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  • Haïti – Politique : Conseil des Ministres tenue à l'extraordinaire au Palais National

    Haïti – Politique : Conseil des Ministres tenue à l'extraordinaire au Palais National

     

    Lundi au Palais National, le Président Jovenel Moïse a présidé une séance du Conseil des Ministres tenue à l’extraordinaire.
    À l’agenda de ce Conseil figuraient, entre autres : la rentrée des classes prévue pour le 9 septembre, la saison des ouragans et l’insécurité notamment dans la zone métropolitaine.
    Il s’agissait pour le Chef de l’État, de prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’accompagner les parents dans leurs efforts pour faciliter le retour de leurs enfants à l’école, de renforcer les mécanismes de réponses des institutions concernés en cas de passage d’éventuelles intempéries sur le pays et de mettre hors d’état de nuire les bandes armées qui terrorisent et sème le deuil dans la population.
    Un plan de gestion de la tempête tropicale DORIAN qui pourrait devenir un Ouragan de Catégorie 1 et affecter principalement le Nord d’Haïti a cet effet un plan d’action a été présenté par le Dr. Jerry Chandler, Responsable de la Direction de la Protection Civile (DPC). Le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales et la DPC sont, déjà mobilisés pour la communication et les préparatifs pré-tempête.
    Par ailleurs, en ce qui a trait à la rentrée des classes, des dispositions sont prises au niveau des Ministères de l’Éducation nationale, de la Justice et de la Sécurité publique pour que la rentrée puisse se dérouler en toute quiétude

  • Normil Rameau nommé Directeur Général a.i de la PNH

    Normil Rameau nommé Directeur Général a.i de la PNH

    Normil Rameau a été officiellement nommé nouveau directeur général a.i de la Police nationale d’Haïti (PNH) ce mardi 27 août, par un arrêté présidentiel paru dans le moniteur (# 142). M. Rameau remplace à ce poste Michel-Ange Gédéon dont le mandat était arrivé à terme.

    Quoique la capture du chef de gang Arnel Joseph quelques jours avant la fin du mandat de Michel-Ange Gédéon reste un point positif dans son bilan de chef de la police, Jovenel Moïse n’a pas jugé bon de le reconduire. Pour le remplacer, le chef de l’Etat a nommé le commissaire Normil Rameau, l’ex-patron de la Direction centrale de la Police Judiciaire (DCPJ). 

    Rameau Normil, issu de la quatrième promotion de la Police Nationale d’Haïti (PNH), a déjà travaillé à l’Inspection générale, à la Direction générale, à la Brigade des affaires criminelles, à l’UCREF entre autres. Il est le prédécesseur, à la tête de la Direction générale de la police judiciaire (DCPJ), de Joany Canéus.

    Rappelons qu’avant de décrocher un mandat de 3 ans pour mener la barque de l’institution policière, Normil Rameau devra trouver officiellement la bénédiction du Sénat de la République.

  • Youri Latortue se pose des questions sur la remobilisation des FAd’H

    Youri Latortue se pose des questions sur la remobilisation des FAd’H

    Le sénateur Youri Latortue à sévèrement critiqué, le 16 août dernier, le processus de remobilisation des Forces armées d’Haïti (FAd’H) par le président Jovenel Moïse. D’après l’ancien militaire et ex-président de l’Assemble nationale, « nul ne saurait former des officier de l’armée en 3 semaines ».

    Comment peut-on former un officier de l’armée en 3 semaines ? S’interroge l’ancien militaire et le sénateur de la République Youri Latortue. L’ancien président du Sénat qui a critiqué sans ambages le processus ayant mené à la graduation des 250 officiers le 14 août dernier, a beaucoup insisté sur le temps de formation des soldats gradués.

    « J’ai passé trois ans en formation à l’Académie militaire des Forces Armées d’Haïti, j’ai été lauréat de ma promotion et j’ai été aussi à l’étranger pour compléter cette formation » se remémore Latortue. Il souligne que « c’est grave de présenter des individus à la population comme étant des officiers juste parce qu’ils ont reçu une formation en 3 semaines au Mexique ».

