A Jacmel, la police nationale a procédé à l’arrestation de Jamesley François et sa copine Castelle Marie-Gérald Auguste accusés de mettre en scène leur enlèvement en date du 29 juin 2019. Ils ont exigé de leurs propres parents une rançon de 500 000 gourdes.
Face à l’incapacité de leurs parents à verser cette somme, ils l’ont réduite de 250 mille jusqu’à 5000 gourdes, a fait savoir le porte-parole adjoint de la direction départementale de la police du Sud Garry Victor, lors d’une conférence de presse au local de l’institution, mardi 09 juillet 2019.
Le service départemental de la police judiciaire, dans le cadre de son enquête, a pu découvrir cette simulation d’enlèvement de ces deux jeunes en utilisant les numéros de téléphone à travers lesquels les appels ont été passés.
Les accusés sont passés aux aveux. Toutefois, ils indiquent ne pas avoir mesuré l’ampleur de leur acte. Jamesley François et sa copine Castelle Marie-Gérald Auguste découragent tout autre jeune qui aurait l’intention de programmer leur kidnapping comme ils l’ont fait.
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Jacmel: arrestation deux jeunes ayant planifié leur propre kidnapping
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Des employés de la DDO en grève de faim pour réclamer leurs salaires
« Si nous mourrons, nous espérons que d’autres collègues maintiendront la grève »Reneld Adonis, Séguy Pierre et Wideler Frédéric sont trois des employés du bureau de la délégation départementale de l’Ouest (DDO) qui décident de passer à une autre phase en vue de continuer d’exiger 24 mois d’arriérés de salaire après des démarches administratives auprès des instances concernées qui demeurent vaines. Ils décident désormais d’entrer en grève de faim pour faire écouter leurs voix par des autorités compétentes.
Les grévistes entendent poursuivre leurs revendications jusqu’à ce que leurs cris soient entendus par les responsables de l’Etat. D’ailleurs, ils se disent prêts à mourir de faim. « C’est un sacrifice que nous voulons faire. Si nous mourrons, nous espérons que d’autres collègues maintiendront la grève », explique Séguy Pierre.
« Nous n’avons pas d’argent pour payer la scolarité de nos enfants. Ils ont raté l’année scolaire 2018-2019. Nous ne pouvons même pas circuler dans nos quartiers librement en raison de nos dettes. Après avoir menti à nos débiteurs plusieurs fois, nous sommes obligés de nous cacher, se plaint le gréviste ajoutant avec une voix enveloppée de larmes qu’il vit sans aucune dignité.
Le bureau de la délégation départementale de l’Ouest est dysfonctionnel depuis lundi 02 juillet, date à partir de laquelle la grève a été lancée. Toutefois, aucune disposition n’est prise pour faciliter le dénouement de la situation. Une insouciance étatique dénoncée par les grévistes.
Les employés de la délégation départementale de l’Ouest ont précédemment organisé plusieurs manifestations à Port-au-Prince pour réclamer ces 24 mois d’arriéré de salaire.
Ce mardi encore, ils ont dressé des barricades de pneus enflammés paralysant ainsi la circulation à Canapé-Vert où se situent les locaux du bureau. Des mouvements qu’ils ont d’ailleurs revendiqués.
Toutefois, aucune suite n’a été donnée à leurs revendications. -

Courant 24/24: l’instabilité politique, la cause de l'échec du projet?
Quant à la promesse du président Jovenel Moïse de doter le pays de courant électrique 24h/24, dans 24 mois, l’instabilité politique serait à la base de l’échec du projet, selon l’ANARSE.
Il était plus qu’évident qu’il n’ait aucune possibilité de matérialiser la promesse du président de la République Jovenel Moïse de doter le pays de l’électricité 24h/24 en 24 mois même en situation normale, a laissé entendre, ce mardi 09 juillet, le directeur général de l’Autorité nationale de régulation du secteur de l’énergie (ANARSE).
