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  • Haïti – Guyana : Démenti du Gouvernement guyanais concernant les haïtiens

    Haïti – Guyana : Démenti du Gouvernement guyanais concernant les haïtiens


    Vendredi 23 août, en Conférence de presse, Winston Felix le Ministre de la Citoyenneté du Gouvernement de la République coopérative du Guyana (Amérique du Sud) a déclaré qu’aucun ressortissant haïtien sur le sol guyanais n’avait été impliqué comme victime ou comme auteur dans des trafics de personnes.
    Rappelons que des médias avaient affirmé, sans le prouver, que plusieurs haïtiens étaient arrivés en Guyana, ]victimes de la traite de personnes et que des haïtiens avaient été également enregistrés illégalement pour voter lors des prochaines élections…
    Le Ministre Winston Felix qui pointe du certains politiciens et média de l’opposition à l’origine de ces fausses informations, a indiqué « aucun des services de police en charge de l’enquête n’a trouvé la moindre preuve de la participation d’haïtien dans la traite d’êtres humains […] mais nous avons détecté par contre d’autres nationalités. »
    « […] Personne ne nie que les haïtiens sont les plus nombreux à arriver en Guyana en provenance des Caraïbes, mais les informations diffusés par les média sont grossièrement incorrects »
    Felix a déclaré que les haïtiens avaient misé sur la libre circulation dans la région pour se rendre en Guyane et dans d’autres États. En 2019, des modifications législatives ont été apportées à l’annexe II de la loi sur l’immigration, chap. 14:02 pour inclure Haïti parmi les bénéficiaires de l’Économie de marché unique des Caraïbes (CSME), qui facilite la libre circulation dans la région et l’entrée et le séjour automatiques de 6 mois dans les pays de la CARICOM, ce qui pourrait expliqué la hausse de voyageurs haïtien en Guyana
    Le Ministre Felix a affirmé que la majorité des haïtiens utilisaient la Guyana uniquement comme point de transit pour se rendre au Brésil, en Guyane française au Suriname et dans d’autres régions de l’Amérique du Sud, où vivent la plupart de leurs proches, profitant de la porosité des frontières peu surveillées à l’Est avec le Suriname, à l’Ouest avec le Venezuela et au Sud avec le Brésil.
    De son côté, le Groupe de travail ministériel sur la traite des personnes a signalé qu’au cours des trois premiers mois de cette année, la police a interrogé 67 victimes, mais aucun n’était haïtien rappelant « Il est important de noter que le Gouvernement guyanais est déterminé à faire en sorte que les vénézuéliens, les haïtiens, les cubains et les autres ressortissants étrangers utilisant divers ports d’entrée sur notre territoire, continuent à être traités avec le même respect que les citoyens conformément à nos lois ».

  • Haïti – Politique : Démission de la Ministre nommée aux Affaires Étrangères du cabinet Michel

    Haïti – Politique : Démission de la Ministre nommée aux Affaires Étrangères du cabinet Michel

    Mme Marjorie Alexandre Brunache nommée par Arrêté présidentiel le 23 juillet dernier Ministre des Affaires Étrangères et des Cultes dans le nouveau Cabinet Ministériel qui n’est pas encore ratifié, a remis sa démission vendredi 23 août.
    Lettre de démission de Marjorie Alexandre Brunache :
    « Port-au-Prince, le Vendredi 23 Août 2019
    Monsieur Fritz William MICHEL Premier Ministre Nommé,
    En ses bureaux.
    Monsieur le Premier Ministre Nommé,
    Par Arrêté daté du 23 Juillet 2019, paru au journal officielle Moniteur # 123, le Président de la République, Son Excellence Jovenel Moïse, m’a fait l’honneur d’approuver votre choix de faire de moi la Ministre des Affaires Étrangères et des Cultes.
    Monsieur le Premier Ministre, je tiens d’abord à vous faire part de mon sentiment de fierté d’avoir été jugée par vous digne de cette haute fonction et je vous saurais gré de bien vouloir exprimer ma profonde gratitude à l’endroit de Son Excellence le Président de la République, qui a confirmé votre choix.
    Toutefois, des considérations personnelles m’obligent à décliner cet honneur de servir mon Pays. Aussi, le cœur lourd, je me vois aujourd’hui dans l’obligation de vous présenter ma démission, tout en confirmant ma volonté de continuer à me mettre au service de notre patrie commune.
    Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre Nommé, l’expression de ma Haute considération.
    Marjorie Alexandre Brunache
    Ministre nommé au Ministère des Affaires Étrangères et des Cultes »
  • L’animal politique dans ses œuvres : les hostilités commencent !

