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  • Haïti: des policiers marcheront dimanche, mais risquent d'être punis

    Haïti: des policiers marcheront dimanche, mais risquent d'être punis

    Des policiers haïtiens annoncent l’organisation d’une marche pacifique sur tout le territoire national, ce dimanche 27 octobre. Par ce mouvement, ces derniers entendent exiger de meilleurs traitements et dénoncer la politisation de l’institution policière. La Direction générale de son coté, brandit le règlement de discipline générale de l’institution et menace de sanctionner les participants…

    « Oui. C’est confirmé. Nous serons dans les rues ce dimanche 27 octobre. Tout est fin prêt pour le bon déroulement de la marche qui se déroulera dans tous les 10 départements du pays », a confié à la rédaction de Loop Haïti, un policier, qui requiert l’anonymat. Selon ce qu’a révélé un autre agent, la marche débutera au Carrefour de l’Aéroport, pour prendre fin devant les locaux de l’Inspection générale de la PNH, à Delmas 2. A travers ce mouvement, les policiers entendent protester contre les mauvaises conditions de travail, particulièrement durant les manifestations anti-gouvernementales. Il sera également question pour ces membres de la PNH, de dénoncer la politisation du corps.

    Les initiateurs contactés par notre rédaction, soulignent que cette initiative bénéficie du support de bon nombre de confrères tant à Port-au-Prince que dans les villes de province, qui se disent froissés et indignés par rapport à leurs conditions de travail. « Des tractations sont en cours afin de mater le mouvement. Mais nous sommes déterminés ! Cela ne passera pas ! », insistent plusieurs d’entre eux qui plaident en faveur d’une plateforme syndicale au sein de la police.

    Des membres des forces de l’ordre qui annoncent qu’ils marcheront dans les rues: la nouvelle qui ne cesse de susciter des commentaires sur les réseaux sociaux depuis plusieurs jours. Un spot publicitaire tourne en boucle sur certaines stations de radio. Des photos de maillots, de pancartes frappées de slogans et de revendications, circulent également. « Pitit polisye pa ka ale lekòl. Poukisa polisye pa ka prete nan ONA ? Non ak asirans fantom… », peut-on lire sur quelques cartons qui circulent sur Facebook et/ou sur Twitter.

    Du côté du Haut commandement de la police, les déclarations et les notes se multiplient à environ de 24 heures de ce rendez-vous. Ce samedi 26 octobre, la Direction générale de la PNH, par le biais du Porte-parole de l’institution, a brisé le silence et haussé le ton. « Les règlements de la discipline générale de l’institution que les policiers ont signé au moment de leur intégration, leur interdisent de participer à des manifestations », a rappelé Michel-Ange Louis Jeune, affirmant qu’aucune unité de la police n’a été notifiée quant à cette manifestation.

    De son coté, la direction départementale du Nord de la PNH a, dans une note de rappel, informé aux membres de l’institution, désireux de faire passer ses revendications sur un sujet quelconque, qu’ils doivent le faire dans la forme et la voie tracées par les principes règlementaires de la police nationale. « Tous les policiers affectés dans le Nord sont appelés à faire de la discipline de l’institution, leur boussole dans toutes leurs actions, pour ne pas tomber sous le coup du motif 3.13 du règlement de discipline générale », avertit Jean Bazelaire Bornelus, responsable de la PNH dans ce département.

    Face au mis en garde du Haut commandement de la police, des policiers initiateurs contre-attaquent et justifient leur démarche. « Si le règlement de discipline général nous interdit de manifester, la Constitution haïtienne, elle, nous donne le plein droit de revendiquer et réclamer de meilleures conditions de travail », a expliqué un agent. A en croire ce policier, l’article 35.4 de la loi mère lui donne droit de demander une meilleure condition de vie.

