Pris dans un scandale de tweets, le premier ministre nommé, Fritz William Michel, nie etre le détenteur du compte Twitter ayant débité des insanités à l’encontre de la radio Zenith FM, de l’opposition, de la première dame Martine Moise et des journalistes Liliane Pierre Paul et Jean Monard Metellus.
Dans la foulée, le président Jovenel Moise, sur sa page Facebook a tenu à renouveler sa confiance en Fritz William Michel, en guise de soutien dans cette tentative désespérée de réparer l’image écornée de son premier ministre nommé.
J’ai nommé Fritz-William Michel, Premier Ministre . M. Michel est un brillant fonctionnaire qui a consacré toute sa carrière au service du peuple haïtien. J’ai fait ce choix de concert avec les présidents des deux branches du Parlement pour mettre un terme à la paralysie politique qui nuit aux citoyens de notre pays.
Il est temps que le Parlement approuve le Gouvernement pour qu’ensemble, nous puissions répondre aux besoins urgents de notre société, en matière de sécurité alimentaire, de création d’emplois, d’infrastructures, etc.
Le cabinet de M. Michel est représentatif et inclusif. L’approbation de la Politique générale du Premier ministre par le Parlement permettra de débloquer le budget, ainsi que les millions de dollars de financement international qui viendront en soutien au peuple haïtien. Il ne peut y avoir plus de retard, nous devons faire le travail pour lequel nous avons tous été élus.
Qui ne se souvient pas de lacampagne publicitairequi accompagna en 2011-2013l’opération de collecte des $1.50 sur chaque transfert d’argent effectué depuis et vers Haïti et celle relative à la collecte des 5¢ sur chaque appel téléphonique international effectué depuis et vers Haïti ?
Imprudemment et sans aucune considération sur l’environnement légal , on usa et abusa, en cette occasion, en Haïti et dans la Diaspora haïtienne, de cette pratique consistant à attirer l’attention du public que représente fondamentalement lapublicité.
Sans connaître les restrictions et les différentes approches légales relatives à certainespratiques publicitairesdans certains Etats comme la Floride , New York et la Californie , toutes les formes d’annonce publique destinées à aider directement ou indirectement à promouvoir ou à diffuser cette idée de financement du »programme Éducation gratuite » avec les fonds collectés dans la diaspora ont été utilisées.
En Haïti, ça passe comme une lettre à la poste, car ici la publicité mensongère, on connaît pas. On ferme les yeux et la bouche. L’on ouvre la main et les poches . L’on soigne son image sur les réseaux sociaux. Et on est content.
Cependant , aux États-Unis d’Amérique, dans cet environnement politico-socio-économique et culturel autre que celui engendré et soutenu par la superstructure haïtienneEcole,PresseetEglise, c’est différent.
Des compatriotes aux USA, justement, s’en sont souvenus, demandent des comptes , portent plainte , et déposent au tribunal de New York seize (16) chefs d’accusations dont quatre (4) ayant rapport à lapublicité mensongèreet lafausse déclaration intentionnelledans le cadre de l’affaire « Celestin Vs Martelly « les opposant à Martelly, Privert, Celestin, et des opérateurs des secteurs Télécom et Financier en Haïti qu’ils accusent d’avoir orchestré ou participé à unStratagèmevisant à escroquer et frauder des citoyens et résidents américains.
Que recouvrent ces4 chefs d’accusations ?Sont-ils suffisamment allégués par les plaignants pour être retenus par le juge LaShann DeArcy Hall dans sa prochaine ordonnance ?
Par Montaigne Marcelin
De 2011 jusqu’à la publication, enseptembre 2017, de la loi portant création, organisation et fonctionnement du fonds national de l’éducation(FNE), l’opération de collecte des $1.50 sur chaque transfert d’argent effectué depuis et vers Haïti et celle relative à la collecte des 5¢ sur chaque appel téléphonique international effectué depuis et vers Haïti ont été « marketées » etvenduesau niveau du grand public , dans la presse en Haïti et aux États-Unis d’Amérique comme des taxes légales perçues pourfinancerl’enseignement gratuite et obligatoire,alors que les documents qui officialisent lesdites taxes (l’arrêté présidentiel du 9 septembre 2011 de Martelly et les deux circulaires de la BRH) n’en disaient rien .