L’ingénieur Evenson Calixte qui affirme qu’il ne peut y avoir d’échéance dans la démarche relative à l’électrification du pays estime que l’instabilité politique rend encore plus difficile la concrétisation de ce projet. « Vous ne pouvez pas réclamer de l’électricité et créer de l’instabilité politique en même temps », martèle le numéro 1 de l’ANARSE.
Plus loin, alors qu’il met en avant les agitations sociales pour justifier le fait que la promesse du chef de l’Etat n’a pas été honorée dans le délai fixé, il reconnait néanmoins que des avancées ont été effectuées dans ce domaine. Il a évoqué la construction des réseaux de production de courant électrique à Tiburon dans le Sud, Les Anglais, Anse d’Hainault, Dame-Marie à Grand’Anse, tout en indiquant que le cap est actuellement mis sur les autres villes du pays.
Le responsable de l’ANARSE croit qu’il faudra plusieurs mandats présidentiels pour atteindre cet objectif.
Par ailleurs, le numéro 1 de l’Autorité nationale de régulation du secteur de l’énergie se plaint du fait que l’accord de prêt de 150 millions de dollars signé par l’Etat haïtien avec le gouvernement taïwanais n’est pas encore ratifié par le parlement haïtien. De ce montant, 20 millions sont destinés à la mise en pace des micro-réseaux de distribution alors que les autres 130 millions de dollars doivent être investis dans la construction du réseau électrique de la Capitale, a-t-il expliqué -

Haïti: une loi sur la circulation des armes à feu votée au Sénat
Le Sénat de la République a voté le mercredi 10 juillet, à l’unanimité, la loi relative à la fabrication, la commercialisation, la détention et le contrôle d’armes à feu en Haïti. Cette loi initiée par le sénateur Jean Renel Senatus comporte 64 articles.
Cette nouvelle loi durcit les peines relatives à la détention, le port et la commercialisation illégale d’armes à feu dans le pays. « Toutefois, des nouveautés ont été également apportées dans ce domaine », informe l’élu de l’Ouest.
Le sénateur Sénatus cite en exemple la création de boutiques, qui sera autorisée à vendre des armes et des munitions. Parallèlement, ce texte prévoit de pénaliser tout agent de sécurité rapproché des officiels ou autorités étatiques, détenant ou circulant avec une arme illégale.
Dans la même veine, le président de la Commission justice et sécurité du Sénat souligne qu’à travers ce texte, le désarmement est désormais légalisé. « Tout individu qui détient une arme à feu de manière illégale, dispose d’un délai de 3 mois pour se mettre en règle. Passé ce délai, la personne sera punie selon la loi », avertit le parlementaire.
« Par ce vote, le grand corps entend apporter une réponse institutionnelle au problème de circulation illégale d’armes dans le pays », déclare l’élu de l’Ouest, qui invite la Chambre des députés à emboiter le pas.
Selon une enquête de la Commission Episcopale Nationale Justice et Paix (CE-JILAP), réalisée en 2007, environ 300 mille armes à feu sont en circulation en Haïti. Un chiffre qui, environ 12 ans après, peut être révisé à la hausse. -

Des milliers d’Haïtiens risquent d’être déportés du Chili
Plusieurs milliers d’haïtiens, résidant au Chili, risquent d’être déportés vers Haïti d’après le journal La Tercera. Ce, à cause d’une nouvelle décision baptisée « mettre de l’ordre dans la maison » prise par les autorités chiliennes visant à « mieux régulariser le pays » en matière d’immigration.
« S’ils n’arrivent pas à se procurer les documents de régularisation, recommandés avant le 23 juillet 2019 plusieurs milliers d’étrangers dont des Haïtiens seront passibles de déportation » selon ce qu’a fait savoir Alvaro Bellolio, le ministre des Affaires étrangères qui affirme que sur les 16 000 personnes inscrites dans le plan de régularisation, la majorité qui est sous la menace des expulsions est haïtienne.
Le ministre de l’intérieur du Chili, Rodrigo Ubilla, a fait savoir pour sa part que « le pays n’a pas une capacité illimité pour recevoir des étrangers ».
