A la veille de la grande journée de mobilisation du vendredi 11 octobre, les opposants au régime Tet Kale, signataires de l’Alternative Consensuelle pour la Refondation d’Haïti, ont procédé jeudi 10 octobre à l’installation d’un comité de neuf membres, chargé de faciliter la passation des pouvoirs à un nouveau gouvernement de transition.
Pour les leaders de l’opposition, qui ont pris la parole lors de cette cérémonie déroulée à Delmas 75, le président Jovenel Moïse n’a pas de légitimité, car il se trouve impliqué dans divers dossiers de corruption et de répression. Ils ont mentionné la dilapidation du fond de petrocaribe, le massacre à la Saline, de Carrefour feuilles, de Tokyo et l’affaire Dermalog dans laquelle est trempée la première dame, Martine Joseph Moise.
Une minute de Silence a été observée en mémoire des victimes des récentes manifestations populaires exigeant la démission de Jovenel Moïse. Puis, la militante Marjorie Michel a permis à l’assistance de prendre connaissance du document baptisé
Il s’agit de Claire Lydie Parent, Himler Rebu, Antoine Augustin,Gary Victor, Antoinette Duclaire, Hugues Célestin, Gervais Charles, Michel Legros et Michel Frantz Grandoit.
Pendant cette cérémonie, c’est le journaliste d’opinion Marvel Dandin qui a fait la présentation des différentes personnalités constituant cette structure. Le directeur général de Radio Kiskeya voit en cette idée, une avancée positive et souhaite que cette structure pourra jouer son rôle afin de trouver une issue à la crise.
Maitre Accène Joseph a résumé la mission de la commission qui est de travailler à la réalisation de la conférence nationale Nationale souveraine, la réalisation du Procès de petrocaribe, la planification du départ de Jovenel Moïse, travailler à la mise en place d’un gouvernement transitoire et le choix d’un président provisoire issu de la Cour de Cassation.
La commission dispose d’un délai de 48 heures pour présenter sa méthode de travail et la liste des personnalités à rencontrer dans le cadre de sa mission.
Pour sa part, le Sénateur du Sud’est de Pitit Dessalines, Ricard Pierre, sollicite le support de tous les secteurs de la vie nationale pour arriver à la démission du Président qui ne cesse de plonger le pays dans l’abîme.
D’un côté, il a rappelé aux membres de la commission leur mission et a insisté sur l’installation de l’Autorité de Transition Nationale, une structure devant être composée de 11 membres pour contrôler les actions du gouvernement provisoire.
Antoinette Duclaire, prenant la parole au nom de la commission a révélé que les membres de la commission ne seront pas rémunérés. « C’est un geste patriotique », a-t-elle affirmé.
Depuis plus de quatre semaines toutes les activités sont paralysées dans tout le pays à cause d’une vague de protestations contre la gouvernance et les agissements du président de la République, Jovene Moise, et de son équipe.
Après l’installation de cette commission qui semble avoir trouvé l’assentiment de la majorité populaire, le président Jovenel Moïse finira-t-il par comprendre que la table est desservie?
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L’opposition installe une commission de facilitation de la passation de pouvoir
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Appel à la compréhension et à la solidarité des personnes handicapées
Gérald Oriol Jr. le Secrétaire d’État à l’Intégration des Personnes Handicapées exprime sa grande inquiétude face à l’aggravation de la situation ces dernières semaines.
Il en profite pour souligner à l’attention de toutes et de tous, que la population handicapée, en raison de sa grande vulnérabilité sociale, est une grande victime decette situation.
Tout en reconnaissant le droit de tout un chacun de s’exprimer sous diverses formes en tant que citoyen, le Secrétaire d’État Oriol, estime qu’il est aussi important de rappeler la nécessité de respecter les droits fondamentaux des autres, même en période de crise.
Rappelant que les derniers événements ont poussé un grand nombre d’organisations de personnes handicapées à lancer un appel à une aide d’urgence, la survie de leurs membres est en jeu alors qu’ils sont privés d’eau et de nourriture…
Gérald Oriol Jr. appelle à la compréhension et à la solidarité de tout un chacun afin que les droits des personnes handicapées soient pleinement respectés dans les circonstances difficiles que vit notre pays. -

La Présidence condamne l’intolérance dans les débats politiques
Lyonel Valbrun, Secrétaire Général de la Présidence, condamne, avec la plus grande rigueur, l’incident survenu le samedi 5 octobre 2019 àprès l’émission « Rannmase» de Radio Télé Caraïbes à l’issue de laquelle des citoyens ont tenté d’agresser deux Conseillers du Président Jovenel Moïse
« La Présidence prend acte du niveau d’intolérance dans les débats politiques. Cette attitude qui vise à prôner le culte de la pensée unique et à altérer la saveur du débat public dans notre jeune démocratie, est à proscrire.
Restant profondément attaché aux valeurs démocratiques et aux principes républicains, Je Secrétariat Général de la Présidence, entend rappeler les luttes menées il n’y a pas si longtemps, pour garantir la liberté d’expression pour tous les citoyens, ce dans le respect des droits fondamentaux de la personne humaine. » -