    Très remonté, Latortue a par ailleurs indiqué qu’aucune base légale n’a été prédisposée pour la « remobilisation » de l’armée. Dans une panoplie d’interrogation, le membre du corps législatif à dit noter une forte carence d’éléments légaux pouvant asseoir la légitimité des FAd’H. Où sont les lois sur le fonctionnement de l’armée ? Où sont ses règlements généraux ? Existe-t-il une loi sur la relation de la police nationale et cette force ? Y-a-t-il déjà une loi sur le haut Etat-major et la relation de la population civile et l’armée ? Des questions auxquelles Latortue dit n’avoir pas les réponses.

    L’élu de l’Artibonite qui estime que le président a mis la charrue avant les bœufs, indique que les lois relatives à la remobilisation de l’armée devraient être d’abord votées par le Parlement avant de laisser des individus armés en uniforme dans les différents endroits du pays. Il qualifie de « démagogie pure et simple » les actions du président Moïse à la tête des forces armées d’Haïti.

  • La tempête tropicale Dorian « sera proche d’Haïti » d’ici mercredi

    La tempête tropicale Dorian « sera proche d’Haïti » d’ici mercredi

    L’UHM, dans son bulletin du lundi 26 août, a informé que la tempête tropicale Dorian continue de s’avancer vers l’Arc antillais avec une vitesse de 22km/h et s’accompagne des vents contraires de 95km/h dans un rayon très limité. Elle sera proche d’Haïti d’ici mercredi et pourrait toucher les régions nord du pays, avec la possibilité de s’affaiblir un peu, selon les prévisions de l’Unité Hydro Météorologique.

    Dorian, 4e tempête de la saison, s’approche des petites îles du bassin caribéen comme Sainte-Lucie où le gouvernement avait, en conférence de presse lundi, décrété la vigilance. Une vigilance « jaune » a été émise par la France en Martinique. Selon le Centre national des ouragans américain, Dorian pourrait s’accompagner des rafales à une vitesse supérieure possible. La tempête devrait passer près de Porto Rico ou au sud de ce territoire américain mercredi et approcher l’est d’Haïti mercredi soir, selon le Centre National américain des Ouragans.

    L’Unité Hydro Météorologique devait publier, cette fin de journée sur son site, son premier bulletin de vigilance. De son côté, la Protection Civile, entité opérant sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, rappelle aux familles haïtiennes l’importance de se munir de leur kits d’urgence en vue de faire face à la catastrophe. Cela aiderait aussi à pour leur évacuation au cas où les averses toucheraient les communautés y compris celles les plus vulnérables.

    Mettre à l’abri et dans un endroit sûr les documents d’identité comme passeport, acte de naissance ou tout autre papier important. Il faut s’approvisionner en nourriture, eau purifiée, toujours rester informer de l’évolution du temps, couper les branches d’arbres susceptibles de tomber sur les toits en cas de forts vents et se munir d’un flash en cas de coupure d’électricité sont les quelques consignes communiqués par la protection civile.

  • Des bouquinistes se plaignent à quelques jours de la rentrée scolaire

    Des bouquinistes se plaignent à quelques jours de la rentrée scolaire

    À quelques jours de la réouverture des classes, de nombreux bouquinistes opérant au centre-ville de Port-au-Prince se plaignent de la réduction considérable de la vente de leurs articles. Tous, ils appellent l’Etat à apporter une réponse à la situation actuelle du pays qui, pour eux, est la cause de cette sécheresse.

    « L’Etat n’a rien fait pour nous, les dirigeants n’ont rien fait pour permettre aux parents en situation économique difficile, de trouver les moyens nécessaires pour faciliter la nouvelle rentrée scolaire », se désole une dame dans un micro trottoir réalisé par la Voix de l’Amérique, un média partenaire de Loop Haiti. Ces bouquinistes et marchands de fournitures classiques soulignent une baisse considérable de la vente de leurs articles à l’occasion de la réouverture des classes.

    Des bouquiniste se plaignent à quelques jours de la rentrée des classes

    Selon eux, les conditions ne sont réunies pour une rentrée scolaire le 9 septembre prochain tel qu’annoncée par le ministère de l’Education nationale et de la formation professionnelle (MENFP). La montée du dollar américain et les coûts exorbitants des marchandises et fournitures classiques sont parmi les grands défis auxquels ils sont confrontés.

