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  • Carl Murat Cantave invite Jovenel Moise à mettre son mandat sur la table des négociations

    Carl Murat Cantave invite Jovenel Moise à mettre son mandat sur la table des négociations

    Le président du Sénat, Carl Murat Cantave, invite le président de la République, Jovenel Moise à mettre son mandat sur la table des négociations en vue de trouver une solution à la crise.

    Il invite les sénateurs, les membres de la Cour de cassation, de la Cour supérieure des comptes, à effectuer le même geste parce qu’ils font partie du problème.

    Le président du Sénat de la République a fait remarquer que ”l’heure est grave et que les dirigeants ont échoué”.

    “Nous sommes tous des incompétents, des nuls, des hypocrites, des égoïstes”, a déclaré Carl Murat Cantave qui reconnaît que la population a le droit de manifester pour exprimer son ras-le-bol mais sans s’adonner à la violence.

    Vu la tournure prise par la mobilisation antigouvernementale, le président du Sénat de la République dit craindre une guerre civile dans le pays. 

    Il dénonce la recrudescence des actes de banditisme ainsi que les gangs armés qui prennent en otage la population. 

    ”Les pompes à essence, les hôpitaux, les universités et l’administration publique sont fermés depuis plusieurs semaines”, regrette Carl Murat Cantave. 

    La population vit dans la misère et la classe moyenne s’est appauvrie, déplore le président du Sénat de la République, Carl Murat Cantave, qui lance un cri d’alarme.

    Il salue le travail effectué par les forces de l’ordre pour garantir la sécurité des vies et biens de la population.

    Par ailleurs, Carl Murat Murat invite les acteurs politiques qui réclament la démission du président Jovenel Moïse à prendre le chemin du dialogue. ”Ayiti pa dwe peri. Ayiti pa dwe mouri”, a lâché Carl Murat Cantave qui appelle l’opposition politique à faire ce sacrifice dans l’intérêt du pays.

  • Les entreprises, victimes collatérales de la crise en 

    Les entreprises, victimes collatérales de la crise en 

    Des dizaines de milliers de dollars de production réduits en cendre: ravagée par un incendie, l’entreprise d’artisanat Caribbean Craft à Port-au-Prince illustre les difficultés du secteur privé haïtien face à l’instabilité sociale et la défaillance de l’État, englué dans une crise politique.

    “On n’a rien pu sauver, les commandes, le matériel, même les bâtiments. C’est comme si c’était ma vie qui était partie en fumée”, témoigne Mario Denestant, fondant une nouvelle fois en larmes.

    L’homme de 35 ans, responsable de production, est toujours sous le choc de l’incendie qui a ravagé, la semaine dernière, l’entreprise dans laquelle il travaille depuis 2010.

    D’origine inconnue mais suspecte, le feu est parti du parking de l’entreprise voisine de location automobile Avis. En pleine nuit, les flammes ont ravagé plusieurs véhicules et ont surtout rapidement consumé les importants stocks entreposés dans l’usine d’artisanat.

    La production de Caribbean Craft est à 90% fondée sur le papier mâché et se compose de nombreux objets de décoration: beaucoup de formes animales, des vases, des appliques murales, de larges coffres à jouets pour enfants.

    “On avait des commandes qu’on aurait dû expédier il y a plus de trois semaines mais, à cause des problèmes du pays, les conteneurs ne pouvaient pas arriver ici”, explique M. Denestant.

    Ces “problèmes”, évoqués sobrement, ont en fait été une paralysie totale des activités économiques du pays entre mi-août et mi-septembre en raison d’une pénurie de carburants.

    L’État haïtien, qui subventionne les carburants, ne parvient pas à honorer ses dettes de plusieurs millions de dollars aux compagnies pétrolières qui, faute de trésorerie, se retrouvent donc régulièrement dans l’incapacité d’approvisionner le marché national.

    Cette pénurie a attisé la colère populaire mobilisée depuis plus d’un an contre la corruption. Plusieurs scandales éclaboussent une large partie de la classe politique.

    Désertées faute d’essence, les rues des principales villes haïtiennes ont été gagnées par des manifestations violentes et se sont hérissées de barricades dressées par l’opposition qui réclame la démission du président Jovenel Moïse.