De plus la promesse faite à nos compatriotes de la diaspora haïtienne que les frais supplémentaires ($1.50 et 5¢) présentés comme de taxes allaient aider à fournir gratuitement l’enseignement obligatoire à la population haïtienne, y compris les parents de nos frères de la diaspora , a été déterminante dans leur acceptation de payer lesdits frais. Alors que les documents officiels racontaient une toute autre histoire.
En Haïti, la pratique consistant à faire de la publicité pour un produit ou un service induisant le consommateur en erreur n’a pas de nom . Pas plus que celle consistant à déclarer à un usager ou un consommateur qu’un fait était vrai alors que la déclaration était en réalité fausse et que le personne savait que c’était faux.
Aux États-Unis d’Amériquecela s’appelle respectivement de lafausse publicité (oupublicité mensongère)etfausse déclaration intentionnelle.Et c’est puni par la loi.
Des membres de la diaspora haïtienne , évoluant dans un environnement politico-socio-économique et culturel autre que celui engendré et soutenu par la superstructure haïtienneEcole,Presse et Eglise,en ont pris conscience et ont décidé de porter plainte au tribunal de New York.
Parmi les seize chefs (16) d’accusations portées à l’encontre de Martelly , Privert , Moïse, Digicel, Natcom, Unibank, Unitransfer, Western Union, CamTransfer et le Gouvernement haïtien au tribunal de Manhattan à New York figurent quatre (4) accusations ayant rapport avec1)lafausse publicitéet2) lafausse déclaration intentionnelle.
La fausse publicité ou publicité mensongère
En effet dans le document déposé au tribunal de Manhattan à New York le 24 avril 2019, Odilon Celestin et alliés accusent Martelly et alliés (chef d’accusation No. 3) d’avoir, en violation de la loi des affaires de New York, « induit en erreur et trompé des consommateurs sans méfiance, y compris les plaignants nommés et les autres membres du groupe, en faisant la promotion, le marketing et la publicité des frais supplémentaires facturés pour le transfert d’argent ($1.50) en tant qu’imposition fiscale du gouvernement haïtien nécessaire pour financer une éducation gratuite en Haïti. «
Les accusés semblent avoir ignoré qu’aux États-Unis, des lois fédérales et étatiques régissant la publicité mensongère interdisent divers types de publicité trompeuse , d’étiquetage trompeur et de pratiques similaires. Les lois sur la publicité fausse confèrent aux plaignants, des consommateurs américains, des droits importants, leur donnant la possibilité de demander des dommages-intérêts monétaires s’ils ont été induits en erreur.
Cependant, conformément aux lois sur la publicité trompeuse au pays de l’Oncle SAM , les plaignants doivent démontrer:(a) que la publicité faite autour du programme « Éducation gratuite » en rapport à la collecte des frais ($1.50 et 5¢) était fausse ou trompeuse; (b) que la fausseté était «matérielle», ce qui signifie que Martelly et alliés auraient menti sur quelque chose d’important; (c) les plaignants ont vu la fausse publicité; etd)les plaignants se sont fondés sur la publicité mensongère pour acheter les services de Western Union, Unitransfer , Digicel, Natcom et CamTransfer aux USA
Les plaignants doivent prouver qu’ils n’auraient pas acheté lesdits services sans cettepublicité mensongère. Ils doivent également montrer qu’ils se sont fiés à cette fausse publicité et qu’elle les avait conduits à payer plus ($1.50 et 5¢) que ce qu’ils auraient autrement fait pour les service des operateurs téléphoniques et des compagnies de transfert.
