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  • Haïti – Football : Jonel Désiré signe avec le Club égyptien de Première Ligue ENPPI

    Haïti – Football : Jonel Désiré signe avec le Club égyptien de Première Ligue ENPPI

    Samedi 20 juillet, le Club égyptien de football de Première Ligue ENPPI, a annoncé la signature d’un contrat avec l’attaquant international haïtien Jonel Désiré (22 ans) de l’AS Mirebalais, un des Grenadiers qui a disputé quatre matchs de la Gold Cup 2019, dont le match de qualification pour les demi-finales contre le Mexique
    Jonel Désiré a débuté sa carrière à l’AS Mirebalais et a joué pour l’AS Capoise, au sein de l’« United Soccer League » au côté de Real Monarchs ainsi que du FC Lori Vanadzor d’Arménie, qui l’a signé en prêt de l’AS Mirebalais l’été dernier.

    Jonel Désiré a impressionné le FC Lori et a remporté le titre de meilleur buteur de la Premier League arménienne après avoir inscrit 17 buts en 25 matches, aidant ainsi son club à terminer 5e. Le club arménien a tenté de faire signer Désiré comme permanent, mais a annoncé le 18 juillet que les négociations avaient échoué. Deux jours plus tard, ENPPI signait avec Désiré.
    Au total, Désiré a représenté Haïti à 15 reprises sur le plan international, marquant deux fois (contre le Suriname et la Guyane).
    En savoir plus sur l’ENPPI :
    La saison dernière le Club de Football ENPPI a terminé 9e en Premier Ligue égyptienne et a été éliminé de la Coupe d’Égypte en 1/4 de finale.
    Palmarès du Club de football ENPPI :
    Ligue des champions arabes (Finaliste : 2006)
    Championnat d’Égypte (Vice-champion : 2005)
    Coupe d’Égypte : (Vainqueur: 2005 et 2011 et Finaliste: 2008 et 2009)
    Super Coupe d’Égypte : (Finaliste: 2005 et 2006)

  • Qui est Fritz William Michel, le 4e premier ministre de Jovenel Moïse?

    Qui est Fritz William Michel, le 4e premier ministre de Jovenel Moïse?

    C’est Fritz William Michel, pressenti pour être ministre de la Planification et de la Coopération externe du gouvernement de Jean Michel Lapin, un haut fonctionnaire de 38 ans, que le président Jovenel Moïse a choisi pour devenir son quatrième premier ministre en remplacement de Jean Michel Lapin.

    Monsieur Lapin, qui occupait le poste de chef de gouvernement depuis sa nomination le 9 avril 2019, a échoué à trois reprises à faire accepter sa nomination par le Sénat haïtien avant de présenter sa démission ce 22 juillet 2019.

    Depuis le 21 mars 2019, Jean Michel Lapin occupait le poste de premier ministre par intérim en remplacement de Jean-Henry Céant, demis de ses fonctions suite à un vote de censure de la Chambre des députés.

    Le nouveau premier ministre nommé occupait jusqu’en septembre 2018 le poste de directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances, un ministère où il a occupé différentes fonctions de direction.

    Fritz William Michel est rentré au Ministère des Finances comme stagiaire en août 2004, a été technicien à la direction des études et de la programmation budgétaire à la Direction générale du Budget de ce même ministère, puis comptable en chef à la Direction Générale du Budget et directeur administratif et financier à l’Inspection générale des Finances, selon son curriculum vitae dont Le Nouvelliste a obtenu copie.

    De décembre 2011 à juillet 2012, il a occupé le poste de directeur administratif et financier au ministère de l’Agriculture, des ressources naturelles et du développement rural.

    Après son passage au cabinet du ministre Jude Alix Patrick Salomon, il a rejoint le secteur privé comme président directeur général de PM Agripro S.A. et PDG de Express Transport et Distribution et Directeur Exécutif de Carribean Products and Services.

    Fritz William Michel est totalement inconnu de la classe politique même si on lui prête une proximité avec plusieurs parlementaires de tous les bords au Parlement.

