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  • Haïti: l’opposition déplie son nouveau calendrier de mobilisation

    Haïti: l’opposition déplie son nouveau calendrier de mobilisation

    Le calendrier de protestation qui couvre toute la semaine du 28 octobre au mardi 5 novembre est dévoilé ce lundi après-midi lors d’une conférence de presse donnée par les membres de l’opposition.

    Les opposants appellent toute la population à mobiliser dans les zones et villes respectives, afin de réclamer le départ de Jovenel Moïse. Les leaders de l’aile dure de l’opposition dont Nenel Cassy, Youri Latortue ainsi que d’autres anciens parlementaires, s’étaient réunis ce lundi après-midi au local du MOPOD, à Turgeau, afin de fixer leur position sur la crise. Les manifestants ne quitteront pas la rue jusqu’à Jovenel Moïse laisse le pouvoir, selon les propos tenus par les conférenciers. « La paix, la communion [entre tous les secteurs et le peuple haïtien, ndlr], le progrès passent d’abord par la démission du président Moïse », a indiqué Nenel Cassy.

    Maître André Michel a, dans sa prise de parole, demandé aux manifestants de faire preuve de « discipline et de principe » dans cette lutte contre l’équipe au pouvoir menée par divers secteurs depuis plusieurs semaines. Mardi 29 octobre, les ouvriers [de la sous-traitance ou du textile, ndlr] regagneront les rues pour une nouvelle journée de manifestations contre les conditions inhumaines de vie et de travail. Mercredi 30 octobre, tout le secteur hospitalier : médecins, infirmières, sages-femmes, ambulanciers, secouristes, bref tous les professionnels de santé seront dans les rues mercredi de manière pacifique.

    Jeudi 31 octobre, ce sera au tour des chauffeurs de motocyclettes de faire entendre leur voix dans la capitale, a poursuivi André Michel. Vendredi 1ernovembre, jour de la Toussaint, ramènera le 100e anniversaire de la mort de Charlemagne Péralte, résistant à l’occupation américaine. « Vendredi, nous allons saluer la mémoire de Charlemagne Péralte », a-t-il fait savoir, rappelant la besoin de « construire un pays solide, souverain, calqué sur le modèle dessalinien ».

    Samedi 2 novembre, mobilisation générale dans tout le pays et dans les villes de province qui, dit-il, communiqueront bientôt leur calendrier d’activité. Dimanche 3 novembre, jour des funérailles du journaliste Néhémie Joseph assassiné semaine passée à Mirebalais, sera une journée de solidarité aux victimes de répression du gouvernement, disent les opposants. Lundi 4 novembre sera consacré « journée de deuil national ». Depuis 4h du matin, les militants seront debout pour exiger le départ du président. Mardi 5 novembre, c’est l’opération « rétablir l’ordre » dans l’administration publique. L’opposition appelle les protestataires à confisquer tout véhicule de ministres, de directeurs généraux circulant sur les voies publiques.

    André Michel exhorte aux manifestants de ne pas attaquer, ni agresser les journalistes, les enfants, le personnel ambulancier, les femmes enceintes. Il annonce que la mobilisation sera maintenue jusqu’à ce que Moïse, qui ne cesse d’appeler au dialogue, quitte le pouvoir.

  • 8e semaine lock: une deuxième journée de paralysie

    8e semaine lock: une deuxième journée de paralysie

    Sans surprise, le pays connaît une nouvelle semaine de paralysie totale, la huitième depuis le début des mouvements visant la démission de Jovenel Moïse du pouvoir, provoqués par le scandale de corruption relatif au fonds PetroCaribe.

    Dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince plus précisément au Centre-ville de Port-au-Prince, à Delmas, Pétion-Ville, entre autres endroits, des barricades sont remarquées. Le transport en commun, le commerce, et les écoles ne fonctionnent pas.

    Le tableau est le même à l’entrée sud de la capitale notamment au niveau de Portail de Léogâne et Martissant où l’accès s’avère difficile.

    Au niveau de la nationale numéro 1, les militants restent fermes derrière leurs barricades. C’est le cas de la Croix des Bouquets , Cité-Soleil , Cabaret , Tabarre et Arcahaie.

    La police est présente dans plusieurs endroits et elle met les bouchées doubles en vue de faciliter la circulation de véhicules et de piétons.

    En Haïti, depuis 2 mois, c’est la loi de la rue qui s’impose aux citoyens lamda comme aux grands manitous(chabrak). Ici, si le chef de base et/ou commandant de quartier annonce le blocage des rues et des activités, il n’y a pas une autorité qui puisse défier son ordre. Ici, aucune assurance du président n’est garantie. Comme de fait, les institutions scolaires n’arrivent toujours pas à rouvrir leurs portes. Le commerce formel, les banques commerciales, le trafic entre autres, sont toujours en mode pause sous les yeux impuissants des autorités. Alors, on est là pour combien de temps encore?

  • L’internet, est-il en train de tuer la presse haïtienne?

    L’internet, est-il en train de tuer la presse haïtienne?

