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  • L’opposition condamne l’agression contre le cameraman de Métropole

    L’opposition condamne l’agression contre le cameraman de Métropole

    Au lendemain de l’agression physique contre le cameraman de Télé Métropole, Ellecy Dieulassaint, l’opposition dénonce et condamne cet acte. Mais “de simples excuses et des condamnations ne suffisent pas”, pense le journaliste du Nouvelliste, Robenson Geffrard, qui demande poursuites et sanctions.

    « Une telle action est inacceptable dans n’importe quelle situation de rivalité politique, étant entendu que la démocratie a ses normes et ses principes », a écrit le porte-parole de cette structure politique de l’opposition, dans une note publiée sur sa page Facebook. Saluant le travail des journalistes dans la société, André Michel a condamné l’agression physique exercée dimanche contre le journaliste de Télé Métropole.

    Me Michel, qui n’a annoncé aucune sanction contre l’agresseur, rappelle qu’en droit international humanitaire, « il est de règle que les journalistes, les ambulances, les enfants et les vieux ne font pas partie du conflit ». « Ainsi donc, nous présentons tout notre support moral à toute l‘équipe de Radio Télé Métropole », a dit l’opposant farouche à l’équipe au pouvoir, appelant à la poursuite de la mobilisation, jusqu’à l’installation du gouvernement provisoire.

    Quelques heures après l’incident du samedi 9 novembre, le Directeur de l’Information de la Radio Métropole, Wendell Théodore, avait présenté ses sympathies à son collaborateur. Le média, pour sa part, a condamné l’incident dimanche 10 novembre tout en dénonçant des “pratiques rétrogrades” qui ne “feront pas avancer la lutte du peuple”. Métropole a aussi lancé “un appel à la modération, à la sérénité et au respect de la liberté de la presse”.

    Soulignons que cette agression physique contre Ellecy Dieulassaint avait été vite critiquée par plusieurs autres leaders de l’opposition. Cependant, 24 heures après l’incident, l’identité de l’agresseur n’est toujours pas révélée. Aucune sanction n’a été annoncée jusqu’ici. Des membres influents de la Presse, malgré les excuses des dirigeants de l’opposition, ne cachent pas leur indignation face à cet acte.

    « De simples excuses et des condamnations ne suffisent pas, non et non ! L’individu qui avait frappé le journaliste de Métropole devrait être poursuivi et sanctionné par la Justice ! », a écrit Robenson Geffrard sur son compte Twitter. Le journaliste de Magik 9 et du quotidien Le Nouvelliste, précise que sa réaction ne concerne pas uniquement le confrère victime, mais devrait être la pratique dans tout état de droit.

    Robenson Geffrard@robbygeff

    De simples excuses et des condamnations ne suffisent pas, non et non! L’individu qui avait frappé le journaliste de Métropole devrait être poursuivi et sanctionné par la Justice! Je ne le dis pas uniquement pour le confrère, cela devrait être la pratique dans tout état de droit

    Rappel: l’incident s’est produit samedi 9 novembre à l’hôtel Marriott, quand des militants, partisans et sympathisants, ont envahi la salle où se déroulaient les discussions entre les différentes structures de l’opposition et des membres de la société civile. Selon ce qu’a rapporté la victime, l’agresseur l’a bousculée, puis l’a giflée.

    « Je ne m’attendais pas à un tel acte. Je ne crois pas que c’était une action ciblée. D’ailleurs, l’agresseur ne me connait pas. Il s’agissait tout simplement d’un excès de zèle », a réagi Dieulassaint joint par Loop Haïti.

  • L’éradication du paludisme en Haïti est possible, selon Martine Moïse

    L’éradication du paludisme en Haïti est possible, selon Martine Moïse

    Présidente du Mécanisme de Coordination Nationale du Fonds Mondial de Lutte contre le SIDA, la Tuberculose et la Malaria en Haïti, la première dame, Martine Moise croit que le paludisme peut être éradiquée en Haïti.

    14 milliards de dollars ont été mobilisés par les dirigeants mondiaux au profit du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Cette compagne vise à sauver 16 millions de vies dans le monde d’ici 2030. Ce fonds destiné à accompagner les personnes infectées par cette maladie, fixe son projecteur sur Haïti, l’un des pays ou l’épidémie du paludisme fait rage.