    Le nouveau premier ministre choisi par le président Jovenel Moïse se présente comme membre du Conseil Fédéral de la Fédération Nationale de la Jeunesse pour le Développement (FNJD) où il occupe la fonction de Directeur de Budget.

    Ancien du Collège Catts Pressoir, Fritz William Michel a suivi de 2000 à 2004 des études en sciences comptables à Institut National d’Administration, de Gestion et des Hautes Etudes Internationales (INAGHEI) et en sciences administratives à l’Institut des Hautes Etudes Commerciales et Economiques (IHECE). Il a suivi plusieurs séminaires dont le «Cours National de Programmation et Politiques Financières » organisé par l’Institut du Fond Monétaire International (FMI) et la Banque de la République d’Haïti (BRH). Il parle le français et l’anglais.

    Le nouveau chef de gouvernement est marié et père d’un enfant.

    Source: Le Nouvelliste

  • Haïti – FLASH : L’inflation hors de contrôle, s’envole à 18.6%

    Haïti – FLASH : L’inflation hors de contrôle, s’envole à 18.6%

    Les prix ont continué d’augmenter au cours du mois de juin 2019, le nouvel Indice des Prix à la Consommation (IPC base 100, 2017-2018 est passé de 119.4 à 121.6 accusant une hausse mensuelle de +1.8 % et de +18.6 % sur 12 mois, contre respectivement +1.4 % et +18.0 % en mai 2019
    Cette variation haussière provient de quasiment toutes les fonctions de consommation dont les plus importantes sont : « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (+1.8 % sur un mois et +22.6 % sur un an) ; « Articles d’habillement et chaussures » ( +2.8 % sur un mois et 17.5 % sur un an) ; « Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles » ( + 2.2 % sur un mois et + 14.7 % sur un an) ; «S anté » ( +3.2 % sur un mois et + 27.7 % sur un an) ; Loisirs » ( +3.1 % sur un mois et + 29.6 % sur un an) et « Restaurants » ( + 4.0 % sur un mois et + 23.9 % sur un an).

    Produits qui ont connu les hausses les plus fortes sur an :
    Alimentation :
    Riz importé (+19.7 %), maïs moulu (+26.5 %), biscuits (+30.0 %), viandes (+23.0 % en moyenne), hot dog (+24.9 %), poissons frais (+23.5 %), œufs (+30.1 %), lait évaporé (+28.4 %), orange (+33.5 %), chadèque (+46.7 %), ananas (+30.5 %), banane (+25.8 %), avocat (+26.7 %), papaye (+41.2 %), pois sec (+25.1 %), igname (+31.1 %), manioc (+49.1 %), patate (+29.3 %), arbre véritable (+43.8 %), malanga (+26.8 %) et mirliton (+33.0 %).
    Santé :
    Médicaments (+31.8 %), lunettes (+21.9 %) et frais d’hospitalisation (+17.7 %).
    Loisirs :
    Loisirs : ordinateur (+35.2 %), téléviseur (+30.6 %), radio (+30.7 %) et abonnement télévision (+48.9 %).
    Restaurants :
    Repas pris à l’extérieur (+21.0 %)
    Biens et services divers :
    Pâte dentifrice (+19.0 %), shampoing (+25.9 %),parfum, eau de toilette (+23.0 %) et montre (+22.1 %).
    Les prix des produits importés continuent d’augmenter à un rythme relativement élevé, soit +19.6 % en glissement annuel. Une tendance quasiment similaire est affichée par les produits locaux qui ont crû de +17.2 % sur un an.