    « Les prix des fournitures classiques augmentent considérablement au sein des magasins par rapport à l’année dernière », explique l’un d’entre eux tout en soulignant également la question de l’insécurité qui règne au bas de la ville. « Souvent des cartouches volent dans toutes les directions ici mais nous sommes obligés de faire face à la situation pour subvenir à nos besoins », dit-il.

    Une autre marchande interrogée sur la situation, souligne que sa détresse s’accroît chaque jour à cause de l’emprunt qu’elle a dû effectuer pour pouvoir faire fonctionner son “business”. D’après elle, les problèmes augmentent quand le climat d’insécurité s’accélère alors qu’elle a des intérêts à verser sur le montant qui lui a été octroyé sous forme de gage. 

    Rappelons, dans ce contexte socio-économique difficile, des parents ont porté plaintes contre des établissements scolaires ayant augmenté de manière abusive les frais scolaires en marge de la rentrée des classes cette année. Quatre directeurs et directrices d’écoles ont été entendus au parquet de Port-au-Prince, le vendredi 23 août 2019. Il s’agit du révérend père Valmir Dabel de l’institution Saint-Louis de Gonzague, de Natacha Dorcé du Collège Bird, de Sœur Myriam Dorélien de l’institution Fille de Marie et de Gina Lassègue de l’institution Académie Chrétienne.

  • Conflit locataire-bailleur: que dit la loi haïtienne sur les loyers?

    Conflit locataire-bailleur: que dit la loi haïtienne sur les loyers?

    Généralement, en cas de conflit avec le bailleur, le locataire est parfois tenté de suspendre le paiement de ses loyers. Soit par le fait que le prix des loyers ait été augmenté par le bailleur ; soit pour cause de réclamation de nouveau confort ou encore parce qu’il est troublé dans la jouissance de la maison louée. Mais que dit la loi ?

    Par Me Samson BEUCIA

    A côté du Code civil haïtien daté de 1825, il existe cinq (5) lois qui traitent de la question des Loyers en Haïti et qui forment la législation sur cette pratique. Cette matière est très importante non seulement pour les professionnels du droit, mais également pour chaque locataire et bailleur. Il faut préciser qu’on entend par bailleur celui qui s’engage à procurer au cocontractant appelé locataire la jouissance d’une chose mobilière ou immobilière, contre une rémunération. Alors que le locataire est celui qui obtient le droit d’utiliser la chose louée contre le versement exigé.

    Ce sujet tire sa pertinence dans le fait que la majorité de la population haïtienne se trouve en situation de location d’immeubles alors qu’elle est complètement étrangère aux lois régissant la matière et aux contrats de bail. Le plus récent recensement général de la population haïtienne répondant aux normes internationales en vigueur organisé, remonte au 12 janvier 2003. Ce recensement a indiqué que 58.8% de personnes vivant dans l’aire métropolitaine sont dans les loyers. La demande de location aux fins d’habitation a certainement très largement augmenté suite au séisme du 12 janvier 2010. Le doctrinaire Hans Ludwig Joseph, dans son ouvrage « La garantie du droit au logement en Haïti face à la permanence des risques naturels » a porté que la moitié de la classe moyenne en Haïti est locataire. Une augmentation qui se coïncidait avec l’explosion démographique qui est constatée, en particulier dans les zones urbaines.

    Généralement, en cas de conflit avec le bailleur, le locataire est parfois tenté de suspendre le paiement de ses loyers. Soit par le fait que le prix des loyers ait été augmenté par le bailleur ; soit pour cause de réclamation de nouveau confort ou encore parce qu’il est troublé dans la jouissance de la maison louée. Mais que dit la loi ?

    La loi du 14 septembre 1947 sur l’interdiction d’augmenter des loyers et celle du 19 juillet 1961 édictant des mesures de protection en faveur des économiquement faibles quant au coût des loyers établissent des sanctions pour toute tentative d’augmentation des loyers et ceci même en cas de changement de locataire. Dans le cas de paiement des loyers augmentés en dehors des conditions prévues par la loi, le locataire peut réclamer l’excédent du prix payé sur les loyers à venir à raison de 25 % à travers une action en indu perçu. Aussi, une action par devant le tribunal correctionnel peut être ouvert contre le propriétaire avec peine allant de 5 jours à trois mois d’emprisonnement et d’une amende de 50 à 1000 gourdes.