    Alors que 2016 rendait l’âme, un débat d’une virulence enfantine a éphémèrement capté l’attention des internautes haïtiens. D’un côté, un ancien journaliste, qui depuis lors a abandonné la tour de garde pour croiser le fer dans l’arène politique et de l’autre, son ancien collègue. La discussion, ô combien passionnée, portât sur l’état de la presse haïtienne, ses manquements et faiblesses, son présent noirci, sa gloriole d’avant.
    D’une écriture aigre, mais non moins soutenue, le premier a dressé un réquisitoire contre la déchéance de ceux dont la mission consiste à informer les citoyens. Avec un aplomb que lui conteste le second, il s’est indigné au sujet de cette presse de « caniveau » à la « bêtise métastasée » portée par « l’insuffisance intellectuelle, le vedettariat creux et le sensationnalisme de bas étage ». Ces critiques, serinées sur un ton passéiste, ont été reprises, « likées », commentées, mais le débat réel n’a toujours quand même pas eu lieu.
    Et les raisons expliquant cet état de fait  sont multiples.
    D’abord, il ne suffit pas d’asséner des poncifs, de confondre la constatation générale avec une soudaine épiphanie, de remarquer, comme tout le monde, que le soleil ne s’est point levé pour faire œuvre qui vaille. Mais plus encore, la classique réplique de l’ancien collègue est symptomatique d’une façon de débattre en Haïti : celle de s’attarder sur le doigt plus que sur la lune qu’il pointe, de se quereller sur les personnes tandis que l’embarcation prend de l’eau, de n’apporter à la discussion que ses frustrations, ses aspirations contrariées sans daigner élargir l’horizon ni répondre aux préoccupations soulevées.
    Admettons volontiers les tares inhérentes à la presse haïtienne. La corporation partage avec d’autres secteurs un manque de formation. Des histrions l’ont pris en otage et dire que la plupart de ses membres n’en maîtrisent guère le rôle, l’éthique, l’histoire, les bouleversements actuels et futurs est une lapalissade. La dernière élection en a donné une illustration éclatante. Et s’il eut fallu en tirer une conclusion provisoire, ce serait que le chemin menant vers une presse plurielle, compétente, consciencieuse, non partisane, objective et morale est difficile d’atteinte, encore moins quand collectivement sa recherche ne semble pas être la priorité.
    C’est drapé de ces déficiences que ces travailleurs de l’information entament aujourd’hui leur transition numérique. Selon les derniers chiffres du CONATEL, les téléphones portables couvrent 95 % du territoire national et des 10 millions d’habitants que compte Haïti, 1,7 sont connectés sur internet. Avec la « démocratisation » des smartphones et l’amélioration progressive de la qualité des connexions, « la toile » deviendra, notamment par le truchement des réseaux sociaux, la source privilégiée d’information pour un pourcentage significatif de la population active et politique.
    Si avant, un filtre principalement économique contenait les velléités de ceux qui voulaient créer un média, avec internet, la digue a lâché. Pour un coût moindre et dans l’anonymat absolu, n’importe quel quidam peut se targuer de posséder un « média en ligne » et par là même, concurrencer des institutions formelles aux procédés et personnels établis, réputés et parfois professionnels.
    La plus grande menace vient de la culture d’internet et de ses algorithmes opaques. Le fil d’actualité d’un utilisateur Facebook est taillé sur mesure. L’information qui lui est délivrée tient compte de son réseau d’amis, de ses préférences et goûts, de sa propension à visiter et à aimer tel type de contenu, qu’il soit factuellement vérifié ou pures affabulations et aussi de la réaction générale du réseau par rapport au contenu en question. Un article journalistique fouillé sur les liens étroits entre les politiques haïtiennes et la racaille n’aura jamais autant de succès que « la révélation sur la dissolution de Carimi » ou les récentes escapades amoureuses de Rutshelle Guillaume.
    Le modèle économique qui en découle est des plus effrayants pour la survie de la presse « utile » et de la démocratie. Car si le média traditionnel pouvait se targuer d’un capital « symbolique », d’un pool de consommateurs réguliers, sur internet, le « clic » et les réactions sur les réseaux sociaux sont rois. L’annonceur, en quête de résultat, privilégiera ceux qui en sont les champions et ces derniers pour plus de résultats produiront articles et vidéos flattant l’ignorance et perpétuant la bêtise.
    Le président élu des dernières élections a fait sa première déclaration après les résultats définitifs sur Twitter. Ce constat seul témoigne d’un changement majeur dans la communication politique, dans le rapport direct, sans intermédiaire entre gouvernants et gouvernés, dans la consommation d’information sans contextualisation et dans la transformation du smartphone, donc, du citoyen, en producteur et destinataire de contenu. Ces enjeux ne sont guère spécifiques à Haïti. Et pour une fois, nos turpitudes s’alignent avec les préoccupations de plusieurs autres pays dans le monde.
    Comment faire du journalisme responsable à l’ère des médias sociaux ? Comment définir un média, quelle place lui accorder quand l’algorithme n’établit guère une hiérarchie entre vraie et fausse information, entre média sérieux et officine de propagande ? Quel rôle assigner au journaliste dans un monde où la politique se passe de ses compétences, longtemps jugées contraignantes, pour s’adresser directement au public ? Comment faire émerger le sens commun, favoriser le débat et la compréhension de l’actualité afin d’inspirer des choix citoyens et éclairés ?
    Si ces interrogations n’ont pas l’attrait des petites querelles intéressées qui toujours agitent la sphère politique et médiatique, elles ne sont pas moins vitales. Et pour l’avenir du métier. Encore plus pour le devenir de la fragile démocratie haïtienne.
    Widlore Mérancourt

  • Attention! Deux médicaments falsifiés circulent en Haïti selon le MSPP

    Attention! Deux médicaments falsifiés circulent en Haïti selon le MSPP

    La titulaire du ministère de la santé publique et de la population (MSPP), Dr Marie Greta Roy Clément et le Dr Moses G.P Chisale, informent avoir détecté deux médicaments contrefaits sur le marché pharmaceutique haïtien en ce mois d’octobre 2019. Le MSPP appelle la population à la prudence.

    « Deux versions confirmées falsifiées de produits à base ”d’amoxicilline + acide clavulaniqueé” ont été saisies au cours des visites d’inspection pharmaceutique organisées sous le leadership du ministère de la Santé publique » informe la ministre Marie Gréta Roy Clément. En ce sens, le numéro 1 du MSPP invite les professionnels de la santé et les distributeurs de produits pharmaceutiques en particulier à garder leurs distances avec ces faux médicaments.

    Nom du produit : Augmentin and Amoxicillin Clavulanate Potassium
    Fabricant mentionné : Novopharm Limited and TEVA Phamaceuticals USA
    Numéro de lot : 35405327A
    Date de péremption : 10/2020
    Principes actifs mentionnés : Augmentin and Amoxicillin Clavulanate Potassium for Oral Suspension, USP

    Nom du produit : Bactoclav
    Fabricant mentionné : MYLAN
    Numéro de lot : BSTU0039
    Date de péremption : 05/2020
    Principes actifs mentionnés : Amoxicillin et Clavulanate de potassium pour suspension ORALE, USP

    Les deux produits falsifiés en question peuvent détériorer l’état de santé des patients, selon les autorités. Dans un cadre préventif, le secrétariat de l’organisation Health & Population, dans le système de surveillance Global concernant les produits médicaux de qualité inférieure et falsifié, a émis une alerte internationale concernant les deux noms confirmés.

    Health & Population qui appelle à la vigilance, demande au personnel médical de prévenir les autorités concernés dès que l’un de ces produits est détecté dans la chaîne d’approvisionnement du pays. Les responsables recommandent aux patients d’acheter leurs médicaments dans des pharmacies autorisés.