    Indice des Prix à la Consommation (IPC) pour l’ensemble du pays par fonctions de consommation :
    Indice général :+ 18.6 % sur un an et + 1.8% pour le mois de juin 2019

      • Produits alimentaires et boissons non-alcoolisé : mois +1.8 %, année +22.6 %
      • Boissons alcoolisées et tabac : mois +0.9 %, année +11.6 %
      • Articles d’habillement et chaussures : mois +2.8%, année +17.5 %
      • Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles : mois +2.2 %, année +14.7 %
      • Meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer : mois +1.9% année +21.7%
      • Santé : mois +3.2 %, année +27.7 %
      • Transport : mois +1.2 %, année +6.9 %
      • Communications : mois +0.1 %, année +4.1 %
      • Loisirs : mois +3.1 %, année +29.8 %
      • Enseignements : mois 0.0 %, année +10.2%
      • Restaurants : mois +4.0 %, année +23.9 %
      • Biens et services divers : mois +1.7 %, année +18.5 %

      Évolution annuelle de l’IPC juin 2018 à juin 2019 :
      IPC global :
      2018 : juin 11.7% ; juillet 12.1% ; août 12.7% ; septembre 13.2% ; octobre 14.4% ; novembre 14.5% ; décembre 2018 15.1% ; 2019 : janvier 15.5% ; février : 17.0 % ; mars 16.7 % ; avril 17.7% ; mai 18.0 % ; juin 18.6%
      IPC des produits locaux :
      2018 : juin 11.4% ; juillet 11.8% ; août 12.1% ; septembre 12.4% ; octobre 13.3% ; novembre13.8% ; décembre 2018 14.3% ; 2019 : janvier 15.2% ; février 15.9% mars 15.8 % ; avril 16.8 % et mai 17.2 % ; juin 18.0%
      IPC des produits importés :
      2018 : juin 11.9% ; juillet 12.7% ; août 13.6% ; septembre 14.0% ; octobre 16.0% ; novembre 16.8% ; décembre 2018 17.3% ; 2019 : Janvier 18.2% ; février 19.0% ; mars 18.7 % avril 19.1 % et mai 19.6% ; juin 20.0%
      IPC par région géographique (juin 2019) :
      En régions géographiques, les inflations les plus prononcées ont été surtout observées dans les départements du Sud (2.0 % sur un mois et 19.2 % sur un an) et l’Aire Métropolitaine (1.9 % sur un mois et 18.6 % sur un an).
      IPC par région géographique (juin 2019) :
      Au niveau régional, les variations mensuelles hausse de l’IPC sont constatées au niveau de toutes les régions géographiques du pays pour le mois d’avril. On notera toutefois que les variations régionales annualisée les plus significatives ont été observées au niveau des régions transversales 19.0 %, l’Aire Métropolitaine 17.6% et le Reste Ouest 17.5%
      Aire Métropolitaine : mois +1.9 %, année +18.5 %
      (Port-au-Prince, Delmas, Pétion-ville, Carrefour et Croix des Bouquet) ;
      Reste Ouest : mois +1.7%, année +18.0 %
      (Départements du Sud-Est et de l’Ouest sans l’aire métropolitaine) ;
      Nord : mois +1.6%, année +18.7 %
      (Département du Nord, du Nord Est et du Nord-Ouest) ;
      Sud : mois +2.0%, année +19.2 %
      (Département du Sud, de la Grande-Anse et des Nippes) ;
      Transversale : mois + 1.7%, année +19.1 %
      (Département du Centre et de l’Artibonite).

    • RD, San Juan – Un haïtien abattu par balle et son fils blessé : les malfrats leur ont volé RD$ 25.000 et la police a appréhendé 2 haïtiens pour enquête

      RD, San Juan – Un haïtien abattu par balle et son fils blessé : les malfrats leur ont volé RD$ 25.000 et la police a appréhendé 2 haïtiens pour enquête


      Au cas où la famille de ce disparu n’a pas été touchée de ce grave incident, se garde de citer le nom de ce jeune homme de 39 ans, victime ce week-end d’un hold-up en République Dominicaine.

      Des inconnus ont abattu vendredi à San Juan un Haïtien et blessé son fils qui l’accompagnait, pour pouvoir leur voler ensuite une forte somme de 25 000 RD $ qu’ils avaient en leur possession, selon la police

      Le jeune homme de 39 ans, est décédé des suites des blessures graves occasionnées par des jets de projectiles atteints dans différentes parties de son corps. Son fils âgé de 19 ans, également blessé est admis en urgence à l’hôpital « Doctor Federico Armando Aybar« .