    “Plus dur que le séisme”

    En marge de ces cortèges, des pillages et incendies de commerces ont laissé leurs propriétaires aux abois. Très rares sont ceux étant assurés: les troubles politiques ne sont généralement pas couverts par des polices aux prix de toute façon rédhibitoires pour une large majorité des entrepreneurs.

    Fondée en 2006, Caribbean Craft emploie 150 personnes à l’année, 50 autres de façon saisonnière et travaille avec un réseau de 250 artisans.

    Mercredi matin, des dizaines d’employés se sont réunis dans la cour qu’avait notamment visitée ces dernières années les stars de la télévision américaine Oprah Winfrey et Conan O’Brien. Aujourd’hui, devant les bâtiments noircis, les traits des visages sont tirés, tous inquiets pour leur avenir.

    “On est dans un pays où il n’y a pas vraiment d’emploi. Je travaille ici depuis 20 ans: c’est ma stabilité dans un pays sans stabilité”, soupire Mona Surpris.

    “En 2010, on n’avait pas été autant frappé: on avait dû changer de local oui, mais là c’est plus dur que le séisme parce que vraiment on a tout perdu”, ajoute-t-elle en se remémorant les dégâts causés à l’entreprise par le tremblement de terre et ses plus de 200.000 morts.

    Climat des affaires délétère

    Proche de ses employés, la patronne de Caribbean Craft, Magalie Dresse, veut leur faire savoir qu’ils ne seront pas abandonnés, sans occulter la situation critique.

    “C’est une saison de Noël ratée or c’est notre plus grande période de commandes, surtout qu’on a juste renoué le contrat avec HomeGoods. (…) Tout est parti en fumée. Une commande de 89.000 dollars… Ce sont des chiffres qui font mal”, avoue la cheffe d’entreprise de 44 ans.

    Refusant de se laisser abattre, elle coordonne déjà la récupération du maigre stock pouvant être sauvé des cendres, tout en faisant appeler des fournisseurs.

    Magalie Dresse espère que l’épreuve qu’elle et les entrepreneurs victimes des pillages vivent pourra enfin attirer l’attention des dirigeants sur l’amélioration nécessaire du climat des affaires.

    “Tant que nous n’avons pas mis de l’ordre chez nous, personne ne viendra ici”, juge-t-elle avec sévérité.

    “Je garde espoir: je sais vendre mon pays, je sais vendre les gens qui ont du talent, l’artisanat haïtien… C’est malheureux que mon gouvernement ne sache pas ce que ça représente”, regrette Mme Dresse.

    Aucune étude estimant le coût de la crise n’est disponible et aucun dispositif d’indemnisation n’est prévu.

    Même pour faire entendre ses revendications, “il n’est pas normal de détruire des entreprises qui font la promotion de l’image du pays”, a déclaré cette semaine Bocchit Edmond, ministre des Affaires étrangères et nouveau ministre du tourisme d’Haïti.

  • Les acteurs et les causes de la crise en Haïti

    Les acteurs et les causes de la crise en Haïti

    Les principales villes haïtiennes vivent depuis un mois au rythme des manifestations de l’opposition et des barricades qui paralysent toute activité. La crise s’amplifie d’autant que les détracteurs du président haïtien refusent tout dialogue et que Jovenel Moïse est aux abonnés absents.

    – Pourquoi le président est-il si décrié?

    Dès son arrivée au pouvoir, en février 2017, Jovenel Moïse est confronté à la colère de l’opposition, qui a toujours refusé de reconnaître sa victoire à l’issue d’un processus électoral délicat.

    Le premier tour du scrutin présidentiel, organisé en octobre 2015, est annulé car le candidat arrivé en deuxième position, derrière M. Moïse, dénonce des fraudes.

    Réorganisée en novembre 2016, l’élection est remportée, dès le premier tour et avec plus de 55% des voix, par Jovenel Moïse. Il accède ainsi à la présidence avec une légitimité déjà contestée par une partie de la classe politique.

    Entrepreneur inconnu du public avant 2015, il choisit un de ses amis, Jack Guy Lafontant, un médecin n’ayant également aucune expérience de la gestion des affaires publiques, pour diriger son premier gouvernement.

    Mais début juillet 2018, leur décision d’augmenter de 38% le tarif de l’essence, 47% celui du diesel et 51% celui du kérosène déclenche trois jours d’émeutes.

