famille au lieu de représenter un fardeau pour eux. Je veux profiter de ma jeunesse pour préparer ma vieillesse et l’avenir de mes futurs enfants. » A la question s’il a l’intention de revenir il répond sans hypocrisie : « J’en ai l’intention. Mais les conditions qui m’ont poussé à partir doivent changer. »
Marie Nelza Meus est journaliste et étudiante. Selon elle, ce désir chez les jeunes de laisser le pays se justifie par le manque d’encadrement auquel ils font face. Avec douleur elle évoque les mauvais souvenirs des épisodes de tirs sporadiques à Martissant qui l’empêchent de mener normalement ses activités. Elle ne compte pas parmi ceux qui tiennent à s’installer définitivement à l’étranger mais elle voudrait s’y rendre pour acquérir de nouvelles connaissances. « Partir pour moi n’est pas le meilleur choix mais je voudrais aller faire des études ailleurs pour revenir si certains problèmes sont résolus. », indique-t-elle.
Cependant, même au milieu de tout cela, on en trouve qui garde encore espoir. Le cas de Rendal Louis qui fait le choix, dit-il, de rester vivre en Haïti. « Je vis et je vivrai en Haïti », martèle l’entrepreneur comme une ferme conviction. Il sait que notre situation de peuple est chaotique mais ne se décide pas à lâcher prise. Que souligne-t-il ? « Les autres pays ne sont pas beaux et bons parce qu’ils sont sont d’autres pays mais parce que leurs habitants ont décidé qu’ils seront beaux et bons pour eux et eux tous. »D’autres jeunes opposent les exemples de ceux qui ont fait le sacrifice de revenir mettre leur savoir au service du pays et qui commencent à le regretter à ceux qui se sont envolés et sont déjà parvenus à avancer de plusieurs pas. Ils soutiennent que cela est dû à l’incapacité de l’Etat à satisfaire les besoins primaires et au manque d’opportunités, ces dernières n’étant pas légion par ici. Lucides, ils reconnaissent toutefois qu’ailleurs n’est pas pour autant la promesse du paradis mais affirment qu’ils pourront se débrouiller malgré tout. La question de la culture, l’adaptation au milieu, le racisme représentent pour eux les principales raisons qui rendent la tâche difficile. « Parfois, il faut tout recommencer, se refaire soi-même mais ça vaut le coup car c’est quand même mieux qu’ici. »
Joe Hendle Leandre, 23 ans, étudiant à la Faculté des Sciences humaines, abonde dans le même sens. L’étudiant en Sociologie raisonne encore plus fort. « Nous n’avons pas la culture de penser à ceux qui viendront après nous alors que nous savons pertinemment qu’aucune génération n’est spontanée. Donc il faut une génération qui accepte de souffrir pour que les futures puissent bénéficier d’un mieux-être. Mais on se contente de s’occuper de soi et on se dit que l’autre génération fera le sacrifice requis parce que le pays, lui, sera toujours là. », déplore-t-il. Plus loin, il continue : « A côté de ce discours, il y a aussi celui qui campe la politique comme une sale affaire. Alors avec une telle attitude nous subirons toujours ces conséquences et cela poussera les jeunes à ne vouloir que laisser ce pays. »
Il y a ceux qui ont choisi de rester se battre, mettre la main à la pâte pour changer les conditions de vie. Ceux qui sont partis et revenus par la suite, ceux qui ont décidé d’investir et de s’investir malgré risques et incertitudes. Ils se sont indubitablement armés de courage pour faire face à l’incertitude de notre quotidien. Mais peut-on vraiment juger ceux qui font tout leur possible pour trouver d’autres cieux plus cléments ? Quel avenir pour un pays quand la jeunesse déserte ? La plupart affirment avoir des rêves qu’il leur sera plus difficile de réaliser ici. A constater cette hémorragie qui ne semble pas près de s’arrêter, une question reste essentielle pour amorcer un réveil national ou une prise de conscience : « A qui la faute ? »Un regard autour de nous devra permettre de comprendre que ces jeunes ne sont pas les seuls à vouloir fuir ces conditions précaires. L’idée, si elle ne se trouve pas sur toutes les lèvres, a sûrement conquis bon nombre de cœurs. Même les plus âgés conseillent à leurs proches petits de profiter d’une occasion si elle se présente. Insécurité alimentaire, insécurité sociale, injustice et impunité, chômage grandissant, la machine à tuer qui déraille… Tout va mal. Le feu de la méchanceté a déjà calciné bien des rêves. Une vie a trop souvent été achetée à un projectile près. Les conjonctures se corsent.
Witensky Lauvince Source Balistrad
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Jean-Charles Moïse présent sur le site de Vertières pour le 216e anniversaire
Pour une deuxième année consécutive de la commémoration de la bataille de Vertières, Jean-Charles Moïse Leader du parti politique Pitit Desalin et quelques militants se sont rendus à ce site pour commémorer l’ultime combat ayant débouché sur l’indépendance haïtienne.
L’ancien candidat à la Présidence a rappelé à ses partisans qu’ils ont empêché les tenants du système représentés, selon lui, par les bourgeois et les membres de la communauté internationale à se présenter aux pieds des héros de l’indépendance à Vertières.
Jean-Charles Moïse s’est félicité de son initiative entreprise visant à s’entretenir à d’autres peuples amis d’Haïti ailleurs. Il a fait référence notamment à sa récente participation au sommet des afro-descendants au Venezuela.
Le leader de Pitit Desalin et les quelques dizaines de militants, qui l’ont accompagné, ont renouvelé leur intention de rester mobiliser en vue d’obtenir la démission du Président Jovenel Moise et le changement du système.