    « Le paludisme peut être éliminé en Haïti si nous déployons des efforts décisifs pour agir avec audace dans le sens de cette vision. J’ai vu non seulement comment le paludisme a affecté la santé de mes concitoyens, mais aussi comment le potentiel économique des familles est affaibli quand elles sont exposées à cette maladie » explique la première dame Martine Moïse dans une colonne du Miami Herald.

    Très impliquée dans la campagne contre la maladie, Moïse, elle même mère de trois enfants, pense qu’il est important pour que toutes les mères du monde disposent des ressources nécessaires en vue de protéger leur famille de la malaria. Pour elle, l’accès aux moustiquaires, le diagnostic et le traitement des enfants sont des éléments incontournables dans une telle lutte.

    Lire : Martine Moise s’engage à éliminer la malaria en Haiti

    De 2010 à 2018, les cas de paludisme en Haïti ont diminué de plus de 50%, passant à moins de 10 000 cas par an. En 2018, il y avait moins de 8 500 cas de paludisme confirmés par rapport à l’année précédente (19 000 cas de paludisme confirmés en 2017).

    Martine Moïse qui vante les efforts qui ont été enregistrés en Haïti, considère ces statistiques comme un succès. « Il est important de célébrer ce succès, mais également de considérer l’immense travail à accomplir si nous voulons éliminer ces maladies dans des pays où le paludisme constitue toujours une menace mortelle » a-t-elle déclaré.

    La première dame qui encourage les partenaires mondiaux à rejoindre sa cause afin d’intensifier la lutte contre le paludisme rappelle que l’éradication de cette épidémie constitue pour elle ainsi que le président Moïse une priorité sanitaire. « Nous avons engagé des ressources pour faire de cet objectif une réalité. C’est pourquoi le président Jovenel Moïse et moi avons fait de l’élimination du paludisme en Haïti une priorité nationale ».

    En conclusion, la première dame Martine Moïse rappelle qu’Haïti n’est pas seule dans cette lutte, que les efforts de l’administration de son mari ont été renforcés par les contributions majeures du Fonds mondial, qui a investi près de 75 millions de dollars à ce jour pour libérer Haïti de cette mortelle épidémie.

  • Un membre de la presse haïtienne assassiné à Pétion-Ville

    Un membre de la presse haïtienne assassiné à Pétion-Ville

    L’opérateur de Télé Soleil et de Radio Nationale d’Haïti, Bernard Belle-Fleur a été abattu de plusieurs balles, dans la nuit du samedi 9 au dimanche 10 novembre, par des individus non identifiés dans la localité de Meyotte, commune de Pétion-Ville.

    Le corps sans vie de Belle-Fleur a été découvert troué de plusieurs balles par des individus armés non identifiés circulant à bord d’une motocyclette, selon les informations parvenues à la rédaction. Un de ses proches affirme qu’il a été atteint de ces projectiles mortels vers les 7 heures du soir alors qu’il s’apprêtait à regagner son domicile à Meyotte.

    Sa disparition vient de rallonger la liste des journalistes haïtiens tombés sous les balles assassines en 2019. 10 octobre dernier, le journaliste Néhémie Joseph a été criblé dans sa voiture, dans la zone Bayas à Mirebalais, département du Centre. Quatre mois auparavant, soit le 10 juin à Portail Léogâne, Rospide Petion avait lui-même rendu l’âme dans les mêmes circonstances.

  • Acul du Nord: trois jeunes garçons tués et brulés, un "bokor" accusé

    Acul du Nord: trois jeunes garçons tués et brulés, un "bokor" accusé

    Trois jeunes hommes ont été retrouvés décapités, leurs cadavres brulés, le jeudi 7 novembre, dans la localité de Dity, à l’Acul du Nord. Le houngan Luckner Alcimé et plusieurs de ses proches sont pointés du doigt.

    Le houngan Luckner Alcimé, 53 ans, a été écroué, jeudi 7 novembre dernier, parce qu’il aurait orchestré l’assassinat de trois jeunes hommes dans la localité de Dity, à l’Acul du Nord. Plusieurs de ses proches seraient impliqués dans ces cas d’assassinat, d’après les informations recueillies par la rédaction.