    L’animal politique dans ses œuvres : les hostilités commencent !


    Après sa métamorphose surprenante, le caméléon politique expose ses âcres frustrations et déceptions, s’impose, frappe, critique, fustige en faisant la navette dans les médias, fait la leçon et propose les bonnes façons de faire à la présidence indigne qui l’a trahi, bafoué, ridiculisé et humilié en lui ravissant le poste de Premier Ministre « qui lui reviendrait de droit ».

    En tout cas, peu importe la terminologie adoptée, on sait que cet animal politique en détresse, aigri, frustré, révolté, fils de la famille, mais victime des fausses promesses, de la trahison et des mensonges présidentiels multicolores – loupant ainsi son rêve tant caressé d’occuper le fauteuil bourré de la Primature – est extrêmement dangereux. Il connait, sur le bout des orteils, cette forêt et cette jungle de banditisme, de corruption, de l’indécence, de la cupidité et du gaspillage des ressources logistiques et financières de l’Etat. Il prend la fuite, sans corde, sans dompteur, sans dresseur, à la recherche d’alliés, de proies et d’autres butins. Donc, il n’aura pas de pitié pour les brebis, les moutons, les poussins, les cigognes, les chevreaux, les canetons, les chiots, les chatons, les vulnérables, les innocents et les naïfs à se dresser sur son passage cyclonique offensif. Ces animaux d’une multicéphalie hétérogène, ne pouvant respirer que l’oxygène officiel, auraient donné de la matière et de l’inspiration à l’immortel Jean de la Fontaine, pour imaginer et mettre en scène une fable singulière avec les mœurs, tous azimuts.

    Le sénateur s’est identifié dans un jeu inversé de la double personnalité

    A l’émission très prisée de la Radio Vision 2000, « Invité du jour[1] » du 20 août dernier, le sénateur du Sud-Est, ancien président de la salle de Comédie du Bicentenaire, ne s’était pas gêné d’étaler ses regrets, ses déconvenues, ses mésaventures et ses vives rancunes à l’endroit de la présidence qui a osé confondre l’animal politique rongeur qui sommeille en lui avec le paysan honnête et intègre du Sud-Est. Le sénateur juge l’acte de nommer le jeune Michel à cette position officielle qu’il défendait du bec et des ongles, comme une morsure au dos, un coup traître et une gifle indélébile dont il ne pardonnera jamais au soldat Jomo.

    La taxinomie actuelle ne permet pas de cerner, avec clarté, le comportement de ces personnalités qui se réclament les titres « vaillants » de chaolins et d’animaux politiques. D’aucuns les cataloguent dans le groupe des vertébrés comme des caméléons, des requins, des éléphants, des dinosaures, des lions, des renards, des lézards ou des loups ; d’autres les classifient dans la catégorie des invertébrés, comme des crabes, des araignées, des sangsues ou des scorpions.

    Semble-t-il que la plupart des politiciens Haïtiens seraient étampés du sceau de la double personnalité, pour remplir avec facilité des fonctions diamétralement opposées pour un même personnage ? Tantôt en soutane, comme enfant de cœur ; tantôt habillé de son kimono et de sa veste de gladiateur, comme le bandit et le démon de la ville. Le sénateur porte son sac archaïque et ses bottes de paysan quand il lui faut défendre une certaine intégrité et une certaine dignité ; et, il est le méchant loup et le renard agressif, quand il doit porter son veston politique. Toujours les mêmes discours et les mêmes attitudes de type Ti-Simone dans ses va-et-vient entre le personnage présidentiel et l’homme de la musique. Le chanteur est habilité à afficher tous les comportements déviants, la misogynie, l’indécence, l’impudicité, etc.

    Mais, la présidence étant sacrée, les mots sales, les invectives, les injures sortis des lèvres de vipère de monsieur Martelly ne sont pas présidentiels ; ils sont prononcés par le lead vocal de Sweet-Micky. Dans la même veine, lorsque l’autre fait l’apologie d’une liasse de billets verts en public, ou lorsqu’il descend son pantalon en scène pour exiger des demoiselles et des jeunes filles à le suivre dans ses dérives, il vous dit : « Se pa Senatè a non, Se Atis la ! ». À titre comparatif, pour le représentant du Grand Corps du Sud-Est, ce trouble psychologique provoqué par l’inconscient se traduit inversement. Si l’ancien numéro 1 de la 50eLégislature se conforte dans le banditisme, le gaspillage des ressources publiques et dans le comportement animal, dans sa posture de politicien ; le paysan, lui, est l’homme sans tâche, le personnage fier et digne de la famille « d’honneur » de Jacmel.