Pour cela, l’homme d’Etat appuie la politique migratoire chilienne adoptée depuis mai 2019, qui aujourd’hui, est à une phase de contrôle des migrants. Cette mesure vise à les inciter à régulariser leur situation avant le 22 juillet 2019, date après laquelle, les autorités annoncent qu’elles auront recours à des mesures d’expulsion forcée de toutes les personnes en situation irrégulière.
« Tous les étrangers qui ne sont pas encore en règle seront rapatriés vers leurs pays » d’après ce qu’informe Rodrigo Ubilla, le ministre de l’Intérieur, affirmant qu’il appliquera strictement la mesure de déportation à tous les migrants en situation migratoire irrégulière sur le sol chilien.
Les Haïtiens qui se sentent de plus en plus menacés, déplorent le fait que leurs compatriotes vivant au Chili n’ont pas le soutien de l’ambassade haïtienne au Chili. L’accueil qui leur est réservé par cette mission diplomatique est très mauvaise et les promesses de l’Etat haïtien visant à leur donner des documents d’identités ne sont toujours pas respectées, selon ce qu’expliquent ces migrants.
Toutefois, le chef du département de l’immigration du ministère de l’intérieur au Chili, Álvaro Bellolio, lors du 8e vol de retour des Haïtiens, le 23 avril 2019, dans le cadre du « plan de retour humanitaire ordonné » du gouvernement chilien, avait souligné que plus de 80% des personnes enregistrées avaient régularisé leur visa et leurs documents pour rester au Chili.
Dans le cadre du « plan de retour humanitaire ordonné », 1 262 Haïtiens au total ont été rapatriés volontairement en Haïti depuis le 17 octobre 2018. -

MENFP: Inscription en ligne pour les candidats du bac à partir de 2020
En vue de diminuer les cas de fraude répétés lors des examens du baccalauréat, le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle a annoncé que d’ici l’an prochain, les candidats pourront s’inscrire aux examens sur internet. Cette décision fait suite à une visite de supervision de Pierre Josué Agénor Cadet dans des centres d’examens du baccalauréat 2019 qui termine vendredi 12 juillet.
Le titulaire du MENFP, accompagné de quelques autres cadres importants du ministère, a salué les efforts du commissaire du gouvernement Paul Eronce Villard et de la police nationale qui ont contribué à la réalisation des journées d’épreuves. En ce qui a trait aux irrégularités enregistrées au niveau des sièges, M. Cadet affirme être intervenu à temps à ce niveau. Plusieurs écoliers avaient, face à cette situation désolante où leurs noms n’étaient pas figurés sur la liste des candidats affichés aux centres, tenté de bloquer certaines rues de la zone métropolitaine.
Une nouvelle stratégie sera employée afin de réduire ces cas d’irrégularités enregistrés, surtout dans le département de l’Ouest : l’inscription en ligne pour les candidats à partir de 2020.
Intervenant sur les ondes de radio et télévision Métropole lundi, M. Cadet a indiqué qu’il y avait un réseau de mafieux qui opère, surtout dans la capitale. Pour l’année 2018, les portes de 35 écoles ont été fermées. Des usurpateurs de titre (ceux qui se font passer pour directeurs) ont été traqués grâce à l’aide du parquet de Port-au-Prince. -

Transports: des syndicats déplorent les attaques contre des chauffeurs
Les actes de banditisme et attaques armées dont sont victimes, ces derniers jours, les chauffeurs de transports soulèvent l’inquiétude des syndicats.
À l’entrée sud de Port-au-Prince, plusieurs attaques contre des automobilistes sont perpétrés depuis quelques semaines, par des groupes de gangs opérant dans l’aire du Portail de Léogâne, du Bicentenaire et de Martissant. Les conducteurs et leurs passagers sont aussi les cibles d’individus armés qui s’affrontent le jour comme la nuit dans ces espaces.
Les syndicalistes ont exprimé leur profonde inquiétude face à cette situation d’insécurité qui a tendance à dégénérer au lieu de s’améliorer. Ils lancent ainsi un cri d’alarme aux autorités concernées. Cette entrée sud, où des bandits règlent grand midi leur compte à coups de rafales, est devenue depuis quelques temps une zone dangereuse, affirme Changeux Méhu, président de l’Association des Propriétaires et Chauffeurs d’Haïti (APCH).