    Le porte-parole de la police dans le Nord, l’inspecteur divisionnaire Anasey Dorival, qui a rendu public les faits, a évoqué l’histoire d’une entente secrète entre les parties consentantes, à savoir les trois jeunes garçons et le hougan, pour la mise à mort de quelqu’un d’autre. Le zombie devrait, par la suite, être transmis aux jeunes pour des actions maléfiques.

    « Hougan Alcimé a leurré les jeunes, et ces derniers s’en sont pris de colère jusqu’à débarquer dans le hounfor (sorte de temple sacré dans le Vodou haïtien appartenant à un prêtre ou prêtresse vodou) pour faire pression au prêtre vodou et lui demander de restituer le dû », a expliqué l’inspecteur Dorival.

    C’est à cause de cette visite et la demande de restitution que le hougan aurait commandité l’exécution sommaire de ces jeunes. Ses proches lui ont aidé à mettre un terme à la vie de ces derniers, a affirmé l’inspecteur.

    Un juge de paix a déjà fait les constats légaux, et une enquête a été diligentée par les forces de l’ordre, a confirmé Monsieur Anasey Dorival.

  • Cap-Haïtien : trois morts et une dizaine de blessés

    Cap-Haïtien : trois morts et une dizaine de blessés

    Au moins trois individus sont identifiés sans vie la semaine dernière, à Cap-Haïtien, à la suite d’une guéguerre sanglante entre les quartiers populaires Shada 1 et 2, Conassa et Fougerole.

    Depuis le 27 septembre dernier, les bandits imposent leur loi dans les quartiers populaires Shada 1 et 2, Conassa et Fougerole, à Cap-Haïtien, la deuxième ville du pays. Ces affrontements ont forcé les locataires desdits quartiers à se déguerpir, et trouver refuge dans d’autres endroits jugés plus sécuritaires.

    Du trois au cinq novembre dernier, les gangs rivaux des quartiers populaires Shada 1, Shada 2, Conassa et Fougerole ont repris leurs armes. Ils ont déjà fait trois victimes, et une dizaine de blessés, rapporte Barthelemy Decius Jean Noel, président de la Ligue Haïtienne-Nord des Organisations des Droits Humains. Il exhorte les autorités compétentes à sévir avec la plus grande âpreté contre les auteurs de ces crimes.

    Lors de ces affrontements, la rédaction a appris que l’une des victimes a été décapitée, ainsi que sa tête utilisée comme un ballon de foot par ses bourreaux. Plus d’une cinquantaine de maisons ont pris feu, et la Police nationale s’est faite avalée par les circonstances.

    Il nous est également parvenu que deux substituts du commissaire du gouvernement du Parquet de Cap-Haitien, dont une femme, ont été victimes d’un braquage à domicile. Selon les informations recueillies, ils ont fait appel à la police, et les agents auraient répondu qu’ils n’ont pas de minutions pour leur porter assistance immédiate.

    Le 24 octobre dernier, un conflit entre des habitants de Shada 2 et Nan Bannann a engendré l’incendie d’environ une trentaine de maisons. Une situation qui risque de perdurer dans la deuxième ville du pays si les autorités locales n’y sont pas intervenues au plus vite, prévient Jean Noel.

    Recev

  • Incendie d'une grande usine à Carrefour

    Incendie d'une grande usine à Carrefour

    La commune de Carrefour (municipalité au sud de la capitale, Port-au-Prince) a été le théâtre d’un incendie, tôt ce dimanche 10 novembre, survenu à l’usine Cuirs HAW TAN S.A., sur la route des rails. Le maire de la municipalité s’est rendu sur les lieux, et a déjà présenté ses sympathies aux propriétaires.

    « Nous allons prendre plusieurs mois pour nous relever », a déclaré le directeur général de la compagnie CUIRS HAW TAN S.A., située sur la route des rails, Daniel Gallagher, à la suite du début d’incendie qui s’est éclaté, hier, aux environs de 7 heures du matin. L’information a été rapportée par le journal en ligne Vant Bèf Info.

    Tout fonctionnait à la normale lorsque les responsables ainsi que les employés ont commencé à ressentir une odeur fumante en provenance des cuirs. Ils ont vite remarqué qu’il s’agissait d’un incendie, et il était environ 7 heures du matin. Personne n’a su identifier, jusqu’à maintenant, l’origine du sinistre.

