𝐶𝑎𝑦𝑒𝑠, 𝐴𝑣𝑟𝑖𝑙 2026.𝐿𝑒 𝑃𝑟𝑜𝑗𝑒𝑡 𝑑’𝐴𝑔𝑟𝑖𝑐𝑢𝑙𝑡𝑢𝑟𝑒 𝑅𝑒́𝑠𝑖𝑙𝑖𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑆𝑒́𝑐𝑢𝑟𝑖𝑡𝑒́ 𝐴𝑙𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒 (𝑃𝐴𝑅𝑆𝐴), 𝑒𝑥𝑒́𝑐𝑢𝑡𝑒́ 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑒 𝑀𝑖𝑛𝑖𝑠𝑡𝑒̀𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑙’𝐴𝑔𝑟𝑖𝑐𝑢𝑙𝑡𝑢𝑟𝑒, 𝑑𝑒𝑠 𝑅𝑒𝑠𝑠𝑜𝑢𝑟𝑐𝑒𝑠 𝑁𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑑𝑢 𝐷𝑒́𝑣𝑒𝑙𝑜𝑝𝑝𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑅𝑢𝑟𝑎𝑙 (𝑀𝐴𝑅𝑁𝐷𝑅), 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑙𝑒 𝑓𝑖𝑛𝑎𝑛𝑐𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝐵𝑎𝑛𝑞𝑢𝑒 𝑀𝑜𝑛𝑑𝑖𝑎𝑙𝑒, 𝑟𝑒́𝑝𝑜𝑛𝑑 𝑎̀ 𝑢𝑛𝑒 𝑐𝑟𝑖𝑠𝑒 ℎ𝑢𝑚𝑎𝑛𝑖𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒. 𝐿𝑎 𝑠𝑜𝑢𝑠-𝑐𝑜𝑚𝑝𝑜𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒 𝐼𝑛𝑐𝑖𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑙𝑖𝑒́𝑒𝑠 𝑎̀ 𝑙𝑎 𝑃𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝐴𝑛𝑖𝑚𝑎𝑙𝑒 𝑚𝑖𝑠𝑒 𝑒𝑛 œ𝑢𝑣𝑟𝑒 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑙’𝑎𝑝𝑝𝑢𝑖 𝑡𝑒𝑐ℎ𝑛𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑢 𝑔𝑟𝑜𝑢𝑝𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑖𝑡𝑢𝑒́ 𝑑𝑒 𝑙’𝐼𝑛𝑠𝑡𝑖𝑡𝑢𝑡 𝐼𝑛𝑡𝑒𝑟𝑎𝑚𝑒́𝑟𝑖𝑐𝑎𝑖𝑛 𝑑𝑒 𝐶𝑜𝑜𝑝𝑒́𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙’𝐴𝑔𝑟𝑖𝑐𝑢𝑙𝑡𝑢𝑟𝑒 (𝐼𝐼𝐶𝐴) 𝑒𝑡 𝑙’𝑂𝑁𝐺 ℎ𝑎𝑖̈𝑡𝑖𝑒𝑛𝑛𝑒, 𝐺𝐼𝑅𝐴𝐷𝐸𝐿-𝐻𝑎𝑖̈𝑡𝑖, 𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑎̀ 𝑟𝑒𝑐𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑙𝑖𝑠𝑒𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛𝑠 𝑑’𝑒́𝑙𝑒𝑣𝑎𝑔𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 4 𝑓𝑖𝑙𝑖𝑒̀𝑟𝑒𝑠 𝑑𝑎𝑛𝑠 32 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑢𝑛𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑑𝑒́𝑝𝑎𝑟𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑑𝑢 𝑆𝑢𝑑, 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝐺𝑟𝑎𝑛𝑑𝑒 𝐴𝑛𝑠𝑒, 𝑑𝑒𝑠 𝑁𝑖𝑝𝑝𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑑𝑢 𝐶𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒.
 
S’étalant sur 30 mois, le projet intervient dans les 32 communes suivantes : Département du Centre: Maïssade, Thomassique, Hinche, Cerca la Source, Cerca Cavajal, Thomonde ; Pour le département de la Grand’Anse: Roseaux, Jérémie, Marfranc, Beaumont, Moron, Corail, Pestel ; Les Nippes : Petit Trou de Nippes, Baradères, Miragroane, Fonds des Nègres, l’Azile, Arnaud ; Et pour le département du Sud (Saint-Louis-du- Sud, Cavaillon, Aquin, Chantal, Arniquet, Saint-Jean-du-Sud, Les Anglais, Les Chardonnières, Tiburon, Maniche, Camp-Perrin, Torbeck, Les Cayes. Le projet s’appuie sur le soutien technique d’une équipe d’experts incluant 1 spécialiste par filière, 4 coordonnateurs départementaux et 32 encadreurs communaux travaillant au renforcement des capacités locales afin d’assurer la résilience et la pérennité des interventions dans les zones ciblées.
 
