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  • Digicel devant un choix douloureux!

    Digicel devant un choix douloureux!


    Digicel devant un choix « douloureux » : Vendre des actifs ou ajouter du capital frais

    L’agence de notation Fitch suggère au groupe Digicel d’envisager de mobiliser de nouveaux capitaux ou de vendre des actifs supplémentaires afin de se préparer au prochain versement sur des obligations arrivant à échéance.

    En effet, plus de la moitié des échéances de sa dette sont exigibles dans un délai de quatre (4) ans et son cashflow libre est négatif. Digicel a déjà tenté de restructurer sa dette en allongeant les échéances, mais une extension doit être associée à une augmentation du capital ou des revenus pour rembourser les échéances, a indiqué Fitch.

    «La restructuration de la dette n’ayant pas entraîné de réduction de principal, il est essentiel que la société améliore sa performance opérationnelle stagnante et / ou lève des liquidités grâce à des injections de capitaux et à la vente d’actifs», a ajouté l’agence de notation à propos de ce qu’elle appelait le risque de refinancement important de Digicel.

    Digicel est détenue à 94% par l’Irlandais Denis O’Brien, à 1,8% par d’autres administrateurs et à 4,2% par d’autres « détenteurs d’options », selon Fitch.

    Les remboursements à l’échéance des obligations commenceront en avril 2021. Fitch estime que la restructuration de la dette a sapé la position du groupe vis-à-vis des créanciers et entraînera des coûts de refinancement plus élevés, ainsi qu’un accès réduit aux marchés des capitaux, en particulier pour la dette subordonnée de Digicel Group Limited. Fitch.

    « Les perspectives de désendettement matériel sont faibles, sans actions ni cessions d’actifs supplémentaires », a déclaré Fitch.

    Les échéances totales de la dette de Digicel sont estimées à 6,97 milliards USD: avec des versements de 1,3 milliard USD prévus pour avril 2022; 2,9 milliards USDsupplémentaires en 2023; et 2,56 milliards USD supplémentaires pour le remboursement au-delà.

    La dette totale des télécoms représente plus de 6,7 fois son bénéfice d’exploitation. Digicel s’attend à ce que ses niveaux d’endettement augmentent de 7,0 fois ses bénéfices d’ici 2020, mais a déclaré précédemment que les détenteurs d’obligations ne devraient pas être trop inquiets de cette augmentation, car ils prévoient de réduire leur endettement au fil du temps.

    Digicel a enregistré une baisse de 4,1% de son chiffre d’affaires brut, qui s’est établi à 2,3 milliards USD en mars, tandis que son bénéfice d’exploitation est tombé à 1,06 milliard USD, en baisse par rapport à 1,08 milliard USD l’année précédente. Ses flux de trésorerie disponibles se sont améliorés pour passer de 245,6 millions USD à US $ 93,6 millions. Digicel a précédemment attribué la chute de ses revenus à des coûts exceptionnels.

    Les télécommunications, qui ont débuté en Jamaïque, couvrent désormais 32 marchés internationaux. La somme de ses investissements s’est élevée à 5 milliards de dollars.

    Fitch a noté que depuis 2015, le groupe avait investi 2,6 milliards USD en dépenses d’investissement afin de moderniser le réseau et d’assurer sa compétitivité. L’agence de notation avait précédemment indiqué qu’elle avait relevé la note de Digicel Group de RD au niveau CCC, ce qui est un cran au-dessus de la valeur par défaut.

  • Konesans avèk Nouvo Premye Minis Nome Ayisyen an, Fritz William Michel

    Konesans avèk Nouvo Premye Minis Nome Ayisyen an, Fritz William Michel

    Fritz William Michel jwenn nominasyon li pou plas Premye Minis la pandan li te nan pòs li okipe kounyela a nan kabinè Minis Planifikasyon an. A 38 an, si palman an apwouve li, l ap tounen pi jèn Premye Minis nan tout istwa Peyi d Ayiti.

    Misye Michel te frekante Kolèj Catts Pressoir nan Pòtoprens anvan li te al etidye Kontablite nan Enstiti Nasyonal Administrasyon, Jesyon ak Wot Etid Entènasyonal (INAGHEI), epi Syans Administrasyon nan Enstiti Wot Etid Komèsyal ak Ekonomik (IHECE).