    Soulignons qu’environ 48 heures avant la tenue de ce mouvement, la Direction générale de la police a annoncé le virement de trois (3) mois d’allocation-nourriture sur la carte de débit des agents. La coordination presse de l’institution confirme que tous les policiers ainsi que le personnel administratif ont leurs cartes de débit renflouées, ce qui comble un retard de trois mois. Notons que des membres de l’opposition annoncent leur participation à cette marche, qui suscite déjà des interprétations dans l’opinion publique.

  • Haïti est passé de 14 à 12 millions d'habitants en quelques jours

    Haïti est passé de 14 à 12 millions d'habitants en quelques jours

    Face aux mouvements de protestation réclamant son départ, Jovenel Moïse, après chaque intervention publique, fait l’objet de nombreuses parodies. Après avoir mentionné le 15 octobre que le pays comptait 14 millions d’habitants, le président a réduit le nombre à 12 millions lors d’une entrevue accordée à RFI, le 23 octobre. Mais qui connait le nombre exact des personnes vivant en Haïti ?

    Est-ce que le président de la République connait vraiment le nombre d’habitants constituant la population actuelle dans le pays ? Des internautes se posent cette question. “Mais qui le connait réellement?” s’interrogent d’autres. Cette vague de réactions sur la question a ressurgi quelques heures après l’intervention de Moïse au micro de Radio France Internationale (RFI), dans le cadre d’une interview exclusive sur la crise que connait le pays. En réponse à une question de la journaliste Amélie Baron relative aux bandits armés rançonnant les passants, le chef de l’Etat a indiqué que des mesures étaient prises pour garantir la reprise des activités. Mais il n’aurait peut-être pas du évoquer de chiffres.

    « Ce sont des Haïtiens qui sont en quête d’emplois, a-t-il réagi parlant des hommes armés qui rançonnent près barricades. Vous avez parlé des forces de l’ordre : nous avons 20 mille policiers pour 12 millions de personnes », a aussi ajouté Jovenel Moïse, alors qu’environ huit (8) jours plutôt, le président évoquait lors de sa conférence de presse au Palais national, un nombre beaucoup plus élevé.

    « La population haïtienne compte 14 millions d’habitants. Aujourd’hui, je m’adresse à eux. Ils m’ont voté et emmené au pouvoir […] », avait déclaré le 15 octobre le chef de l’Etat répondant à une question d’un journaliste de radio Télé Kiskeya.

    14 millions de personnes le 15 octobre, contre 12 millions le 23: cette différence de 2 millions a suscité pas mal de réactions parmi les observateurs, notamment sur les réseaux sociaux. Il est donc clair que le président Jovenel Moïse ne maîtrise pas tout-à-fait les données statistiques relatives à la taille de la population haïtienne. Mais est-il vraiment le seul?

    Combien sommes-nous en Haïti, 16 ans après le dernier recensement ?

    L’Organisation des Nations unies (ONU) recommande qu’un recensement soit réalisé chaque dix ans dans un pays. Le dernier recensement général réalisé en Haïti remonte à 2003, soit 16 ans de cela. A l’époque, la population haïtienne était estimée à plus de 8 millions de personnes. La structure et la composition de la population ont changé depuis. D’ailleurs, le taux de croissance a augmenté de 1.4 %, selon les chiffres communiqués en 2017.

    Aussi, il faut souligner les événements majeurs qu’a connus le pays ces dernières années, comme le tremblement de terre du 12 janvier 2010 ou encore le cyclone Matthew les 5 et 6 octobre 2016. Déjà, écrivait Alterpresse en 2017, “la base de données dont disposait Haïti avant le tremblement de terre du 12 janvier 2010, n’est plus valide”, de nombreuses personnes ayant perdu la vie durant le séisme, “sans oublier les déplacements massifs, à la fois internes et internationaux, occasionnés par ces catastrophes.”

    En 2018, l’institut haïtien de statistique et d’informatique (IHSI) avait annoncé, pour mars 2019, son premier RGPH à l’aide d’outil numérique. C’était aussi censé être le cinquième recensement général de la population et de l’habitat dans le pays.