La fausse déclarations intentionnelle
Dans le même document Odilon Celestin et alliés ont également accusé Martelly et consorts d’avoir fait des fausses déclarations intentionnelles en vertu de la loi de New York ,de Floride et de Californie.
En effet les avocats d’Odilon Celestin et alliés estiment que, pendant toute la période mentionnée, les accusés, en passant des contrats avec des plaignants et d’autres Membres du groupe à l’échelle nationale, ont intentionnellement déformé un fait important au sujet des transactions en prétendant que les frais supplémentaires sont des «taxes légales prélevées pour financer le programme d’enseignement obligatoire; ou en omettant délibérément de donner une description de la ligne article contenant les frais.
Au moment où les défendeurs ont fait les déclarations inexactes qui sont alléguées, ils savaient, écrivent les avocats au 9èmechef d’accusations, que les frais n’étaient pas des «taxes légales» perçues, affirment les avocats des plaignants.
Les accusés ont présenté à tort les frais supplémentaires comme des «taxes légales» dans le but de tromper les demandeurs et les membres du groupe des plaignants faisant appel et incitant les demandeurs et lesdits membres du groupe de contracter avec eux et payer les frais supplémentaires, écrivent -ils dans la plainte.
Les plaignants et les membres dudit groupe ont raisonnablement invoqué le droit des défendeurs à affirmer que les frais supplémentaires étaient des «taxes légales» et, compte tenu de ce qui était raisonnable, conclu un contrat avec les défendeurs et payer les frais supplémentaires, continuent -ils.
Les plaignants et les autres membres du groupe estiment qu’ils ont été blessés de fait et ont perdu en raison du fait que les défendeurs ont décrit de manière inappropriée les frais supplémentaires payés des « Taxes légitimes imposées pour financer l’éducation gratuite et obligatoire. »
Les demandeurs ont acquitté les frais supplémentaires sous forme de taxes en échange de la promesse des défendeurs de fournir gratuitement l’enseignement obligatoire à la population haïtienne, y compris les parents des demandeurs, mais pas recevoir les avantages d’une telle affaire. Les accusés ont perçu les frais supplémentaires et convertis à leur propre usage, concluent -ils.
Évidemment , ces accusations ont été contestées par les avocats de Digicel , Western Union, Unibank, Unitransfer et CamTransfer qui, dans une requête déposée au tribunal de New York le 15 mai 2019 , ont demandé de rejeter la plainte dans son intégralité sur la base de la doctrine del’acte d’Étatet celledu « forum non conveniens. «
Les documents déposés en appui aux accusations
Les plaignants , à leur tour, ont signifié leur opposition aux défendeurs le13 juin 2019 dans une requête de 92 pages où ils ont fait part au juge de nombreux documents pour supporter les accusations :
Un article publié par le New York Times : « A Billionaire Lends Haiti a Hand, » The New York Times (January 6,2012)
https://www.nvtimes.com/2012/01/07/business/
digicels-denis-obrien-helps-rebuild-haiti.html
Une copie d’une séquence vidéo de la partie défenderesse
Michel Joseph Martelly et Denis Obrien, PDG d’Unigestion Holding S.A. d / b / a Digicei Haiti relativement à la perception des frais avant que Martelly ne devienne président.
Une copie d’une séquence vidéo de la défenderesse Martelly lors d’une conférence de presse sur des questions relatives à la légalité des taxes collectées.
Une copie de l’arrêté présidentiel du 9 septembre 2011
Une copie des Circurlars 7 & 98 de la Banque de la République d’Haïti ( BRH)
Une copie des reçus de transfert d’argent.
Une copie d’une séquence vidéo de l’accusé Martelly interrogé sur les échecs du financement de l’éducation avec la collecte de fonds dans une vidéo répondant aux questions concernant les préoccupations relatives à l’illégalité des frais perçus alors qu’il était Président.
Une séquence vidéo d’un membre du gouvernement haïtien répondant aux questions concernant les montants collectés.
