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  • Championnat de Cyclisme : Haïti 3e avec une médaille de bronze

    Championnat de Cyclisme : Haïti 3e avec une médaille de bronze

    Haïti a décroché, à La Havane, le 3 novembre dernier, la troisième place au championnat caraïbéen de cyclisme.

    La jeune haïtienne Ousline Georges, âgée de 22 ans, a réalisé une belle performance lors de l’épreuve féminine dans la compétition caraïbéen de cyclisme déroulée à La Havane le 3 novembre. Avec un parcours de 69,6 km, elle a fini en 3e position et offert la médaille de bronze au bicolore haïtien.

    Le ministre de la Jeunesse, des sports et de l’Action civique, Edwing Charles, a présenté ses félicitations à la jeune athlète. « Cette prestation a encouragé les autres athlètes de la délégation à ne pas abandonner, car elles sont appelées à travailler à la promotion du cyclisme féminin haïtien en particulier et au développement du cyclisme en général », dit le ministre Charles.

    Lire : Haïti prépare activement le championnat de cyclisme de l’UCI

    Présent à Cuba, le ministre de la Jeunesse et des Sports compte y signer un protocole qui va confirmer la reprise de la coopération sportive entre les deux pays à l’issue de la VIIIème Convention internationale des Activités physiques et des Sports qui se tiendra à La Havane du 11 au 15 novembre 2019.

    Notons que l’organisation de cette compétition a été prévue en Haïti du 25 au 27 octobre. Elle a été transférée à Cuba en raison des troubles politiques qui ont secoué le pays depuis la première semaine du mois de septembre.

  • Crise en Haïti : la Rép. Dom perd « plus de 2 milliards de pesos »

    Crise en Haïti : la Rép. Dom perd « plus de 2 milliards de pesos »

    Les revenus de plus de 281 entreprises dominicaines ont chuté avec l’amplification de la crise en Haïti. En effet, l’on rapporte que le pays voisin a cessé de recevoir « plus de 2 milliards de pesos » des échanges commerciaux entre les deux pays.

    L’impact négatif de ladite crise sur l’économie dominicaine a été constaté par l’Association nationale des entreprises industrielles de Herrera (Anieh). Son président, Leonel Castellanos Duarte – cité par el dia , a fait savoir que le secteur agricole, les producteurs d’œufs, les exportateurs de saucisses, de quincaillerie, entre autres, sont les plus touchés par la situation.

    Lire : La crise haïtienne affecte la production d’œufs en République dominicaine

    Il s’ensuit que les secteurs productifs en République dominicaine « sont aux prises avec les incertitudes créées par la campagne électorale, la chute du tourisme et la crise du pays voisin [Haïti, NDLR] ».

    Pour l’économiste et homme d’affaires, Celso Juan Marranzini ( président de l’Association nationale des industriels), les exportations de marchandises sombrent sous les effets de la crise haïtienne. Au fait, il a été notifié que les exportations locales vers Haïti représentent 9 %, dépassées seulement par les États-Unis, principal partenaire de la République dominicaine.

  • Sous pression, Jovenel Moïse augmente le salaire minimum

    Sous pression, Jovenel Moïse augmente le salaire minimum

    Le président de la République, à travers le gouvernement démissionnaire, a annoncé une augmentation du salaire minimum. Pour le secteur textile par exemple, les ouvriers recevront désormais 500 gourdes comme salaire pour une journée de 8 heures de travail. Selon l’arrêté présidentiel, ces nouvelles dispositions entrent en vigueur depuis le 1er novembre 2019.

    A travers un arrêté en date du 31 octobre 2019, publié dans le journal officiel « Le Moniteur », le gouvernement démissionnaire, après délibération en conseil des ministres, fixe le nouveau salaire minimum, qui concerne plusieurs secteurs d’activité. La grille salariale est ainsi repartie:

    Dans le « segment A » qui touche notamment les personnes travaillant dans les secteurs de l’électricité, de la télécommunication et de la finance, les ouvriers gagneront à partir du 1er novembre, 550 gourdes pour une journée de huit (8) heures de travail. Pour le « segment B » qui regroupe des entreprises du secteur minier, des vêtements entre autres, le salaire est fixé désormais à 440 gourdes. Dans le « segment C », regroupant notamment des travailleurs dans la restauration, de l’agriculture…, les ouvriers percevront 385 gourdes comme salaire journalier.