    Nouvo Premye Minis nome a genyen yon fòmasyon rijid nan finans. Fini li te fini fè etid li, li te anwole, an 20014 kòm yon estajyè nan Depatman Finans ayisyen an, kote li te travay nan Direksyon Bidjè. Apre sa li te tounen Kontab an Chèf nan Direksyon Jeneral Bidjè ak Afè Administratif, epi Direktè Finansye nan Enspeksyon Jeneral Finans.

    Apre Misye Michel te fin sèvi nan kabinè Minis Alix Patrick Salomon, li ta pral pase yon ti tan nan sektè prive a: dabò kòm PDG konpayi PM Agripro SA epi ansuit nan Express Transport and Distribution. Pi ti ta pral retounen nan gouvènman an kòm direktè pèsonèl Depatman Ekonomi ak Finans, yon ministè kote li te okipe divès pòs sipèvizyon jous nan ane 2018.

    Fritz William Michel se yon mesye marye; li genyen yon pitit. Li pale kreyòl, franse ak anglè.

    Source: VOA Kreyol

  • WhatsApp va lancer son service de paiements en ligne en Inde

    WhatsApp va lancer son service de paiements en ligne en Inde

    Le géant de la messagerie WhatsApp envisage de lancer son premier service de paiement en ligne cette année, en Inde, son plus grand marché avec 400 millions d’utilisateurs, a indiqué vendredi le groupe.

    WhatsApp, filiale du réseau social Facebook, a testé ce service auprès d’un million de personnes l’an dernier. Mais le lancement commercial proprement dit a été suspendu en attendant le feu vert des autorités de régulation bancaire en Inde.

    Le service de paiement de WhatsApp “permet de payer quelqu’un aussi facilement que de passer des messages”, a indiqué Will Cathcart, un haut responsable du groupe, dans un communiqué.

    “Nous avons hâte de fournir ce service à nos utilisateurs cette année sur tout le territoire de l’Inde”, a-t-il dit.

    L’Inde sera ainsi le premier pays à bénéficier du service de paiement de WhatsApp. M. Cathcart n’a toutefois pas précisé si le groupe avait réussi à obtenir le feu vert définitif pour le lancement.

    Selon lui, de tels services sont importants pour accélérer l’intégration financière en Inde et permettre à des millions de personnes de s’insérer dans l’économie numérique en forte croissance du pays.

    L’Inde est une des grandes économies qui ont la plus forte croissance et des dizaines de millions d’habitants utilisent déjà des services de transaction en ligne.

    Quand WhatsApp aura lancé son service, il sera confronté à la concurrence de sociétés locales de paiements en ligne comme Paytm et Phonepe ainsi qu’à celle des géants mondiaux Amazon Pay et Google Pay.

    WhatsApp, dont le nombre d’utilisateurs dans le monde est estimé à 1,5 milliard, a fait l’objet d’une controverse en Inde sur la confidentialité du stockage des données personnelles.

    L’Inde a insisté pour que les géants de l’internet stockent leurs données sur ses ressortissants en Inde, ce que WhatsApp a refusé jusque-là pour sa plateforme de messages.

    La banque centrale indienne, responsable de la régulation du système financier, a également exigé que les données de paiements soient stockées dans le pays.

    WhatsApp a pour sa part affirmé que que son système de paiement respectera les réglementations de la banque centrale indienne.

    Source: AFP

  • C’est officiel: Rutshelle est en couple avec Anthony Drew  !

    C’est officiel: Rutshelle est en couple avec Anthony Drew !

    Rutshelle and Anthony DrewRutshelle Guillaume vient de dévoiler officiellement sa relation amoureuse avec le jeune chanteur guadeloupéen, Anthony Drew.
    « Finalement j’ai décidé de faire autrement avec lui », a publié la chanteuse haïtienne sur les réseaux sociaux (Facebook & Instagram).
    De son côté, Anthony a annoncé qu’il va se marier avec la Rebelle bientôt : « On a eu des débuts difficiles mais on a décidé de se marier ! On vous donne la date bientôt».

  • À Port-au-Prince, les maisons inhabitées feraient grimper le prix des loyers

    À Port-au-Prince, les maisons inhabitées feraient grimper le prix des loyers

    Il existe une forte demande dans le secteur de l’immobilier dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince. Mais le nombre étonnant de maisons actuellement vides influe négativement sur le prix de l’offre disponible selon des spécialistes.