Un accompagnement technique et en matériels
 
D’ici fin 2026, ce sont 16636 familles d’éleveurs et d’éleveuses, dont 55% de femmes, qui recevront des paquets techniques adaptés à leurs besoins dans 4 filières : l’apiculture, la pisciculture, l’aviculture (pondeuses et pintades dans le Centre), les petits ruminants (cabris et moutons).
 
« Notre objectif est non seulement de fournir des animaux et du matériel, mais surtout d’apporter un soutien technique concret aux éleveurs et éleveuses vulnérables des zones affectées pour reconstituer leurs activités d’élevage et renforcer leur résilience face aux chocs par l’adoption de pratiques d’élevage résilientes », explique Rachelle Pierre Louis, Coordonnatrice de la Coopération Technique de IICA-Haiti.
 
En ce sens, le projet s’active à recapitaliser les bénéficiaires, tout en assurant le suivi et l’accompagnement auprès de ces bénéficiaires pour garantir la pérennité des actions entreprises.
 
Une approche innovante basée sur les besoins des communautés locales.
 

En plus des paquets techniques distribués, le projet prévoit d’introduire des innovations visant à moderniser les pratiques d’élevage et assurer la pérennité de ses interventions : l’Insémination Artificielle (IA) visant à améliorer la génétique des petits ruminants ; l’introduction de bloc à lécher pour les aider durant les périodes de sècheresse ; Lavermiculure pour apport en protéines aux volailles et les Points de Référence Apicole pour une utilisation collective de certains matériels coûteux pour des produits des ruches de qualité (propolis, gelée royale, miel). Dans l’aquaculture le projet prévoit l’utilisation de compost dans l’alimentation des poissons comme innovation. Des stages-mémoires apporteront un appui dans les 4 départements.

 

Selon Emmanuel Calixte, Directeur Exécutif de GIRADEL Haïti. « Le projet permet de valoriser l’élevage, souvent négligé au profit des autres filières de production, alors qu’il constitue une source importante de revenus, d’épargne et un moyen d’améliorer la sécurité alimentaire. » Il souligne également que les formations dispensées au profit des producteurs par les encadreurs contribuent à renforcer leurs capacités techniques, en leur donnant des outils, des compétences et des connaissances pour mieux gérer leurs activités face aux contraintes et opportunités qu’ils rencontreront.

 

Fleury Marducia, bénéficiaire dans la 2e section Changeux, localité Abricot, commune de l’Asile, raconte : « Les poules que le projet m’a données m’ont permis de produire suffisamment d’œufs. J’ai pu en vendre à date pour un montant de 7 500 gourdes. Avec cet argent, j’ai acheté un cochon. Aujourd’hui, le cochon grossit bien et je le garde précieusement. »

 

M. Caristil Angelo, bénéficiaire dans la 2e section Source-Chaude, localité Bayard, commune de Moron, ajoute : « J’ai reçu 3 cabris femelles et 1 mâle. Grâce à la formation, je sais les soigner, les alimenter et assurer leur suivi sanitaire. Mes bêtes sont en bonne santé et représentent un vrai capital pour ma famille. »

 

Mme Mirlène Jean Pierre, bénéficiaire dans la localité Jeantotte, 1ère section, commune de Moron, témoigne : « J’ai reçu 4 cabris : 3 femelles et 1 mâle. Je les gère très bien. Ils s’adaptent bien à mon environnement et je prends soin d’eux chaque jour. Les femelles me donneront bientôt des petits, ce qui va doubler mon capital. C’est une aide précieuse pour moi et ma famille. Je remercie le projet pour ce soutien. »

D’ici octobre 2026, les bénéficiaires devront tous recevoir leurs paquets techniques. Des formations pratiques sont dispensées en amont, avec un accent sur : l’alimentation animale à base de ressources locales, la prévention des maladies, la gestion technique et financière des exploitations et les techniques de commercialisation.

 