    Appelés au secours, les soldats du feu n’ont pas pu limiter les dégâts. Le directeur général de la compagnie, Daniel Gallagher a évalué à plus de quatre millions de dollars US les pertes enregistrées.

    « L’État central doit renforcer la capacité d’intervention des services pompiers dans la commune », a crié Jude Édouard Pierre, premier citoyen de la commune, en visite de solidarité à l’usine. Il a aussi présenté ses mots de sympathie aux propriétaires de la compagnie, saluant les efforts consentis par les sapeurs-pompiers pour limiter les dégâts, rappelant qu’un camion qui a coûté 22 mille dollars américains se trouve actuellement coincé au port de Saint-Marc à cause de la maladresse des plus hautes autorités étatiques.

    L’usine CUIRS HAW TAN S.A. s’est installée dans les cieux d’Haïti depuis 1978, et génère à présent plus de 160 emplois dans la commune de Carrefour. Cette compagnie s’investit dans la transformation des peaux en cuir et des cuirs en gants, et ses produits sont majoritaires exportés vers l’Amérique du Nord, l’Asie, l’Europe, l’Afrique et dans d’autres pays du monde, rapporte le VBI.

  • Un cameraman de Télé Métropole, giflé par un militant de l'opposition

    Un cameraman de Télé Métropole, giflé par un militant de l'opposition

    Le cameraman de Télé Métropole, Ellecy Dieulassaint a été giflé samedi 9 novembre par un militant de l’opposition, lors de la deuxième journée de la table de concertation tenue à l’hôtel Marriott à Port-au-Prince. Une action condamnée par les dirigeants de l’opposition, qui promettent d’identifier et de sanctionner l’agresseur.

    wendell theodore@wentheodore

    Il est reporter cameraman . Il s appelle Elecy Dieulassaint . iI vient d ‘être agresse physiquement par un militant de l’opposition a l’hotel Mariott . Toutes nos sympathies a Elecy

    L’incident s’est produit quand des militants, partisans et sympathisants, ont envahi la salle où se déroulaient les discussions entre les différentes structures politiques de l’opposition et des membres de la société civile. « Sans aucun motif, l’un d’entre eux ont intimé l’ordre aux journalistes de vider les lieux. Appuyés par un autre groupe de militants, les travailleurs de la presse n’ont pas voulu céder aux pressions », a expliqué Ellecy Dieulassaint à Loop Haïti.

    Selon ce qu’a rapporté le cameraman, l’agresseur l’a bousculé, puis l’a giflé en présence d’autres militants. « Je ne m’attendais pas à un tel acte », a déclaré la victime. Offusqués, les autres journalistes présents s’en ont pris à l’agresseur et ont condamné cet acte. En signe de protestation, tous les membres des autres médias ont quitté la salle. « Nous ne reviendrons pas, pas avant une excuse formelle », ont martelé ces journalistes.

    Touchés par la situation, des leaders de l’opposition, présents dans la salle de réunion, ont tenté de calmer le jeu tout en présentant des excuses aux membres de la presse. Au terme des échanges, les organisateurs de la rencontre après avoir condamné l’incident, ont rassuré que le militant en question serait identifié et sanctionné.

    Amélie Baron

    @Ameliebaron

    “Nous avons trouvé une grande entente” a affirmé le sénateur Youri Latortue en revenant dans la salle principale de réunion où règne une très grande confusion. Des militants politiques ont eu une altercation musclée avec des confrères journalistes.

    Amélie Baron

    @Ameliebaron

    Un confrère journaliste de la chaîne Métropole a été giflé par un militant. Réaction immédiate : nous tous caméramans, photographes, reporters sommes sortis de la salle et n’y reviendrons qu’après présentation d’excuse.
    Respect pour les médias.

    « Je ne crois pas que c’était une action ciblée. D’ailleurs, l’agresseur ne me connait pas. Il s’agissait tout simplement d’un excès de zèle », a réagi la victime. Selon ce qu’a souligné Ellecy Dieulassaint, ses matériels n’ont subi aucun dommage. Dieulassaint, affirme d’ailleurs avoir poursuivi son travail, même après l’agression.