    L’aire métropolitaine de Port-au-Prince regorge de maisons inoccupées depuis des années. Certaines de ces propriétés ont été endommagées lors du tremblement de terre du 12 janvier 2010, mais un grand nombre reste en très bon état. Ces maisons sont, de l’avis de Rose-May Guignard, urbaniste, une source de problèmes. «Dans chaque quartier de la capitale, dit-elle, on trouve des propriétés vides. Je crois que c’est un vrai enjeu de sécurité publique. Il est courant qu’elles abritent des activités de banditisme. Plusieurs maisons endommagées par le séisme ne sont pas reconstruites, faute de moyens économiques des propriétaires. Plus de huit ans après, les décombres sont encore là. Leur emplacement devient un dépotoir à ciel ouvert.»

    Les dernières estimations démographiques de l’Institut haïtien d’informatique et de statistique, datant de 2015, indiquent qu’environ 2 618 894 personnes vivaient dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, constituée des villes de Port-au-Prince, Tabarre, Pétion-Ville, Carrefour, Cité Soleil, Delmas, Kenscoff et Gressier. Considérant que la superficie totale de l’espace métropolitain est d’environ 159 km2, cela fait une densité de population d’environ 16 523 personnes/km2. Cette statistique fait entrevoir les besoins importants de la population en ce qui concerne l’immobilier.

    L’offre ne correspond pas à la demande

    Selon Rose-May Guignard, un fort pourcentage de propriétaires haïtiens ne vit pas en Haïti. Et pour beaucoup d’entre eux, toute leur famille proche a aussi émigré ou est née en terre étrangère. Louer ou reconstruire n’est pas leur priorité. Parfois, il s’agit d’héritage disputé entre les membres d’une famille. N’arrivant pas à se mettre d’accord, les propriétés reçues en succession restent inoccupées. Enfin, certaines personnes ont un lien affectif fort avec leur propriété. Même quand elles n’ont pas la capacité financière de la reconstruire, psychologiquement, elles ne sont pas prêtes à la vendre. La maison reste donc vide. Cela influe directement sur le prix des propriétés, car l’offre disponible ne répond pas à la demande, et pas seulement en termes de quantité.

    L’urbaniste croit qu’à Port-au-Prince les prix de l’immobilier sont excessifs. Il est vrai aussi que le prix des maisons dépend du quartier où elles se trouvent. C’est probablement ce qui oblige des gens à s’installer dans les périphéries de Port-au-Prince, par exemple à Gressier, au Morne l’Hôpital, à Canaan, etc., là où le foncier est à meilleur marché. «Le centre-ville de Port-au-Prince, par exemple, est plein de disponibilités, explique madame Guignard. Mais les propriétés sont pour la plupart des héritages. Elles ont été détruites, mais les nouveaux propriétaires n’ont pas obligatoirement les mêmes moyens financiers que leurs parents ou grands-parents. L’État devrait aider à la reconstruction, mais depuis 9 ans maintenant, la grande question c’est de savoir quels sont les bâtiments à rebâtir (et à quelle fin) pour que l’investissement soit payant. »

    Wolf Jerry Bernardin, responsable de l’agence Réflexe Immobilier, abonde dans le même sens. «Depuis que le centre-ville a été décrété d’utilité publique, rien de significatif n’a été fait. Le sujet de l’immobilier n’est pas vraiment abordé. La demande est en hausse constante, mais il est difficile de trouver un logement décent et compatible avec les plus faibles bourses. Certains propriétaires préfèrent ne pas louer leur maison, au lieu d’en diminuer le prix. D’autres, vivant à l’étranger, sont souvent victimes de spoliation.Alors au lieu de laisser leur bien en usufruit, ils préfèrent le verrouiller. » Une vérification sur certains sites internet haïtiens dédiés à l’immobilier montre que le prix des loyers, situés dans certaines zones résidentielles, est rarement inférieur à 500 dollars américains (environ 40 000 gourdes) par mois.

    Une taxe sur les propriétés inoccupées ?