  • Combien coûte un ministre à la République ?

    Combien coûte un ministre à la République ?

    Salaire, frais d’installation, crédits téléphoniques, cartes de débit, primes et autres avantages… les ministres pèsent lourd au trésor public

    « Un ministre n’est pas un fonctionnaire de l’État qui subit un concours et tend à faire carrière au sein de l’administration politique. C’est un personnage politique qui assure une fonction au cours d’une période donnée », assure d’emblée un cadre de l’administration publique à Ayibopost qui a demandé l’anonymat pour se protéger des représailles.
    Pour être nommé ministre, le citoyen haïtien âgé de 30 ans au moins doit, selon la Constitution : administrer la preuve d’avoir répondu à l’ensemble de ses obligations en tant que citoyen fiscalement domicilié en Haïti.
    Il doit également posséder des biens immobiliers pouvant garantir et protéger l’État et ne détenir aucune autre nationalité au moment de la nomination ; jouir de ses droits civils et politiques et n’avoir pas été condamné à une peine afflictive et infamante ; avoir reçu décharge de sa gestion s’il a été comptable des deniers publics.
    Ceci offre aux responsables politiques l’opportunité de nommer presque n’importe qui à cette position hautement lucrative. « C’est un poste que l’on obtient grâce à son amitié avec le président de la République ou sous la référence d’un cadre politique, confirme notre source. Ces jours-ci, la fonction de ministre est devenue un poste de négociation entre les acteurs politiques. »
    Avantages et privilèges du ministre
    Pour son installation, le ministre reçoit des frais d’installation de 2 000 dollars américains. « Ce montant devrait lui permettre d’acquérir souliers, costumes et de meubler sa maison puisqu’il aura à recevoir des gens au cours de son exercice de fonction », selon le fonctionnaire interrogé.
    Le salaire mensuel d’un ministre est de 121 000 gourdes brut. Mais après avoir prélevé les taxes, il lui reste une valeur de 80 500 gourdes. « C’est le même salaire que perçoit un sénateur de la République », poursuit la source.

    Le salaire mensuel d’un ministre est de 121 000 gourdes brut.

    Lorsqu’il quitte le gouvernement, le ministre n’obtient pas de pension contrairement à ce que l’on croit. Cependant, il perçoit une indemnité de séparation « qui équivaut aux 6 mois de son salaire. » De ce fait, le ministre devrait toucher 721 000 gourdes.
    D’autres sommes importantes
    Les frais de fonctionnement du ministre, cartes de téléphone, frais de carburant, frais pour son cabinet et son secrétariat sont à la charge des comptables publics selon ce que prévoit la loi de finances. Le budget d’un ministère varie selon son degré d’importance dans la feuille de route du gouvernement.
    « Une carte débit est aussi émise à la faveur du ministre et des fonctionnaires de l’administration publique. Cependant, c’est au ministre de déterminer le renflouement de son compte suivant le budget du ministère. Certains reçoivent jusqu’à 300 000 gourdes tous les mois », révèle notre source.
    Lire aussi: Que dit la Constitution haïtienne sur la « révocation » du Premier ministre?
    Par ailleurs, l’État octroie au ministre une deuxième résidence au prix de 4 000 dollars américains. Avant l’investiture de Jovenel Moïse au pouvoir, ces frais étaient de 2 500 dollars.
    « Le ministre a également droit à deux voitures, deux chauffeurs et jusqu’à 4 agents de sécurité selon l’importance de son ministère. Le ministre des Finances qui est, lui, le grand argentier peut avoir jusqu’à 4 voitures », toujours selon le fonctionnaire de l’administration publique.

    L’État octroie au ministre une deuxième résidence au prix de 4 000 dollars américains. Avant l’investiture de Jovenel Moïse au pouvoir, ces frais étaient de 2 500 dollars.

    L’arrêté du 3 avril 2017
    Le 3 avril 2017, soit deux mois après son investiture au pouvoir, Jovenel Moïse publie un arrêté relatif au train de vie de l’État. L’objectif était de mettre un terme aux excès et aux irrégularités concernant la gestion des équipements, les per diem pour les voyages, les exonérations et autres avantages accordés aux cadres de l’État.
    L’article 39 dispose que « tous les représentants et les grands commis de l’État en mission officielle, à la charge du Trésor public, ne voyageront qu’en classe économique. »
    S’ensuit l’article 40 sur la réglementation des barèmes sur les « Per diem » qui précise que « tous les barèmes des allocations journalières (per diem) de l’Administration de l’État pour les voyages à l’extérieur seront publiés chaque année ainsi que la méthode de calcul utilisée pour déterminer ces barèmes. »
    Selon ce que précise l’article, cette mesure « portera notamment et sans s’y limiter aux allocations journalières du Président, du Premier ministre, des sénateurs et députés, des fonctionnaires et cadres des ministères et organismes autonomes ainsi que ceux de la Banque de la République d’Haïti (BRH). »

    Les articles de cet arrêté qui devait donc mettre fin à ces dispendieuses dépenses n’ont jamais été respectés dans l’ensemble des ministères.

    Les articles de cet arrêté qui devait donc mettre fin à ces dispendieuses dépenses n’ont jamais été respectés dans l’ensemble des ministères puisque les autorités n’ont jamais procédé aux suites correspondantes selon plusieurs sources consultées.
    En plus, ils ne concernaient pas les ministres qui ne sont pas considérés comme fonctionnaires de l’État. « L’ensemble de ces articles, affirme l’une de  nos sources, ne visaient pas plus haut que les directeurs généraux des ministères. »

  • Men poukisa mizik Boukman Eksperyans ak Rasin Mapou pa sanble

    Men poukisa mizik Boukman Eksperyans ak Rasin Mapou pa sanble

    Rasin se ekspresyon mizikal ki pi ansyen nan peyi Dayiti. Chak gwoup jwe l nan fason pa yo. Gen moun ki panse se yon bon bagay, gen lòt ki panse se pa nòmal

    Ou konn tande mizik Rasin ? Ann fè yon egzèsis. Ann pran Rasin Mapou (Azor) ak Boukman Eksperyans (Manzè ak Lòlò). Tou 2 gwoup sa yo jwe menm tandans men son yo pa sanble.
    Se paske rasin Mapou jwe mizik vodou ki nan seremoni lwa yo san enstriman elektrik. Boukman eksperyans li menm jwe menm vodou a men ak yon ritm ki plizoumwen varye.
    Kisa Rasin nan ye nan li menm ?
    Selon Tilou Jean Paul ki se yon moun ki konn mizik, « mizik Rasin se ritm nou erite. Li melanje ak mizik ki te deja ap jwe sou bout tè a ak prezans endyen yo. Depi epòk esklavaj se mizik sa yo ki te toujou ap jwe nan peyi a. Se yo djaz yo te konn jwe tou jiska nesans konpa a nan ane 55 yo ».