    15 mille agents recenseurs et 3 mille 600 superviseurs devraient prendre part à cet exercice, selon ce qu’avait annoncé le directeur du projet, Daniel Milbin. Un recensement pilote avait été organisé de juin au mois d’août 2018, sur quatre départements et huit communes, selon Milbin. Il s’agissait d’une simulation pour faciliter la réalisation du dénombrement général, promettait le directeur.

    Nous n’avons aucune nouvelle quant aux avancées sur ce projet et au moment où nous publions cet article, nous n’avons pas pu entrer en contact avec les autorités à ce sujet. Soulignons d’ailleurs qu’à la mi-octobre, plusieurs employés de l’Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI), avaient contesté la nomination du nouveau directeur général de cette entité, Wilson Fièvre, ex-DG de l’Office national d’Identification (ONI).

  • Stuart Savage, nouvel ambassadeur du Canada en Haïti

    Stuart Savage, nouvel ambassadeur du Canada en Haïti

    Jovenel Moïse a reçu, mercredi 23 octobre, les lettres de créance d’un nouvel ambassadeur du Canada accrédité en Haïti. Le diplomate Stuart Savage a reçu cette semaine au Palais national, par le chef de l’État, lors d’une cérémonie organisée à l’occasion.

    Les deux hommes ont eu des échanges autour de la consolidation des relations entre les deux pays, selon le président Moïse.

    Président Jovenel Moïse

    @moisejovenel

    Son Excellence Monsieur Stuart Savage m’a remis, ce mercredi 23 octobre 2019, ses lettres d’accréditation en sa qualité d’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Canada en Haïti. Nos échanges ont porté sur la consolidation des relations entre les deux pays.

    Stuart Savage remplace à ce poste l’ancien diplomate André Frenette qui était entré en fonction en septembre 2017.

    Stuart Savage détient un baccalauréat en Économie à l’Université de Windsor, en 1990 et une spécialisation en relations internationales à l’Université de Windsor en 1991.

    Il a prêté ses services aux Affaires extérieures et Commerce extérieur Canada en 1994.

    À l’administration centrale, il a occupé les postes de directeur général de la Direction générale de la coordination géographique et de l’appui aux missions, de directeur du soutien des cas consulaires spéciaux et litiges concernant les enfants, et de directeur des relations intergouvernementales.

    Il a également été responsable de dossiers tels que la sécurité régionale et le maintien de la paix, les affaires multilatérales, le G8 et les relations bilatérales. À l’étranger, il a été ambassadeur au Guatemala et a été affecté au Pakistan, en Espagne, au Mexique et à Cuba, ainsi qu’à la mission permanente du Canada auprès des Nations unies à New York.

  • Saint-Marc: le maire Frantz Ulysse démissionne et rejoint l'opposition

    Saint-Marc: le maire Frantz Ulysse démissionne et rejoint l'opposition

    L’un des maires assesseurs de la commune de Saint-Marc, Frantz Ulysse, démissionne de son poste. Il décide de rejoindre la population qui réclame un procès équitable sur les crimes financiers impliquant de hauts fonctionnaires de l’État, de meilleures conditions de vie dans toutes les communes et la démission de Jovenel Moïse.

    Dans une correspondance adressée au ministre a.i. de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, Frantz Ulysse explique qu’il a refusé le projet de la décentralisation de l’administration actuelle, qui selon lui, minimise le rôle des Collectivités territoriales dans le développement réel du pays. Le maire assesseur de Saint-Marc dénonce le fait que l’administration centrale a choisi de réduire les mairies à des actions d’assainissement.

    « Après maintes batailles au niveau de l’Association des Maires de l’Artibonite (AMA) et de la Fédération Nationale des Maires d’Haïti (FENAMH) face à l’Administration dont vous êtes membre, j’ai fait choix de démissionner et de rejoindre la population qui réclame un procès équitable sur les crimes financiers de l’État de meilleures conditions de vie dans toutes nos communes, de justice sociale et la démission du président », a écrit Frantz Ulysse au ministre Pierre Josué Agénor Cadet.