    Parallèlement, ces lois établissent le barème du coût des loyers en disposant que le coût du plafond des loyers soit estimé à 1% joint d’une diminution de 25% (réf : art 6 loi 19 juillet 1961) de la valeur réelle de l’immeuble et ne doit pas être supérieur à ½ % du coût des loyers annuels. D’ailleurs les loyers doivent être identiques au montant ayant servi à la base de calcul de l’impôt locatif. C’est-à-dire, un immeuble dont l’impôt locatif est payé à 1000 gourdes, doit être nécessairement loué à 12.000 gourdes l’an.

    Toutefois, elle protège le propriétaire contre le non-paiement de plus de trois mois de loyers par le locataire en demandant au tribunal de prononcer une exécution provisoire au chef de déguerpissement du locataire.

    La loi du 17 mai 1948 est, pour sa part, la référence pour mettre fin à un contrat de location hors des cas de non-paiement. Tout comme le locataire peut intenter une action en Congé de Location, le locataire peut bénéficier d’un délai d’un délai de deux (2) ans à quatre (4) ans pour les maisons résidentielles et de trois (3) à cinq (5) ans pour les maisons commerciales ou industrielles, et le paiement durant cette période doit se faire à la date fixe. Cette décision doit-être prononcée par le tribunal de paix où se situe la maison.

    Me Samson BEUCIA

     

  • Aucun manuel subventionné encore disponible pour la rentrée scolaire

    Aucun manuel subventionné encore disponible pour la rentrée scolaire

    Moins de deux semaines seulement nous séparent de la rentrée des classes pour l’année académique 2019-2020 et le lot d’angoisse des parents, des élèves et des directeurs d’écoles n’en finit pas de s’agrandir. Les maisons d’édition, elles non plus, ne voient pas encore bien claire dans cette situation.

    Après les plaintes des parents contre des directeurs d’écoles à cause de l’augmentation vertigineuse des frais scolaires pour cette année, c’est au tour des éditeurs ayant remporté l’appel d’offre pour les manuels scolaires de faire monter la pression pour exiger de l’Etat haïtien le versement des deux premières tranches (soit 80%) des frais d’allocation pour la subvention et la dotation de manuels scolaires, essentiels à la réouverture. 

    C’est au total 1 587 443 ouvrages qui devraient être subventionnés et en dotation cette année, selon ce qu’avait confié le ministère de l’Education nationale au journal Le Nouvelliste. Plus de 700 millions de gourdes sont nécessaires. Alors qu’il reste moins de deux semaines avant la rentrée prévue au 9 septembre, aucun manuel scolaire subventionné et en dotation n’est encore disponible. La cause, les maisons d’édition « refusent d’ouvrir le marché » avant le versement des deux premières tranches de la subvention promise par l’Etat.

    Malgré ce retard, le ministre Cadet donne la garantie que ces manuels scolaires subventionnés et en dotation seront disponibles avant la date butoir. Toutes les dispositions ont été prises pour que les éditeurs reçoivent les deux tranches requises (80%) afin de rendre disponibles sur le marché, promet-il. 

    « Il y a un petit blocage dans les dossiers au niveau de la Commission nationale des marchés publics (CNMP) », a expliqué le ministre démissionnaire qui promet que cette affaire sera dirigée vers la Cour supérieure des comptes une fois que le problème aura été résolu. « Le ministère de l’Économie et des Finances a déjà écrit à la BRH en vue de transférer le fonds pour la subvention sur le compte de la BNC », a-t-il soutenu.

    Notons que pour l’année scolaire 2019-2020 en Haïti, il est prévu un total de 189 jours de classe et 11 jours de congé. Le nombre d’heures d’enseignement sera de 945 heures pour le fondamental et 1,134 heures pour le secondaire.

    Les éditeurs ayant remporté les appels d’offres cette année sont : Maison Henry Deschamps, Livret Méthodiste, l’Édition pédagogique nouvelle SA, C3 groupe SA, l’édition Canapé-Vert, entre autres) gagnants de l’appel d’offre lancé pour l’occasion.