Une mère et ses 5 enfants assassinés
Lundi, La police Nationale d’Haïti (PNH) a procédé à l’arrestation d’un individu identifié comme Josué Rainvil dans la localité de Meyer (Commune de Croix-des-Bouquets), pour le meurtre de 6 membres d’une même famille, la mère et ses 5 enfants (3 filles et 2 garçons).
Selon l’Inspecteur principal Gary Desrosiers, Porte-parole adjoint de la PNH, Josué Rainvil qui a avoué avoir commis ces crimes, aurait abusé à plusieurs reprises l’un des 2 garçons âgé de10 ans de cette famille. Ce serait selon ses aveux pour que ne soit pas découvert ses agressions sur le jeune garçon, qu’il aurait assassiné toute la famille, incluant la jeune victime de viols. -

L’opposition rejette la Commission présidentielle de dialogue
Suite à l’annonce de la nomination de 7 personnalités, constituant une Commission présidentielle de dialogue, chargées de conduire des discussions avec tous les acteurs impliqués devant aboutir à une solution concertée de sortie de crise Jude Charles Faustin Conseiller du Chef de l’État et également membre de la Commission a précisé qu’il n’y avait aucune préalable aux discussions et que la Commission de dialogue entendait rencontrer tous les acteurs « Il n’y aura pas de sujets tabous » soulignant que c’est autour de la table que sera défini la méthodologie, les règles de comportements et l’agenda des discussions.
Concernant la démission du Président Moïse, Faustin soutien que le Chef de l’État ne va pas remettre sa démission chaque fois qu’il y a contestation et que la rue et l’opposition lui demande. Par ailleurs, il s’est montré très critique envers les leaders de l’opposition qui sont en train de transformer Haïti en une deuxième Somalie…
Mercredi, l’ancien Premier Ministre Evans Paul, a affirmé sur les ondes d’une radio de la Capitale que les membres de la Commission de dialogue vont tout faire pour défendre les intérêts du peuple haïtien sans esprit partisan et sans aucune exclusion.
Liste des membres de la Commission :
Evans Paul (ex Premier Ministre) ;
Josué Pierre-Louis (Coordonnateur Général de l’Office de Management et des Ressources Humaines ) ;
Emilie Jessy Less, (ex ministre du Tourisme ;
Rénald Lubérice (actuel secrétaire général du Conseil des ministres) ;
Sainphor Liné Balthazar (Président du parti au pouvoir, Tet Kale) ;
Jude Charles Faustin (Conseiller présidentiel) ;
Jean Rodolphe Joazile (ex président du Parlement et ancien Ministre de la Défense).
Me. André Michel, Porte parole de l’opposition radicale du secteur dit « Démocratique et Populaire » a déclaré « Le Secteur Démocratique et Populaire rejette cette Commission présidentielle mort-née de dialogue. Cette Commission n’a pas de crédibilité […] la solution à la crise est la démission de Jovenel Moïse. »
De son côté le Sénateur de l’opposition radicale Antonio Cheramy alias « Don Kato » (Ouest, VERITE), a critiqué la Commission de dialogue présidentielle « Cette commission prouve que Jovenel Moïse n’entend en rien le cri de la population qui ne jure que par sa démission. »
Son collègue Youri Latortue (AAA) abonde dans le même et balaye d’un revers de la main cette Commission estimant que le Chef de l’État « est en train de ridiculiser le peuple » affirmant « Nous allons vendredi chercher la lettre de démission du Président Jovenel Moïse. » -