    Rappelons que depuis le début de l’année, Radio Télé Métropole est la cible d’attaques de militants proches de l’opposition, qui reprochent l’organe de presse d’être proche du pouvoir en place. De janvier à date, des véhicules de la RTM ont subi au moins trois (3) attaques à coup de pierres, lors des manifestations de rue. Aussi, faut-il souligner que le média était sous le feu des critiques, suite à la diffusion le 28 octobre dernier, d’une interview exclusive réalisée avec le président Moïse. Des journalistes de Métropole avaient affirmé être l’objet de menaces, et sont la cible d’individus les accusant de jouer le jeu du pouvoir. Ces travailleurs de la presse avaient dénoncé une « atteinte grave à la liberté de la presse ».

  • Tuerie au Bel-Air: le gouvernement promet de traquer les responsables

    Tuerie au Bel-Air: le gouvernement promet de traquer les responsables

    Le ministère de la Justice et de la Sécurité publique se dit préoccupé par la situation de terreur qui s’installe dans le quartier du Bel-Air depuis des jours durant ce mois de novembre. Dans un communiqué, il déplore les pertes en vie humaines et les dégâts enregistrés dans la zone et donnae la garantie que les bandits, dont certains seraient associés au pouvoir en place d’après le RNDDH, seront traqués et déférés par devant la justice.

    Dans un communiqué transmis à notre rédaction 8 novembre, le Réseau national de défense des droits humains a fait état d’au moins 15 morts et une vingtaine de maisons incendiées dans des attaques perpétrées à Bel-Air entre 4 et 7 novembre. Le RNDDH qui parle d’une « situation alarmante » pointe du doigt le pouvoir en place. « Selon les premières informations recueillies […], ces attaques, perpétrées par les gangs armés dirigés respectivement par Jimmy Chérizier alias Barbecue et Ti Sonson connu encore sous le nom de Ti Chèf, de la Base Krache Dife, sont orchestrées par les autorités exécutives », a écrit l’organisme de défense des droits humains.

    Contacté le même jour par notre rédaction, la Secrétairerie d’Etat à la Communication n’avait pas pu commenter les faits. Mais dans une communication, le 9 novembre, le gouvernement s’est dit inquiet face à la situation sécuritaire qui prévaut dans ce quartier. Se référant aux informations relayées dans la presse, le ministre de la Justice et de la Sécurité Publique dit déplorer « des attaques criminelles insupportables ».

    « Le MJSP déplore amèrement ces actes odieux qui viennent aggraver la violence entretenue par des individus sans foi ni loi, dénués de toute humanité, pour qui la vie est une banalité », lit-on dans ce communiqué. Selon le MJSP, « les auteurs de ces attaques croient pouvoir faire régner en toute quiétude, la peur, semer le deuil, en ôtant la vie de paisibles citoyens et en détruisant leurs biens ».

    « Ces actes ne resteront pas impunis », rassure le gouvernement, informant que la police et la justice ont été saisies du dossier et que les bandits seront traqués. Les autorités donnent la garantie que les auteurs seront traînés par devant les tribunaux, afin de répondre de leurs forfaits. Les autorités policières et judiciaires, souligne le communiqué, travaillent activement à ramener la paix dans les foyers et invitent les citoyens à collaborer à la production commune de la sécurité dans le pays.

    Le ministère de la Justice en a profité pour présenter ses sympathies aux victimes et renouveler son engagement et sa détermination à œuvrer à « l’application d’une politique pénale efficace ». En ce sens, le MJSP exhorte la population à se départir de la violence et à se démarquer de tout bandit pour « une société apaisée ».

    Soulignons que selon le RNDDH, les dommages perpétrés dans la zone seraient survenus en raison du refus des riverains face à ces hommes armés qui cherchent à “débarricader la zone de Bel-Air […] jugée trop active politiquement notamment lors des dernières opérations de verrouillage du pays”.

    Dans son rapport, le RNDDH souligne qu’avant les attaques armées, “deux (2) rencontres avaient été réalisées les 30 octobre et 1er novembre 2019 avec des jeunes militants de Bel-Air. Au cours de celles-ci, un ministre ainsi qu’un membre de l’Exécutif ont d’abord demandé aux militants d’enlever les barricades des rues. Ces derniers n’ont pas accepté. Ils leur ont alors proposé cinq millions (5.000.000) de gourdes. Un refus catégorique leur a encore une fois été opposé”.