    Et quand la Cour supérieure des comptes annonce, en mai 2019, que des entreprises dirigées par Jovenel Moïse avant sa prise de fonction ont été impliquées dans “un stratagème de détournements de fonds”, le fossé se creuse davantage entre la population et le dirigeant haïtien.

    La contestation s’amplifie à la fin du mois d’août et prend une tournure violente à la suite d’une pénurie de carburant.

    Depuis, le président Moïse se fait extrêmement discret.

    Il est apparu publiquement pour la première fois dans la rue jeudi dernier lorsque, avec son épouse, ils se sont arrêtés sur le trajet entre leur domicile et le palais présidentiel pour passer quelques minutes auprès de marchandes, sous la protection de policiers lourdement armés.

    Le président haïtien n’a pris qu’à une seule reprise la parole en un mois, le 25 septembre. Dans une allocution pré-enregistrée et diffusée à la télévision d’Etat à 2H00 du matin heure locale, Jovenel Moïse a proposé une “trêve historique”, mais son appel au dialogue n’a provoqué qu’une fin de non-recevoir de la part de ses détracteurs.

    – Quelles sont les revendications des manifestants?

    Les cortèges, qui rassemblent souvent plusieurs milliers de personnes, ont comme premier mot d’ordre la démission immédiate du président. Mais l’opposition n’a pas formulé de propositions claires pour gérer la transition en cas de vacance du pouvoir et les différents partis derrière les manifestations ne parviennent pas à s’entendre.

    Nombre de manifestants continuent d’exiger la transparence dans la gestion de l’aide offerte par le Venezuela à Haïti entre 2008 et 2018, dans le cadre du programme Petrocaribe, initiative de l’ancien président Hugo Chavez qui permit à plusieurs pays d’Amérique latine et des Caraïbes d’acquérir des produits pétroliers à un prix avantageux.

    Les manifestants réclament ainsi la poursuite en justice de toutes les personnes –président inclus– qui seraient impliquées dans la mauvaise gestion sinon le détournement de plus de deux milliards de dollars américains.

    – Au-delà du président, une crise plus profonde?

    “Les 20% les plus riches d’Haïti contrôlent plus de 60% des richesses et les 20% les plus pauvres ont moins de 2% des richesses. Cette cohabitation de villas et de bidonvilles est une situation explosive, un cocktail extrêmement dangereux”, analyse l’économiste haïtien Kesner Pharel.

    “On ne pourra pas résoudre cette crise avec des inégalités économiques si profondes”, ajoute-t-il.

    L’histoire récente d’Haïti, pays comptant parmi les plus inégalitaires au monde, est marquée par l’instabilité politique et le mandat de Jovenel Moïse ne fait pas exception. Quatre Premiers ministres ont été nommés en deux ans et demi de mandat et, depuis sept mois, le pays n’est dirigé que par un gouvernement démissionnaire.

    “Le package prévu par le Fonds monétaire international n’a pas été décaissé cette année, le support budgétaire de l’Union européenne également car la communauté internationale exigeait qu’il y ait un gouvernement et un budget voté au Parlement, ce qui n’a jamais été fait”, rappelle M. Pharel.

    Sans cette aide au développement, Haïti ne peut subvenir aux besoins humanitaires de sa population, dont plus de 60% survit avec moins de deux dollars par jour.

    Face aux nombreux scandales de corruption, ne voyant pas les conditions de vie s’améliorer, une grande partie de la population se détourne de la politique: seuls 21% des électeurs sont allés voter aux dernières élections en 2016.

    Amélie Baron

  • Nouvelle manif anti-gouvernementale émaillée de violences à Saint-Marc

    Nouvelle manif anti-gouvernementale émaillée de violences à Saint-Marc

    Barricades de pneus enflammés, jets de pierre et tessons de bouteilles… La cité de Nissage Saget, a connu une nouvelle journée de tension et de grande panique où plusieurs centaines de personnes ont, une nouvelle fois battu le pavé, ce lundi 7 octobre 2019, toujours dans le même objectif qui est d’exiger la démission du président de la République Jovenel Moïse.

    Les protestataires ont tenté d’incendier la barrière principale de la Unibank et le guichet électronique de la Sogebank (ATM), à Saint-Marc. La résidence privée du directeur de l’autorité portuaire national (APN) de la Commune, Arnel Camille a été attaquée à coups de pierre par les contestataires.