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    Tilou Jean Paul fè konnen lè Konpa a vin parèt mizik Rasin nan pat mouri pou otan. « Te gen gwoup fòlklorik ki te kontinye jwe mizik sa yo ki pat janm sispann jwe nan peristil ak seremoni vodou. E, paradoksalman, se nan moman sa yo, yo komanse jwe nan legliz katolik », toujou Tilou k ap pale.
    Pou Sanba Yanmba Ye ki se atis, non “Rasin” mizik la pote a se paske li soti nan orijin pèp ayisyen an. « Menm jan nou te ka di Blues se mizik rasin ameriken. Vodou a se mizik rasin pa nou ».
    Li tou: Men poukisa pa gen manifestasyon san mizik an Ayiti
    Rasin nan te pran ekspansyon nan ane 90 yo avèk Ram, Koudjay, Boukman eksperyans, Chandèl pou nou site sa yo sèlman.
    Tout gwoup sa yo pa jwe menm jan. Genyen ki chante pou fè lwanj pou lwa yo tandiske gen lòt ki chante pou deplore sitiyasyon sosyo-ekonomik ak politik moun k ap viv nan peyi a. Gen gwoup ki rive fè tou de alafwa.
    Èske li nòmal pou mizik rasin nan varye
    Ann retounen nan egzèsis la. Boukman eksperyans jwe mizik rityèl nan lakou peristil yo. Men li ajoute yon ti Rock, yon ti Reggae pafwa menm Jazz ak Hip Hop. Rasin mapou li menm jwe rasin sèch, li pa melanje vodou a ak anyen.
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    Daprè sanba a gwoup ki fè sa yo se paske yo pè jwe mizik la jan li ye a. Li fè konnen vodou a se idantite nou, nou ta sipoze fyè pou nou chante l. Atis la gen yon dènye albòm li soti ki gen 12 tit san aranjman ak enstriman elektrik.
    Mizik yo pa varye vre
    Tilou Jean Paul sou bò pa l panse mizik yo pa varye vre. Li di se yon pakèt mizik diferan yo klase anban mo “rasin” nan paske yo gen menm orijin: Lafrik. Sa ta vle di gen plizyè mizik Rasin.
    Tilou konseye pou n ta fè diferans ant mizik Vodou ki gen yon aspè relijye ak Rasin nan ki li menm pi laj. « Se jan yo jwe tanbou a ki pral detèmine si li rasin ou si l pa sa a. Djaz konpa yo te te konn fè melanj ant Konpa ak kèk ritm rasin, tankou Congo lè yo te fèk ap lanse. Dayè, m konn yon gwoup evanjelik ki jwe yon mizik Rasin. »
    Yon sèl mizik rasin ?
    Kontrèman ak Tilou, Sanba Yanmba Ye panse gen yon sèl mizik « Rasin » ki se sa li rele Vodou-Sanba.
    Li ajoute se atis yo ki jwe l nan fason pa yo. Selon Yanmba Ye, vodou a rich ase pou gwoup yo jwe l pou kont li san konsepsyon etranje tankou Jazz. Atis la panse jan de varyasyon sa yo retire nan orijinalite mizik la. « Gwoup yo pran plezi jwe vodou Rock ak vodou Jazz. Alòske ann pran Jazz la ki li menm se mizik ameriken ki soti nan Blues, yo jis jwe l yon lòt fason. Se pa yon mizik lòt nasyon yo vin adapte ak Blues la. Se pwòp mizik pa yo a. »
    Antouka varye ou pa,  mizik Rasin nan toujou la. Gen anpil emisyon ki jwe yo nan dènye tan sa yo pandan peyi a lòk la.
  • « La justice n’existe pas en Haïti ces jours-ci »

    « La justice n’existe pas en Haïti ces jours-ci »

    Des dossiers s’entassent pêle-mêle dans les tribunaux sans avoir été touchés depuis l’ouverture de l’année judiciaire le 7 octobre dernier. Pour une fois, ce ne sont pas les grèves répétées au sein du système judiciaire et la bonne volonté des juges qui sont en cause. La crise actuelle y est pour beaucoup

    La Cour de cassation, les cinq cours d’appel, les 18 tribunaux de première instance, les 183 tribunaux de paix et des tribunaux spéciaux du pays sont donc concernés par l’ouverture de l’année judiciaire.
    En effet, un mémorandum portant la signature du président du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), René Sylvestre, a annoncé la reprise des activités judiciaires le lundi 7 octobre selon le vœu de l’article 75 du décret du 22 août 1995 relatif à l’organisation judiciaire.
    Lire aussi: L’État haïtien vous a fait du tort? Introduisez une action en justice !
    Cette année, il n’y a pas eu de cérémonie ni de discours à la Cour de cassation pour marquer cette date. La cérémonie d’ouverture a été formellement annulée en raison d’une manifestation prévue durant cette journée devant les locaux de cette entité situés au Champ-de-Mars, en face du palais national.
    Contraints par un éclatement social en Haïti depuis mi-septembre, les tribunaux avaient du mal à rouvrir leurs portes. Cela n’empêche pas au juge René Sylvestre d’instruire les présidents, doyens et titulaires des cours et tribunaux de prendre les dispositions nécessaires pour appliquer le mémorandum. Ce, afin d’assurer le fonctionnement harmonieux de l’appareil judiciaire.
    La paralysie des activités 
    Au Bicentenaire, passants et véhicules se font rares. Des flaques d’eau boueuse sont remarquées un peu partout le long de cette route. Là-bas, l’on y retrouve le Palais de justice qui loge la Cour d’appel, le parquet ainsi que le tribunal de première instance. Cette juridiction traite environ 60 % des dossiers du système judiciaire en Haïti.
    Depuis des jours, les activités sont anéanties au sein du pouvoir judiciaire. Selon le juge d’instruction Jean Wilner Morin, les juges siégeant au Palais de justice ne pourront pas accomplir leurs tâches à cause du climat d’insécurité qui sévit au Bicentenaire de Port-au-Prince.