    Pour le personnel de service à domicile, regroupé dans le « segment E », le salaire minimum est passé désormais à 250 gourdes. Dans le « segment F » qui rassemble les industries textiles et celles travaillant dans la manufacture, le salaire minimum est passé de 420 à 500 gourdes. Le « segment G » qui contient les agences de sécurité et le secteur pétrolier, le salaire minimum est fixé à 440 gourdes. Et dans le « segment H », considéré comme la dernière catégorie, où l’on trouve des écoles professionnelles privées et des institutions de santé privée, le salaire minimum est de 440 gourdes.

    Cette augmentation de 20 % n’aura pourtant pas calmé les ardeurs des membres du secteur ouvrier qui emploie, souligne l’AFP, plus plus de 52’000 personnes dans le pays. En se basant sur le coût de la vie dans le pays, les syndicats estiment que c’est insuffisant.

    « Jovenel Moïse n’ajoute que 80 gourdes par jour alors qu’on a un taux d’inflation à 20% » déplore Dominique Saint-Eloi, coordonnateur de la centrale nationale des ouvriers haïtiens. « C’est une pitance pour les ouvriers. On exige 1500 gourdes par jour et des mesures d’accompagnement social pour le transport et le logement», ajoute le syndicaliste cité par l’AFP.

    Rappelons que la Chambre des députés avait, en mars dernier, voté à l’unanimité une proposition de loi fixant le salaire minimum dans la fourchette de 335 à 800 gourdes. La nouvelle augmentation annoncée cette semaine, arrive dans un contexte où la monnaie nationale connait une forte dépréciation. « Octobre 2018: le salaire minimum pour 8h de travail en usine textile était fixé à 420 gourdes (soit à l’époque $6,06 US). Novembre 2019: le gouvernement fixe ce salaire à 500 gourdes ($5,13 US) », a souligné sur son compte Twitter, la journaliste de la Radio France Internationale, Amélie Baron.

    Entretemps, Haïti connait un taux d’inflation historique d’environ 20%, alors que la croissance économique touche déjà la barre des 0,1%. Dans la foulée, plusieurs secteurs de la vie nationale craignent une crise alimentaire, suite à des semaines de protestation, où les activités économiques ont été paralysées à travers tout le pays. Des entreprises privées ont même annoncé leur fermeture définitive, tandis que d’autres mettent en disponibilité certains employés.

    Loop News, avec AFP

  • Haïti: l'opposition peine à trouver une entente sur l'après-Moïse

    Haïti: l'opposition peine à trouver une entente sur l'après-Moïse

    Après environ 8 semaines de protestation, les membres de l’opposition n’arrivent toujours pas à s’entendre sur le chemin à emprunter, après la démission réclamée du président Jovenel Moïse. Entre Passerelle, Mache Kontre, Forum patriotique, Fanmi Lavalas et l’Alternative consensuelle pour la refondation d’Haïti, aucun accord réel n’est encore trouvé. Une rencontre prévue ce jeudi 7 novembre entre les représentants de ces différentes structures de l’opposition, a été renvoyée.

    Il faut trouver un accord sur le devenir du pays après le départ de Jovenel Moïse, les opposants au pouvoir en place sont unanimes à ce point. Cependant, à chacun sa proposition et sa façon de voir les choses. Du côté de l’opposition modérée, un large consensus est impératif afin d’aboutir à un vrai accord. « Nous devons tous avoir l’espoir qu’il y aura un accord. Il faut y travailler. Le peuple ne peut plus tenir », a déclaré au journal Le Nouvelliste, le porte-parole de « Passerelle ». Lemète Zephyr en a profité pour annoncer la tenue d’une rencontre entre les représentants de toutes les structures concernées.

    « Mache Kontre » est du même avis et croit que la résolution de cette crise doit passer inévitablement par un consensus entre tous les acteurs politiques, économiques et la société civile. « Nous sommes intéressés et nous serons présents à cette rencontre », a dit Jean William Jeanty, membre de ce regroupement de l’opposition. Pour l’ex-sénateur des Nippes, il faut trouver un terrain d’entente sur les points qui constituent des irritants. « La situation est intenable. La crise n’est pas uniquement politique et économique, elle est une crise humanitaire. C’est tout le monde qui est victime de la situation. Nous n’avons pas d’autres choix », insiste-t-il.