    Il n’existe pas d’impôts spécifiques pour une maison ou un terrain vides. Rose-May Guignard et Wolf Jerry Bernardin croient tous deux que c’est une nécessité de créer une telle taxe. Cela inciterait le propriétaire à s’occuper de la maison d’une manière ou d’une autre. «Il y a de cela quelques années, dit madame Guignard, l’État a voulu fixer une taxe de 6 % sur les propriétés non bâties, mais la forme ne convenait pas. Il fallait une loi spécifique, pour éviter tout désordre. Cette taxe n’a jamais été approuvée. »

    La mairie de Port-au-Prince, par la voix de son porte-parole, Allwitch Jolly, se dit préoccupée par tant de maisons vides, mais précise que c’est surtout le travail de la Direction générale des impôts de recenser les maisons inhabitées. «La Mairie, dit le porte-parole, s’occupe des terrains vides à travers la direction du domaine. Toutefois, une maison vide est toujours passible d’impôt si seulement on arrive à identifier son propriétaire. À part la Contribution foncière des propriétés bâties (CFBP), communément appelée impôt locatif, il n’y a pas de taxes communales spécifiques pour les maisons inoccupées.»

    Alors que l’offre de logements fait cruellement défaut, l’État ne semble pas s’en soucier puisqu’aucune loi ne contraint un citoyen à construire, louer ou vendre une propriété inoccupée même après plusieurs décennies.

    Source: Ayibopost

  • Nago TV

    Nago TV

  • Le Premier ministre nommé dénonce une campagne de « désinformation » qui vise à ternir son image

    Le Premier ministre nommé dénonce une campagne de « désinformation » qui vise à ternir son image

    Le bureau de communication du Premier ministre nommé a, dans une note de presse vendredi soir, dénoncé une campagne de désinformation visant à ternir l’image de Fritz William Michel. « Le compte Twitter du Premier ministre nommé est : @fritzwmichel ; il est opérationnel seulement depuis le 22 juillet 2019. Antérieurement, il n’a jamais eu de compte sur ce réseau. Aussi, tout autre compte utilisé en son nom, quel que soit son objet, est réputé faux », a précisé l’équipe de communication du Premier ministre nommé qui, selon la note, est en pleine consultation en vue de jeter les bases d’un dialogue sincère et inclusif avec l’ensemble des acteurs politiques, les membres du secteur privé et ceux de la société civile.
    Le Premier ministre nommé invite la population en général et les amis de la presse en particulier à redoubler de vigilance pour éviter le piège de la désunion au sein de la grande famille haïtienne en vue de construire ensemble l’avenir dans la vérité et le respect mutuel.
    Créer un compte avec le nom d’une autre personne, la chose la plus facile 
    «  Créer un compte avec le nom d’une autre personne, c’est la chose la plus facile. N’importe qui peut créer un compte en utilisant le nom ou la photo de n’importe quelle personne », a déclaré Grégory Domond, consultant en nouvelles technologies. « L’un des plus grands problèmes avec la technologie, estime Grégory Domond, c’est l’anonymat. Quand vous créez un compte, on ne vous demande pas de présenter votre carte d’identification nationale ni votre passeport ou encore moins votre acte de naissance. On ne peut pas identifier quelqu’un qui écrit ou qui dit quelque chose du fait de l’anonymat », fait-il remarquer dans une interview sur Magik 9.
    Remonter à la personne qui a créé le faux compte n’est pas aussi simple, selon le consultant en nouvelles technologies. «  Pour créer un compte Twitter, il vous faut une adresse email », rappelle-t-il. Là encore, la personne peut créer une fausse adresse email, puisqu’au moment de créer cette adresse elle n’est pas tenue de fournir ses documents d’identité, souligne-t-il. « L’adresse IP de l’ordinateur ou du téléphone utilisé pour créer le compte ou pour accéder au compte, est généralement associé au compte mais la personne peut utiliser l’ordinateur de quelqu’un d’autre pour créer le compte », fait remarquer l’ingénieur Grégory Domond.
    Selon lui, la meilleure façon de découvrir si un compte attribué à quelqu’un lui appartient effectivement, c’est d’en parler avec ses contacts qui peuvent confirmer ou infirmer s’ils ont l’habitude d’échanger avec la personne via ce compte.
    Le secrétaire d’Etat à la Communication Eddy Jackson Alexis a confié  qu’une enquête a été ouverte au niveau de la police ainsi qu’au niveau du service de renseignements du Premier ministre en vue d’identifier la personne qui s’est servi du nom du Premier ministre comme un identifiant sur un compte Twitter. Eddy Jackson Alexis a rapporté que le Premier ministre nommé a indiqué qu’il n’a jamais eu de compte Twitter. « Ce n’est qu’après sa nomination en juillet qu’il a créé un compte Twitter », précise-t-il.  «  Il n’y a pas encore un cadre légal qui permette de poursuivre une personne qui a utilisé le nom d’une autre personne pour créer un compte sur les réseaux sociaux », selon Grégory Domond.