      Après ce tragique événement, les autorités du ministère public et de la police nationale dominicaine ont ouvert une enquête ayant conduit à l’arrestation de deux compatriotes du défunt et du blessé, avons-nous appris.

      Toutefois, les détenus paraissant étranges dans cette affaire de crime de sang, ont indiqué à la police que, « lorsque le jeune homme de 39 ans et son fils étaient étendus par terre, ils ont vu des étrangers sortir les billets de sa poche et se sont enfuis« .

      Ils ont en outre affirmé avoir été témoins des premiers coups de feu partis des armes des inconnus. « En regagnant notre maison à l’issue de nos activités, nous avons vu des inconnus munis de pistolets et d’un revolver les intercepter, ensuite leur ont ordonné de s’arrêter et se sont immédiatement mis à tirer« , ainsi les deux interpellés ont décrit la scène où in haitien a perdu la vie à San Juan en république Dominicaine

    • Haïti : Bourgeoisie compradore et frein des efforts de développement national

      Haïti : Bourgeoisie compradore et frein des efforts de développement national


      Comment comprenez vous qu’une bourgeoisie commerciale «compradore et/ou mercadore» puisse freiner les efforts de développement national?

      La bourgeoisie est la classe sociale qui détient les moyens de production d’un pays. Elle représente pour le pays auquel elle appartient le moteur de son développement, évidemment si elle est nationale.

      Dans le cas contraire une bourgeoisie commerciale est un frein au développement en raison qu’elle travaille uniquement au profit de son bonheur économique sans tenir compte de la situation socio-économique ambiante.

      Cette classe sociale est tellement importante, elle doit collaborer avec l’État pour le développement du pays. En effet, l’État n’ayant pas les moyens suffisants pour donner de l’emploi à toute une population,la bourgeoisie doit créer de l’emploi à la seule condition que l’État crée un environnement favorable et offre certains avantages à court et à long terme.

      Si dans un État, on aurait une bourgeoisie essentiellement commerciale, cette dernière ne fera qu’accélérer l’effondrement de la production nationale en se contentant d’importer ce dont la population aura besoin.

      Elle ne tardera pas à éviter et à bloquer toute concurrence, en instituant des monopoles ou oligopoles afin de rendre disponibles les produits à des prix exorbitants. Ce marché restreint uniquement favorable à des clans sera au détriment des autres secteurs économiques.

      La population sera finalement la principale victime de ce modèle de bourgeoisie mercadore-compradore. Dans un pays, avec une bourgeoisie strictement commerciale, l’État sera dans l’impossibilité d’émerger. en dépit de la vision économique des dirigeants.

      Dans le cas d’Haïti, outre une bourgeoisie en grande majorité commerciale, la composition de ses membres, pour la plupart d’origine étrangère, favorise des conditions de clivage et de blocage de toute vision essentiellement nationale.

      Tout cela contribue au maintien du pays dans sa condition de sous-développement et à l’effondrement de la production locale.

      Cette bourgeoisie n’investit pas dans la production agricole et ne produit aucun effort pour implanter des industries dans tout le pays et créer des emplois durables. Ils préfèrent importer les produits pour importer des produits étrangers.

      Seule l’industrie de sous-traitance les attire, grâce à la possibilité d’offrir des salaires misérables pour un retour sur investissement intéressant, mais n’ayant pas grand effet multiplicateur dans l’économie.

      Pascal Fleuristil

    • Jérémie – Un pasteur accusé de viol sur mineure acquitté : le sénateur Sénatus qualifie de « scandaleuse et douteuse » cette décision de justice

      Jérémie – Un pasteur accusé de viol sur mineure acquitté : le sénateur Sénatus qualifie de « scandaleuse et douteuse » cette décision de justice


      Le Parlement et le système judiciaire haitiens, ces institutions publiques sont apparemment les deux endroits où se pratique ouvertement le plus la corruption en Haïti. Attendons de voir le choix éventuel d’un futur premier-ministrepour analyser les états d’âme de nos parlementaires … dans un pays qui se meurt et où des millions d’individus ne mangent pas à leur faim.