Appel de l'Association Professionnelle d'Écoles Privées
Dans une note, Marie Marguerite B. Clérié Présidente de l’Association Professionnelle d’Écoles Privées (APEP-FEV) et son Vice Président Roody Edmé, lancent un appel à tous les secteurs qui se mobilisent chaque jour pour le changement en Haïti…
« Nous interpellons les responsables d’État pour qu’ils mesurent l’intensité d’une crise lourde de conséquences pour la Nation et qu’ils prennent avec courage et abnégation toutes les mesures qui s’imposent.
« Nous lançons un appel patriotique au secteur privé pour qu’au-delà de leurs divergences d’intérêts ou d’idéologique ils décident de repenser le rapport à la richesse dans notre pays […]
« Nous demandons aux Églises de jouer un rôle plus actif comme, par le passé, aux heures sombres de la vie nationale pour une solution basée sur la Paix, l’unité et l’entente nationale.
« Nous demandons au peuple haïtien, justement en colère contre autant d’inégalités et d’injustices de faire montre de retenue au cours des manifestations qui sont garanties par la Constitution. En protégeant les vies et les biens, vous aurez montré au monde entier que nous sommes un grand peuple […]
L’APEP-FEV rappelle qu’il est possible de se mobiliser pour le changement « sans détruire le peu qui nous reste » et « notre patrimoine, acquis à la sueur de tous ».
L’Association souligne que nous avons tous une responsabilité dans tout ce qui se joue pour l’avenir d’Haïti, prévenant que dans l’état actuel de délitement social et d’aveuglement des foules en colère, nous pouvons tous être des victimes, partisans ou adversaires.
Concluant « Nous avons tous besoin de descendre de notre tour d’ivoire pour être plus solidaires. Nous avons besoin de leaders politiques responsables, soucieux de notre bien-être collectif pour éloigner le spectre de l’anarchie et de la guerre civile […]
Vive une éducation de qualité pour tous les fils et les filles de la Patrie, pour une Haïti renouvelée et soudée. Vive une Haïti unie dans la Paix et la démocratie contre toutes les formes d’exclusion et de pauvreté. » -

9,014 haïtiens déportés ou refoulés en Haïti
Le Direction Générale des Migrations (DGM) dans son rapport de septembre 2019, indique que 9,014 haïtiens ont été déportés ou refoulés en Haïti…
La DGM précise que 6,785 haïtiens vivant illégalement en République Dominicaine ont été arrêtés et déportés en Haïti après avoir été controlés en situation migratoire irrégulière lors des nombreuses opérations de contrôle dans la plupart des Provinces du pays, sur instruction du Lieutenant Général Máximo William Muñoz Delgado, Directeur Général de la DGM
Par ailleurs, 2,229 haïtiens ont été refoulés à la frontière alors qu’ils tentaient d’entrer illégalement ou clandestinement sur le territoire dominicain.
En ce qui concerne les mouvements migratoires le long de la frontière terrestre, la DGM signale qu’en septembre dernier, 18,486 entrées et 14,431 sorties avaient été enregistrées, principalement par le passage frontalier de Jimaní, où le flux le plus élevé a été signalé, suivi de Dajabón, Elías Piña et Pedernales. -

Manifestation armée aux Gonaïves
Dans la nuit de mardi à mercredi des individus non identifié se réclamant de l’opposition ont saccagé les bureaux du Parquet des Gonaïves brisant mobiliers, portes et fenêtres et emportant divers équipements…
Par ailleurs, des manifestants ont été rejoint par des individus armé venu de Raboto une localité particulièrement sensible… Ces individus dont certains brandissaient des armes de guerre (M1 et M4) ont marché dans les rues des Gonaïves avec les manifestants, pour réclamer la démission du Président Jovenel Moïse, scandés des propos hostiles au pouvoir en place, tirant en l’air et semant la panique dans la population.
En outre, des manifestants en colère ont lancé des pierres en direction des locaux de la Délégation Départementale de l’Artibonite qu’ils ont tenté d’incendier…
Cette violence armée aux Gonaïves est de plus en plus visible et en inquiète plus d’un devant l’apparente passivité de s forces de l’ordre… Rappelons que mi septembre des individus lourdement armés avaient attaqué la résidence de Me Ariol Cinéus, magistrat près la Cour d’Appel des Gonaïves. Son fils Ariol Junior Cinéus avait été blessé de trois balles au cours cette attaque… -