Une vidéo de l’accusé Jovenel. Moise répondant aux questions concernant la perception des taxes et l’utilisation des taxes perçues
Ces 4 chefs d’accusations seront-ils retenus par le tribunal ?
Désormais il revient au tribunal du District Est de New York de dire s’il est compétent pour entendre cette affaire comme le soutient l’accusation ou si au contraire ledit tribunal entend écarter cette affaire aux USA en faveur du système judiciaire haïtien comme le souhaitent ardemment les avocats de Western Union, Digicel, Unibank, Unitransfer, CamTransfer.
Entre ces deux positions extrêmes, le juge peut tout aussi bien décider que seulement certains aspects précis de certaines accusations pourront être entendus par la Cour de l’État de New York et renvoyer d’autres aspects des autres accusations par devant la juridiction haïtienne.
Outre la demande de rejet des accusés, le juge en charge du dossier, Lashann DeArcy Hall, devra également dire lesquels parmi les 16 chefs d’accusations présentent suffisamment de matière ou sont suffisamment allégués pour faire l’objet d’un procès aux USA.
Sur ce point précis , certains pensent que les 4 chefs d’accusations en question peuvent bien résister aux arguments présentés par les avocats des accusés ayant répondu à l’assignation dans leur mémorandum en date du 15 mai 2019 et tenir la route dans un procès qui pourrait être historique aux USA.
Nous invitons nos lecteurs à prendre connaissance des 4 chefs d’accusations relativement à lapublicité mensongèreet à lafausse déclaration intentionnelledéposés au tribunal de Manhattan à New York contre Martelly et consorts.
Cause No. 3
(Violation du droit des affaires général de New York, § 350 (publicité fausse)
293. Les demandeurs répètent et ré-allèguent chaque allégation précédente comme si elle était exposée en détail dans la présente.
294. Les défendeurs avaient réellement connaissance des fausses déclarations et des omissions de faits énoncés aux présentes ou agi avec un mépris téméraire de la vérité en ce qu’ils ont omis de déterminer et / ou divulguer de tels faits, même si de tels faits leur étaient accessibles.
Les déclarations inexactes et / ou les omissions importantes de ces accusés ont été faites sciemment ou imprudemment.
295. Pendant toute la période du recours, les défendeurs Martelly et Unigestion Holding, S.A,. les publicités contiennent des déclarations fausses et trompeuses concernant les frais facturés dans la mesure où elles déforment les frais facturés en tant que taxes légitimes levées pour financer «Enseignement gratuit et obligatoire»; de telles déclarations trompeuses ont été adoptées par les autres Défendeurs nommés par leurs actes et leur comportement.
296. Les demandeurs, les membres du groupe et tous les consommateurs du pays ont été endommagés dans la mesure où ils se sont fiés à la publicité et ont payé des taxes supplémentaires qui étaient …contrairement aux affirmations des défendeurs – et non à des « taxes légales » prélevées pour financer l’éducation obligatoire »au profit de la population haïtienne, y compris des proches des demandeurs.
297. Les demandeurs et les membres du groupe n’ont pas bénéficié des avantages d’un tel marché. Les Défendeurs ont collecté les frais et les a convertis à leur propre usage. En conséquence, les demandeurs et autres membres du groupe ont été privés de leurs biens.
298. La publicité des défendeurs a amené les demandeurs et les membres du groupe à payer les frais supplémentaires.
299. Les défendeurs ont fait volontairement leurs déclarations fausses et / ou trompeuses, volontairement et avec un mépris téméraire de la vérité.
300. Le comportement des accusés constitue une violation de N.Y. Gen. Bus. Loi §
301. Les défendeurs ont commis les fausses déclarations matérielles décrites dans la publicité, pendant les conférences, et lors de la facturation aux consommateurs sur chaque transaction où les fonds étaient recueillies pour le transfert d’argent ou sur des appels téléphoniques.
302. Les fausses déclarations matérielles des défendeurs étaient sensiblement uniformes, présentation et impact sur les consommateurs en général. Tous les consommateurs qui envoient de l’argent et faisaient des appels vers Haïti ont été et continuent d’être exposés aux documents matériels des accusés. et des fausses déclarations.