    Ces incohérences comportementales de ces politiciens narcissiques alimenteraient des imaginations absurdes et infondées du genre, l’ancien gouverneur, Arnold Schwarzenegger, aurait pu représenter officiellement l’Etat de la Californie et entreprendre simultanément des actions cinématographiques dans de réelles légendes Hollywoodiennes !

    Ces animaux politiques, rusés comme eux seuls, peuvent nourrir des rêves plus ambitieux

    A l’instar de son camarade Polka de l’Artibonite, tous deux, des critiques acerbes, puis devenus conseillers spéciaux de la Maison Blanche, et faisant un retour fracassant à la position initiale, ces êtres politiques instables, affichant ces comportements sinusoïdaux, défient les principes de cohérence, de respect des valeurs et des vertus. Détenteurs de dossiers stratégiques et de nombreux secrets d’Etat, ces traîtres, opportunistes et dissidents politiques évoluent comme des Snowden qui peuvent évidemment servir les causes de la nation, si on s’attèle à utiliser à bon escient la Maïeutique Socratique pour les faire accoucher les mille et une vérités qu’ils gardent discrètement dans les rouages du système. Mais, attention, prudence et vigilance doivent être de mise ; car, ces joueurs expérimentés et malins connaissent et anticipent bien les actions et les stratégies audacieuses de l’environnement de la théorie et de la pratique des jeux politiques « malsains ». La moindre erreur, la moindre légèreté, la moindre négligence peuvent entraîner une fin heureuse de l’une de ses têtes rusées à la première magistrature du pays. Qui sait !

    Hier, il faisait le jeu vilain de la présidence, il lui était en odeur de sainteté ; donc, toutes les actions présidentielles étaient conformes, planifiées et exécutées selon les règles de l’art « de l’audace ». Pas de critiques concernant les mercenaires, les bandits notoires, les munitions, les armes ; aucun problème avec la dilapidation des fonds PetroCaribe, la gestion frauduleuse des transferts dollars-cinquante engrangés dans le fonds FNE, le contrat opaque avec la firme Dermalog, etc. Aujourd’hui, le législateur mégalomane, qui occupait première et deuxième résidences au frais exorbitants de la princesse, passe soudainement à l’autre camp, pour faire le contre-jeu de la présidence. D’un coup, les décisions de l’Exécutif, dont celles de nommer un nouveau Directeur Général de la PNH, sont dénuées de sens, hors la loi, injustes, non conformes aux règles et principes démocratiques. Décidément, l’attribut de traître politique, taillé sur mesure, à conférer au sénateur, semble lui seoir très bien. S’il trahit aujourd’hui, non en raison des vertus et des valeurs de la probité, de la décence, de la cohérence, de l’efficience et de l’efficacité ; mais en vertu de ses intérêts mesquins, ses soifs et ses gourmandises politiques ; alors, il y a 100% de garantie qu’il va trahir demain.

    Lorsque l’indécence politique atteint son apogée, la tolérance populaire doit être à son périgée. La meilleure chose qui soit arrivée à Haïti serait de pouvoir traquer tous ces animaux sadiques et les mettre en cage, afin de terminer avec les actes démoniaques de banditisme d’Etat, de corruption et de désordres multiformes.

    Mais, étant donnée la dextérité de ces êtres égocentriques dans ce jeu politique infect qu’ils pratiquent depuis des décennies, avec des acteurs, des partenaires, des adversaires et des arbitres de tout acabit, tant du terroir que de l’international ; alors, ce ne sont pas quelques coups fébriles qui vont les désarticuler et les mettre hors d’état de nuire.

    Du train que ça va, Toussaint Louverture, Jean Jacques Dessalines, Capois La Mort et tous nos ancêtres s’étaient donnés en holocauste, on dirait, pour offrir la liberté à un groupuscule d’héritiers, uniquement à ces animaux politiques « intelligents » qui gagnent toujours à toutes les mises. La patrie, c’est le trésor public, les privilèges, les richesses du pays que les ancêtres ont laissé comme héritages à ces spécimens politiques, n’est-ce pas ?

