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  • USA : 10 migrants haïtiens interceptés au large de Boynton Beach

    USA : 10 migrants haïtiens interceptés au large de Boynton Beach

    Dix (10) migrants haïtiens, dont six (6) mineurs, ont été interceptés en mer le mercredi 3 juillet dernier par les garde-côtes américains à l’est de Boynton Beach, en Floride, d’après l’agent d’immigration, Napthali Cooper cité par CBS12news.

    Deux hommes, deux femmes et six mineurs, (cinq filles et un garçon) âgés entre 14 à 17 ans, ont été confiés à des agents d’immigration des Bahamas à Freeport après avoir été emmenés à Grand Bahama jeudi, d’après ce qu’informent les agents de la garde côtière américaine.

    Un des deux hommes qui serait un résident de Bahamas semble avoir été l’auteur intellectuel de ce voyage clandestin qui incluait aussi un Dominicain. Arrêtés par la garde côtière américaine à une quinzaine de kilomètres à l’est de Boynton Beach, en Floride, ces migrants clandestins qui étaient à bord d’un navire mesurant à peu près une trentaine de mètres ont été emmenés aux États-Unis pour être l’objet d’une enquête.

    L’agent d’immigration, Napthali Cooper, a rapporté que le navire de l’USGC, était arrivé à Freeport vers 17h 30 avec les migrants.

    Toujours selon Naptali Cooper, 16 personnes ont été soupçonnées d’être impliquées dans ce voyage de migrants sans-papiers et les personnes arrêtées dans le cadre de ce voyage feront face à des accusations de trafic de personnes.

    L’agent d’immigration conclut pour dire que les quatre adultes devraient être inculpés devant les tribunaux de débarquement et d’embarquement illégaux, tandis que les mineurs seraient transportés à New Providence dans l’attente de leur rapatriement vers Haïti.

  • Un total de 1,3 milliard de personnes sont « multidimensionnellement pauvres », selon un rapport du PNUD

    Un total de 1,3 milliard de personnes sont « multidimensionnellement pauvres », selon un rapport du PNUD

    uUn total de 1,3 milliard de personnes sont « multidimensionnellement pauvres » dans le monde, selon un rapport du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

    L’Indice mondial de pauvreté multidimensionnelle (IPM) 2019 du PNUD montre que, dans les 101 pays étudiés – 31 à faible revenu, 68 à revenu intermédiaire et deux à revenu élevé – 1,3 milliard de personnes sont « multidimensionnellement pauvres », étant entendu que la pauvreté ne se définit pas seulement par le revenu, mais aussi par un certain nombre d’indicateurs, tels que la mauvaise santé, de mauvaises conditions de travail et la menace de violences.

    Il existe d’énormes disparités entre les pays ainsi qu’entre les segments les plus pauvres des sociétés, explique le rapport.

    « L’action contre la pauvreté est nécessaire dans toutes les régions en développement », indique le rapport, faisant remarquer que l’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud sont les régions où vivent les plus fortes proportions de personnes démunies, environ 84,5 %.

    Dans ces régions, le niveau d’inégalité est décrit comme « massif ». En Afrique subsaharienne, il varie de 6,3 % en Afrique du Sud à 91,9 % au Soudan du Sud. La disparité en Asie du Sud va de 0,8 % aux Maldives à 55,9 % en Afghanistan.

    Dans nombre des pays étudiés dans le rapport, il a été observé que les niveaux internes d’inégalité sont « étendus ». En Ouganda, par exemple, l’incidence de la pauvreté multidimensionnelle dans les différentes provinces varie de 6 % à Kampala à 96,3 % à Karamoja.

    Plus de la moitié des 1,3 milliard de personnes identifiées comme pauvres, soit quelque 663 millions, sont des enfants de moins de 18 ans, et environ un tiers, soit quelque 428 millions, ont moins de 10 ans.