    Parallèlement, dans une autre lettre ouverte adressée aux citoyens de Saint-Marc, le maire démissionnaire rappelle que le pays se trouve actuellement dans un carrefour difficile et que sa commune n’est pas épargnée. « Nous avons beaucoup et tout tenté, mais nous avons échoué à chaque fois. Nous avons développé des stratégies au niveau local et auprès de l’administration centrale, les démarches n’ont pas abouti », regrette-t-il.

    « Je pars aujourd’hui avec le sentiment du devoir non accompli, mais je pars avec la conviction de continuer le combat visant l’éradication du système et la conquête du leadership mérité de Saint-Marc », a déclaré celui qui a été élu sous la bannière du parti UNIR, aux cotés de Nicolas Dorvilus et Sherline Joseph.

    En ce sens, Frantz Ulysse affirme s’être lancé dans un combat qui lui commande de se retirer du Conseil. Ce combat, selon lui, s’inscrit dans sa quête pour le bien-être collectif des habitants de la Cité de Nissage Saget. « Pour cela, je me retire et me livre au combat pour le redressement de la situation à l’échelle nationale, et la commune bénéficiera des retombées de cette lutte en faveur de la justice sociale », a-t-il justifié.

  • Cap-Haïtien: des maisons incendiées dans un conflit entre 2 quartiers

    Cap-Haïtien: des maisons incendiées dans un conflit entre 2 quartiers

    Conflit entre des habitants de Shada 2 et Nan Bannann, deux quartiers populaires du Cap-Haïtien: du vendredi 27 septembre à jeudi 24 octobre 2019, environ une trentaine de maisons ont été incendiées, selon la police.

    Ce conflit entre Chada 2 et Nan Bannann ne date pas d’hier. Après plusieurs années de trêve, il s’est relancé lorsque des manifestants de l’opposition ont été attaqués par des proches du pouvoir en place à Shada 2. Plusieurs protestataires en sont sortis blessés par balles. En représailles, les manifestants ont mis le feu dans des maisons de ce quartier.

    L’actuel délégué départemental du Nord Pierrot Augustin est pointé du doigt d’avoir téléguidé les violences dont les contestataires ont été l’objet. Il rejette ces accusations et dénonce un exercice de persécutions politiques.

    La police de la ville du Cap semble être impuissante devant ces violences qui règnent dans ces deux quartiers depuis plusieurs années. Des secteurs de la communauté capoise se questionnent sur la capacité des autorités à mettre un terme à ces violences qui ont déjà coûté la vie à plusieurs citoyens.

  • Des députés demandent à Michel Lapin de rendre les matériels de l’Etat

    Des députés demandent à Michel Lapin de rendre les matériels de l’Etat

    Les députés de l’opposition demandent au Premier ministre par intérim, Jean Michel Lapin, ainsi que les membres de son cabinet, de remettre tous les matériels qui ont été mis à leur disposition. Cette demande, selon ces parlementaires, est en droite ligne à l’article 165 de la Constitution, qui accorde un délai de 30 jours au PM démissionnaire, pour liquider les affaires courantes.

    « Depuis la nomination de Fritz William Michel, Jean Michel Lapin est considéré comme un individu prenant d’assaut et usurpant le poste de Premier ministre », déclarent les opposants de la Chambre des députés. Dans une correspondance envoyée au PM démissionnaire, ces parlementaires soulignent qu’il n’a ni titre, ni qualité pour engager l’Etat haïtien et décaisser des fonds publics.

    Fort de cette considération, les députés de l’opposition s’empressent de demander à Jean Michel Lapin de prendre toutes les dispositions pour remettre à l’Etat, l’ensemble des matériels qui ont été mis à sa disposition. « Cette exigence concerne également les différents membres du cabinet ministériel démissionnaire », a précisé Abel Descollines. En ce sens, les députés opposants accordent un délai de 48 heures aux membres du gouvernement démissionnaire de satisfaire à cette demande.