    Après avoir parcouru plusieurs rues de la ville, des heurts ont éclaté entre les protestataires lorsqu’ils étaient arrivés sur la place Philippe Guerrier. Le DJ qui assurait l’animation de la foule a été blessé à la tête. Nous ignorons la raison de ces affrontements entre les protestataires.

  • Roosevelt Saillant dit BIC Tizon dife, le lyriciste haïtien, rompt le silence pour ne pas être comparse

    Roosevelt Saillant dit BIC Tizon dife, le lyriciste haïtien, rompt le silence pour ne pas être comparse

    Sorti ce mardi 1er octobre 2019, « A suiv » est le nouveau morceau de BIC dans lequel il s’insurge contre tous les handicaps sociétaux du pays.  Déjà ébruitée sur les plateformes en ligne à vive allure, cette musique  envoie un message atteignant même ceux qui ont une désafférentation sensorielle auditive.
    C’est une composition authentique – ayant de quoi à toucher le fond de l’inconscient afin d’exciter les expressions les plus refoulées chez les haïtiens qui sont plongés dans leur mutisme face – à cette situation tendue que vit le pays. Un arrangement de différentes mortifications grignotant la société haïtienne, voilà ce que fait le lyriciste dans cet opus. Irascibilité et courroux  se manifestent parmi les différents sentiments qu’éprouve la star haïtienne dans ce produit de « A suiv » où il dépeint sans aucune partialité la réalité sociopolitique et économique du pays.
    Une chanson qui ne fait pas de quartier, et qui restera pendant encore longtemps vivante. Il a en effet pointé du doigts sur presque tous les secteurs : le pouvoir, l’opposition, la presse, la société civile, les artistes, les sponsors, pour ne citer que cela.
    Le Tizon Dife a fait la combinaison poétique des mots d’une façon attrayante en amalgamant slam, rap sous un beat captivant rien que pour décrire de nombreux problèmes qui rongent et qui hantent la société haïtienne. Cette musique n’est pas un simple produit de consommation ou un « bruit de fond » pour une publique, elle est donc une manifestation réelle d’un pouvoir avec des paroles authentiques.
    Selon lui, vivre en Haïti est un « take up challenge », et il s’ interroge même sur la probité de nombreux haïtiens de nos jours, soit si réellement ceux qui sont intègres et crédibles aujourd’hui le seront réellement dans quelques années. En effet, le système finira forcément par les mettre dans une situation oú ils perdront leur intégrité, puisqu’ils finiront par s’assimiler dans le cycle de la corruption et l’immoralité qui caractérisent les points forts du système.
    Donc à en croire la star, être honnête en Haïti rend encore difficile la chance de goûter le miel. Ce qui fait que réussir honorablement – en tant qu’haïtien serait de s’émigrer, car l’extérieur offre des opportinutés de réussir sans se faire perdre sa dignité, en gardant son intégrité. Même si certains haïtiens se sentent obligés de faire des tâches, des travaux n’ayant aucun rapport avec leur compétence, et parfois même très humiliants. Mais au moins, ils ont tous les atouts de gagner leurs vies avec la dignité et fierté au delà de leur frustration.
    Malgé le sentiment d’appartenance de l’artiste pour le pays, il ne décourage pas les haïtiens à se faire exiler. En fait, la vie est bien trop courte et on a tant de rêves à réaliser. Sans la langue de bois, Roosevelt Saillant – chante à tête tue tout ce que beaucoup de gens (artistes) n’ont pas pas le courage d’exprimer ouvertement.  À travers ce « track », tablant le cri assourdissant du peuple haitien, l’artiste met à oilpé ce qui semble rester lettre morte dans la société.

  • Les policiers tirent à balles réelles sur les manifestants haïtiens, note le gouvernement canadien

    Les policiers tirent à balles réelles sur les manifestants haïtiens, note le gouvernement canadien

    Dans une nouvelle alerte à ses voyageurs, le gouvernement du Canada a averti lundi que des manifestations et soulèvements populaires à grande échelle se produisent à Haïti depuis le 2 septembre 2019.
     