    La grande majorité de ces enfants, environ 85 %, vivent en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne, et sont répartis à parts à peu près égales entre ces deux régions. La situation est particulièrement grave au Burkina Faso, en Éthiopie, au Niger, au Soudan du Sud et au Tchad, où 90 %, voire davantage, des enfants de moins de 10 ans sont considérés comme « multidimensionnellement pauvres ».

    Le rapport a également évalué les progrès réalisés sur la voie de l’Objectif 1 du Programme de développement durable à l’horizon 2030 « Éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde ».

    Le rapport a identifié 10 pays, dont la population totale avoisine les 2 milliards de personnes, pour illustrer le niveau de réduction de la pauvreté, et tous ces pays ont, d’un point de vue statistique, réalisé des progrès significatifs sur la voie de l’Objectif 1. Les réductions les plus rapides ont été observées en Inde, au Cambodge et au Bangladesh.

    Cependant, aucun indicateur n’est suffisamment fiable à lui seul pour identifier les inégalités et la pauvreté multidimensionnelle, et les études telles que l’IPM, l’Indice de développement humain ou le coefficient de Gini, qui est une mesure statistique de la dispersion d’une distribution dans une population donnée, peuvent chacune contribuer à fournir des informations importantes et distinctes susceptibles d’alimenter les actions politiques visant à réduire efficacement la pauvreté, a fait remarquer le rapport.

    Xinhua

  • « Pas de police sans moyens », dixit Michel-Ange Gédéon

    « Pas de police sans moyens », dixit Michel-Ange Gédéon

    Le Directeur Général de la police, Michel-Ange Gédéon a rencontré ce jeudi 11 juillet, les membres de la commission Justice et sécurité du Sénat de la République. Au menu de ces échanges : la situation sécuritaire du pays, mais aussi, les obstacles qui empêchent à la police de poser des actions concrètes sur le terrain.

    « La police nationale continuera à servir et protéger la population, malgré les difficultés », a réitéré le numéro 1 de l’institution policière, en réponse à la recrudescence de l’insécurité dans la région métropolitaine.

    « Cependant, on ne peut pas avoir une police avec des moyens au rabais », rappelle Michel-Ange Gédéon. Malgré l’insistance des journalistes, le patron de la PNH n’a pas voulu dévoiler les stratégies visant à contrecarrer l’action des gangs armés à Port-au-Prince et dans les villes de province.

    Cependant, Gédéon souligne que la sécurité n’est pas liée uniquement à une question de police. Le DG de la PNH, qui fait état de contrainte de moyen, admet que le problème de sécurité en Haïti est complexe. « Les problèmes sociaux et économiques dans les quartiers dangereux ainsi que la provenance des armes et des munitions, doivent être également considérés », déclare le commandant en chef de la police.

    Entretemps, la liste des décès par balle s’allonge, particulièrement dans les quartiers réputés dangereux. De janvier à date, 517 personnes, dont 25 policiers ont déjà été tuées selon les derniers chiffres disponibles.

  • La visite des Grenadiers au Palais national divise les internautes

    La visite des Grenadiers au Palais national divise les internautes

    Les trois Grenadiers, des membres de la FHF et du MJSAC en compagnie du président Jovenel Moïse/ Photo: Twitter de Jovenel MoïseLes Grenadiers sont, depuis au moins deux jours, cibles de vives critiques de certains internautes. Pour ces derniers, Duckens Nazon, Steven Sabat et Wide Donald Guerrier n’auraient pas du rencontrer, mardi au Palais national, le président Jovenel Moïse dans le cadre d’un cocktail dinatoire organisé en leur honneur. Mais un autre groupe voit les choses autrement.
    Deux camps s’affrontent depuis au moins 48 heures sur Facebook et Twitter. Le premier croit dur comme fer que les trois joueurs reçus au Palais national devraient décliner l’invitation à s’asseoir, dialoguer et serrer la main d’un homme taxé de corrompu. Jovenel Moïse est, rappelons-le, épinglé dans le dernier rapport sur l’utilisation douteuse des fonds Petrocaribe. Ce camp critique entre autres le manque de grandeur d’âme des joueurs de la sélection nationale qui viennent d’offrir une prestation extraordinaire à la 15e édition de la Gold Cup.
    « Vous vous êtes plaints d’un arbitre corrompu qui a donné en cadeau un pénalty (à l’équipe adverse, en l’occurrence le Mexique, ndlr), et puis vous êtes venus fêter avec des dirigeants qui ont mangé l’argent du pays dans la corruption », a publié Obed Lamy entre autres sur son compte Facebook. Pour le patron d’Enfo Sitwayen, ces Grenadiers sont des « bluffeurs ».