  • Haïti – FLASH : La FIFA menace Haïti d’exclusion de toutes les compétitions SI…

    Haïti – FLASH : La FIFA menace Haïti d’exclusion de toutes les compétitions SI…

    Rappelons qu’en décembre 2016 le sélectionneur national de football, le français Patrice Neveu annonçait dans une lettre ouverte après à peine 1 an en fonction, son départ de la tête des Grenadiers en cause notamment des arriérés de salaires impayés que lui devaient la Fédération Haïtienne de Football (FHF) avec qui il avait un contrat de deux ans
    Malgré des discussions aucune entente n’a été trouvée et Patrice Neveu a porté plainte en avril 2017 devant la FIFA pour exiger de la FHF le paiement de ses arriérés de salaires. et obtenu gain de cause.

    « La Commission disciplinaire de la FIFA nous a accordés jusqu’au 31 août pour rembourser notre dette à Patrice Neveu[…] Dans le cas contraire, le Haïti risque d’être exclus de toutes les compétitions et la Fédération n’est pas exempte d’une éventuelle suspension », a expliqué Yves Jean-Bart, le Président de la FHF en conférence presse la semaine écoulée. Rappelons que la dette s’élève à 200,000 dollars américains incluant les frais de recours et de sanctions financières
    À la question de savoir si la Fédération a les moyens de payer, Yves Jean-Bart botte en touch, rappelant que Marc Collat ne faisait pas du bénévolat. C’était un employé à part entière de la Fédération sous contrat, supporté et payé via une subvention d’un million de dollars américain accordé par la FIFA à chaque Fédération, dont une partie servait a payer entre autre Patrice Neveu et tous les frais connexes lié à son séjour et déplacements.
    En attendant il reste peu de jours à la FHF pour trouver les fonds et payer 200,000 dollars à Patrice Neveu pour solde de tout compte, avant le 31 août 2019 et pour éviter le pire pour le football haïtien…

  • La prostitution n’a toujours pas de statut légal en Haïti

    La prostitution n’a toujours pas de statut légal en Haïti

    Les maisons closes où travaillent les prostituées sont nombreuses en Haïti. D’autres travailleuses préfèrent  fonctionner à même la rue. Mais qu’est-ce que la prostitution ? Quel est son statut légal en Haïti. Daniella et Joseline, deux prostituées de la grand-rue, confient à Ayibopost certains coulisses du métier.

    La prostitution implique tout rapport sexuel sur base de rémunération. C’est pourquoi,  certains la conçoivent comme un commerce. D’autres le considèrent même, à tort ou à raison, comme le plus vieux métier du monde. Des écrits très anciens, comme l’épopée de Gilgamesh, témoignent de l’existence lointaine de cette pratique.

    En Haïti, la prostitution est un phénomène visible, mais on en parle peu. Les rares fois où l’on en parle, c’est pour stigmatiser les acteurs du phénomène prostitutionnel. Daniella, une prostituée de la Grand rue, avoue que les passants la respectent peu à cause de son métier. Mais elle garde son travail par nécessité, en dépit de toute stigmatisation.

    Joseline quant à elle, après avoir étudié la technique bancaire et le secrétariat, a choisi de devenir prostituée afin de gagner beaucoup plus d’argent. « Mon métier n’est pas comme les autres, mais peu importe ce que les gens disent, i don’t really care. It’s business », mentionne-t-elle avec un accent espagnol.

    Un phénomène très complexe

    La prostitution est un phénomène complexe. Cela s’explique en raison de sa constante évolution. En effet, elle prend avec le temps de nouvelles formes. Par exemple, il existe aujourd’hui la prostitution online, la prostitution sous forme de salons de massage, etc. En Haïti, le phénomène madan-papa est la manifestation principale de son évolution. De plus, si la prostitution des femmes a attiré beaucoup plus l’attention, on assiste de plus en plus à la monté de la prostitution masculine.

    Ce qui rend également complexe la prostitution est le fait qu’elle donne lieu à des conceptions très opposées. Certains la considèrent comme une violation des droits humains, tandis que d’autres la voient comme la manifestation du principe d’autodétermination de la personne humaine. En ce sens, Daniella et Joseline pensent que le chômage est la principale raison qui pousse des jeunes filles à se prostituer. Elles affirment, toutefois, que personne ne les a obligées à pratiquer le métier et ne considèrent pas la prostitution comme une violation de leurs droits fondamentaux.