  • Fête patronale Ste-Anne: le R.P. Didy Horace « exhorte la population à s’organiser contre un système empoisonnant le progrès d’Haïti »

    Fête patronale Ste-Anne: le R.P. Didy Horace « exhorte la population à s’organiser contre un système empoisonnant le progrès d’Haïti »


    C’est presqu’un cri d’appel à la révolte qu’a lancé vendredi le curé de la Paroisse de la Notre Dame de l’Assomption de Ganthier pour réveiller la conscience endormie des haitiens se comportant comme des agneaux immolés

    La classe politique, le secteur privé, les élus, la gouvernance politique, la famille… tout un système battu en brèche par le révérend père Didy Horace lors d’une homélie tranchante prononcée à l’occasion de la patronale Sainte-Anne et Saint Joachim dans le quartier Morne À Tuff, Port-au-Prince.

    « LES PLUS HAUTS FONCTIONNAIRES DE L’ÉTAT NORMALISENT LE VOL... »R.P. HORACE

    Au matin du vendredi, dans l’entourage de la paroisse Sainte-Anne à Morne À Tuff, pèlerins, fidèles catholiques, de mendiants, adeptes du vaudou, curieux se bousculent pour se faire une place à l’intérieur du temple. Dans l’intervalle, des icônes dédiés à la Vierge Marie, des cierges, des rosaires, des litanies à la Sainte Vierge exposés par des commerçants inondaient l’entrée de l’Église.

    La messe traditionnelle dédiée à célébration de la fête de la Vierge Marie désignée sous le vocable Sainte-Anne et Saint Joachim attire la grande foule. Dans son homélie, le curé de la paroisse Notre Dame de l’Assomption de Ganthier appelle la population à s’organiser contre un système, dit-il, qui empoisonne le progrès d’Haïti.

    « L’heure est à la révolte« , crie le Révérend

    ‘’Les valeurs morales, patriotiques se détériorent. Les plus hauts fonctionnaires de l’État normalisent le vol. Les quartiers populaires sont en proie à la violence des gangs, la faim terrasse les familles, la corruption s’est érigée en système, l’écologie s’est effondrée, le banditisme d’État est à son comble, le chômage se généralise. L’heure est à la révolte, l’heure est au soulèvement populaire’’, crie le révérend Didy Horace.

    Les élus appelés à s’auto-évaluer

    Sous les regards fuyant d’autorités locales dont l’édile démissionnaire des Cayes, Jean Gabriel Fortuné, le député de la 3ème Circonscription de Port-au-Prince, Printemps Bélizaire, le général retraité Hérard Abraham, le célébrant principal a brisé l’omerta pour s’adresser aux décideurs politiques, aux tenants de cette gouvernance éhontée.

    HAÏTI FAIT FACE À UN EFFONDREMENT SOCIAL HAÏTIEN SANS PRÉCÈDENT

    ’Nous sommes face à un effondrement social haïtien sans précèdent. Un candidat à la Présidence ayant été chassé d’un carnaval étranger a été élu à la plus magistrature suprême de l’État. Le pouvoir législatif est décrié, l’Exécutif est vilipendé, le judicaire est à la botte du pouvoir Exécutif. Avant les élections, les élus doivent s’en rendre compte qu’ils ont échoué dans leur mission, Qu’ont-ils fait de leur mandant ?’’, s’interroge le prêtre Didy Horace.

    Au terme de la cérémonie eucharistique, des fidèles interrogés par Rezo Nòdwès, ont salué le sermon de l’homme à la soutane. Ils espèrent que le message du curé franchisse les simples perrons de l’Église, pour se matérialiser dans le réel.

  • La Dictature d’opinions de la presse haïtienne déroutée par les réseaux sociaux

    La Dictature d’opinions de la presse haïtienne déroutée par les réseaux sociaux


    La presse haïtienne a failli au même degré que ce système de gouvernance en putréfaction. Comment défendre la liberté de la presse dans une démocratie moribonde où la pensée critique, la créativité intellectuelle et l’intelligence émotionnelle sont toutes sujets d’une dictature d’opinions archaïques de scélérats?