𝘈̀ 𝘱𝑟𝘰𝑝𝘰𝑠 𝑑𝘶 𝘗𝐴𝘙𝑆𝘈 : 𝘌𝑛 𝑟𝘦́𝑝𝘰𝑛𝘴𝑒 𝑎𝘶𝑥 𝑑𝘦́𝑔𝘢̂𝑡𝘴 𝘥𝑢 𝑡𝘳𝑒𝘮𝑏𝘭𝑒𝘮𝑒𝘯𝑡 𝑑𝘦 𝘵𝑒𝘳𝑟𝘦 𝘥𝑢 14 𝘢𝑜𝘶̂𝑡 2021 𝘦𝑡 𝑑𝘦 𝘭’𝘰𝑢𝘳𝑎𝘨𝑎𝘯 𝘎𝑟𝘢̂𝑐𝘦 𝘥𝑎𝘯𝑠 𝑙𝘦 𝘎𝑟𝘢𝑛𝘥 𝘚𝑢𝘥, 𝑙𝘦 𝘎𝑜𝘶𝑣𝘦𝑟𝘯𝑒𝘮𝑒𝘯𝑡 𝐻𝘢𝑖̈𝘵𝑖𝘦𝑛, 𝘢𝑣𝘦𝑐 𝑢𝘯 𝘧𝑖𝘯𝑎𝘯𝑐𝘦𝑚𝘦𝑛𝘵 𝘥𝑒 𝑙’𝐴𝘴𝑠𝘰𝑐𝘪𝑎𝘵𝑖𝘰𝑛 𝐼𝘯𝑡𝘦𝑟𝘯𝑎𝘵𝑖𝘰𝑛𝘢𝑙𝘦 𝘥𝑒 𝐷𝘦́𝑣𝘦𝑙𝘰𝑝𝘱𝑒𝘮𝑒𝘯𝑡 (𝘐𝐷𝘈) 𝑑𝘦 𝘭𝑎 𝐵𝘢𝑛𝘲𝑢𝘦 𝘔𝑜𝘯𝑑𝘪𝑎𝘭𝑒, 𝘢 𝘪𝑛𝘪𝑡𝘪𝑒́ 𝑙𝘦 𝘗𝑟𝘰𝑗𝘦𝑡 𝑑’𝐴𝘨𝑟𝘪𝑐𝘶𝑙𝘵𝑢𝘳𝑒 𝑅𝘦́𝑠𝘪𝑙𝘪𝑒𝘯𝑡𝘦 𝘱𝑜𝘶𝑟 𝑙𝘢 𝘚𝑒́𝘤𝑢𝘳𝑖𝘵𝑒́ 𝐴𝘭𝑖𝘮𝑒𝘯𝑡𝘢𝑖𝘳𝑒 (𝘗𝐴𝘙𝑆𝘈), 𝘴𝑜𝘶𝑠 𝑙𝘢 𝘴𝑢𝘱𝑒𝘳𝑣𝘪𝑠𝘪𝑜𝘯 𝘥𝑢 𝑀𝘪𝑛𝘪𝑠𝘵𝑒̀𝘳𝑒 𝑑𝘦 𝘭’𝘈𝑔𝘳𝑖𝘤𝑢𝘭𝑡𝘶𝑟𝘦, 𝑑𝘦𝑠 𝑅𝘦𝑠𝘴𝑜𝘶𝑟𝘤𝑒𝘴 𝘕𝑎𝘵𝑢𝘳𝑒𝘭𝑙𝘦𝑠 𝑒𝘵 𝘥𝑢 𝐷𝘦́𝑣𝘦𝑙𝘰𝑝𝘱𝑒𝘮𝑒𝘯𝑡 𝑅𝘶𝑟𝘢𝑙 (𝘔𝐴𝘙𝑁𝘋𝑅). 𝐿𝘦 𝘨𝑟𝘰𝑢𝘱𝑒𝘮𝑒𝘯𝑡 𝐼𝘐𝐶𝘈/𝘎𝐼𝘙𝐴𝘋𝐸𝘓 𝘦𝑠𝘵 𝘳𝑒𝘴𝑝𝘰𝑛𝘴𝑎𝘣𝑙𝘦 𝘥𝑢 𝑣𝘰𝑙𝘦𝑡 𝑑𝘦 𝘭𝑎 𝑝𝘳𝑜𝘥𝑢𝘤𝑡𝘪𝑜𝘯 𝘢𝑛𝘪𝑚𝘢𝑙𝘦 𝘥𝑎𝘯𝑠 32 𝘤𝑜𝘮𝑚𝘶𝑛𝘦𝑠 𝑑𝘢𝑛𝘴 𝘭𝑒𝘴 4 𝘥𝑒́𝘱𝑎𝘳𝑡𝘦𝑚𝘦𝑛𝘵𝑠 𝑑𝘶 𝘚𝑢𝘥, 𝑑𝘦𝑠 𝑁𝘪𝑝𝘱𝑒𝘴, 𝑑𝘦 𝘭𝑎 𝐺𝘳𝑎𝘯𝑑𝘦 𝘈𝑛𝘴𝑒 𝑒𝘵 𝘥𝑢 𝐶𝘦𝑛𝘵𝑟𝘦.

𝑃𝘰𝑢𝘳 𝘱𝑙𝘶𝑠 𝑑’𝑖𝘯𝑓𝘰𝑟𝘮𝑎𝘵𝑖𝘰𝑛𝘴, 𝑐𝘰𝑛𝘵𝑎𝘤𝑡𝘦𝑧 : 𝐹𝘳𝑒𝘥.𝘤𝑜𝘶𝑡𝘪𝑛@𝑖𝘪𝑐𝘢.𝘪𝑛𝘵 ; 𝘨𝑖𝘳𝑎𝘥𝑒𝘭ℎ𝘢𝑖𝘵𝑖@𝑔𝘮𝑎𝘪𝑙.𝑐𝘰𝑚