    Daniella et Joseline travaillent toutes deux au boulevard Jean-Jacques Dessalines (Grand rue). Chacune d’elle occupe un côté de la rue. Daniella loue une pièce juste pour faire son « commerce », et Joseline est membre d’une maison close où elle paie une chambre pour deux milles gourdes le mois. Pour protéger l’immeuble où travaille Joseline, des agents de sécurité sont installés à l’entrée.

    Cent cinquante gourdes est le prix minimum qu’un client doit payer pour passer un « moment » avec Daniella. Toutefois, ce prix peut varier en fonction des positions requises par le client. « Il faut avoir au moins 750 gourdes pour beneficier d’un backchat (la levrette)», confie Daniella. Joseline quant à elle affirme fièrement qu’elle gagne plus de 28 000 gourdes le mois.

    En dépit de l’évolution des pratiques sexuelles en générale et de la prostitution en particulier, certaines pratiques sont interdites dans les maisons closes de la Grand rue. Par exemple, Daniella et Joseline disent qu’il est interdit d’entrer dans une chambre avec deux garçons ou deux filles. A croire le témoignage de Daniella et Joseline, elles n’acceptent pas des enfants dans leur clientèle. Toutefois, aucune pièce d’identité n’est requise pour pénétrer ces maisons closes. Toute prostituée doit faire un test de dépistage du VIH. En cas de séropositivité, aucune travailleuse ne sera acceptée par les maisons closes.

    Avant de devenir travailleuse du sexe, Daniella travaillait comme serveuse dans une boîte de nuit. « L’avantage qu’offre mon travail de prostituée, c’est que maintenant je suis plus libre. Je n’ai pas d’horaire de travail fixe car je suis mon propre boss ». Daniella a commencé à se prostituer en 2012, mais personne de son quartier ne sait réellement ce qu’elle fait comme métier. Pas même son petit ami qui habite en Plaine et qui vient parfois chez elle à Delmas.

    Que dit la loi haïtienne sur la prostitution ? 

    Il n’existe aucune loi en Haïti qui traite la question de prostitution. Seule l’atteinte aux « bonnes mœurs » est sanctionnée par le législateur haïtien. Cependant, la notion de bonnes mœurs est assez floue. Pour clarifier l’expression, le Sénat de la République a voté en juin 2017, la « loi sur la réputation et le certificat de bonnes vie et mœurs » proposée par le Sénateur Jean Rénel Sénatus. La prostitution infantile ou juvénile est considérée par ladite loi comme une atteinte aux bonnes mœurs. Mais elle reste muette sur la prostitution d’un adulte. Cette loi n’est pas encore en vigueur, vu qu’elle n’a pas encore été votée par la chambre des députés ni publiée dans, Le Moniteur journal officiel du pays,.

    Conséquences de la non-règlementation

    Quand il s’agit de poser le problème de la réglementation de la prostitution, on distingue deux principales approches : l’approche abolitionniste et l’approche prohibitionniste. Pour les abolitionnistes, la prostitution est de l’esclavage et elle porte atteinte à la dignité humaine. Pour eux, la prostitution doit être abolie.  Cette approche considère les personnes prostituées non pas comme des délinquants, mais comme des victimes. Par conséquent, ce sont les clients et les proxénètes qui doivent être sanctionnés à titre de corrupteurs.

    Selon les prohibitionnistes, à la fois les prostituées, les proxénètes et les clients sont considérés comme des criminels, et sont tous passibles de sanctions. Ces deux approches se basent essentiellement sur l’argument selon lequel c’est la misère morale et matérielle qui conduit surtout à la prostitution. Et par conséquent, il s’agit d’une industrie d’exploitation des femmes par les hommes.

    Néanmoins, de tels arguments sont très réducteurs dans la mesure où ils ne permettent pas de saisir la complexité du phénomène. Ils se heurtent au principe du consentement, à la notion du respect de la vie privée, et au principe de l’autodétermination de la personne humaine.