    [yotuwp type=”videos” id=”T5Ktw-w33BA” ]
    « Le tribunal se situe dans une zone de non-droit. J’ai vainement adressé plusieurs requêtes au Conseil supérieur de la police judiciaire (CSPJ) pour la délocalisation du Palais de justice », confie maître Morin – également président de l’association nationale des magistrats haïtiens (ANAMAH). Il pense que la police ne peut pas garantir la sécurité des juges comme en témoignent les actes répétés d’insécurité qui se sont produits dans cette zone.
    Delmas, Pétion-ville, Saint-Marc, Petit-Gôave et Léogâne sont entre autres, des villes où le président de l’ANAMAH dit constater le retrait des activités judiciaires au sein des tribunaux.

    À la Cour de cassation, l’ambiance n’est pas si différente. Le gardien du bâtiment confie que depuis l’ouverture de l’année judiciaire aucun juge ne s’est présenté au bureau. Le personnel est absent. L’administration est vide. « Depuis les nouvelles vagues de protestations, la reprise des activités peine à se relancer au sein de la Cour de cassation », dit-il.
    Les tribunaux de paix ne chôment pas
    Selon le juge de paix, Ducas Jean Frantz, la décision de l’ouverture de l’année judiciaire ne concerne pas les tribunaux de paix. « Les juges de paix n’ont pas de jour férié », dit-il. Les mécontentements populaires semblent ne pas l’empêcher de s’installer à son bureau au tribunal de paix de la section Est.
    Au regard du code de procédure civile d’Haïti, la demeure des juges de paix peut être transformée en tribunal. L’article 13 de ce document stipule : « les juges de paix jugeront tous les jours même les dimanches et fêtes. Ils pourront donner audience chez eux en tenant les portes ouvertes ».

    Au regard du code de procédure civile d’Haïti, la demeure des juges de paix peut être transformée en tribunal.

    Puisqu’ils siègent en permanence, poursuit Ducas Jean Frantz, les juges affectés dans les tribunaux de paix doivent avertir le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) avant de prendre leurs congés. Ainsi, « Les juges de paix pourront obtenir des congés annuels, de maladie et pour des raisons d’études », prolonge-t-il.
    Le greffier en chef au tribunal de paix de la section sud, Jean Smith Gellin, rapporte pratiquement les mêmes réalités.
    Les deux tribunaux de paix de Port-au-Prince (Est, Sud) n’ont effectivement pas fermé leur porte malgré les profondes crises qui affectent la quasi-totalité des administrations publiques et privées. Par ailleurs, malgré l’ouverture du tribunal de paix de la section Est, Ducas Jean Frantz dit prendre les précautions nécessaires afin d’éviter d’être victime.
    Des conséquences majeures
    Maître Morin explique que l’absence des juges d’instruction dans les tribunaux a grandement affecté le traitement des dossiers de justice au sein du Parquet.  « Qu’il soit pour le tribunal de la première instance, la Cour d’appel ou de cassation, la compétence des juges d’instruction se révèle prépondérant », dit-il attestant que le commissaire du gouvernement est donc lié par les actions posées par la juridiction d’instruction.
    Plus loinle président de l’ANAMAH estime que « la justice n’existe pas en Haïti ces jours-ci ». Néanmoins, les juges de paix sont les plus sollicités de la chaîne judiciaire durant la crise. Leurs constats sont incontournables, surtout pour les entreprises vandalisées ou pillées et dans les décès enregistrés lors des manifestations.
    Lire aussi: Ki dwa yon moun lapolis mete an Gadavi ?
    Jean Wilner Morin lance un cri d’alarme pour les personnes arrêtées durant les jours de protestations qui ont déjà passées des semaines en détention sans avoir accès à un juge. « Chaque personne arrêtée a droit à un procès équitable. Étant donné que les juges ne pourront pas siéger dans les tribunaux à cause de la conjoncture, les cas de détention préventive sont devenus incontrôlables », croit-il. Il ajoute que le droit de l’individu est en violation face à des arrestations illégales et des cas de détention arbitraire.
    La constitution de la République, en son article 26, stipule que personne ne peut être retenu en détention qu’après 48 heures, s’il n’a pas comparu devant un juge appelé à statuer sur la légalité de l’arrestation et confirmé, du même coup, la détention par décision motivée.
    En ce sens, Jean Wilner Morin estime que la Police a le plein droit durant cette période. « La Police devrait être auxiliaire de la Justice, mais il joue à la fois le rôle de la Justice et celui d’auxiliaire pendant le dysfonctionnement de l’appareil judiciaire », déduit-il.
    « Le ralentissement du traitement de dossier des prisonniers en phase de libération durant cette fin d’année dérive aussi des conséquences du dysfonctionnement du système judiciaire », conclut-il.
    Photo couverture: Georges H. Rouzier

  • Kisa sèvo machin lan ye egzakteman ?

    Kisa sèvo machin lan ye egzakteman ?

    Yon machin gen yon pakèt eleman elektwonik ak mekanik ki konstwi li. Gen youn nan yo ki reprezante sèvo sistèm nan. Tankou yon moun, li nesesè pou fonksyonman chak modèl machin. Se sa ki koz anpil fwa yo konn vòlè li

    Pyès yo rele sèvo a gen bon non li an anglè ki se engine control unit (ECU), ki vle di nan lang kreyòl « inite kontwòl motè ». Souvan yo rele yo tou nan menm lang lan engine control module (ECM). Li siyifi nan lang pa nou modil kontwòl motè.
    Anvan pyès sa te envante, tout bagay nan machin yo te konn regle yon fason mekanik.