    « Passé ce délai, la population haïtienne, maitre de son destin, se verra en toute légitimité, dans l’obligation de les récupérer à sa convenance, dans les limites légales », ont averti les députés minoritaires. Pour faciliter la confiscation, ces législateurs soulignent que des démarches vont être entreprises pour identifier les plaques officielles, service de l’Etat et de location des véhicules qui sont au service de chaque ministre démissionnaire et directeur général nommé, suite à la cessation de fonction de Jean Michel Lapin. Le député de Marigot, Déus Deronneth invite les fonctionnaires publics, à mettre à la disposition des parlementaires, la liste des matériels mise à la disposition de ces officiels, après l’échéance de 48 heures.

    En conférence de presse ce vendredi 25 octobre, le député de Mirebalais explique que cette mise en demeure trouve sa base légale en l’article 165 de la Constitution en vigueur, qui prévoit une période ne dépassant pas 30 jours pour que le gouvernement démissionnaire expédie les affaires courantes. Ces parlementaires en profitent pour rappeler que le Premier ministre démissionnaire n’a pas été ratifié en raison des différents points de droits soulevés par les sénateurs de l’opposition.

    Le députe Grand-Goâve a, quant à lui, qualifié d’illégale et démagogique la décision du conseil des ministres de suspendre les franchises et résilier des contrats d’achat d’énergie. « Ce sont des démarches qui servent de diversion, afin de détourner l’attention de la population », poursuit Jean Marcel Lumérant, invitant le Président Jovenel Moïse à faire le geste qu’il faut. Ce geste, souligne le parlementaire, peut éviter au pays un chaos.

    Alors que les députés de l’opposition réclament la remise des matériels de l’Etat, le gouvernement Lapin est à l’œuvre et continue de prendre des décisions. Pour preuve, le président Jovenel Moïse, en Conseil des ministres, a adopté une résolution éliminant les franchises et résiliant les contrats d’achat d’énergie avec trois (3) compagnies privées.

    Entretemps, d’autres membres du gouvernement intérimaire continuent leurs actions. Dans ce contexte précis, le dossier du PM nommé, Fritz William Michel n’est plus évoqué. Jean Michel Lapin reste aux commandes, et Fritz William Michel se contente de ce vote favorable accordé à sa politique générale à la Chambre basse, le 3 septembre dernier.

  • Quatre étudiants de l’Université d’État arrêtés à Port-au-Prince

    Quatre étudiants de l’Université d’État arrêtés à Port-au-Prince

    Dans le cadre d’une manifestation lancée, ce vendredi 25 octobre par plusieurs entités de l’Université d’État d’Haïti, des centaines d’étudiants ont foulé le macadam et ont parcouru la zone métropolitaine où ils manifestaient pacifiquement contre le pouvoir en place. Dans l’ordre de leurs revendications, la démission du chef de l’État, le procès Petrocaribe et le départ de certains responsables et dirigeants de l’UEH soupçonnés d’être proches du PHTK.

    À Bois-Verna, non loin de l’Institut Français en Haïti, quatre étudiants (Joseph Bellamy, Joseph Josemica, Sthobert Baby John, Michel Jean Thomy) ont été arrêtés par des agents de la PNH, alors qu’ils manifestaient de manière pacifique dans les rues de la capitale, a confié une source fiable. Aucune casse ni d’acte de violence n’ont été enregistrés lors de cette marche, selon notre contact qui classent ces arrestation dans une logique de répression du pouvoir en place.

    Notre contact révèle que quatre avocats, accompagnés d’une colonie d’étudiants, sont actuellement rassemblés dans les locaux du sous-commissariat de Port-au-Prince (où les étudiants ont été conduits) pour réclamer la libération des appréhendés. Un juge de paix devrait aussi, dans quelques heures, s’y présenter.