Même les détours vers les avenues de Bolosse (4e et 5e), ainsi que la route des Dalles (limite Maranatha) ne peuvent être suggérées aux chauffeurs qui tentent d’échapper aux embouteillages du Bicentenaire. Plusieurs braquages ont déjà eu lieu là-bas et dans d’autres zones avoisinantes, selon le syndicaliste.
Duclos Bénissoit, coordonnateur général du Mouvement unifié des transporteurs d’Haïtiens (MUTH), a rapporté que plusieurs conducteurs ont été blessés par balles. Un véhicule avec les passagers à bord a même été enlevé par des individus au niveau du portail de Léogâne. L’automobile a été retrouvée, après plusieurs semaines, au bord de mer (zone Bicentenaire), a-t-il poursuivi.
Les chauffeurs, craignant pour leur vie, ne commencent plus leur trafic dès 3 ou 4h du matin comme ils en avaient l’habitude, et sont donc obligés de démarrer leur journée d’activités un peu plus tard et de modifier leur parcours.
Certains ont évoqué, sur les ondes de radio Métropole mercredi matin, leur impossibilité d’honorer leurs dettes envers les banques et de rembourser les prêts contractés sur les mini bus. Quand les armes lourdes chantent, le trafic ralentit, l’affluence des usagers s’amenuise et les revenus baissent, regrettent-ils.
Boue, attaques armées, rues jonchées de fatras et routes crottées: voilà le lot quotidien des acteurs du transport en commun qui appellent les autorités à assumer leurs responsabilités. -

La population de Bayonais s'offre un pont sans financement de l’État
Avec 17 millions de gourdes, la population de Ravine-à-Couleuvres, Bayonnais, troisième section communale des Gonaïves s’est offert un pont pour faciliter la communication avec plusieurs axes du département. Ce projet débuté en 2006 et achevé en 2019, n’a reçu aucun centime de l’État haïtien.
L’alternative à la « Combite » ou l’association n’est pas morte en Haïti. Ce pont construit avec les contributions de la population de la Ravine-à-couleuvre en est une preuve bien grande. Le projet a certes pris des années, mais la population a fini par inaugurer en date du 28 juin 2019 le pont reliant Bayonnais à plusieurs axes du département de l’Artibonite.
Dirigés par une équipe de l’association Ingénieurs sans frontières basée aux États-Unis, de concert avec l’Organisation de la force chrétienne de Bayonnais (OFCB), les travaux d’exécution du projet ont été réalisés en sept mois, grâce à notamment une cotisation de 25 gourdes par personne.
Actionnel Fleurisma, président de l’Organisation de la force chrétienne de Bayonnais (OFCB), dans une interview accordée à Le National, informe que quatre millions trois cent vingt mille neuf cent soixante-onze gourdes (4 320 971) gourdes, soit 26% de la somme totale, ont été collectées dans un premier temps.
Dans un second temps, d’autres personnalités qui ont des liens où des intérêts dans la localité, y compris des têtes de la diaspora, ont fait des dons allant jusqu’à douze millions cent quarante-six mille huit cent cinquante (12 146 850) gourdes, soit de 74 % de la somme totale.
Actionnel Fleurisma et Wallace Manassé se disent fiers de l’aboutissement d’un tel projet. «Sans un centime de l’État, expliquent-ils, la population de Bayonnais et quelques amis de l’étranger ont collecté 17 millions de gourdes pour la construction de ce pont qui permettra non seulement à la population de circuler librement mais aussi d’écouler ses produits en toute quiétude sur les marchés avoisinants même durant les saisons pluvieuses ».
Ce pont qui aujourd’hui donne accès à une seule voie, mesure 6,30m de large, 28m de long et 1,22 m de profondeur pour les tranchées, selon les informations fournies par l’Ingénieur Kénold Décimus. Le technicien informe que le pont repose sur 8 pieux dont 2 culées, 6 intermédiaires et un soubassement de 1,5 m, un radier de 30 cm avec 250 mètres cube de béton coulés sur la surface.