      Le sénateur Jean Renel Sénatus qui, jusqu’à présent, n’a pu donner suite à son enquête menée sur les accointances du sénateur Gracia Delva avec le chef de gang Anel Joseph, et les relevés des appels téléphoniques passés entre un garde-de-corps de Martelly et le même évadé de prison pré-cité, est monté une nouvelle fois au créneau pour dénoncer la libération du pasteur Onold Petit, accusé de viol d’une mineure à Jérémie.

      Le sénateur Sénatus demande à Jean Roudy Aly , l’homme de l’ « Affaire desSept Mercenaires« , d’intervenir dans le dossier du pasteur Onold Petit, un prédateur sexuel !

      Le sénateur Renel Sénatus a qualifié de « scandaleuse et douteuse » la libération du pasteur Onold Petit, accusé d’avoir violé une mineure à Jérémie, et qui était tombée enceinte.

      Sénatus, dans l’intervalle, a dénoncé cette décision judiciaire et demandé aux autorités, notamment au ministre de la Justice et de la Sécurité publique, l’homme de « l’Affaire des 7 mercenaires« , de tout mettre en œuvre pour que l’accusation se pourvoie en cassation contre cette disposition.

      La justice a trouvé l’accusé « non coupable« , très frustré, a indiqué le parlementaire revenant sur des preuves palpables et révélatrices qui permettraient de garder en taule et pour aussi longtemps le pasteur Petit. Le prédateur sexuel a été libéré « malgré les preuves factuelles, y compris les empreintes génétiques (ADN), présentées à la demande du juge d’instruction, en ce qui concerne les liens de causalité entre les faits constitutifs de la violation et l’auteur susmentionné« , a relevé le parlementaire de l’Ouest et ancien Commissaire du Gouvernement.

      En 2017, l’homme d’Eglise a été arrêté suite à un examen d’ADN prouvant ses liens de paternité directe avec le bébé né après le viol. Cependant, mardi dernier, au deuxième jour des procès pénaux sans l’assistance d’un jury, le magistrat Jean-Baptiste Louis Jean a ordonné la libération immédiate de l’ecclésiastique.

    • La ville du Cap-Haïtien: De « la fierté à la honte »

      La ville du Cap-Haïtien: De « la fierté à la honte »


      Le Cap-Haïtien, la deuxième ville du pays était, il y a environ 30 ans de cela «la fierté » du pays, en raison de la qualité de l’environnement et de la propreté de la Ville. En 2019, elle est l’une des villes les plus insalubres du pays. Presque toutes les rues et tous les quartiers de la deuxième ville du pays sont parsemés de déchets ces derniers jours. La ville du Cap-Haïtien n’en peut plus, cette dernière arrive à la limite en tant que ville touristique. Les déchets sont omniprésents dans pratiquement tous les coins de rue et le décor est comme une décharge à ciel ouvert en plein cœur de la ville. Les rues sont effroyables. Comme un décor apocalyptique, la population offre un tableau à travers de petits monts de déchets balayés, notamment, à l’entrée de la ville, à Vertières, à Sainte-Philomène et dans les quartiers avoisinants.

      De «Cap-Henri», la deuxième ville du pays est devenue «Cap de la poubelle». On a tendance à croire que les pouvoirs publics, précisément le gouvernement et les autorités municipales n’ont rien fait pour sortir la ville de cette situation. Mais d’un autre côté, qu’il ne faut pas oublier que la population a sa responsabilité dans l’état de l’insalubrité de la ville.

      Ces dernières années, le Cap -Haïtien perd son charme, cette ville n’est plus la coquette d’autrefois. Des tonnes d’ordures jonchent chaque jour les rues. C’est le cas vers le Grand Marché, mais aussi dans la plupart des quartiers de la ville. En cette période de pluies, les immondices empêchent l’eau de circuler, causant parfois des drames.