    Les rues de la capitale étaient encore occupées par des centaines de citoyens en colère, remontés contre Jovenel Moïse, reproché de n’avoir rien fait pour améliorer les conditions de vie des plus pauvres après deux ans et huit mois au pouvoir.

  • Haïti-Météo : de nouvelles averses prévues ce vendredi

    Haïti-Météo : de nouvelles averses prévues ce vendredi

    25 octobre 2019. Les conditions météorologiques favorisent la possibilité de quelques averses isolées sur certains départements du pays au cours de ce soir. Selon l’Unité Hydrométéorologique d’Haïti (UHM), la situation en question résulte du « passage de l’Onde Tropicale sur la mer des Caraïbes hier soir » qui humidifie temporairement et rend peu stable le temps sur la région.

    6 départements sont spécifiquement concernés par les prévisions d’aujourd’hui. « Quelques averses de pluies et d’orages sont possibles sur le pays en après-midi et en soirée notamment sur les départements de l’Artibonite, du Centre, de l’Ouest, du Nord, du Nord-est et de la Grand’ Anse », peut-on lire dans le bulletin de l’UHM.

    En outre, l’on signale des averses faibles en soirée pour Port-au-Prince et ses environs.

    Température

    * Tmax comprise entre 30 à 34 degrés Celsius ;

    * Tmin comprise entre 22 à 25 degrés Celsius ;

    Lever et coucher du soleil pour Port-au-Prince

    Lever : 06h47mn Coucher : 18h19mn

  • Brésil: Neymar ménagé par Tite, première pour Rodrygo

    Brésil: Neymar ménagé par Tite, première pour Rodrygo

    Neymar va pouvoir souffler: même s’il aurait pu être rétabli à temps pour le match amical du Brésil contre l’Argentine le 15 novembre, le sélectionneur Tite a préféré le ménager pour qu’il reprenne la compétition progressivement avec le Paris SG.

    “Ney” ne figure pas sur la liste annoncée vendredi, Tite préférant miser sur la jeunesse de Rodrygo, 18 ans, nouvelle pépite du Real Madrid.

    Le 13 octobre, l’attaquant du PSG s’est blessé en jouant avec son équipe nationale lors du match nul contre le Nigéria (1-1), à Singapour, et son indisponibilité a été estimée à 4 semaines.

    “Le PSG nous a informé que son programme de rééducation doit s’achever le 10 novembre, le jour où nos joueurs doivent rejoindre la sélection. D’ici là, il ne se sera pas encore entraîné avec son club, c’est pour ça qu’il n’a pas été appelé”, a expliqué en conférence de presse Fabio Mahseredjian, préparateur physique de la Seleçao.

    En septembre, Neymar avait débuté sa saison sous le maillot auriverde, avant même d’avoir rejoué avec le PSG, au terme du psychodrame de son départ avorté au dernier mercato.

    Avec le Brésil, l’ancien Barcelonais avait été titulaire pour son premier match après quatre mois d’absence, marquant un but et donnant une passe décisive lors du match nul 2-2 contre la Colombie à Los Angeles.

    Le numéro 10 avait ensuite fait un retour remarqué au sein du club parisien, marquant quatre buts en cinq matches malgré les sifflets d’une partie des supporters.

    Mais ce début prometteur a été stoppé net par la blessure contre le Nigéria, qui le prive notamment du match au sommet du championnat de France dimanche contre l’Olympique de Marseille.

    Il s’agit de la troisième blessure de Neymar en moins d’un an avec la Seleçao: il avait déjà été touché aux adducteurs en novembre 2018 contre le Cameroun et à la cheville contre le Qatar en juin dernier, ce qui l’avait privé de la Copa América, remportée par le Brésil à domicile.

    Depuis son arrivée au PSG à l’été 2017, la superstar brésilienne n’a pas été épargnée par les pépins physiques, à l’image de ses deux blessures importantes au pied droit qui l’avaient tenu éloigné des terrains pendant plusieurs mois.

    – Retrouvailles avec l’Argentine –

    En lieu et place de Neymar, Tite a appelé Rodrygo, mais pas Vinicius Junior, autre jeune pousse du Real Madrid.