    Le 9 juillet, le jour même de la rencontre, l’humoriste Jean Maurice Delisma, très apprécié pour ses manières de passer en dérision certains épisodes de l’actualité, a tweeté de son côté : « Nazon, Saba, Guerrier, n’ont -ils pas encore lu le rapport de la Cour des comptes [ndlr, sur l’affaire Petrocaribe] ? Juste une question ».
     


    Avant de nuancer, dans un autre tweet teinté d’humour: « Mes amis, nous devons êtes tolérants. Nous ne devons pas mélanger football et politique dans un pays qui possède 25 stades. 26, j’allais oublier Sylvio Cator ». Il fait référence aux “25 stades” que l’ex-Premier ministre haïtien Laurent Lamothe se vante d’avoir construits dans le pays mais qu’on n’arrive pas à localiser.
     
    Cependant, dans le cadre de ce débat sur la visite du trio au Palais national, il y a un autre camp qui voit les choses d’un autre œil. Celui-ci se veut plus tolérant, sans pour autant oublier les accusations qui pèsent sur les épaules du chef de l’État. La plupart estiment qu’il est encore trop tôt pour fouler aux pieds tout l’enthousiasme et la joie provoqués par ces joueurs grâce à leur exploit réalisé à la Gold Cup 2019.
    « Le déferlement d’insultes contre les trois Grenadiers, en particulier Nazon, pourra conduire à la rétraction de certains joueurs dans l’équipe nationale. Ce qui, sans aucun doute, affaiblira l’élan de joie et de combativité qui se faisait ressentir chez eux durant toute la Gold Cup. Ils se sont sacrifiés au nom de la patrie, abandonnés leur famille respective, et nous avons tous célébré en grande pompe. Grace à eux, nous avons retrouvé de la vigueur et de la fierté d’être aborigènes », a soufflé Websder Corneille.

    « Certainement, à leur place, j’esquiverais toute rencontre possible avec un président qui n’a de morale que pour ses thuriféraires. Qu’est-ce qu’on gagne aujourd’hui après avoir serré la main de Jovenel Moise ? Absolument rien, à mon avis. Faudrait-il les assassiner pour autant ? Je n’y crois pas », poursuit le jeune journaliste et animateur de radio.
    « Ils ne méritent pas la même sentence que les gloutons de Petro Caribe. On pourra les épargner aujourd’hui parce qu’ils nous ont sauvés d’une explosion sociale et qu’ils sont déterminés à faire notre gloire demain », a-t-il conclu.
    Plus d’un croient, à juste titre, que n’était-ce la belle performance de la sélection haïtienne à la Coupe dorée, ajoutée à celle du Brésil sur le Pérou à l’issu de la Copa America, la flamme des revendications populaires ne serait pas (jusqu’ici) éteinte. Des milliers d’Haïtiens dont ceux habitués à fouler le macadam pour hurler « aba » ont plutôt choisi de ruminer leurs frustrations contre un chef d’État impopulaire, perdu dans un puzzle de promesses qu’il n’arrive pas à concrétiser.
    Alors entre ces deux camps, quel chemin emprunter ? Devrions-nous casser les ailes des Grenadiers et les terrer dans la culpabilité ou devrait-on de préférence juste oublier cette histoire, fermer cette page et passer à autre chose ?
    En passant, des voix dénonçaient cette semaine le fait que seulement deux Grenadiers, sur cinq présents dans le pays, avaient été reçus par le président. En plus de la clarification portée la FHF sur cette affaire, les deux autres joueurs, Jimmy Bend Alexis et Dutherson Clerveaux, pourraient avoir leur part de la cérémonie cette fin de semaine, a appris Loop d’une source digne de confiance.