      Aujourd’hui la ville du Cap-Haitien est caractérisée par une urbanisation incontrôlée, une surexplosion avec peu d’effets socio –économiques positifs. En plus, les réseaux de villes dans le nord d’Haïti sont désarticulés, les relations de complémentarité entre la ville et la campagne ne sont pas entretenues. Il y a une forte migration interne et les migrants internes viennent imposer leurs normes rurales à la vieille ville du roi Christophe.

      Malgré le jumelage de la ville avec d’autres villes du monde, des projets et tous les matériels que la ville a bénéficié, il n’y a pas de progrès ni d’amélioration pour la ville du Cap-Haitien. Il n’y a pas une politique de gestion des déchets : les camions bennes en charges de transport des immondices ne circulent plus comme auparavant dans la ville, les agents en charge de la collecte de déchets ne sont plus remarqués, il n’y a pas d’endroits qui sont construits pour déverser les déchets collectés « site de décharge ».

      Peut –on affirmer que la population de la ville du Cap-Haitien a la légendaire fierté Christophienne avec ses normes de grandeur, d’efficacité, de propreté et de discipline citoyenne?

      Dans la cité Christophienne, la population a acquis une mauvaise manière de vivre. Aujourd’hui, on a l’impression que l’insalubrité fait désormais partie intégrante de ses habitudes. Il n’est pas rare de voir que les gens déversent sans gêne, les eaux usées remplies de déchets et les ordures ménagères dans les égouts, dans les caniveaux ou dans les rues. À cause de ces pratiques insalubres, les canalisations se bouchent, engendrant ainsi l’apparition de mares où prolifèrent les moustiques au niveau de la ville.

      Dans le quotidien on peut remarquer de commerçants, vendeurs ambulants, clients, motocyclistes et automobilistes se disputent le moindre passage pour éviter de se salir. Au passage d’un véhicule, plusieurs personnes sont éclaboussées par les eaux stagnantes. Ces désagréments sont également provoqués par les tricycles malgré l’interdiction de ce type de véhicule dans le transport en commun par la Direction de la Police Routière.
      Cap Haïtien dispose d’un fort potentiel touristique : un patrimoine architectural colonial remarquable, une proximité avec les sites classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO, tels que la Citadelle La Ferrière et le Palais Sans Souci. Cette ville constitue également une ouverture sur la zone américaine et caribéenne, un port, un aéroport international, ce qui en fait un pôle de développement.

      Le Cap-Haïtien, malheureusement, n’est pas le seul endroit du pays à se trouver dans cette situation dégradante. C’est le sort de la majorité de nos grandes villes où la poussée démographique représente un vrai fléau.

      Cap –Haïtien, le 20 Juillet 2019

      Vitalème ACCÉUS
      Anthropo-Sociologue
      E-mail :acceus2009@gmail.com

    • Haïti – Justice : Une haïtiano-américaine condamnée aux USA arrêtée en Haïti

      Haïti – Justice : Une haïtiano-américaine condamnée aux USA arrêtée en Haïti


      Une haïtiano-américaine, Jeanne Germeil (55 ans), qui dirigeait une clinique de médecine familiale et de traitement de la douleur dans le comté de Miami-Dade, a été inculpé en février 2018 par la justice américaine sous 11 chefs d’accusation, comportant chacun une peine de prison de 20 maximum, pour distribution de substance contrôlée, notamment des opioïdes à ses «patients» en délivrant près de 14,000 ordonnances en 20 mois (700 prescriptions par mois).
      Libéré sous une caution de 250,000 dollars en septembre 2018, Jeanne Germeil, avait été déclaré en fuite en avril 2019 par la juge fédérale Ursula Ungaro, après qu’elle ne se soit pas présenté à une convocation du tribunal.
      Le 18 juillet 2019 des agents de la « Drug Enforcement Administration » (DEA) avec l’aide d’agents de la Brigade de Lutte contre le Trafic de Stupéfiants (BLTS) de la Police Nationale d’Haïti (PNH), ont procédé à son arrestation à Port-Salut où elle vivait sous le faux nom de Lacretia Roquel Pratt. Mise en garde à vue a Port-au-Prince elle devrait être transférée prochainement aux États-Unis pour répondre de ses actes devant la justice américaine a confirmé la PNH.