Par ailleurs, les leaders de la l’OFCB soulignent que 3 à 4 kilomètres de routes ont été construits en terre battue sous l’initiative de l’organisation, toujours dans l’idée de faciliter une meilleure circulation dans la zone. -

Ils ont brûlé Kita Nago
Dans la soirée du 10 au 11 juillet 2019, des individus non identifiés ont mis le feu au bois Kita Nago, à Ouanaminthe (Nord-est d’Haïti), a appris la rédaction de Loop Haiti.
Fin de parcours pour ce bout de bois symbolisant l’union, transporté, du 1er au 23 janvier 2013, sur plus de 700 kilomètres, par une foule d’hommes et de femmes volontaires depuis la commune des Irois (Grand-Anse) jusqu’à Ouanaminthe (Nord-est). Dans la soirée du 10 au 11 juillet 2019, six ans plus tard, Kita Nago a été incendié. Un acte condamné par des habitants de la zone.
C’était l’euphorie en janvier 2013. De nombreux articles de presse, des émissions et des réflexions ont été consacrés au symbolisme de Kita Nago, ce bois à travers lequel Harry Nicolas, dit Mèt Fèy Vèt, voulait montrer “la force de l’union”. “Bwa a” passait de ville en ville, jour et nuit, à chaque fois sur les dos de nouveaux volontaires, jusqu’à atteindre sa destination. Claude Bernard Sérant l’avait même présenté comme “le bois consolateur” dans un article dans le Nouvelliste.
Les auteurs de l’incendie de Kita Nago n’ont pas été identifiés. Mais certaines personnes profitent du moment pour rappeler que depuis l’installation de ce bois le 23 janvier 2013, dans la commune de Ouanaminthe, des groupes de croyants avaient toujours manifesté leur volonté de s’en débarrasser, vu que ce dernier, dans lequel croyaient bon nombres de riverains, représentait un symbole d’idolâtrie -

Moïse en consultations pour la formation d’un nouveau gouvernement
« Le pays se trouve confronté à des moments difficiles depuis le renvoi, le 18 mars dernier de l’ancien Premier ministre Jean-Henry Céant par les députés. Il nous faut un gouvernement pour débloquer la situation. Et, de fait, j’ai engagé des consultations afin de doter le pays d’un nouveau gouvernement d’ici peu le Parlement haïtien a été consulté à cet effet », a indiqué le chef de l’Etat.
Le président de la République Jovenel Moïse a fait ses déclarations lors d’une « réception amicale » de trois des Grenadiers au Palais national, mardi 09 juillet 2019 pour saluer la performance de la sélection nationale dans la quinzième édition de la Gold Cup qui s’est tenu aux Etats-Unis d’Amérique, à Jamaïque et au Costa Rica.
Le locataire du Palais national s’est inspiré de l’œuvre remarquable des joueurs de l’équipe nationale pour lancer un énième appel au dialogue, le seul moyen selon lui, qui peut déboucher à une issue à la crise. « Lorsque nous, les Haïtiens, décidons de nous unir, nous pouvons faire des miracles » a sermonné le président en présence de Duckens Nazon, Steven Saba et Donald Guerrier.
« J’ai toujours fait la promotion du vivre-ensemble depuis le premier jour de ma campagne électorale jusqu’à mon ascension au pouvoir » a fait savoir Jovenel Moïse à qui il est reproché son incapacité à s’attabler avec les acteurs politiques en raison notamment de la surdité dont il a fait toujours fait preuve lors des tentatives de dialogue.
Rappelons par ailleurs que depuis la chute de Jean-Henry Céant, deuxième Premier ministre de Jovenel Moïse, ce dernier a du mal à former un nouveau gouvernement. Plusieurs tentatives d’organisation d’une séance de ratification de la déclaration de politique général de Jean Michel Lapin ont déjà échoué au Sénat de la République.