    Pyès yo rele sèvo a gen bon non li an anglè ki se engine control unit (ECU), ki vle di nan lang kreyòl « inite kontwòl motè »

    Ki wòl pyès sa jwe?
    Joël Jasmin se yon mekanisyen ki ap travay nan ri Lantèman, toupre pi gran simityè vil peyi a. Yon rad sou li pèdi koulè tèlman li benyen ak lwil machin. Li kouche anba yon  RAV4 pou li fè kèk aranjman.
    Misye fè konnen, sèvo machin nan se yon pyès nan machin ki pèmèt diferan fonksyon motè yon machin, byen mache. Li trete plizyè enfòmasyon ki gen rapò ak operasyon elektrik motè machin nan. Li souvan kontwole plis pase 100 faktè nan yon machin.
    Pyès sa pran enfòmasyon nan men detèktè ki nan motè machin nan, selon sa Jean-Claude Noël di. Li se yon mekanisyen k ap travay nan yon garaj nan petyonvil. Li fè konnen, pyès la itilize enfòmasyon li jwenn yo pou kalkile epi ajiste motè machin nan.
    Anpil machin nan tan modèn nan itilize yon tip enjeksyon pou distribiye gaz nan silenn yo. Modil kontwòl motè a kontwole ki kantite ki pou distribiye parapò ak done li jwenn nan men detèktè yo.
    Kisa ki ka genyen si sèvo a paka fonksyone ?
    Gen anpil pwoblèm ki ka rive si grenn pyès sa ki se sèvo machin nan gen yon ti pwoblèm oubyen pa la.
    Si sa rive, tablo ki anfas chofè a ki bay enfòmasyon sou machin nan ap limen ak yon vwayan ki di ki pwoblèm ki ka genyen. Sa vle di, yon sèvo ki gen defo, ap pwodui kèk sentòm kle ki ka fè chofè a konnen pwoblèm yo.
    Jean-Claude Noël, eksplike :
    Depi pyès la gen pwoblèm, motè a ka ap plede bloke. Sa se yon konpòtman iregilye ki fasil gen nan motè a. Yon sèvo ki gen defo ka lakòz pwoblèm sa tanzantan nan motè a. Sentòm yo ka vini epi ale. Jiskaske sèvo a kraze nèt.

    Depi sèvo a gen pwoblèm, motè a ka ap plede bloke.

    Se pa selman sa, pèfòmans fèb motè an se yon lòt sentòm yon pwoblèm posib avèk yon sèvo ki pa bon. Si li p ap pyen mache, sa ka lakòz motè a gen pwoblèm gaz pou li mache. Sa ki vle di, gaz la ap vin gen difikilte pou li distribiye nan motè machin nan ak nan lòt pyès ki la pou sa. Depi sa rive lap afekte negativman pèfòmans machin nan. Yon sèvo ki gen pwoblèm ka diminye efikasite nan puisans ak akselerasyon machin lan.
    Sa ki pi mal la, lè sèvo machin nan deranje, machin nan ka deside pa demare ditou. Oubyen li vin trè difisil pou li demare. Nan ka sa sèvo a kraze nèt. Depi sa rive, li pral kite machin lan san kontwòl. Li posib pou motè a kontinye tounen, men li pap posib pou li fè machin nan mache.
    Joël Jasmin, jèn gason nan ri lantèman an ajoute : « Menm jan an tou, pwoblèm paka demare machin nan ka rive akoz lòt pwoblèm. Pou moun nan konnen sa pou li fè, li dwe chache yon mekanisyen pwofesyonèl ki pou gade machin nan pou li. »
    Idantifye pwoblèm ki gen nan sèvo machin nan
    Sèvo machin nan ka andomaje pou plizyè koz. Yon fwa moun kap kondwi li a aprann sa ki koz li gen pwoblèm, li ka evite dega ki gen aprè yo. Yon sèvo ka gen pwoblèm, selon Joël Jasmin, akoz dlo ki tonbe ladann.
    Jean-Claude Noël bò kote pa li presize, sèvo a kapab deranje tou akoz yon kousikwi oubyen si yo ogmante chaj ki nan sikwi yo.
    Li tou: Blindage de véhicule, une industrie en plein boom en Haïti
    Nan ka kousikwi a, si moun nan rive idantifye se sa ki pwoblèm nan, li ka repare aksyonè ki nan machin nan. « Se pou moun nan byen pran san li, pou li verifye epi asire bon foksyonman chak pyès sèvo a moutre ki gen pwoblèm. Konsa moun sa ap evite sèvo a gen pwoblèm. », se konsa li konkli.

  • Aux Cayes, commerçants et hommes d’affaires s’associent aux bandits pour survivre

    Aux Cayes, commerçants et hommes d’affaires s’associent aux bandits pour survivre

    Les dernières protestations contre le président Jovenel Moïse dans le sud laissent la ville des Cayes à froid. En plus de la paralysie des activités qu’ils entraînent, ces événements exposent les responsables d’entreprises au rançonnage des bandits

    Face au déferlement des vagues de manifestations, les propriétaires de magasin de produits alimentaires, de gadgets électroniques et autres ont le cœur dans la paume. Nombreuses sont les tentatives de pillage. La plupart des maisons de commerce ont été complètement vandalisées.
    Par crainte d’être le prochain sur la liste, les commerçants acceptent d’agir à leur détriment. Les gérants acceptent d’être rançonnés sur une base régulière ; parfois sous haute menace dans le souci de préserver leur business.

    Les gérants acceptent d’être rançonnés sur une base régulière ; parfois sous haute menace dans le souci de préserver leur business.