    Construire un système de pensées objectives et équilibrées pour ce peuple tant naïf et encore misérablement exploité ne saurait accoucher cette démocratie de chaos où l’exaltation de l’incompétence et le culte de l’ignorance sont couronnés même au plus haut niveau de la magistrature suprême.

    Dans cette pagaille de bas étages où des leaders d’opinions seniors se trouvent coincés, recalibrés et mis à nus par les médias en ligne et surtout par des internautes avisés des réseaux sociaux, le masque intellectuel creux de plus d’un, considérés comme modèles de rédacteurs ou d’éditorialistes, est tombé et le mythe entourant les palabres sans fondement académique vendus en vacarmes amplifiés de la radio, est tout simplement mis en déroute.

    La presse traditionnelle et le système politique Haitien se baisent indécemment et hypocritement pour des dividendes trompeuses de visibilité exigeant des pratiques souillées de corruption dont le seul but est de satisfaire une clientèle politique spécifique et conserver une notoriété malicieuse sur l’opinion publique haitien.

    La tyrannisation et la « tyrannosaurisation » de l’opinion ne peuvent être en aucun cas des armes défensives et offensives entre les mains de ces soit disant « pionniers de la démocratie haitienne ». Le débat publique aujourd’hui est ouvert à tout esprit embelli et innové grâce à l’accès rapide et précis aux informations sur internet.

    L’évangile de lutte pour la démocratie et la liberté de la presse ne tient plus car cet Haiti en déliquescence morale, construit autour de toutes espèces d’énergumènes médiatiques est typiquement le produit tout craché de cette presse locale qui se prostitue en nature, faite d’invertébrés notoires et en espèce, récompensée par de juteux contrats à mille détours.
    Il n’y a pas de démocratie sans une presse libre.

    De même, on aurait pas cet Haiti démocratiquement agonisant sans cette presse d’imposture aux standards intéressés dont la culture d’opposition systématiquement avérée de certains et l’aliénation servile de beaucoup d’autres fragilisent le système de pensées d’un peuple peu éduqué. Le fanatisme et le culte de personnalité deviennent alors normes. Aussi, serait-il pas mieux que la presse haitienne se divise authentiquement en organes de lobby idéologique comme cela est fait au niveau des grands médias américains? Dès lors, l’opinion publique serait avisé suivant ses propres affinités politiques.

    Une trivialité écœurante, une bassesse déshumanisante et un manque de professionnalisme criant dans ce secteur, considéré comme le quatrième pouvoir, sont malheureusement les caractéristiques minables de beaucoup de salariés de la presse haitienne d’aujourd’hui.

    Absence d’éducation civique, le culte du buzzing, l’intoxication délibérée, manipulation destructive de l’opinion publique, les tactiques et manœuvres de cette presse pourrie sont multiples pour retenir la pensée Haitienne captive dans une ignorance endoctrinée et un sentimentalisme lassant.

    Tout ce triste tableau décrit l’état d’une presse chaotique à l’image du pays où le principal outil de la démocratisation haitienne est piteusement mise en déroute par les lumières des réseaux sociaux.

    Alors, qu’en serait-il sans l’avènement salvateur et innovant des réseaux sociaux?

    Gumais Jean Jacques,
    AvMP

  • Le député Prophane Victor et un inspecteur de police accusés de fournir des armes au gang de Savien dans l’Artibonite

    Le député Prophane Victor et un inspecteur de police accusés de fournir des armes au gang de Savien dans l’Artibonite


    Deux personnalités haïtiennes ont été pointées du doigt dans l’alimentation du phénomène d’insécurité sévissant dans le pays.

    Il s’agit d’un inspecteur de police de la commune de Petite-Riviera de l’Artibonite et du député de cette circonscription électorale, Prophane Victor.

    Selon le chef de gang de Savien, Odma, il a travaillé sous les ordres du parlementaire et avait participé à l’élection de ce dernier, n’hésitant pas à tuer ceux qui se mettaient en travers des ambitions de son candidat.

    « Mon premier pistolet m’a été remis par des policiers et c’est un inspecteur de police qui m’a référé le candidat », a révélé le bandit, allié au gang dirigé par Arnel Joseph, arrêté au début de la semaine.

    Le chef de gang, durant une interview accordée à Zenith FM, a affirmé avoir procédé à la saisie d’un des véhicules du député Victor parce que, ces derniers temps, celui-ci lui devait beaucoup d’argent pour des services rendus.

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