𝐷𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑐𝑎𝑑𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑚𝑖𝑠𝑒 𝑒𝑛 œ𝑢𝑣𝑟𝑒 𝑑𝑢 𝑃𝑟𝑜𝑗𝑒𝑡 𝑑’𝐴𝑔𝑟𝑖𝑐𝑢𝑙𝑡𝑢𝑟𝑒 𝑅𝑒́𝑠𝑖𝑙𝑖𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑆𝑒́𝑐𝑢𝑟𝑖𝑡𝑒́ 𝐴𝑙𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒 (𝑃𝐴𝑅𝑆𝐴), 𝑙𝑒 𝑀𝑖𝑛𝑖𝑠𝑡𝑒̀𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑙’𝐴𝑔𝑟𝑖𝑐𝑢𝑙𝑡𝑢𝑟𝑒, 𝑑𝑒𝑠 𝑅𝑒𝑠𝑠𝑜𝑢𝑟𝑐𝑒𝑠 𝑁𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑑𝑢 𝐷𝑒́𝑣𝑒𝑙𝑜𝑝𝑝𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑅𝑢𝑟𝑎𝑙 (𝑀𝐴𝑅𝑁𝐷𝑅) 𝑝𝑜𝑢𝑟𝑠𝑢𝑖𝑡 𝑙𝑒 𝑟𝑒𝑛𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑐𝑎𝑝𝑎𝑐𝑖𝑡𝑒́𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑒𝑡 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑟𝑖𝑐𝑒𝑠 𝑒𝑛 𝑚𝑎𝑡𝑖𝑒̀𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑔𝑒𝑠𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑝𝑜𝑠𝑡-𝑟𝑒́𝑐𝑜𝑙𝑡𝑒. 𝐴𝑣𝑒𝑐 𝑙’𝑎𝑝𝑝𝑢𝑖 𝑓𝑖𝑛𝑎𝑛𝑐𝑖𝑒𝑟 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝐵𝑎𝑛𝑞𝑢𝑒 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑖𝑎𝑙𝑒, 𝑙𝑒 𝑀𝑖𝑛𝑖𝑠𝑡𝑒̀𝑟𝑒 𝑑𝑒́𝑝𝑙𝑜𝑖𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑔𝑟𝑒𝑠𝑠𝑖𝑣𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑖𝑛𝑓𝑟𝑎𝑠𝑡𝑟𝑢𝑐𝑡𝑢𝑟𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑠𝑒́𝑐ℎ𝑎𝑔𝑒, 𝑑𝑒𝑠 𝑒́𝑞𝑢𝑖𝑝𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑠𝑡𝑜𝑐𝑘𝑎𝑔𝑒 𝑒𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑒𝑡𝑖𝑡𝑠 𝑚𝑎𝑡𝑒́𝑟𝑖𝑒𝑙𝑠 𝑎𝑔𝑟𝑖𝑐𝑜𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑠𝑡𝑖𝑛𝑒́𝑠 𝑎̀ 𝑟𝑒́𝑑𝑢𝑖𝑟𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑒𝑟𝑡𝑒𝑠 𝑝𝑜𝑠𝑡-𝑟𝑒́𝑐𝑜𝑙𝑡𝑒, 𝑎𝑚𝑒́𝑙𝑖𝑜𝑟𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑞𝑢𝑎𝑙𝑖𝑡𝑒́ 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑒𝑡 𝑎𝑐𝑐𝑟𝑜𝑖̂𝑡𝑟𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑟𝑒𝑣𝑒𝑛𝑢𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑚𝑒́𝑛𝑎𝑔𝑒𝑠 𝑟𝑢𝑟𝑎𝑢𝑥.𝐷𝑎𝑛𝑠 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑝𝑒𝑟𝑠𝑝𝑒𝑐𝑡𝑖𝑣𝑒, 𝑢𝑛𝑒 𝑚𝑖𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑠𝑢𝑖𝑣𝑖 𝑎 𝑒́𝑡𝑒́ 𝑟𝑒́𝑎𝑙𝑖𝑠𝑒́𝑒 𝑙𝑒 20 𝑗𝑢𝑖𝑙𝑙𝑒𝑡 2026 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑢𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑃𝑜𝑟𝑡-𝑆𝑎𝑙𝑢𝑡 𝑎𝑓𝑖𝑛 𝑑’𝑎𝑝𝑝𝑟𝑒́𝑐𝑖𝑒𝑟 𝑙’𝑢𝑡𝑖𝑙𝑖𝑠𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑒́𝑞𝑢𝑖𝑝𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑚𝑖𝑠 𝑎̀ 𝑙𝑎 𝑑𝑖𝑠𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑏𝑒́𝑛𝑒́𝑓𝑖𝑐𝑖𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑑’𝑒́𝑣𝑎𝑙𝑢𝑒𝑟 𝑙𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑒𝑓𝑓𝑒𝑡𝑠 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑐𝑡𝑖𝑣𝑖𝑡𝑒́𝑠 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑓𝑜𝑟𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛.