  • Trump confirme une opération d’expulsion de migrants sans-papiers

    Trump confirme une opération d’expulsion de migrants sans-papiers

    Le président américain, Donald Trump. Photo : AFPLe président américain Donald Trump a confirmé vendredi qu’une vaste opération d’expulsion de migrants sans-papiers allait débuter ce week-end.
    «Ils sont venus illégalement», a-t-il déclaré à des journalistes depuis les jardins de la Maison-Blanche, affirmant que la police de l’immigration allait «renvoyer (ces clandestins) dans leur pays».
    Cette vague d’arrestations avait été annoncée le 21 juin par le milliardaire républicain, puis reportée de deux semaines pour laisser le temps au Congrès de tenter de trouver un compromis sur les mesures de sécurité à la frontière avec le Mexique.
    Le New York Times avait rapporté jeudi que des raids policiers contre des clandestins devaient commencer dimanche dans une dizaine de villes du pays et qu’environ 2 000 familles étaient concernées dans un premier temps.
    L’opposition démocrate a dénoncé cette opération d’envergure, qui menace selon elle des gens installés depuis longtemps aux États-Unis, où ils ont fondé des familles.
    Selon le New York Times, les clandestins visés sont entrés récemment aux États-Unis. Leurs dossiers de régularisation ont été déposés fin 2018 et ils ont reçu leur avis d’expulsion en février.
    Plusieurs associations ont introduit jeudi un recours devant un tribunal de New York pour annuler les ordres d’expulsion et demander à ce que les clandestins arrêtés soient entendus par un juge de l’immigration devant statuer sur leur sort.
    M. Trump recevra en outre lundi, pour parler immigration, le président du Guatemala, l’un des pays -avec le Salvador et le Honduras- d’où viennent la plupart des migrants ces quelques dernières années.