    Selon le site officiel voyage.gc.ca, des barricades enflammées perturbent la circulation dans les principales rues de Port-au-Prince et des affrontements entre les manifestants et les forces de l’ordre ont eu lieu.
    Fait important, le gouvernement canadien a aussi signalé que la police a utilisé des gaz lacrymogènes et des balles réelles pour disperser les foules.
    « De nombreux commerces et banques sont fermés, rendant difficile l’accès à l’argent liquide et aux denrées. Prévoyez des provisions d’eau, de nourriture et de carburant », conseille le Canada aux voyageurs.
     
    En raison de l’instabilité politique persistante, on s’attend à d’autres manifestations dans les prochains jours. Des actes de violence pourraient se produire, sans préavis, prévoit le gouvernement canadien.

  • Le journaliste Dieu-Nalio Chéry opéré en République Dominicaine

    Le journaliste Dieu-Nalio Chéry opéré en République Dominicaine

    Barricades de pneus enflammés, jets de pierre et tessons de bouteilles… La cité de Nissage Saget, a connu une nouvelle journée de tension et de grande panique où plusieurs centaines de personnes ont, une nouvelle fois battu le pavé, ce lundi 7 octobre 2019, toujours dans le même objectif qui est d’exiger la démission du président de la République Jovenel Moïse.

    Les protestataires ont tenté d’incendier la barrière principale de la Unibank et le guichet électronique de la Sogebank (ATM), à Saint-Marc. La résidence privée du directeur de l’autorité portuaire national (APN) de la Commune, Arnel Camille a été attaquée à coups de pierre par les contestataires.

    Après avoir parcouru plusieurs rues de la ville, des heurts ont éclaté entre les protestataires lorsqu’ils étaient arrivés sur la place Philippe Guerrier. Le DJ qui assurait l’animation de la foule a été blessé à la tête. Nous ignorons la raison de ces affrontements entre les protestataires.

  • Haïti-Météo : des activités pluvieuses encore prévues sur le pays

    Haïti-Météo : des activités pluvieuses encore prévues sur le pays

    7 octobre 2019. « Certaines activités pluvieuses isolées demeurent encore possibles sur le pays », peut-on lire dans le bulletin météorologique du jour émanant de l’Unité Hydrométéorologique d’Haïti (UHM).

    Depuis le week-end écoulé, les conditions météorologiques restent les mêmes. Cela étant, des averses localement orageuses sont encore prévues sur certains endroits du pays ce lundi.

    Le Sud-est, le Sud, la Grand’ Anse, l’Ouest, l’Artibonite et le Nord-ouest constituent les départements les plus exposés aux averses prévues.

    En ce qui concerne Port-au-Prince et ses environs, une possibilité de pluie isolée « légère à modérée » est signalée en fin après-midi ou en début de soirée.

    Température

    * Tmax comprise entre 31 à 34 degrés Celsius ;

    * Tmin comprise entre 23 à 25 degrés Celsius ;

    Lever et coucher du soleil pour Port-au-Prince

    Lever : 06h42mn Coucher : 18h32mn

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  • La MINUJUSTH préconise une solution haïtienne à la crise politique

    La MINUJUSTH préconise une solution haïtienne à la crise politique

    Appelée à renoncer à son soutien à Jovenel Moïse, l’Onu, à travers sa mission en Haïti, accuse réception de la lettre des représentants de l’opposition radicale. Toutefois, la réponse escomptée n’est pas encore arrivée.

    La Mission des Nations-unies pour l’appui de la justice en Haïti (Minujusth) se dit prête à soutenir des solutions pacifiques, conçues par les Haïtiens, pour résoudre la crise politique. C’est en tout cas ce qu’avance le communiqué de presse publié dimanche 6 octobre en trois langues sur le site de la Mission.

    Plus loin dans le document, la Minujusth se dit préoccupée par les effets, sur toutes les couches sociales, de cette longue crise. Tout en se disant attentive aux revendications de chaque camps, elle appelle les acteurs impliqués à alléger les souffrances de la population pour le respect des droits de l’homme. Sans oublier de souligner également le respect des normes démocratiques.

    De part et d’autre, la Mission d’appui à la justice appelle tout un chacun à renoncer à la violence, à faciliter la reprise des activités scolaires, le fonctionnement normal des hôpitaux et des services d’urgence. Et quant aux agressions répétées contre des ambulances, la Minujusth invite les protestataires à permettre que les acteurs humanitaires puissent assister les populations les plus vulnérables.