    La législation haïtienne ne s’est exprimée sur aucune de ces approches. Or la non-réglementation du phénomène prostitutionnel présente plusieurs risques tels que :

    1. Le trafic d’êtres humains : Le marché de la prostitution favorise la traite des êtres humains. Il faut donc des lois protégeant les prostituées contre les proxénètes.
    2. Propagation des maladies sexuellement transmissibles : Une loi-cadre doit permettre aux prostituées de bénéficier d’une assistance médicale continue afin d’éviter la propagation des maladies sexuellement transmissibles.
    3. Les agressions sexuelles : De nombreuses prostituées sont agressées et violées dans le cadre leur travail. Comment pourront-elles porter plainte si la loi ne se prononce pas sur leur activité ?

    Toutefois, Daniella est sceptique quant aux résultats pouvant découler de la réglementation de son activité. Elle estime par ailleurs que l’Etat haïtien fragilise toutes les activités dans lesquelles il s’implique. Joseline, elle, veut rester neutre sur la question de la régularisation de la prostitution en Haïti. Néanmoins, elle affirme que si ce n’est que pour taxer son activité elle n’y voit aucun intérêt.

    Ainsi, la réglementation de la prostitution par le Droit haïtien est une nécessité. Mais, cette réglementation doit se réaliser en tenant compte non seulement des différentes conceptions de la société sur le sujet, mais surtout des personnes prostituées qui sont les principales intéressées. Daniella et Joseline toutes deux mères, ne prévoient aucune date pour laisser la prostitution. Elles ne veulent pas non plus y passer toute leur vie. Elles se laissent alors guider par le destin.

    Source: Ayibopost

  • Trois morts et dix blessés dans un accident à Léogane

    Trois morts et dix blessés dans un accident à Léogane

    Trois personnes ont péri, une dizaine d’autres sont sorties blessées suite à un accident survenu ce dimanche 25 août à Léogane, a rapporté Vant Bèf Info. 

    Les trois disparus sont les deux conducteurs des deux véhicules et une passagère.  

    L’incident produit plus précisément dans la localité de « Brache » est le résultat d’une collision entre un véhicule immatriculé privé et un minibus assurant le trajet Léogane/Port-au-Prince.

    Des témoins indiquent que le chauffeur du minibus tentait de « doubler » la voiture privée, ce qui a donné lieu à une course opposant les deux conducteurs. Aucun d’entre eux n’avait voulu céder… jusqu’au drame.

    Résultats: trois morts et une dizaine de blessés transportés urgence à l’hôpital. 

    Pour la semaine du 12 au 18 août, au moins 203 personnes sont victimes d’accidents de la circulation dans le pays, selon l’organisation Stop Accident. 16 morts et 187 blessés.

  • Arnel prépare son évasion? Ces propos "n'engagent que P. Espérance"

    Arnel prépare son évasion? Ces propos "n'engagent que P. Espérance"

    La Police nationale d’Haïti n’a pas été touchée officiellement par les informations selon lesquelles le chef de gang Arnel Joseph serait en train de planifier son évasion. Cette révélation faite par le directeur exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), Pierre Esperance, “n’engage que lui », a dit un haut responsable de la police joint par Loop.

    Le puissant chef de gang Arnel Joseph est en train de coordonner avec ses pions sur le terrain en vue d’une éventuelle évasion, avait confié à Loop Haiti cette semaine, Pierre Espérance, directeur exécutif du Réseau national de défense des droits de l’homme (RNDDH) ! « Cette déclaration n’engage que Pierre Esperance », a réagi le même jour un haut responsable de l’institution policière joint par notre rédaction. 

    « Ceci n’est pas une simple négligence », dénonçait Pierre Espérance qui affirmait lors d’un échange avec un de nos journalistes, avoir signalé la situation auprès de hautes autorités étatiques. Le défenseur des droits humains les a appelé à prendre toutes les mesures nécessaires en vue d’éviter qu’Arnel Joseph puisse s’enfuir de prison une nouvelle fois, comme ce fut le cas en mai 2017.

    Lors de l’entretien téléphonique avec Loop, Espérance avait également laissé entendre que le chef de gang avait accès, de sa cellule étant, à un téléphone portage qu’”il utilise comme lui semble”. C’est avec cet appareil que l’homme de Village de Dieu serait en train de se préparer à prendre la fuite. S’il existe une situation pareille, la police n’est pas au courant et n’a pas été touchée officiellement, a réagi cette autorité qui a voulu rester sous couvert d’anonymat.

    « La police nationale n’a aucun problème avec une organisation de défense des droits humains”, a poursuivi notre contact soulignant dans la foulée qu’il revient à la personne qui a divulgué ces informations de donner tous les détails ». 