    Remontant à la journée du 27 septembre 2019 aux environs de 11 heures du matin, un épais nuage de pillards avait couvert la ville.
    Ma logique ou rien
    Des hors-la-loi conjuguent agressivité et menaces avec menace de tout flamber si les propriétaires refusent d’obtempérer à leur logique de casseurs. Ainsi, le magasin électronique Image Plus de Ansell logeant la rue Duvivier Hall a été dans leur viseur.
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    De justesse, Ansell Viaud a eu la vie sauve et explique : « Ils ont mis près d’une heure à ouvrir les portes du magasin. Pendant ce temps, j’ai appelé incessamment la police. Elle ne pouvait rien faire. La patrouille disponible était occupée à sauver des policiers cantonnés dans le sous-commissariat des 4 chemins pris en embuscade par des manifestants en furie. Pour calmer l’ardeur des pillards prêts à tout, j’ai dû donner une forte somme d’argent ». 
    Le Magasin Prestige Multi Services situé à la rue Nicolas Geffrard a connu le même scénario. « Lorsque j’ai appris que des gens avaient commencé à saboter la porte d’entrée, à mes risques et périls je me suis rendu sur les lieux. C’est à ce moment-là que j’ai vu la foule massée devant l’édifice» rapporte Carrier Jean Robert, le propriétaire du magasin.
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    Et d’ajouter: « Pioche, masse, machette en main essayant de tout casser. Certains dans la foule s’opposaient à l’idée de piller le magasin disant que je suis un paisible citoyen non impliqué dans la politique. Mais, d’autres m’ont agressé et ont essayé de me dépouiller. Ils m’ont exigé une forte somme d’argent. Devant la gravité de la situation, j’ai tiré une liasse de billets en l’air et un inconnu m’a pris à l’arrière d’une moto pour me ramener chez moi. À force d’être tripoté, j’ai perdu un de mes souliers », raconte Carrier Jean Robert. Depuis, l’homme d’affaires se laisse régulièrement rançonner pour garder son magasin sain et sauf, avoue-t-il.
    Toujours dans la même foulée, un dépôt de produits alimentaires se trouvant à la rue Simon Bolivar à hauteur de La Savane a essuyé de nombreuses tentatives de pillages. Ils ont demandé jusqu’à douze mille dollars américains pour ne pas tout saccager, selon Jonas le propriétaire.
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    Récemment. Dans la soirée du vendredi 18 au samedi 19 octobre, sur la route menant à la plage de Gelée, des individus armés ont braqué plusieurs hôtels parmi lesquels l’établissement Mandarine.
    Ils étaient plus d’une cinquantaine munis d’armes à feu, armes blanches, piques, pioches. Ils ont défoncé la barrière et emporté presque tout ce qui se trouvait à l’intérieur de l’hôtel. Les deux dépôts ont été complètement vidés, a rapporté Jean, le gardien. « J’ai appelé la police à maintes reprises, malheureusement, elle n’a pas pu intervenir à cause du pont complètement barricadé qui rendait inaccessible l’entrée de l’hôtel, selon les dires de la police continue le gardien.
    On ne peut continuer ainsi
    Par rapport à ce climat délétère on ne peut pas continuer à investir dans ce pays où tout est faille”, a indiqué Jean Chéry, propriétaire de l’hôtel. La veille, des individus armés de pistolets lui ont demandé dix mille dollars américains sous peine de brûler sa station d’essence située au boulevard des 4 chemins. Jean Chéry dit être incapable de supporter cette pression au quotidien.
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    Par ailleurs, l’un des meneurs de l’opposition politique dans la ville des Cayes, Léon Pierre Antoine dézingue les forces qu’il qualifie “d’anti-changements” parce que, dit-il, “ces gens qui attaquent les maisons de commerce ont été envoyés par un secteur bien déterminé pour ternir et discréditer le mouvement légitime de l’opposition dans le sud.”
    Pendant que commerçants et hommes d’affaires expriment leur exaspération, les actes d’insécurité s’intensifient. Les individus armés règnent en seigneur. Et la rançon devient monnaie courante.
    À quand le retour à l’ordre dans la ville des Cayes ?
    Eidict Louis depuis la ville des Cayes pour Ayibopost

  • Rezososyo ap demantibile lang kreyòl la. An menm tan, se yon bèl opòtinite.

    Rezososyo ap demantibile lang kreyòl la. An menm tan, se yon bèl opòtinite.