    Le parti Fanmi Lavalas, l’un des membres du Secteur démocratique et populaire, partage l’idée de trouver un accord sur l’après-Jovenel Moïse. Joint au téléphone par le quotidien haïtien, Joël Vorbe, l’un des membres du directoire du parti, croit obligatoire d’aboutir à une entente pour « soulager la misère de la population ». « Nous sommes dans une situation où chacun, coûte que coûte, doit faire les sacrifices nécessaires pour trouver une entente au bénéfice du pays », a-t-il confié.

    Les opposants les plus radicaux quant à eux s’impatientent de voir partir le chef de l’Etat, mais se disent prêts à participer à toute rencontre devant aboutir à un accord entre les membres de l’opposition dite « plurielle ». André Michel, porte-parole du Secteur démocratique et populaire informe qu’une délégation de l’Alternative consensuelle pour la refondation d’Haïti est mandatée pour prendre part aux assises. Cependant, l’opposant farouche au pouvoir en place affirme n’être pas prêt à rester prisonniers dans ce qu’il appelle « des interminables discussions ».

    « Donc, en cas de non accord avec les autres, nous continuerons à assurer notre responsabilité », a-t-il poursuivi. André Michel souligne qu’ils sont patients, mais ne peuvent pas attendre indéfiniment. « Le peuple est pressé », dit-t-il.

    Mais la rencontre n’aura finalement pas lieu ce jeudi 7 novembre comme prévu. Tous les acteurs concernés ne se sont pas encore prononcés sur la question, selon Lemète Zephyr, porte-parole de Passerelle. Se disant patient, Zephyr dit attendre qu’ils se décident et que tout-le-monde puisse se mettre d’accord sur une nouvelle date, même s’il se montre peu optimiste quant à un aboutissement concluant suite aux discussions.

    Cette absence de consensus ou d’entente entre les différentes branches de l’opposition se fait sentir à un moment où le gouvernement tente de reprendre le contrôle de la situation. Des convois composés d’engins lourds des TPTC essayent de débarrasser les rues des barricades de pneus enflammés. Ce mercredi 6 novembre, les activités ont repris dans plusieurs quartiers de la région métropolitaine de Port-au-Prince. L’exécutif a aussi procédé à une augmentation du salaire minimum.

    Source: Le Nouvelliste

  • Sud: deux malades décédés dans un blocage sur la route de Fauché

    Sud: deux malades décédés dans un blocage sur la route de Fauché

    Deux personnes sont mortes ce jeudi, sur la route nationale numéro 2, dans le sud d’Haïti. Ces patients qui se rendaient à l’hôpital, n’ont pas pu passer le barrage placé au niveau de Fauché par des individus armés, selon ce qu’a rapporté le journaliste Ralph Tedy Erol (Ted’Actu).

    Une femme en quête de soins hospitaliers et prenant la route de Fauché ce jeudi 7 novembre, est morte en début d’après-midi en raison d’un bouchon causé par un gros camion placé en travers de la voie publique par des individus armés. Un cortège de gros camions transportant des provisions alimentaires en direction de la ville des Cayes a aussi été intercepté par le groupe, selon ce qu’a révélé le jeune reporter Ralph Tedy Erol.

    Un autre homme âgé malade, se rendant au centre-ville des Cayes dans un minibus pour se faire soigner, avait aussi rendu son dernier souffle plus tôt dans la journée dans les mêmes circonstances. Des agents de l’UDMO (Unité Départementale de Maintien d’Ordre) ayant tenté d’intervenir, ont été repoussés par des détonations.

    Des organismes internationaux œuvrant dans l’humanitaire ont soulevé durant ce mois de novembre le problème d’accès à certaines zones où des familles vulnérables sont à deux doigts d’une grave crise alimentaire à cause du « pays lock ». Dans certaines zones, dont le Nord-Ouest, des hôpitaux ont lancé un appel à l’aide car ils sont presqu’à court de carburants et d’autres substances et matériels nécessaires à leur fonctionnement.

    De nombreux acteurs ont refusé les derniers appels au dialogue lancés par le chef de l’État et soutenus par une frange de la communauté internationale (dont les Etats-Unis) en vue de trouver une solution à la crise. Les membres de l’opposition radicale ne jurent que par le départ de Jovenel Moïse et envisagent d’installer un président provisoire avant le 18 novembre 2019.

  • Un Hougan-journaliste agressé à Petit-Goâve

    Un Hougan-journaliste agressé à Petit-Goâve

    ames Vernélus, journaliste et Hougan de profession, a été séquestré dans la nuit du mardi 6 au mercredi 7 novembre dernier dans les parages du sous-commissariat de Vialet, Petit-Goâve.