Résolution sur Haïti soumise au Congrès américain
Mardi 8 octobre Steve King ReprésentantRépublicain de l’Iowa à la Chambre des représentants des États-Unis, pour exprimer son soutien au peuple haïtien et à sa Constitution, son État de droit et son attachement aux principes démocratiques, a soumis à la Chambre des députés une résolution (H.RES.619) qui a été renvoyé à la Commission des Affaires Étrangères.
Texte de la résolution :
« Expriment son soutien au peuple haïtien et à sa Constitution, son État de droit et son attachement aux principes démocratiques.
Considérant que, pour la deuxième fois cette année, le Président de la République d’Haïti a nommé un nouveau chef de gouvernement (un Premier ministre) ainsi qu’un cabinet, tout en consultant les présidents des deux chambres du Parlement, conformément à la Constitution d’Haïti ;
Considérant que, pour pouvoir prêter serment, le premier ministre doit faire approuver son plan politique général à la majorité simple dans chacune des deux chambres du Parlement ;
Attendu que la Chambre basse a approuvé ce plan politique général le 3 septembre 2019 à la majorité des voix ;
Attendu que, le 11 septembre 2019, le Sénat devait se réunir en séance pour entendre le projet politique général de M. Michel, où les sénateurs devaient l’approuver ou le rejeter pour former un gouvernement ;
Attendu que le Parlement a été vandalisé pour la deuxième fois cette année pour empêcher la tenue de la session ;
Attendu que ces personnes avaient l’intention d’intimider et de créer un environnement chaotique ;
Alors que sans un nouveau gouvernement qui fonctionne, un budget ne peut être adopté, des élections de mi-mandat ne peuvent pas être organisées, de nouveaux accords avec des institutions financières internationales (telles que le Fonds monétaire international et la Banque interaméricaine de développement) ne peuvent être finalisés et de nombreuses questions urgentes ne peuvent être adressés ;
Considérant que, en janvier 2020, le mandat de l’ensemble de la chambre basse et des 2⁄3 du Sénat expirera et que le président pourrait alors statuer par décret ; et
Considérant que la démocratie en Haïti est en péril à cause des actions de quelques-uns, qui affectent les intérêts à court et à long terme de tous les Haïtiens :
Résolu, que la Chambre des représentants
(1) condamne, sur une base bipartisane, la violence à l’intérieur du Sénat d’Haïti du 11 septembre 2019 , pour avoir perturbé le processus constitutionnel et l’état de droit ;
(2) exprime son soutien au peuple haïtien et à sa Constitution, son État de droit et son attachement aux principes démocratiques ;
(3) soutient un vote pacifique au Sénat d’Haïti, conformément à la Constitution d’Haïti et aux normes institutionnelles, conduisant à une solution inclusive pour l’amélioration de tous les Haïtiens ;
4) réaffirme la force du partenariat États-Unis-Haïti ;
(5) demande un soutien soutenu des États-Unis, ainsi que de celui des autres alliés et amis d’Haïti à travers le monde, afin qu’Haïti se dote d’une société prospère et libre ;
(6) félicite Haïti d’avoir voté https://www.haitilibre.com/article-28733-haiti-flash-12-pays-dont-haiti-invoque-le-traite-tiar-contre-le-regime-de-nicolas-maduro.html contre les menaces à la paix et à la démocratie dans les Amériques posées par l’ancien régime de Maduro lors d’une réunion des États parties au Traité interaméricain d’assistance réciproque (TIAR) ;
(7) remercie Haïti d’avoir occupé le poste de vice-président de l’organe de consultation du TIAR ; et
(8) encourage l’amélioration du climat des investissements en Haïti afin de stimuler la croissance tirée par le secteur privé.
116ème CONGRES
1ère session -

Blessé par balle lors d’une manif, un adolescent meurt faute de soins
Atteint de quatre projectiles alors qu’il participait à une manifestation anti-gouvernementale, le 4 octobre 2019, le jeune Maxon Pierre a rendu l’âme dans la matinée de ce mercredi, cinq (5) jours après avoir été admis à l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (HUEH).
Maxon et son ami qui l’accompagnait vendredi dernier où une marée humaine est descendue dans les rues pour appeler Jovenel Moise à la démission ont été pris pour cibleïs par des individus armés et cagoulés qui circulaient à bord d’un pick-up sans plaque d’immatriculation à Delmas 60, rapportent des membres de sa famille.
Grièvement blessés, ils étaient tous les deux conduits, menotte en mains, à l’hôpital général par des agents des forces de l’ordre pour y être soignés.
Pas de chance : Maxon Pierre est décédé parce qu’il n’a pas pu trouver des soins que nécessite son cas. Le plus grand centre hospitalier du pays n’a pas pu lui procurer des soins médicaux.
Son compagnon, quant à lui, souffre encore sur le lit de ce même hôpital.
Issu d’une famille de huit (8) enfants, Maxon Pierre était âgé de 16 ans. Il était en 8ème année fondamentale à un Collège de la capitale.
Ses parents rencontrés sur la cour de l’HUEH ne pouvaient retenir leurs larmes. Alors qu’ils pleurent le départ inattendu de leur enfant, ils s’insurgent contre la manière dont ce dernier a été traité à l’HUEH. Le défunt a été, depuis son admission à l’HUEH, enchainé. Dans les premiers jours, il dormait à même le sol. Ses parents réclament justice et réparation.
Depuis l’intensification des mouvements de protestations contre le pouvoir en place, des bandits attaquent des simples citoyens. Les prédateurs généralement circulent dans des véhicules sans plaque d’immatriculation. Si le cas de Maxon Pierre révulse plus d’un, il n’est pourtant pas la première victime.