303. En raison des actes et pratiques trompeurs «illicites» récurrents des défendeurs, les demandeurs et les membres du groupe ont droit à des dédommagements pécuniaires, compensatoires, triples et punitifs, injonction, restitution et restitution de toutes les sommes obtenues au moyen de conduite illégale du défendeur, intérêts et frais d’avocat.
Chefs d’accusation
Cause No.9
(Fausse déclaration intentionnelle en vertu de la loi de New York)
355. Les demandeurs répètent et ré-allèguent chaque allégation précédente comme si elle était exposée en détail dans la présente.
356. Pendant toute la période du recours, les défendeurs, en passant des contrats avec des demandeurs et d’autres Membres du groupe à l’échelle nationale, ont intentionnellement déformé un fait important au sujet des transactions en prétendant que les frais supplémentaires sont des «taxes légales prélevées pour financer le programme d’enseignement obligatoire; ou en omettant délibérément de donner une description de la ligne article contenant les frais.
357. Au moment où les défendeurs ont fait les déclarations inexactes qui sont alléguées, ils savaient que les frais n’étaient pas des «taxes légales» perçues.
358. Les défendeurs ont présenté à tort les frais supplémentaires comme des «taxes légales» dans le but de tromper les demandeurs et les membres du groupe Nationwide faisant appel et incitant les demandeurs et les membres de la catégorie Nationwide de contracter avec eux et payer les frais supplémentaires.
359. Les plaignants et les membres du groupe national ont raisonnablement invoqué le droit des défendeurs à affirmer que les frais supplémentaires étaient des «taxes légales» et, compte tenu de ce qui était raisonnable, conclu un contrat avec les défendeurs et payer les frais supplémentaires.
360. Les demandeurs et les autres membres des Classes nationales ont été blessés de fait et ont perdu en raison du fait que les défendeurs ont décrit de manière inappropriée les frais supplémentaires payés des « Taxes légitimes imposées pour financer l’éducation gratuite et obligatoire. »
361. Les demandeurs ont acquitté les frais supplémentaires sous forme de taxes en échange de la promesse des défendeurs de fournir gratuitement l’enseignement obligatoire à la population haïtienne, y compris les parents des demandeurs, mais pas recevoir les avantages d’une telle affaire. Les accusés ont perçu les frais supplémentaires et convertis à leur propre usage.
Chefs d’accusation
Cause No.10
(Fausse déclaration intentionnelle en vertu de la loi de la Floride)
362. Les demandeurs répètent et ré-allèguent chaque allégation précédente comme si elle était exposée en détail dans la présente.
363. Pendant toute la période du recours collectif, lors des transactions avec les demandeurs et les autres membres du groupe, les défendeurs ont intentionnellement déformé un fait important en affirmant que les frais supplémentaires sont des «taxes légitimes perçues pour financer un programme d’éducation gratuit et obligatoire» ou dissimulant à dessein la véritable nature des frais ou omettant de donner une description de l’élément de campagne contenant les frais.
364. Au moment où les défendeurs ont fait les déclarations inexactes qui sont alléguées, ils savaient que les frais supplémentaires n’étaient pas des «taxes légitimes perçues».
365. Les défendeurs ont présenté à tort les frais comme étant des «impôts légitimes perçus» ou dissimulaient leur nature véritable. dans le but d’induire les demandeurs et les membres du groupe en justice et d’inciter les demandeurs et les membres du groupe à passer un contrat avec eux et payer les frais supplémentaires.
366. Les demandeurs et les membres du groupe ont raisonnablement invoqué les déclarations fausses des défendeurs que les frais supplémentaires étaient des « taxes légitimes perçues » et, compte tenu de ce qui était raisonnable, traité avec les défendeurs et a payé les frais supplémentaires.