    Les travailleurs de la presse ne sont pas de tout repos ces dernières semaines. Franciyou Germain, journaliste du média en ligne Maghaiti, a été tabassé par des individus armés, à Nazon (Morne Dede), vendredi dernier. Cette semaine, c’est le tour du petitgoâvien James Vernélus d’être victime d’un attentat en revenant quelque part faire son travail de prêtre vodou, activité qu’il coïncide avec le métier de journaliste.

    En entretien avec la rédaction, Guyto Mathieu, celui qui a relayé l’information, a confirmé que Monsieur Vernélus « venait de traiter un enfant malade en tant que prêtre de vodou » lorsqu’il a été attaqué par « trois individus armés de revolvers, de machettes, de poignards à proximité du sous-commissariat de Vialet aux environs de 10 h PM ».

    Il poursuit : « Les assaillants ont dépouillé le journaliste de son mouchoir mystique de couleur rouge, de deux téléphones portables et de 7500 gourdes ». Les malfrats l’ont également assailli de mots menaçants. « Tu prétends être le plus grand journaliste de la ville. Saches que tu es un voleur. Tu ne peux pas qualifier un autre de voleur », ont-il proféré.

    La rédaction a essayé, à maintes reprises, d’arracher un commentaire de la bouche de la victime, mais chaque tentative est soldée par un échec.

  • USA-Visa : les Haïtiens peuvent faire leur demande à l’Ambassade

    USA-Visa : les Haïtiens peuvent faire leur demande à l’Ambassade

    Une déclaration des Services de la Citoyenneté et de l’Immigration des Etats-Unis (USCIS), en date du 29 octobre dernier, s’était prêtée à confusion en Haïti. L’on croyait à tort que la section consulaire de l’Ambassade suspendra ses opérations le 29 novembre prochain. Ce jeudi, 7 novembre, l’Ambassade des États-Unis à Port-au-Prince a publié une note pour éclairer les zones d’ombre, et prévenir que la section consulaire de l’ambassade restera bel et bien ouverte.

    Les réseaux sociaux, principalement, se sont enflammés ces dernières heures à la suite d’une déclaration émanant des Services de la Citoyenneté et de l’Immigration des Etats-Unis (USCIS) en date du 29 octobre dernier. Si la note n’est pas forcément récente que certains l’ont cru, rien ne l’a empêchée de devenir viral l’espace d’un cillement, et de prêter à confusion pour nombre de nos compatriotes.

    Dans ce bouillonnement, l’Ambassade des États-Unis à Port-au-Prince a jugé bon de publier, ce matin, une déclaration dans le but d’éclairer la lanterne de tout un chacun. « Le bureau de l’USCIS en Haïti sera définitivement fermé au public le 29 novembre prochain. Toutefois, la section consulaire de l’Ambassade américaine à Port-au-Prince assumera la responsabilité de certains services individuels que l’USCIS fournit actuellement aux personnes résidant en Haïti » peut-on lire dans la note.

    Le troisième paragraphe serait peut-être le plus important pour les Haïtiens, en particulier, les demandeurs de visa. Nous lisons ce qui suit : « La section consulaire de l’ambassade, qui est principalement responsable de fournir des services aux citoyens américains et du traitement des visas de non-immigrants et d’immigrants, reste ouverte pour tous les services consulaires ».

    Donc, les doutes sont levés, les portes de l’Ambassade ne seront pas cloîtrées définitivement, comme prétendait la rumeur qui circulait ces dernières heures, et l’imbroglio que la note a su provoquer à elle-seule.

    L’Ambassade termine en rassurant que la transition se fera en « douceur ». « L’USCIS travaille en étroite collaboration avec le Département d’État afin d’assurer une transition en douceur des responsabilités et de réduire les interruptions dans le cadre des services fournis par la section ». Les potentiels demandeurs peuvent continuer à préparer leur dossier pour le prochain rendez-vous à l’Ambassade.

  • Un militant criblé de balles à Petit-Goâve

    Un militant criblé de balles à Petit-Goâve

    Junior Dufort, militant et membre de la base rue Benoît à Petit-Goâve (à 68 km au sud de la capitale, Port-au-Prince), a été criblé de balles ce mercredi 6 novembre. Touché au visage, il risque de perdre l’un de ses yeux, d’après les médecins.