    Dans ce communiqué de presse, la Mission des Nations-unies informe les tenants de l’opposition qu’elle a transmis sa lettre à la représentante spéciale du secrétaire général de l’organisation en Haïti, Madame Helen Meagher La Lime ; ainsi qu’au bureau du secrétaire général à New York.
    Rappelons que la lettre de l’opposition, remise le 3 octobre à la Log Base de Clercine durant une manifestation antigouvernementale, a été signée par par sept sénateurs, trois députés et deux maires.

    Le président de la Chambre des députés, Garry Bodeau est aussi sorti de son mutisme, pour appeler les acteurs de la crise à un compromis patriotique.

    Dans un document, de prise de position sur la crise, publié le 6 octobre 2019, Bodeau rappelle et réaffirme que nous ne sommes pas loin du chaos et du désordre généralisé. Aussi plaide-t-il en faveur d’un front commun pour adresser les défis de préoccupation nationale. Toujours dans le même document, l’homme fort de la Chambre basse souligne que les leaders de l’opposition, comme les pouvoirs publics et le secteur privé des affaires, ont tous failli à leurs missions en tant qu’élite.

    Cependant, l’élu de Delmas défend que l’échec collectif peut toutefois servir à corriger, prévenir et réparer les erreurs susceptibles d’affecter l’équilibre de la Nation.

    Le RNDDH livre un bilan partiel des dernières manifestations violentes

    17 personnes ont été tuées dont 15 par balle au cours de la période du 16 au 30 septembre, selon ce qu’indique le document du Réseau national de défense des droits humains. Selon le rapport, les récents évènements ont fait 117 blessés par balle et 72 par armes blanches, jets de pierres et bouteilles. Dans la foulée, six journalistes ont été physiquement agressés. De nombreuses entreprises, maisons de commerce et des véhicules, ont été pillées, vandalisées et/ou incendiées à Delmas et à Pétion-Ville.

    La journée de ce lundi 7 octobre est marquée par la paralysie presque totale des activités à travers l’aire métropolitaine de Port-au-Prince. L’opposition radicale a lancé une nouvelle opération baptisée “Sele popilè” (scellé populaire). Ils entendent fermer les institutions publiques comme la Direction générale des Impôts (DGI); l’Administration générale des douanes (AGD) entre autres, qu’ils accusent de financer le président Jovenel Moïse.

    La cérémonie de réouverture des tribunaux, prévue ce lundi à la Cour de cassation, à laquelle le chef de l’État devait prendre part, a été annulée.
    En marge du 17 octobre à venir, devant marquer les deux-cents-treize (213) ans de l’assassinat de l’empereur Jean-Jacques Dessalines, l’opposition lance une interdiction formelle au Chef de l’État, Jovenel Moïse, de se rendre au Pont Rouge, lieu traditionnel de la commémoration

  • Artibonite: le remplaçant présumé d’Arnel Joseph lynché par des rivaux

    Artibonite: le remplaçant présumé d’Arnel Joseph lynché par des rivaux

    Marc Sailus, le présumé remplaçant du chef de gang Arnel Joseph à Poste Pierrot, a été lynché dans une guerre de gang dans le département de l’Artibonite mercredi 2 octobre.

    D’après ce que rapporte un journaliste du département, le clan du chef de gang « Ti Sourit » serait à la base de cet acte perpétré dans la localité de Poste Pierrot située non loin de Marchand Dessalines.

    Lors de cet affrontement sans merci, rapporte le journaliste, le clan de « Ti sourit » a repoussé avec fracas celui de Marc Sailus qui dirigeait le bataillon de l’ex-caïd de village de Dieu, Arnel Jospeh.

    Capturé, Marc-Sailus a été lynché par la suite par les bandits rivaux à Poste Pierrot, quatrième section communale de Marchand Dessalines. Cet scène a donné lieu à une situation de panique au sein de la population de la localité. Certains résidents ont dû fuir la zone.

    Rappelons qu’Arnel Joseph a été arrêté le 22 juillet dernier. Après avoir répondu aux questions des autorités et de la Drug Enforcement Administration (DEA), le caïd a été transféré dans une prison du département de l’Ouest.

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