367. Les demandeurs et les autres membres du groupe ont été endommagés de fait et ont perdu de l’argent parce que les défenseurs ont qualifié à tort les frais supplémentaires payés de «taxes légales». imposé pour financer une éducation gratuite et obligatoire. «
368. Les demandeurs ont acquitté les frais supplémentaires sous forme de taxes en échange de la promesse des défendeurs de fournir gratuitement l’enseignement obligatoire à la population haïtienne, y compris les parents des demandeurs, mais pas recevoir les avantages d’une telle affaire. Les accusés ont perçu les frais supplémentaires et convertis à leur propre usage.
Chefs d’accusation
Cause No.11
(Fausse déclaration intentionnelle en vertu de la loi californienne)
369. Les demandeurs répètent et ré-allèguent chaque allégation précédente comme si elle était exposée en détail dans la présente.
370. Pendant toute la période visée par les recours collectifs, lors des transactions avec les demandeurs et les autres Membres du groupe, les défendeurs ont intentionnellement déformé un fait important en affirmant que les frais supplémentaires sont des « taxes légitimes perçues pour financer une éducation gratuite et obligatoire » ou en omettant intentionnellement de fournir une description de l’élément de campagne contenant les frais
371. Au moment où les défendeurs ont allégué les faits, les défendeurs savaient que les frais supplémentaires n’étaient pas des «taxes légitimes perçues».
372. La défenderesse a présenté les frais sous une fausse déclaration en tant qu’ « impôts légaux perçus» dans le but de tromper les demandeurs et les membres du groupe Nationwide faisant appel au demandeur et les incitant de contracter avec eux et de payer les frais supplémentaires.
373. Les plaignants et les membres du groupe Nationwide ont raisonnablement invoqué le droit des défendeurs de faire des affirmations selon lesquelles les frais supplémentaires étaient des «taxes légales perçues» et, dans la mesure du possible, sur celle-ci, traité avec les défendeurs et payé les frais supplémentaires.
374. Les plaignants et les membres du groupe Nationwide ont été blessés et ont perdu de l’argent parce que les accusés ont qualifié à tort les frais supplémentaires payés de «taxes légales» et imposé pour financer l’enseignement gratuit et obligatoire. ». Les demandeurs ont acquitté les taxes contre la promesse des défendeurs de fournir un enseignement gratuit et obligatoire a la Population haïtienne.
Population haïtienne, y compris les proches des demandeurs, mais n’ont pas bénéficié des avantages bonne affaire. Les défendeurs ont perçu les frais supplémentaires et les ont convertis à leur propre usage.
L’ancien Ministre de l’Éducation et Président du Comité éthique du Partenariat mondial pour l’éducation Nesmy Manigat et le réputé Économiste haïtien Kesner Pharel s’entendent sur la nécessité d’éliminer la subvention sur les carburants en Haïti afin de libéraliser leur prix et obtenir des recettes fiscales suffisantes pour corriger en partie le déficit public dont la subvention prive l’État de plus de 100 milliards de Gourdes [exercice fiscale 2018-2019, incluant estimation du dernier trimestre] Les deux hommes ont indiqué qu’Haïti avait besoin d’une réforme structurelle en profondeur qui augmenterait les recettes fiscales pour équilibrer les finances publiques et couvrir les besoins essentiels des secteurs moins favorisés de la société soulignant « Il est pratiquement impossible de couvrir les besoins fondamentaux de la population et d’investir dans des infrastructures avec un petit budget comme celui que nous avons. » À titre de comparaison, Nesmy Manigat indique que le budget annuel d’Haïti était trois fois inférieur à celui alloué au seul Ministère de l’Éducation de la République dominicaine, mais que le déficit public en Haïti pourrait être compensé si les prix des carburants étaient ajustés à la pompe et dégager des fonds d’investissements et pour renforcer d’autres services publics dont l’éducation [Note HL : Cela présume également que le Gouvernement cesse de verser plus de 200 millions de dollars de subvention à la compagnie d’État l’Électricité d’Haïti (EDH) pour combler partiellement son déficit annuel] rappelant qu’en République voisine « un système d’ajustement des prix hebdomadaires des carburants a été adopté, ce qui permet de compenser une partie du déficit public de ce pays. » L’Économiste Kesner Pharel a ajouté qu’en Haïti, il était nécessaire d’adopter des mesures de stabilisation économique urgentes dans le cadre d’un accord de mécanisme élargi avec le Fonds Monétaire International (FMI)soulignant que la crise socio-politique avaient généré une crise économique au pays « Il est impossible de gouverner Haïti avec aussi peu de ressources. L’instabilité politique ne nous aide pas » Les deux hommes déplorent que depuis 2011, Haïti n’a pu dépasser 2% de Produit Intérieur Brut (PIB) alors que la Banque Mondiale indique dans son dernier rapport « Global Economic Prospects » publié en juin dernier,que la croissance de l’économie haïtienne pourrait s’élevé à aussi peu que 0,4% en 2019.