    Notre source s’est également gardée de commenter pour le moment l’information concernant le transfert “depuis le 16 août” dernier d’Arnel Joseph de la DCPJ à un centre carcéral du département de l’Ouest.

  • Un faux journaliste haïtien circule avec un faux badge de RTVC

    Un faux journaliste haïtien circule avec un faux badge de RTVC

    Cela a l’air d’une simple blague. Mais non. Très tôt, ce dimanche, le PDG de Radiotélévision Caraïbes (RTVC), Patrick Moussignac, a révélé sur Facebook l’identité d’un usurpateur qui se fait passer pour un « journaliste culturel » de la station. Il s’agit d’Eno Modestin, identifié au numéro de 05-04-99-1990-01-00012.

    « Assistance policière est demandée pour mettre aux arrêts cet individu surpris avec ce faux badge de la RTVC à St Louis du nord Port de Paix », peut-on lire sur la page du PDG.

    Jusqu’à preuve du contraire, le journaliste Juvens Clavel Rock est le correspondant de RTVC dans le département du Nord-ouest là ou le faussaire a été repéré. D’ailleurs, moins de 14 heures de cela, il a même posté une photo sur Facebook exhibant le logo de la station.

  • Bientôt les Haïtiens pourraient voyager en Russie sans visa

    Bientôt les Haïtiens pourraient voyager en Russie sans visa

    La nouvelle fera plaisir à plus d’un. Haïti pourrait prochainement signer un protocole d’accord visant à éliminer l’obligation de visas pour les citoyens haïtiens désireux de se rendre en Russie. Les Russes, grâce à ce protocole d’accord, pourront eux aussi visiter Haïti sans visas.

    C’est le ministre haïtien des Affaires Étrangères, Edmond Bocchit, qui a communiqué l’information au journal Le Nouvelliste suite à une rencontre avec l’ambassadeur russe, Vladimir Fedorovich Zaemsky, accrédité en Haïti, et dont la résidence se trouve à Caracas au Venezuela.

    La nouvelle de la visite du diplomate avait suscité des remous dans le pays surtout après qu’il s’est entretenu avec le leader de Pitit Dessalines Jean Charles Moïse. Une photo mettant en vedette les deux hommes est même devenue virale sur Internet.  

    En fin de mission, M. Zaemsky n’a pu pas faire ses adieux au président de la République Jovenel Moïse à cause d’un conflit d’agenda du côté du chef de l’Etat, à en croire le chancelier haïtien Edmond Bocchit qui a, lui, rencontré le diplomate.

    Les relations diplomatiques entre Haïti et la Russie remontent au 20e siècle. Depuis quelques années, des dizaines d’étudiants haïtiens sont admis aux universités de Moscou où ils étudient les relations publiques et internationales, l’économie, l’agronomie, l’informatique, le génie et la médecine grâce à des bourses d’études. Parallèlement, ils sont plus de 10, 000 étrangers invités chaque année à étudier au pays de Vladimir Poutine.

  • Labor Day : Sweet Micky sera absent à Eastern Parkway

    Labor Day : Sweet Micky sera absent à Eastern Parkway

    Coup de tonnerre ! L’ancien président du konpa et roi du carnaval Sweet Micky sera absent sur le parcours d’Eastern Parkway, cette année. Jean Joseph, président de l’association chargée d’organiser les festivités du West Indian Day, a confirmé l’absence du chanteur dans une correspondance qui date du 22 août.

    Seuls quatre groupes ont été retenus pour performer sur les scènes d’Eastern Parkway. Il s’agit de T-vice, Kreyòl-La, Banboche (Costumé) et Tony mix, populaire disc-jockey et autoproclamé « DJ peyi a ».

     

    Début de semaine, des Haïtiano-Américains ont adressé une requête au maire de New-York pour protester contre la présence du groupe de Michel Martelly à toutes les activités de la parade de cette année.

    « Sa présence à la parade West Indian est dangereuse pour les femmes et va à l’encontre des valeurs qui font de la ville de New York un endroit où il fait bon vivre », ont déclaré les signataires de la lettre, rédigée en anglais et en français. 

    La Journée des Indes Occidentales (West Indian Day parade) est un évènement culturel organisé chaque premier lundi du mois de septembre à l’occasion de la fête du travail (Labor day). A l’Est de Brooklyn, ce défilé draine sur la grande avenue des milliers de participants majoritairement issus de la Caraïbe et d’Haïti.

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