En 2018 comme en 2019, les militants de Pitit Desalin ont brandi le drapeau noir et rouge du Père Fondateur de la patrie, Jean Jacques Dessalines.
Par ailleurs, la cathédrale Notre Dame du Cap-Haïtien a été clairsemée ce lundi 18 novembre 2019 à l’occasion du Te Deum traditionnel en l’honneur des héros de Vertières. Seuls quelques membres de l’administration publique du Nord ont été remarqués.
GL Source HPN
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Un faux policier arrêté
Un individu identifié sous le nom de Alex Philogène a été arrêté ce lundi 18 novembre 2019, aux environs de midi, à Delmas 33, pour usurpation de titre. Au moment de son arrestation, l’individu avait en sa possession, une copie d’une carte d’identification de la Police Nationale d’Haïti*_
Alex Philogène, originaire de la commune de Côte- de-Fer, département du Sud’Est, est le nom d’un individu qui a été apréhendé ce lundi 18 novembre, dans la commune de Delmas, plus précisément à Delmas 33. Des agents de l’institution policière ont procédé à son arrestation aux environs de midi.
Alex Philogène qui tentait de se faire passer pour un policier, avait en sa possession, une copie d’une fausse carte de la Police Nationale d’Haïti l’identifiant comme un agent.
De plus, il portait une lampe de poche pour dissimuler une prétendue arme à feu sous son maillot. Il detient aussi une carte appartenant à un policier agent I identifié sous le nom de Joisil Samuel.
Selon des informations parvenues à la rédaction de Vant Bèf Info (VBI), par des autorités policières, plusieurs individus qui se feraient passer pour des policiers en fonction, auraient infiltré en uniforme, la marche pacifique organisée hier dimanche 17 novembre 2019 par des agents issus de différentes entités de la PNH. Une marche qui consistait à réclamer, entre autres, la formation d’un syndicat en leur faveur ainsi que de meilleurs conditions de travail.
Il s’agit d’un deuxième coup des agents de la PNH de Delmas 33 au cours de la journée du 18 novembre 2019, après l’arrestation de très tôt ce matin d’Emmanuel Dorival qui avait en sa possession, des bouteilles de cocktail molotov.
Vant Bèf Info (VBI)
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« Sistèm peze souse sa, fò n kraze l », a dit Jovenel Moïse au MUPANAH
A l’occasion de la célébration des 216 ans de la bataille de Vertières, ce lundi 18 novembre, le président de la République s’en est pris une fois de plus au « système » qui, dit-il, entrave le développement du pays. Jovenel Moïse qui a déposé une gerbe de fleurs au Musée du Panthéon national haïtien (MUPANAH), dit vouloir suivre l’exemple de bravoure des Héros de l’indépendance.
« Ils ont fait une bataille que l’humanité n’avait jamais connue [avant, ndlr]. Des soldats, des va-nu-pieds et des esclaves se sont révoltés pour sortir du système esclavagiste ». Les premières phrases prononcées par le chef de l’Etat à sa sortie du Musée du Panthéon National (MUPANAH). « Aprè 216 lane, batay pou endepandans ekonomik lan fò l kòmanse. E se pou sa, sistèm peze souse sa fò n kraze l », a déclaré Jovenel Moïse, dans une courte déclaration à la presse.
Après avoir déposé une gerbe de fleurs aux pieds des Héros de l’indépendance, le président de la République n’a pas manqué de tirer à boulets rouge, sur « le système », qu’il entend combattre coûte-que-coûte, durant son quinquennat.
Tout-de-suite après MUPANAH, Moïse s’est dirigé vers le Palais national pour la deuxième partie de la cérémonie, marquant les 216 ans de la bataille de Vertières. Contrairement aux traditions, le président ne s’est pas rendu sur la place des Héros au Cap haïtien, dans le cadre de cette célébration. Il s’est contenté de marquer la journée au Palais et au MUPANAH, en absence des pouvoirs législatif et judiciaire, quoique, dans une correspondance, le bureau du protocole du palais présidentiel avait invité le président du Sénat, Carl Murat Cantave, à prendre part aux cérémonies.
Céder aux pressions de l’opposition politique
Quelques jours avant la date du 18 novembre, les dirigeants de l’opposition avaient mis en défi le président de la République, de se rendre dans le Nord. « Vertières nous appartient. Nous n’allons pas laisser Jovenel Moïse souiller les monuments, salir l’épopée de nos Héros », avait déclaré André Michel, porte-parole du Secteur dit démocratique et populaire.
Dans la foulée, l’opposition ont annoncé pour ce même 18 novembre, une grande journée de mobilisation à travers tout le pays, particulièrement à Port-au-Prince et dans la Ville du Cap-Haïtien. Par ces manifestations qui se sont tenues mais avec une faible participation de la population, les opposants entendent continuer à exiger la démission de Moïse, et la mise en place d’un gouvernement de transition. Les opposants parlent en ce sens d’une opération baptisée : « Bourik », pour forcer au chef de l’Etat de quitter le pouvoir.
Rappelons qu’en 2018, Jovenel Moïse n’avait pas mis les pieds sur la place des Héros, dans le cadre de la célébration du 215e anniversaire de la bataille de Vertières. Pour marquer cette date, le chef de l’Etat s’était contenté de faire une offrande florale au MUPANAH, suivie d’une adresse à la nation préenregistrée. Le 17 octobre 2019, date de la mort de l’Empereur Jean Jacques Dessalines, Moïse, face aux pressions des opposants, ne s’est pas rendu également au Pont rouge, comme le veut la tradition
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