  • Les régulateurs inquiets face au projet Libra de Facebook

    Les régulateurs inquiets face au projet Libra de Facebook

    Les régulateurs inquiets face au projet Libra de FacebookLa nouvelle cryptomonnaie Libra promise pour 2020 par le géant américain Facebook suscite de plus en plus d’inquiétudes parmi les régulateurs internationaux, qui craignent que ce type de projet ne fasse florès et guettent un premier rapport très attendu la semaine prochaine lors d’une réunion du G7.
    “Plus nous investiguons ce projet, nous, la communauté des régulateurs, plus nous avons d’interrogations sérieuses et potentiellement de réserves”, a mis en garde jeudi le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau à l’occasion d’une audition devant des membres du Sénat.
    Or en l’état, “nous n’avons pas de réponses claires” à la plupart des questions, a-t-il souligné, martelant qu’il n’était “pas question que ces projets prospèrent sans respecter les régulations nationales et internationales”.
    La veille, le patron de la Réserve fédérale américaine Jerome Powell avait lui aussi tiré la sonnette d’alarme en affirmant que les intentions du réseau social soulevaient “de grandes inquiétudes” en matière “de respect des informations personnelles, de la protection des consommateurs et de la stabilité financière”.
    Potentiellement, cette monnaie pourrait être “largement adoptée”, étant donné les deux milliards d’utilisateurs de Facebook, a relevé M. Powell. Par conséquent, “en cas de problèmes associés à du blanchiment d’argent (…), ceux-ci deviendraient vite très importants à cause de la taille du réseau”, s’est-il inquiété.
    ? Défiance des superviseurs ?
    Avec la création de cette monnaie numérique annoncée mi-juin, Facebook veut bouleverser le système financier mondial, ce qui donne des sueurs froides à certains États, inquiets de voir des entreprises privées s’engager sur ce terrain.
    Libra doit offrir courant 2020 un nouveau mode de paiement en dehors des circuits bancaires traditionnels: elle se veut la pierre angulaire d’un nouvel écosystème, affranchi de la barrière des différentes devises.
    Mais dès l’origine, ce projet s’est attiré la défiance des superviseurs et des législateurs internationaux, qui sortent tout juste de dix ans de lourds travaux pour rendre le système financier mondial plus sûr, mais aussi après l’éclatement d’une série de scandales sur l’utilisation de données des utilisateurs qui ont entaché la réputation de Facebook.
    Après le dévoilement de ce projet, le ministre français des Finances Bruno Le Maire avait immédiatement prévenu que l’attribut de souveraineté de battre monnaie devait rester l’apanage des États, imité peu après par le gouverneur de la Banque d’Angleterre Mark Carney qui avait appelé Facebook à suivre les règles internationales “ou alors ça ne marcherait pas”.
    ? “Ne pas être naïf” ?
    “Certains disent que s’il y a un certain attrait pour Libra, ce qui reste à démontrer (…) cela pourrait être une incitation à accélérer ces projets de monnaie digitale car cet attrait révélerait un besoin des citoyens” pour ce type de solution, a commenté jeudi M. Villeroy de Galhau.
    “Mais dans ce cas là, autant avoir un jeton public plutôt qu’un jeton privé car la monnaie est fondamentalement un bien commun public avec les garanties de l’autorité publique derrière”, a fait valoir le gouverneur.
    Le Libra est un “projet qui correspond à des intérêts privés, je suis tout à fait favorable à l’économie de marché, mais je crois qu’il ne faut pas être naïf en la matière, ça n’est pas entièrement guidé, ou seulement guidé, par la recherche du bien commun”, a-t-il martelé.
    Outre les défis que pose ce type de projet pour le système financier, “certains disent que le vrai enjeu derrière, c’est de récupérer à nouveau un maximum de données et donc de les monétiser, ce qui pose la question de la protection de la vie privée”, a souligné le gouverneur.
    Une première échéance clé est attendue par les superviseurs mondiaux la semaine prochaine: Benoît Coeuré, l’un des directeurs de la Banque centrale européenne, s’est vu confier mi-juin dans le cadre du G7 la direction d’un groupe de travail sur les cryptoactifs adossés à des devises, comme justement le Libra.
    Ce groupe de travail remettra un premier rapport sur le sujet lors de la réunion des ministres des Finances du G7 prévue les 17 et 18 juillet en France, avant un rapport définitif plus fouillé d’ici au mois d’octobre.