    Junior Dufort a terminé la journée d’hier sur un lit d’hôpital, blessé par balles. Ce dernier a été pris pour cible où moment il s’apprêtait à planter une barricade sur la route nationale numéro #2, zone Pont Ladigue (douzième section communale de Petit-Goâve).

    Selon les dires, il aurait été victime d’une reddition de compte après que ses camarades militants de la rue Benoit ont incendié une motocyclette qui serait la propriété privée d’un chauffeur originaire de Pont Ladigue.

    Un peu plus tard après avoir reçu la nouvelle de Dufort, ses alliés ont lancé un mouvement de protestation qui prenait la direction de Pont Ladigue. De là, est né un échange de tirs entre les deux camps rivaux à Pont Ladigue.

    Le coordonnateur du Conseil d’administration de la douzième section communale, Me Nosalito Soliman, condamne ces attaques perpétrées entre les deux camps. « Je déplore les actions des militants des deux camps. Tout le monde a le droit de manifester librement », prévient l’autorité communale.

    Depuis hier, les habitants de Pont Ladigue vivent dans un climat de peur. Certains d’entre eux auraient reçu des menaces proférés par les membres de la base de la rue Benoit. Une information relayée par Radio Vision 2000.

    Junior Dufort a été conduit à l’hôpital Notre Dame de Petit-Goâve avant d’être transféré d’urgence à l’hôpital Bernard Mevs. Les médecins sont confiants qu’il en sortira bien, à part l’un de ses yeux, sévèrement touché, qui risque d’être endommagé.

  • La hausse des salaires n'apaise pas la contestation en Haïti

    La hausse des salaires n'apaise pas la contestation en Haïti

    Le président haïtien Jovenel Moïse, dont la démission continue d’être exigée dans un mouvement paralysant le pays, a annoncé mercredi une hausse des salaires minimums dénoncée par les syndicats ouvriers et les organisations patronales.

    Sur avis du Conseil supérieur des salaires, l’arrêté présidentiel augmente notamment de près de 20% la rémunération ouvrière, secteur phare de l’économie haïtienne qui emploie plus de 52 000 personnes.

    Pas assez pour les syndicats dans un contexte de rapide dépréciation de la monnaie nationale face au dollar américain et l’accélération de l’inflation.

    «M. Jovenel Moïse n’ajoute que 80 gourdes (1,08 cents) par jour alors qu’on a un taux d’inflation à 20%», déplore Dominique Saint-Eloi, coordonnateur de la centrale nationale des ouvriers haïtiens. «C’est une pitance pour les ouvriers. On exige 1500 gourdes par jour (20,31 dollars) et des mesures d’accompagnement social pour le transport et le logement», ajoute le syndicaliste.

    Côté patronat, l’annonce de ces nouveaux barèmes passe tout aussi difficilement que le secteur privé subit de plein fouet la paralysie de ses activités provoquée par le mouvement de contestation populaire.

    «Le Conseil supérieur des salaires a fait son travail, dans sa bulle», a réagi George Sassine, président de l’association des industries d’Haïti.

    Selon l’ONU, au moins 42 personnes sont mortes depuis mi-septembre dans des manifestations organisées dans les principales villes en Haïti pour exiger la démission du président, un mouvement paralysant les activités économiques du pays.

    Plusieurs entreprises, notamment des établissements hôteliers de la capitale, ont déjà dû congédier ou licencier des centaines d’employés à cause de la crise politique.

  • Un séisme de magnitude 3,6 enregistré près de Jean-Rabel (Nord-Ouest)

    Un séisme de magnitude 3,6 enregistré près de Jean-Rabel (Nord-Ouest)

    L’Institut d’Etudes Géologiques des Etats-Unis (USGS) a signalé le passage le 5 octobre d’un séisme de magnitude de 3,6 sur l’échelle de Richter, non loin de Jean Rabel, dans le Nord-Ouest.

    Le séisme enregistré vers les 22h20 et 56 secondes, à 8 km au Nord-Est de Jean-Rabel, n’a causé aucun dégât, rapporte Haïti Libre.

    Selon les détails fournis par l’Institut d’Etudes Géologiques des Etats-Unis (USGS), son épicentre était localisé à 19.900 de latitude et -73.149 de longitude, avec une profondeur 15 kilomètres.

    Ce tremblement de terre est survenu six (6) mois après qu’un autre de magnitude 3, 8 a été enregistré dans la commune de Jean Rabel le 7 Avril dernier.

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