    Kepsen Monestime

  • Anick Joseph, le père d'Arnel Joseph, est décédé

    Anick Joseph, le père d'Arnel Joseph, est décédé

    Anick Joseph, le père biologique d’Arnel Joseph, est passé de vie à trépas hier dimanche 25 août 2019 dans sa résidence non loin de la localité de Post Pierrot, a appris Loop Haiti.

    La nouvelle a été confirmée ce lundi 26 août par le numéro 1 du Conseil d’administration de la section communale (CASEC) de Poste Pierrot, Frandy Toussaint. Selon l’autorité locale qui, dans un message vocal distribué via WhatsApp, dénonçait l’atmosphère d’insécurité qui règne à Post-Pierrot (4e section communale de Marchand Dessalines), Joseph s’est éteint dimanche aux environs de 10 heures dans la matinée.

    Selon des informations recueillies par la rédaction, l’homme de 64 ans avait arrêté de se nourrir depuis un certain temps. Beaucoup pensent que cela aurait un rapport avec l’arrestation de son fils le 22 juillet dernier.

    Dans son message, le CASEC Frandy Toussaint n’a pas omis de souligner de grand trait que les soldats évoluant sous les ordres du chef de gang Arnel Joseph l’ont menacé de mort pour avoir dénoncé leurs exactions lors de ses interventions dans la presse.

    Entre temps, le caïd Arnel Joseph est derrière les barreaux. Transféré “depuis le 16 août” dans une prison du département de l’Ouest, ce dernier serait en train de préparer son évasion, avait prévenu la semaine dernière, Pierre Espérance, responsable du Réseau national de défense des droits de l’homme (RNDDH). Espérance avait également laissé entendre que le concerné avait en sa possession un téléphone portable qu’il utilise comme bon lui semble.

    Contacté par la rédaction au sujet de ce projet d’invasion, un haut responsable de la police nationale a indiqué que ces propos n’engageaient que le militant des droits humains. L’institution policière n’a pas été informée officiellement de cette situation, avait dit notre source.

  • Cinq choses à savoir sur l’Amazonie

    Cinq choses à savoir sur l’Amazonie

    (Salvador, Brésil) Avec une superficie de 5,5 millions de km2, l’Amazonie est la plus vaste forêt tropicale de la planète. Trésor de biodiversité, elle est menacée par la déforestation due principalement à l’agriculture, l’élevage et les activités minières et est actuellement la proie d’incendies de forêt.

    Sanctuaire de biodiversité

     

    Le bassin amazonien (7,4 millions de km2) occupe près de 40 % de la superficie de l’Amérique du Sud et se répartit sur neuf pays : le Brésil, la Bolivie, le Pérou, l’Équateur, la Colombie, le Venezuela, le Guyana, le Surinam et la Guyane (France).  

    Environ 60 % de sa surface se situe au Brésil.  

    La forêt, dont 2,1 millions de km² sont des zones protégées, abrite une biodiversité unique au monde : un quart des espèces mondiales y sont présentes, soit quelque 30 000 espèces de plantes, 2500 de poissons, 1500 d’oiseaux, 500 de mammifères, 550 de reptiles et 2,5 millions d’insectes, selon l’Organisation du Traité de coopération amazonienne (OTCA).

    Depuis 1999, plus de 2200 espèces de plantes ou d’animaux y ont été découvertes.

    « Poumon de la planète »

    L’Amazonie concentre également un tiers des forêts primaires de la planète et, grâce au fleuve Amazone et à ses affluents, 20 % de l’eau douce non gelée.

    L’Amazone est le fleuve le plus important du monde en débit et le plus long (6900 km).  

    Puits de carbone, la forêt absorbe davantage de CO2 qu’elle n’en rejette : elle emmagasine 90 à 140 milliards de tonnes de CO2, ce qui contribue à réguler le réchauffement climatique dans le monde, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF). Mais cette capacité d’absorption du CO2 chute en raison de la déforestation.  

    420 tribus

    L’Amazonie, habitée depuis au moins 11 000 ans, compte aujourd’hui 34 millions d’habitants, dont les deux tiers sont citadins.  

    Près de trois millions d’Indiens forment quelque 420 tribus, selon l’OTCA.  Une soixantaine d’entre elles vivent dans un isolement total.  

    Les Indiens d’Amazonie parlent 86 langues et 650 dialectes.