  • La Nouvelle-Orléans, inondée, redoute un ouragan pour ce week-end

    La Nouvelle-Orléans, inondée, redoute un ouragan pour ce week-end

    La Nouvelle-Orléans, inondée, redoute un ouragan pour ce week-endLa Louisiane et sa principale ville, La Nouvelle-Orléans, redoutent de graves inondations à l’approche d’une violente tempête tropicale, qui pourrait se transformer en ouragan vendredi ou samedi.
    A 15H00 GMT, la tempête –la première de la saison dans l’Atlantique, baptisée Barry– se trouvait au dessus du Golfe du Mexique, à 150 km au sud-est de l’embouchure du Mississippi, et ses vents soufflaient à 65 km/h, selon le Centre national des ouragans (NHC).
    La Nouvelle-Orléans porte encore les stigmates du puissant ouragan Katrina de catégorie 5 –la plus élevée sur l’échelle de Saffir-Simpson– fin août 2005. Les digues avaient cédé sous le poids de l’eau, inondant 80% de la cité et causant un millier de morts, sur un total de plus de 1.800 durant la catastrophe.
    Une “surveillance ouragan”, annoncée mercredi par le NHC, était toujours en place le long de la côte, de l’embouchure du fleuve Mississippi en allant vers l’ouest.
    La tempête pourrait devenir un ouragan tard dans la journée de vendredi ou tôt samedi, a indiqué le NHC, et atteindre les côtes de la Louisiane au cours du week-end.
    La célèbre ville de La Nouvelle-Orléans, qui est en partie située en-dessous du niveau de la mer, était toujours jeudi en état d’urgence aux inondations soudaines, tout comme une large zone autour de la cité, et ce jusqu’à dimanche matin.
    Jusqu’à 50 cm de pluie y sont attendus durant le week-end.
    – Premières évacuations –
    De premiers ordres d’évacuation ont été lancés pour une partie de la paroisse de Jefferson, qui englobe la banlieue ouest de La Nouvelle-Orléans, et de celle de Plaquemine, au sud de la ville, à partir du milieu de la journée jeudi.
    Toutes les écoles de la paroisse de Jefferson seront par ailleurs fermées vendredi, selon un média local.
    Des précipitations de 15 à 20 cm sont déjà tombées sur l’agglomération de La Nouvelle-Orléans, a rapporté le NHC, ce qui a provoqué des inondations.
    Certaines routes étaient ainsi recouvertes d’eau et des habitants se chargeaient par endroits de ramasser les déchets emportés par le courant une fois l’eau retirée, a constaté un journaliste de l’AFP.
    L’état d’urgence avait été décrété mercredi par le gouverneur de Louisiane John Bel Edwards, permettant de mobiliser des moyens supplémentaires.
    Une partie du parking de l’aéroport international de La Nouvelle-Orléans a été fermé, mais les vols restent pour le moment maintenus jusqu’à ce que les conditions “deviennent dangereuses ou que les infrastructures soient endommagées”.
    – Tornades? –
    Une quinzaine de plateformes pétrolières ont dû être évacuées dans le Golfe du Mexique, a annoncé le Bureau de la sécurité et de la protection de l’environnement, qui dépend du ministère américain de l’Intérieur.
    Environ 16.000 abonnés étaient privés d’électricité jeudi matin dans l’Etat de Louisiane.
    Des tornades sont possibles dans la nuit de jeudi, ainsi que vendredi, dans le sud de la Louisiane et du Mississippi, a également averti le NHC.
    “Il est trop tôt pour dire quel sera l’impact mais nous pensons qu’il y aura un impact”, avait déclaré la maire de La Nouvelle-Orléans, LaToya Cantrell, lors d’une conférence de presse mercredi après-midi.
    Les digues protégeant la ville sont prévues pour une crue de 6,10 mètres. Un niveau qui devrait être atteint samedi, selon les météorologues.

  • Washington veut une mission internationale après un nouvel incident dans le Golfe

    Washington veut une mission internationale après un nouvel incident dans le Golfe

    Washington veut une mission internationale après un nouvel incident dans le GolfeLes Etats-Unis ont confirmé jeudi leur intention de former une coalition internationale pour escorter les navires de commerce dans le Golfe au lendemain d’un incident avec la marine iranienne qui a, selon Londres, tenté de bloquer le passage d’un pétrolier britannique dans le détroit d’Ormuz.
    “Nous allons tenter avec cette coalition (…) de fournir une escorte militaire navale aux navires commerciaux”, a expliqué le général Mark Milley devant une commission du Sénat américain qui devait confirmer sa nomination au poste de chef d’état-major interarmes américain.
    Cette opération internationale devrait se mettre en place “dans les prochaines semaines”, a poursuivi le futur plus haut gradé de l’armée américaine, soulignant qu’avec la Ve Flotte basée à Bahreïn, les Etats-Unis jouaient un “rôle crucial” pour garantir la liberté de navigation dans cette zone stratégique.

    Carte du Moyen-Orient montrant les détroits d'Ormuz et de Bab el-Mandeb
    Carte du Moyen-Orient montrant les détroits d’Ormuz et de Bab el-Mandeb