    La rédaction, avec Raoul Junior Lorfils

  • Le quartier Gingerbread parmi les 25 trésors mondiaux à protéger

    Le quartier Gingerbread parmi les 25 trésors mondiaux à protéger

    25 sites, considérés comme des monuments patrimoniaux à protéger en 2020, ont été retenus par la World Monuments Watch. Parmi eux, le quartier Gingerbread niché au coeur de la capitale haïtienne.

    Pour 22 pays représentés, 250 candidatures ont été déposées. Au même titre que l’Île de Pâques du Chili, la cathédrale Notre-Dame de Paris ou encore le village sacré des Incas au Pérou, le quartier Gingerbread de Port-au-Prince s’illustre parmi ces monuments mondiaux à protéger. Bénédicte de Montlaur, PDG du World Monuments Fund, a indiqué que ces sites étaient choisis pour leur valeur architecturale et pour leur impact sur les communautés du monde entier.

    « Ces sites remarquables, a-t-elle soutenu, exigent des solutions durables, pilotées par les communautés, qui rassemblent les gens et associent conservation et changement social.

    Le quartier Gingerbread parmi les 25 trésors mondiaux à protéger en 2020

    Le World Monuments Fund, fondation à but non lucratif qui pilote ce programme, œuvre depuis au moins 50 ans dans la préservation de sites patrimoniaux et architecturaux du monde. Elle est la principale organisation indépendante dédiée à la sauvegarde de ces lieux jugés précieux.

    La WMF sélectionne chaque deux ans une kyrielle de sites appartenant au patrimoine culturel de nombreux pays faisant, pour la plupart, face à l’urbanisation galopante et incontrôlée, aux risques de catastrophes naturelles. Haïti, qui n’est pas exempt de tous ces problèmes environnementaux, d’aménagement et urbains, s’illustre bien dans cette sélection de 2020, annoncée le 29 octobre dernier.

    Cette nomination du quartier Gingerbread de Port-au-Prince aux World Monuments Watch vient couronner les années d’efforts déployés par la Fondasyon Konesans ak Libète (Fokal) pour restaurer ces bâtiments typiques qui ont contribué au rayonnement et au prestige de la capitale haïtienne tout au long du 19esiècle.

    La Maison Duffort qui accueille de nombreux évènements culturels et artistiques dont « Rencontres des musiques du monde », « Les jeudis de l’art contemporain », est le premier bâtiment de style Gingerbread restauré par la Fondation et inauguré en mars 2016. Ce projet permet de mieux documenter le patrimoine Gingerbread et de développer des savoir-faire utiles à la réhabilitation des maisons en créant un atelier-école pour de jeunes maçons et charpentiers.

  • Les autorités du département du Sud annoncent la réouverture des classes pour ce lundi 11 novembre 2019 !

    Les autorités du département du Sud annoncent la réouverture des classes pour ce lundi 11 novembre 2019 !

    Le délégué départemental du Sud, Serge Chery, le DDS de l’éducation, Milord Jean Dorval, le commissaire du gouvernement a.i des Cayes, Ronald Richemond et le DDS de la PNH, Orival Jean Orel ont annoncé conjointement la réouverture des classes dans le département du Sud pour ce lundi 11 novembre 2019.
    Cette annonce a été faite ce vendredi 8 novembre 2019 lors d’une conférence de presse dans le Complexe administratif des Cayes au bureau du délégué Serge Chery. Ce dernier plaide pour la reprise des activités scolaire. En ce sens, il dit solliciter le sens de solidarité et d’humanisme des opposants au pouvoir afin de faciliter le retour des enfants dans les salles de classe.
    Le commissaire du gouvernement informe avoir discuté avec les autorités de la direction départementale du Sud de la police nationale d’Haïti (PNH) en vue de garantir un climat sécuritaire propice à cette réouverture des classes pour lundi 11 novembre prochain. Mr. Richemond a aussi mentionné que des juges seront sur les lieux pour constater la réouverture ou pas des écoles dans la 3ème ville du pays.
    « Un important effectif de policiers sera mobilisé, des patrouilles fixes seront disposées dans des zones stratégiques pour renforcer la sécurité des élèves, parents, directeurs, professeurs et établissements scolaires», a confirmé le DDS de la PNH, Orival Jean Orel. De son côté, le DDS MENFP, Milord Jean Dorval invite les professeurs à regagner les salles de classes.
    À suivre…
    #medianou #lescayes #education #haiti

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