    Il lui a préféré Willian, 31 ans, joueur de Chelsea, qui avait déjà remplacé Neymar au pied levé pour la Copa América en juin dernier.

    Les deux autres Brésiliens du PSG, Marquinhos et Thiago Silva, ont également été convoqués.

    Une des surprises de la liste de Tite est le jeune Douglas Luiz, 21 ans, milieu de terrain d’Aston Villa.

    À noter également le retour du gardien titulaire Alisson Becker (Liverpool), blessé en début de saison.

    Le Brésil, qui reste sur quatre matches sans victoire depuis la Copa América, jouera en novembre ses deux derniers amicaux avant le début des qualifications sud-américaines pour le Mondial-2022.

    Le 15 novembre, Brésil et Argentine se retrouveront pour la première fois depuis la victoire 2-0 de la Seleçao en demi-finale de la Copa América, en juillet dernier.

    Les Argentins avaient fortement critiqué l’arbitrage, notamment Lionel Messi, qui avait écopé d’une suspension de trois mois en sélection nationale pour avoir accusé la Conmebol d’avoir favorisé le Brésil.

    La Seleçao s’envolera ensuite pour Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis, pour affronter la Corée du Sud.

    . Les joueurs appelés:

    Gardiens: Alisson (Liverpool/ENG), Ederson (Manchester City/ING), Daniel Fuzato (Roma/ITA)

    Défenseurs: Danilo (Juventus/ITA), Emerson (Betis/ESP), Alex Sandro (Juventus), Renan Lodi (Atlético de Madrid/ESP), Thiago Silva (Paris SG/FRA), Marquinhos (Paris SG/FRA), Eder Militao (Real Madrid/ESP) et Felipe (Atlético Madrid/ESP)

    Milieux: Casemiro (Real Madrid/ESP), Arthur (Barcelona/ESP), Fabinho (Liverpool/ENG), Douglas Luiz (Aston Villa/ENG), Philippe Coutinho (Bayern Munich/GER) et Lucas Paqueta (Milan AC/ITA)

    Attaquants: David Neres (Ajax Amsterdam/NED), Roberto Firmino (Liverpool/ENG), Richarlison (Everton/ENG), Gabriel Jesus (Manchester City/ENG), Rodrygo (Real Madrid/ESP) et Willian (Chelsea/ENG)

  • Ti Gwav: un homme recherché après la découverte du cadavre de sa mère

    Ti Gwav: un homme recherché après la découverte du cadavre de sa mère

    Un homme du nom de Yvio Germain est suspecté d’être responsable de la mort de sa mère, tuée à coups de machettes le samedi 19 octobre dans la zone Nicolas. C’est ce que rapporte le journaliste de radio Préférence FM, Guyto Mathieu, à la rédaction de Loop Haïti.

    Yvio Germain, un homme âgé de 33 ans, est accusé d’avoir tué Richelène Germain, 62 ans. Le corps de la victime enveloppé dans une natte en latanier, a été retrouvé inhumé entre la première et la huitième section communale de Petit-Goâve.

    La coordonnatrice du Conseil d’Administration de la section communale, madame Iracide Desgranges, rapporte que ledit Yvio Germain était le seul compagnon de sa mère dans leur habitat. Le concerné aurait pris la fuite depuis la découverte du cadavre qui était déjà en putréfaction.

    Le juge de paix, Me Délicio Vernévil ayant dressé le constat légal, explique que le cadavre de la sexagénaire a été découvert grâce à un chien qui commençait à se nourrir de sa chaire. Sur ordre du juge de paix, le corps de Richelène Germain a été déterré pour être inhumé une seconde fois en toute dignité.

    Par ailleurs, la CASEC Iracide Desgranges, exige aux autorités policières et judiciaires de prendre les mesures nécessaires afin de capturer Yvio Germain et le déférer par devant la justice pour le crime dont on lui reproche.

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