    Le général Joseph Dunford, qu’il doit remplacer, avait expliqué mardi que Washington déterminerait “au cours des deux ou trois prochaines semaines” les pays ayant “la volonté politique de soutenir cette initiative” pour ensuite “identifier les capacités spécifiques” militaires de cette opération d’envergure qui doit concerner les détroits à l’est (Ormuz) et à l’ouest (Bab al-Mendeb) de la péninsule arabique.
    La tension autour du détroit d’Ormuz, par lequel transite près d’un tiers du pétrole brut mondial acheminé par voie maritime, a grimpé ces dernières semaines à cause d’une spirale d’événements, dont des attaques d’origine inconnue contre des pétroliers et la destruction d’un drone américain par l’Iran.
    – Confrontation en mer –
    Téhéran, accusé par Washington d’être à l’origine des sabotages de tankers, a démenti toute responsabilité, dénonçant à son tour la volonté des Etats-Unis de “provoquer un choc” pétrolier en lui imposant des sanctions sévères et un embargo sur ses exportations de brut.
    Un nouvel incident est venu s’ajouter mercredi quand la marine militaire iranienne a tenté, selon le Royaume-Uni, “d’empêcher le passage” par Ormuz d’un pétrolier britannique. Une frégate de la Royal Navy, venue à sa rescousse, a dû “lancer des avertissements verbaux” aux vedettes iraniennes pour qu’elles battent en retraite.
    Le commandant de la Ve Flotte, le vice-amiral Jim Malloy, et le département d’Etat ont dénoncé le “harcèlement illégal” du navire British Heritage.
    Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, visite une base des Gardiens de la Révolution, photo diffusée le 21 juin 2019
    Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, visite une base des Gardiens de la Révolution, photo diffusée le 21 juin 2019

     
    Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique du régime iranien, ont au contraire nié toute “confrontation” récente avec des navires étrangers.
    Le face-à-face est intervenu alors que le président iranien Hassan Rohani a mis en garde le Royaume-Uni sur les “conséquences” de l’arraisonnement par Londres d’un pétrolier transportant du pétrole iranien au large de Gibraltar la semaine dernière.
    L’Iran a dénoncé un acte de “piraterie” en haute mer après l’interception du Grace 1, soupçonné de transporter sa cargaison vers une raffinerie syrienne, en violation des sanctions européennes contre le régime du président Bachar al-Assad.
    Le président américain Donald Trump s’est entretenu mercredi avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour évoquer les activités “néfastes” de l’Iran, selon la Maison Blanche.
    – Réticences européennes –
    Les tensions dans la région du Golfe n’ont fait que s’intensifier depuis que les Etats-Unis se sont retirés en 2018 de l’accord nucléaire signé entre l’Iran et les grandes puissances en 2015 à Vienne.
    Carte des récentes tensions dans le Golfe
    Carte des récentes tensions dans le Golfe

     
    M. Trump a récemment appelé les pays importateurs de pétrole à “protéger leurs propres navires” transitant par le détroit d’Ormuz, estimant que la marine américaine assurait la sécurité des pétroliers étrangers dans le Golfe “sans la moindre compensation”.
    Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a dit en juin espérer que plus de vingt pays dont les Emirats arabes unis et l’Arabie saoudite –premier exportateur mondial de brut– acceptent de travailler ensemble sur la sécurité maritime.
    Lors d’une récente visite à l’Otan, le chef du Pentagone Mark Esper a assuré que “certains” membres de l’Alliance atlantique avaient exprimé en privé leur intérêt à participer à cette coalition.
    Mais les dirigeants européens semblent réticents à engager des moyens militaires dans cette région où la moindre escarmouche peut dégénérer en conflit ouvert.
    “La France n’est jamais obligée de suivre un allié dans un conflit”, a déclaré jeudi le général François Lecointre, chef d’état-major français des armées.
    Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, le 23 juin 2019 à Washington
    Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, le 23 juin 2019 à Washington

    Paris “est dans une logique de désescalade” en tentant de sauver l’accord nucléaire, dont Téhéran s’est récemment partiellement affranchi, a affirmé à l’AFP une source gouvernementale, précisant que “mettre des moyens supplémentaires dans la région ne nous paraît pas adéquat”.
    La France et le Royaume-Uni disposent de bases militaires à Abou Dhabi et à Bahreïn, et il existe déjà une force maritime multinationale, la Combined Maritime Forces (CMF), pour lutter contre la piraterie dans le golfe d’Aden et au large de la Somalie.