À ce jour, un premier lot de 150 glacis de séchage a été construit dans quatre communes du département du Sud : 57 à Cavaillon, 60 à Saint-Louis-du-Sud, 25 à Port-Salut et 15 à Saint-Jean-du-Sud. D’une superficie de 20 m² chacun, ces glacis sont aménagés directement dans la cour des bénéficiaires afin de faciliter les opérations de séchage des récoltes, d’améliorer les conditions de conservation des produits agricoles et de contribuer à la réduction des pertes post-récolte.Ces glacis permettent aux producteurs et productrices de sécher efficacement le maïs, le haricot, le sorgho, le cacao, le café ainsi que d’autres cultures. Dans un esprit de solidarité communautaire, chaque bénéficiaire est invité à mettre son glacis à la disposition des autres producteurs de sa localité lorsque ceux-ci en expriment le besoin.

Avant la mise en œuvre de cette composante du PARSA, de nombreux producteurs et productrices du département du Sud enregistraient d’importantes pertes agricoles en raison du manque d’infrastructures adaptées au séchage, au stockage et à la conservation des récoltes. Cette situation réduisait la qualité des produits, limitait leur valeur marchande et affectait directement les revenus des exploitations familiales.

Grâce aux investissements réalisés par le MARNDR dans le cadre du PARSA, les producteurs disposent désormais d’infrastructures et d’équipements modernes qui améliorent les conditions de conservation de leurs récoltes, réduisent les pertes et contribuent au renforcement de leur sécurité alimentaire.

𝐋𝐞𝐬 𝐛𝐞́𝐧𝐞́𝐟𝐢𝐜𝐢𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐬𝐚𝐥𝐮𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐭𝐨𝐦𝐛𝐞́𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐏𝐀𝐑𝐒𝐀Dans la localité de Cipion, située dans la 5ᵉ section communale de Dumont, les bénéficiaires ont partagé leurs témoignages sur les retombées des glacis de séchage et des autres équipements mis à leur disposition par le Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR) dans le cadre du Projet d’Agriculture Résiliente pour la Sécurité Alimentaire (PARSA).

Père de six enfants, Asnel Charles Joseph a souligné les changements positifs qu’a apportés le glacis de séchage à son exploitation agricole. Selon lui, cette infrastructure a considérablement amélioré les conditions de séchage de ses récoltes, réduit les pertes post-récolte et contribué à valoriser davantage sa production, avec des retombées positives sur les revenus de son ménage.« Aujourd’hui, grâce à ce glacis, les pertes appartiennent au passé. Je peux sécher mes produits dans de meilleures conditions et en tirer pleinement profit. »

Selon lui, cette infrastructure représente un véritable levier pour améliorer la qualité de sa production, augmenter sa valeur marchande et renforcer les revenus de son ménage.

Dans la localité de Cipion, Roseline Muscadin procédait à l’égrenage de ses épis de maïs après les avoir fait sécher sur une bâche reçue dans le cadre du renforcement apporté par le PARSA. Elle utilise également la brouette mise à sa disposition pour transporter ses récoltes, un équipement qui facilite considérablement les opérations de manutention.

À l’instar de nombreux autres bénéficiaires rencontrés, elle a exprimé sa satisfaction et remercié le MARNDR pour ce renforcement, qu’elle considère comme un appui déterminant pour améliorer la gestion de ses activités agricoles.

𝐃𝐞𝐬 𝐞́𝐪𝐮𝐢𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐚𝐝𝐚𝐩𝐭𝐞́𝐬 𝐚𝐮𝐱 𝐫𝐞́𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐱𝐩𝐥𝐨𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐚𝐠𝐫𝐢𝐜𝐨𝐥𝐞𝐬En complément des glacis de séchage, le MARNDR poursuit le renforcement des capacités des producteurs à travers la mise à disposition d’équipements répondant aux besoins des exploitations agricoles. Les bénéficiaires ayant opté pour les silos ont reçu deux unités de stockage, tandis que ceux ayant choisi les petits matériels agricoles ont bénéficié de deux drums, quatre bâches et une brouette.

Ces équipements permettent d’améliorer le séchage, le stockage et la conservation des récoltes, tout en réduisant de manière significative les pertes post-récolte qui affectaient régulièrement les productions agricoles.

Au-delà du renforcement en infrastructures et en équipements, les producteurs et productrices ont bénéficié de séances de formation sur les bonnes pratiques de séchage, de stockage et de conservation des récoltes.

Lors de cette mission, l’Agronome Vilsaint PHILOGÈNE a encouragé les bénéficiaires à utiliser les matériels de manière responsable, à assurer leur entretien régulier et à favoriser leur utilisation au sein de la communauté afin de garantir leur durabilité et d’en maximiser les bénéfices.

𝐋𝐞 𝐌𝐀𝐑𝐍𝐃𝐑 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐢𝐫𝐦𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐧 𝐟𝐚𝐯𝐞𝐮𝐫 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐚𝐠𝐫𝐢𝐜𝐮𝐥𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐥𝐢𝐞𝐧𝐭𝐞À travers la construction des glacis de séchage, le renforcement des producteurs en silos et en petits matériels : bâches, brouettes, drums et autres équipements agricoles, le MARNDR, avec le financement de la Banque mondiale dans le cadre du PARSA, apporte une réponse concrète aux défis liés aux pertes post-récolte dans le département du Sud.

Ces investissements améliorent durablement les conditions de conservation des productions agricoles, renforcent les revenus des ménages ruraux et contribuent à la modernisation des exploitations agricoles. En associant infrastructures, équipements et accompagnement technique, le MARNDR réaffirme sa volonté de bâtir une agriculture haïtienne plus productive, plus résiliente et mieux préparée aux défis de la sécurité alimentaire.