Bonne nouvelle ! Plus de 60 ans après, le mardi 16 juillet 2019, le Sénat de la République a voté une proposition de loi qui consacre le mois de juillet « mois du konpa ». Une décision qui aurait certainement plu à Nemours Jean Baptiste. En effet, grâce au sénateur de l’Artibonite Garcia Delva, président de la commission culture et tourisme du grand corps, le Konpa élevé aujourd’hui au rang de patrimoine possède un mois entier de consécration.
Le grand public qui a assisté à la présentation de la formation musicale de Nemours Jean Baptiste le 26 juillet 1955, était peut-être loin d’imaginer que 64 ans après, ce dernier aurait fait autant de disciples. Le rythme « Konpa », popularisé par le saxophoniste et repris par les amants de ce style musical entraînant, continue encore à faire le bonheur de plus d’un. 1955-2019 : déjà 64 ans depuis que les mélomanes d’ici et d’ailleurs savourent goulûment les morceaux que leur offrent les artistes haïtiens. De la bonne vibration, du bon « vibe », des sons de tambour qui rappellent le folklore du pays, et « kanta pou kòd la, nou pa manke sa ».
Du temps de feu Nemours Jean Baptiste jusqu’à aujourd’hui, le “konpa” a fait pas mal de chemin. Nul ne saurait se plaindre. De ténors en ténors jusqu’aux nouveaux de cette nouvelle ère du “konpa”, il y en a eu pour tous les goûts et tous les âges. Qui n’a pas connu ce moment où il n’a pas voulu être dérangé en dansant sur les airs de l’orchestre Septentrional ? Ou encore qui n’a pas une fois entonné les paroles de « Veye priye » de l’orchestre Tropicana ? Ces deux groupes phare de la musique haïtienne, qui ont bercé la jeunesse de plus d’un et rendu les pistes de danse plus accessibles et abordables pour les plus vieux.
Le « konpa » n’a effectivement rien perdu de sa chaleur, ni de son « groove ». Autant que les morceaux se multiplient, autant que les groupes musicaux voient le jour. « Skah-shah », « Les Gypsies de Pétionville » , « Tabou Combo », « Magnum Band”, « Jouvenceaux de Jacmel, Lakol », pour ne citer que ceux-là, se sont peu à peu éteints pour céder leur place à d’autres formations musicales comme « Sweet Micky », « T-Vice », « Djakout Mizik », « Carimi », « Zenglen », « Zin » et bien d’autres encore qui n’ont pas cessé de « Kite konpa mache ».
La nouvelle génération connait elle aussi à ce jour de nouveaux groupes qui s’affirment et qui tiennent en haleine ce rythme musical qui a vu le jour avec Nemours. Gabel, Harmonic, Kaï, Vibe, Klass, Casino, pour ne citer que ceux-là, constituent les piliers sur lesquels le « konpa » continue à s’ériger, et dont les « hits » enflamment la toile et les fréquences radiophoniques.
Le « konpa », classé au rang de sexagénaire ! « Kite l mache ».
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