  • R. Kelly arrêté sur des accusations de pornographie infantile (médias)

    R. Kelly arrêté sur des accusations de pornographie infantile (médias)

    R. Kelly arrêté sur des accusations de pornographie infantile (médias)Le chanteur américain de RnB R. Kelly, déjà accusé de multiples agressions sexuelles, a été arrêté jeudi sur des accusations de pornographie infantile et détournement de mineur, a affirmé le New York Times
    Le chanteur et producteur de RnB et de soul, Robert Kelly de son vrai nom, a été arrêté par la police fédérale à Chicago jeudi soir, selon le quotidien.
    Treize chefs d’accusation ont été retenus par les procureurs fédéraux à l?encontre du chanteur, incluant notamment les accusations de détournement de mineur et d?entrave à la justice, toujours selon le New York Times.
    Le chanteur, âgé de 52 ans, fait l’objet d’accusations répétées d’agressions sexuelles et détournements de mineures depuis plus de deux décennies, mais a maintenu une base de fan solide et continué de se produire en concerts.
    Il avait été acquitté il y a une dizaine d’années dans un procès de pornographie juvénile.
    Avant d’être à nouveau arrêté jeudi, Kelly avait été libéré sous caution dans une affaire à Chicago où il doit répondre de onze chefs d’accusation, dont cinq d’agressions sexuelles avec circonstances aggravantes.
    Chacune d’entre elles est passible d’une peine comprise entre six et 30 ans de prison.
    Dans une interview en mars, Kelly a nié avec véhémence les accusations dont il fait l’objet, déclarant qu’il “se battait” pour sa vie. “Je n’ai pas fait ce genre de choses. Ce n’est pas moi”, a déclaré Kelly à CBS News.

  • Nouveau transfert majeur en NBA: Russell Westbrook rejoint Houston

    Nouveau transfert majeur en NBA: Russell Westbrook rejoint Houston

    Nouveau transfert majeur en NBA: Russell Westbrook rejoint HoustonRussell Westbrook, une des têtes d’affiche de la NBA, va être transféré par Oklahoma City à Houston en échange de Chris Paul et deux choix du premier tour de la draft, selon la presse américaine jeudi.
    Le journal Houston Chronicle et la chaîne ESPN ont tous deux annoncé cet échange, dernier transfert majeur en date dans une intersaison qui voit le paysage de la ligue de basket nord-américaine sérieusement évoluer.
    Westbrook, élu meilleur joueur de la ligue (MVP) en 2017 et huit fois All Star, va retrouver à Houston son ancien compère James Harden, qui avait suivi le même chemin en 2012. Les deux joueurs constitueront un duo redoutable pour les Rockets, excellents en saison régulière mais qui ont buté chaque fois en play-offs sur Golden State ces dernières saisons.
    Harden, 29 ans, a terminé meilleur marqueur de la ligue ces deux dernières années, avec 36,1 points par match de moyenne la saison passée, pendant que Westbrook, 30 ans, a démontré une polyvalence sans égale, avec par exemple 22,9 points, 11 rebonds et 10,7 passes décisives de moyenne durant l’exercice écoulé.
    “Ce sera très intéressant et drôle”, a déclaré le propriétaire des Rockets Tilman Fertitta à la chaîne Fox26. “James et Russelll voulaient jouer ensemble”.
    “J’ai dit à la fin de l’année que nous ne tiendrions jamais (jusqu’au bout). Nous essaierons toujours de nous améliorer. Je pense que cela fait de nous une meilleure équipe. Je déteste perdre Chris Paul mais nous sentions que nous faisions ce qu’il fallait pour devenir une meilleure équipe”, a ajouté le patron de Houston.
    En revanche, Oklahoma City perd avec Westbrook son deuxième joueur clé en quelques jours, après le départ de Paul George en début de semaine aux Los Angeles Clippers.
    Le Thunder récupère néanmoins en contrepartie Chris Paul (34 ans) et deux choix de premier tour de draft (la sélection annuelle des meilleurs joueurs universitaires et étrangers) en 2024 et 2026.
    Westbrook a encore quatre ans de contrat pour un montant de 171 millions de dollars tandis que Paul en a trois pour 124 M dollars.

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