    • Haïti – Politique : Lancement de la caravane «OAVCT Lakay ou»

      Haïti – Politique : Lancement de la caravane «OAVCT Lakay ou»

      Vendredi à Léogâne, l’Office d’Assurance des Véhicules Contre Tiers (OAVCT) a lancé la caravane « OAVCT Lakay ou », destinée à apporter l’ensemble des services de l’Office aux citoyens vivant en dehors des grandes villes.
      Ainsi, les chauffeurs et propriétaires des véhicules à moteurs peuvent désormais obtenir ou renouveler à Léogâne leur police d’assurance sans avoir à se rendre dans une autre ville grâce à la caravane « OAVCT Lakay ou », un camion tout équipé, opéré par des employés de l’institution qui va parcourir les 146 communes du pays.

      Fritzner Bernadel, le Directeur Général de l’Office a expliqué « Notre unité mobile va sillonner l’ensemble de nos villes pour enregistrer et régulariser la situation des propriétaires et chauffeurs de véhicules à moteurs utilisant la voie publique, notamment de motocyclettes, qui ne sont pas couverts par une police d’assurance, » annonçant l’ouverture bientôt d’un bureau régional de l’OAVCT dans la ville,
      Dans le cadre de ce lancement, le Député de la ville Jean Wilson Hyppolite a offert de payer les frais de la police d’assurance des 100 premiers inscrits, alors que plusieurs chauffeurs et propriétaires faisaient la file devant le camion pour obtenir ou renouveler leur police d’assurance bien avant la fin de la cérémonie de lancement.

    • Haïti – ONU : Rapport de l’ECOSOC sur la situation en Haïti…

      Haïti – ONU : Rapport de l’ECOSOC sur la situation en Haïti…

      Du 16 au 19 juillet à New York, s’est tenu le Forum politique de haut niveau pour le développement durable, organisé organisé par le Groupe consultatif ad hoc du Conseil Économique et Social (ECOSOC) des Nations-Unies, auquel participait le Chancelier haïtien Bocchit Edmond. Vendredi à l’issue de ce Forum l’ECOSOC a rendu public son rapport sur la situation en Haïti et ses recommandations.
      Dans son rapport, le Groupe constate qu’Haïti connaît aujourd’hui une crise aux dimensions multiples. Le pays reste en proie à d’importantes tensions économiques et sociales qui, conjuguées aux besoins humanitaires persistants, sont à l’origine de l’instabilité politique et de la détérioration de la sécurité. Ces incertitudes empêchent les pouvoirs publics de répondre aux besoins fondamentaux de la population et compromettent la réalisation du Programme 2030 et des objectifs de développement durable.

      Le Groupe presse le Gouvernement, l’opposition et tous les secteurs de la société de s’engager dans un dialogue national constructif et ouvert à tous afin de sortir de l’impasse politique et de fixer un cap pour le développement socioéconomique du pays. Il exhorte également la communauté internationale à continuer de coopérer collectivement avec Haïti afin d’assurer le succès de la transition d’une présence de maintien de la paix à une configuration davantage axée sur le développement, qui soit à même d’apporter durablement au peuple haïtien sécurité, stabilité et développement.
      La situation politique en Haïti est particulièrement instable depuis le dernier rapport du Groupe au Conseil économique et social. De grandes manifestations ont eu lieu au second semestre de 2018 et du 7 au 17 février 2019 en signe de protestation contre la forte hausse des prix du carburant due à la suppression des subventions par le Gouvernement et contre la détérioration de la situation socioéconomique. Le détournement présumé, par des agents de l’État, de fonds provenant du programme de prêts PetroCaribe de la République bolivarienne du Venezuela a exacerbé la colère de la population, qui est descendue dans la rue pour demander des comptes au Gouvernement et réclamer de meilleures conditions de vie. Les manifestations initialement pacifiques, en particulier celles de février 2019, sont parfois devenues violentes, des manifestants ayant vandalisé des biens publics et privés, érigé des barrages routiers, utilisé des armes à feu et paralysé les activités économiques dans plusieurs villes du pays. Ces troubles ont entraîné la fermeture d’entreprises, ce qui a eu un effet négatif sur les activités génératrices de revenus, en particulier pour les femmes qui ne pouvaient pas travailler sur les marchés en raison de l’insécurité et limité l’accès de la population aux services et biens essentiels, notamment au carburant, à l’électricité, au gaz domestique, à l’eau et à la nourriture. Plusieurs hôpitaux ont fait face à une pénurie d’eau, d’électricité, de médicaments et de fournitures de base, tandis que les organisations de développement et d’aide humanitaire ont dû temporairement interrompre leurs activités du fait de l’insécurité.