    La tribu amazonienne la plus nombreuse est celle des Tikuna, forte de 40 000 membres, qui vit au Brésil, Pérou et Colombie, selon l’ONG Survival international.  

    Le chef indien brésilien, de la tribu kayapo, Raoni Metuktire, est la grande figure de la lutte contre la déforestation en Amazonie. Il voyage à travers le monde depuis 1989 pour la préservation de la forêt et des peuples indigènes.

    Manaus, « capitale » de l’Amazonie

    Manaus est la capitale de l’État brésilien de l’Amazonas, le plus grand du pays (1,5 million km2).  

    Fondée par les Portugais en 1669 sur les rives du Rio Negro, à proximité de son confluent avec l’Amazone, la ville compte 1,8 million d’habitants.

    Après un essor rapide à la fin du XIXe siècle grâce au commerce du caoutchouc, Manaus connaît un déclin important jusqu’à la création d’une zone franche en 1967. Elle vit aujourd’hui essentiellement de son secteur industriel qui importe des pièces détachées et exporte des produits finis, surtout du matériel électronique.

    Après São Paulo et Rio de Janeiro, c’est le troisième pôle industriel du pays.

    Déforestation massive

    Près de 20 % de la forêt amazonienne a disparu en 50 ans,  selon WWF. Et le phénomène s’accélère.

    Au Brésil, dirigé depuis janvier par le climatosceptique Jair Bolsonaro, la déforestation a été en juillet quasiment quatre fois supérieure à celle de juillet 2018, selon le système DETER (détection en temps réel de la déforestation) utilisé par l’Institut national de recherche spatiale (INPE).

    Cet organisme public chargé de mesurer la déforestation en Amazonie a fait état de 2254 km² de forêts détruites au Brésil le mois dernier, contre 596,6 km² en juillet 2018, soit une augmentation de 278 %.  

    Les principales causes de déforestation sont l’agriculture (soja), l’élevage, la construction de barrages hydroélectriques et d’infrastructures routières, l’industrie minière, les incendies de forêt et le trafic de bois.

    La déforestation, avec les défrichements, entraîne à son tour des feux de forêts qui ont progressé de plus de 80 % dans certains États amazoniens comme le Mato Grosso (centre-ouest) depuis le début de l’année par rapport à la même période de 2018.

    L’Amazonie abrite de nombreuses ressources : or, cuivre, tantale, minerai de fer, nickel et manganèse.

  • Haïti sous la menace de la fièvre dengue, 3 500 cas recensés en RD

    Haïti sous la menace de la fièvre dengue, 3 500 cas recensés en RD

    La Direction sanitaire de l’Ouest (DSO) du ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) a annoncé lors d’une une table sectorielle, le 23 août, que 3 500 cas de fièvre dengue ont été recensés en République dominicaine cette année et que le risque de propagation en Haïti est énorme. 

    La Direction sanitaire de l’Ouest (DSO), une entité du ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), invite la population haïtienne à la prudence et au respect des règles d’hygiène de base. La fièvre dengue, qui est selon l’Organisation Mondiale de laSanté (OMS), une infection virale transmise par la piqûre d’un moustique femelle du genre Aedes, par quatre sérotypes (DEN 1, DEN 2, DEN 3 et DEN 4) est présente en République Dominicaine, selon les autorités.

    3 500 cas de cette fièvre ont été déjà recensés sur le territoire voisin cette année et le risque de propagation en Haïti reste énorme, font remarquer les responsables du MSPP. Cette maladie dont les symptômes se manifestent au bout de 3 à 14 jours avec un syndrome grippal touchant la personne atteinte après la piqûre infectante n’a aucun traitement spécifique, d’après l’OMS.

    D’après le responsable de la Direction sanitaire de l’Ouest (DSO), Dr Martial Benêche, cette maladie reste sous haute surveillance en Haïti. Le médecin qui se dit assuré que la fièvre n’est pas en Haïti pour l’instant, prévient néanmoins qu’à tout moment il peut être communiqué à la population des mesures préventives au cas où un cas serait détecté.

    Martial Benêche garantit par ailleurs que le ministère de la Santé publique et de la Population prendra les mesures nécessaires à travers son service de surveillance épidémiologique.

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