    Mwa oktòb sa se mwa lang ak kilti kreyòl. Anpil Ayisyen itilize lang sa a pou kominike sou entènèt, sitou sou rezososyal yo. Sa genyen konsekans pozitif sou lang nan, men sa poze pwoblèm tou
    Nan peyi Dayiti, mwens pase 35% moun ap itilize entènèt apati telefòn yo. Si nou baze sou dènye estimasyon IHSI yo (Institut haïtien de statistiques et d’informatique), ki di peyi a genyen anviwon 10 911 819 moun k ap viv ladan l, pousantaj sa reprezante plis pase 3 600 000 moun.
    Anpil nan moun sila yo itilize rezososyo tankou Facebook, Instagram, Twitter. Dapre obsèvasyon, majorite Ayisyen k ap pibliye mesaj sou rezososyo sa yo ekri li an kreyòl.
    Dapre Pierre Michel Chéry, yon manm Akademi Kreyòl Ayisyen an, li nòmal pou pifò Ayisyen pale kreyòl sou entènèt. Li di: «Anpil moun pa genyen konpetans sa mande pou ekri an franse. Menm si yo pa toujou genyen konpetans pou ekri an kreyòl nonplis, yo oblije chwazi lang yo pi alèz ak li a. »
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    Men, menmsi pifò mesaj sou entènèt itilize lang kreyòl la, òtograf ak respè tout règ lang nan pa toujou prezan. Pierre Michel Chéry di: «Pèsonèlman mwen genyen anpil difikilte pou konprann sa ki ekri sou rezo yo, ki swadizan an kreyòl. Anpil fwa tout lang melanje, pa gen okenn respè pou òtograf, gramè ak fason pou mete pwen ak vigil nan fraz yo. »
    Rezososyo yo, nan ka sa, reprezante yon menas pou lang kreyòl la. Anpil moun pa te janm aprann ekri kreyòl nan lekòl, e sila ki te aprann ni yo, anpil fwa pa metrize l.
    Herby Glaude se pwofesè nan Fakilte Lengwistik Aplike. Li di : « Manke gen ansèyman nan lang kreyòl la, e se sa ki danje a. An jeneral, tout lang yo sibi move pratik sou rezososyal yo, paske moun k ap ekri a dwe fè ekonomi sa l ap di. Pafwa rezo a limite kantite sa li ka ekri. Men pou yon lang moun pa byen aprann lekòl, sa pi vizib. »
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    Tout bagay pa fin nwa nèt
    Si genyen anpil moun k ap itilize lang kreyòl la sou entènèt, malgre difilkite yo genyen ak lang nan, rezososyo yo rete kanmenm yon gwo opòtinite pou kreyòl la. Se yon mwayen li genyen pou li avanse. « Rezososyo yo retire anpil konplèks lakay moun k ap itilize lang kreyòl la, paske se premye zouti yo genyen pou pale sou entènèt. E sa bon pou lang nan ». Se sa Pierre Michel Chéry deklare.
    Anplis, dapre Herby Glaude, kreyòl la sèvi tankou yon mwayen pou Ayisyen ki pa nan peyi a idantifye yo. « Dyaspora a jwe yon gwo wòl nan itilizasyon kreyòl la sou rezososyal yo. Gen jenn moun ki pa fèt nan peyi a, ki pa t aprann lang nan men se fason sa yo genyen pou revandike idantite ayisyen yo. Sa pèmèt plis moun itilize kreyòl la, sa ki lakoz plis moun ka konnen l. »
    Herby Glaude panse gen anpil inisyativ ki ka pran pou ede lang nan pwogrese sou entènèt pi byen. « Akademi Kreyòl Ayisyen an se yon zouti politik ki la pou fè pwomosyon pou lang kreyòl la. Li posib pou yo ta kreye kèk kou kreyòl, epi distribiye yo sou entènèt pou plis moun ka fòme [tèt] yo. Dayè, genyen moun ki vle aprann yon nouvo lang, se paske kilti peyi a enterese yo. Entènèt an jeneral, epi rezososyo yo, ap pèmèt sa pi byen. »
    Yon bèl inisyativ
    Sally Riché se yon jenn lengwis. Nan lane 2018, li kreye yon paj sou rezososyal Twitter, ki rele Detay Lakay. Paj sa a, depi anviwon yon lane, ap ede plis pase 5000 moun k ap suiv li yo aprann ekri kreyòl pi byen.
    Dapre Sally Riché, genyen gwo amelyorasyon nan fason anpil moun ap ekri sou rezo sila a. Li deklare: « Mwen pa ka pale pou tout moun k ap suiv Detay Lakay yo, men mwen remake anpil pwogrè. Yon premye egzanp se nan sa ki gen pou wè ak apostwòf. Anpil moun ki te konn itilize apostwòf nan kreyòl la pa fè sa ankò.»
    Li tou: Pou ki sa pou nou bay kreyolofoni an jarèt?
    Sally Riché kontinye pou di : « Yon lòt egzanp kote moun k ap suiv Detay Lakay yo fè pwogrè, se nan itilizasyon « ui » nan plas « wi ». Mwen gen temwanyaj moun ki di se gras a paj la yo pa fè fot sila a ankò. Gen lòt moun ki toujou ekri mwen pou di gen fot yo te pral fè nan lang nan, men lè yo sonje paj la egziste, yo pran men yo.»
    Dapre Sally Riché, rezososyal tankou Twitter se yon bèl mwayen pou ede moun aprann lang kreyòl la pi byen. Li di : « Se vre rezo yo ka bay pwoblèm paske anpil moun ekri san respè pou lang nan, e lòt moun k ap li mesaj sa yo ka imite jan de òtograf sila yo. Men zouti teknolojik sa se yon bon mwayen pou yo aprann. Menm si yon moun pa te anvi sa, yon sèl mesaj ki pase anba zye li sifi pou korije yon fot li konn abitye fè nan kreyòl la. »
    Yon enstitisyon pou gide lang nan
    Depi lane 2014, Leta ayisyen mete sou pye Akademi Kreyòl Ayisyen an. Se Konstitisyon 1987 la ki kreye enstitisyon sa a pou ede lang kreyòl la avanse. Se prezidan Michel Joseph Martelly ki siyen pou mete Akademi sila a kanpe. Dapre Jean Rony Beaucicault, ki se direktè kominikasyon Akademi Kreyòl Ayisyen an, desizyon sila pa t fasil pou pran.
    Li di : « Senatè ak depite yo te vote lwa a lontan. Prezidan pa te janm pibliye l. Men, yon ti tan apre, prezidan Michel Martelly vin nan difikilte politik. Li te genyen pou li chanje premye minis. Kèk militan pou lang kreyòl la pwofite okazyon sa a pou poze li kondisyon. Si li vle gen yon nouvo premye minis, li dwe pibliye lwa sou Akademi Kreyol Ayisyen an. »
    4 Septanm 2019, 33 gason ak fanm nome kòm premye akademisyen kreyòl la. Genyen twa ladan yo ki mouri. Rachel Beauvoir, yonn nan akademisyen yo, mouri avan li rantre nan fonksyon li. Gen nouvo manb ki vin entegre enstitisyon an, ki pèmèt li ka fonksyone.
    [yotuwp type=”videos” id=”8yPgj2XZd6I” ]
    Travay la pa piti
    Akademi Kreyòl Ayisyen an se yon enstitisyon otonòm sa vle di li endepandan. Men bidjè pou li fonksyone depann de Leta ayisyen. Dapre Jean Rony Beaucicault, se ak anpil difikilte enstitisyon an rive travay. Li di: «Nou genyen yon bidjè 35 milyon goud konsa. Se ladan li lwaye Akademi an peye, anplwaye yo, epi resous pou fè biwo a fonksyone. Pa rete anpil pou òganize aktivite pwomosyon lang nan, ki se wòl Akademi an, menm si nou fè anpil efò kanmenm. »
    Anpil moun twouve Akademi Kreyòl Ayisyen an pa regle anyen. Men dapre Jean Rony Beaucicault ak Pierre Michel Chéry, Akademi an genyen anpil pwojè nan tiwa osnon k ap prepare. Premye rezolisyon akademisyen yo te pran te konsène alfabè kreyòl la.
    Pierre Michel Chéry di: «N ap travay sou yon vokabilè jiridik. N ap reflechi sou kijan tou pou nòmalize lang nan sa vle di jwenn mwayen estanda pou òtograf ak gramè. Nou vle deside sou kijan pou ekri chif, non vil yo, eksetera. Men yonn nan gwo chantye ki devan nou, se sa ki rele konsyans nan lang nan. Se pa paske w pale kreyòl ki fè ou gen konpetans ladan l. Ou pa ka di ni fè sa w vle. »
    Li tou: Plas ak rapò lang kreyòl ak fransè nan sosyete a
    Akademisyen an kontinye pou di : « Itilizasyon de osnon plizyè lang nan yon menm fraz pa egzanp, se yon danje. Paske anpil fwa, nan fraz la pa gen anpil mo kreyòl vre. Sa pral bay pwoblèm, si langaj sa itilize pou anonse move tan, pou pale ak popilasyon an eksetera. »
    Desanm 2019 ap fè 5 lane depi Akademi Kreyòl Ayisyen an egziste. Jean Rony Beaucicault panse sa ap pran tan avan efè reyèl yo parèt nan fason Ayisyen ekri osnon pale. « Nou nan peryòd kote n ap dekonstwi sa ki nan tèt moun yo. Sa ap pran tan. Nou pa Akademi franse ki genyen anpil ane egzistans. Fòk moun yo pran pasyans ak Akademi an. »
    Cet article a été édité le 28/10/2019 à 1h57 pm.

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