      L’exclusion et les inégalités économiques sont les causes profondes de l’impasse politique dans laquelle se trouve actuellement le pays et de la détérioration des conditions de sécurité. Lors de sa visite en Haïti , le Groupe a entendu répéter à de nombreuses reprises que la précarité économique et l’exclusion sociale avaient entraîné une augmentation de la violence. Les conditions économiques difficiles, conjuguées à l’insuffisance des dépenses publiques, y compris pour les programmes sociaux, ne peuvent qu’aggraver la pauvreté et marginaliser davantage les groupes les plus vulnérables de la population, et avoir des répercussions dangereuses sur la sécurité. Dans ce contexte, il est nécessaire de mieux mobiliser les ressources du pays afin de faciliter l’accès aux services sociaux indispensables grâce à des mesures budgétaires audacieuses, et de créer les conditions d’un véritable développement économique, en accordant une attention particulière aux besoins des jeunes.
      Pour renforcer la résilience et créer des conditions propices au développement social, les mesures socioéconomiques doivent s’accompagner de véritables progrès concernant l’état de droit et la bonne gouvernance, la mise en place d’institutions solides, la réforme du secteur de la justice, la lutte contre la corruption et la promotion et la protection des droits de la personne.

      Le Groupe a entendu à de nombreuses reprises que le manque de confiance envers le Gouvernement et les institutions nationales, répandu dans toutes les couches de la société haïtienne, était au coeur de la crise. Un dialogue national associant toutes les parties, condition préalable à toute avancée sur les fronts politique, social et économique, doit donc être organisé de toute urgence. Le Groupe estime par ailleurs qu’il faudrait s’employer à la fois à satisfaire les besoins fondamentaux de la population et à remédier à la crise humanitaire que connaît le pays, tout en renforçant la capacité de survie des plus pauvres, dans le respect du principe consistant à aider d’abord les plus défavorisés.
      Il faut également s’attacher à lutter contre l’insécurité croissante, notamment en adoptant une approche multi-sectorielle de la lutte contre la violence des bandes organisées, qui soit fondée sur des programmes visant à réduire la violence de proximité, sur la gestion des armes et des munitions, sur le renforcement de l’État de droit, sur des mesures politiques et socioéconomiques et sur le renforcement des capacités de la police nationale.
      Téléchargez le rapport complet de l’ECOSOC et ses recommandations (PDF) :https://www.haitilibre.com/docs/E_2019_80_F.pdf
      En savoir plus sur l’ECOSOC :
      Groupe consultatif ad hoc du Conseil Économique et Social (ECOSOC) est l’un des six principaux organes des Nations Unies responsable d’établir des normes et de formuler des recommandations visant à réduire la pauvreté, améliorer la santé et l’éducation, promouvoir le respect des droits de l’homme et protéger l’environnement. Il constitue la structure centrale de coordination des activités économiques et sociales du système des Nations Unies. Il est présidé par le Canada et est composé des représentants permanents de l’Argentine, des Bahamas, du Belize, du Bénin, du Brésil, du Canada, du Chili, de la Colombie, d’El Salvador, de l’Espagne, des États-Unis d’Amérique, de la France, d’Haïti, du Mexique, du Pérou, de la Trinité-et-Tobago et de l’Uruguay auprès de l’Organisation des Nations Unies.

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